MENU ZINFOS
Patrimoine

La prise de la Vierge du Cap par La Buse


Olivier Levasseur dit « La Buse », surnom donné à cause de la vitesse qu’il a à fondre sur ses proies, écume les mers du Sud. Au large de Saint-Denis, le 6 avril 1721, La Vierge du Cap, frégate royale Portugaise armée de 72 canons sur 2 ponts, de 1400 tonneaux, s’installe en rade pour radouber et réparer.

Par Sabine Thirel - Publié le Samedi 2 Mai 2009 à 12:32 | Lu 10871 fois

La prise de la Vierge du Cap par La Buse

La prise de la Vierge du Cap par La Buse

Petite histoire de piraterie  - A la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, la France de Louis XIV et de Colbert constatent que le Hollandais sont les maîtres des mers. L’Angleterre n’est plus leur alliée, ils n’ont d’autres choix que d’attaquer ces flottes par la guerre de course. Les corsaires du roi, détiennent des lettres de marque qui leur donnent le droit de piller, de tuer, de voler et de détruire les navires étrangers et ramènent leur butin au roi qui les récompense. Mais au lieu de vaincre les flottes ennemies, cette guerre de course  va générer la piraterie.
En effet, les capitaines de toutes nationalités décident de garder les prises pour eux et pour leurs équipages.  Ils attaquent même les navires de la Compagnie des Indes et de la flotte française. Face à ce danger en augmentation, Louis XIV (et après lui, Louis XV) décide d’accorder l’amnistie aux pirates qui se retirent de la piraterie et qui s’installent en France ou dans ces colonies. Ceux qui ne se rendent pas à temps sont pourchassés jusqu’à la mort.


La prise de la Vierge du Cap par La Buse
Ainsi, Olivier Levasseur dit « La Buse », surnom donné à cause de la vitesse qu’il a à fondre sur ses proies, écume les mers du Sud. Lorsque l’un de ces navires « la Reine des Indes », échoue à Mayotte pendant une tempête.  Levasseur et ses 140 hommes sont aidés par Taylor lors d’un combat à Anjouan contre l’escadre anglaise de Mckara. Justement, Taylor qui cherche un capitaine pour un de ses bateaux pris récemment le  « Victorieux», nomme La Buse. Ainsi les deux Pirates sur le Cassandra et le Victorieux  font route vers Bourbon.

La Vierge du Cap revient d’Inde et fait route vers le Portugal, ses passagers de marque dont le Vice-Roi   des Indes, Don de Meneses, Conte d'Ericeira et l'archevêque de Goa Don de Andrado sont descendus à terre. Plusieurs  marins sont à terre aussi, fabriquant un autre mât avec le bois dur et lourd de Takamaka, les autres sont restés à bord pour réparer.

Au petit matin du dimanche 20 avril (1721), depuis le Barachois, le Gouverneur Desforges-Boucher et les Dionysiens regardent au large. Deux navires arborant pavillons anglais s’approchent. Le Vice-Roi   des Indes, Conte d'Ericeira décide de remonter à bord pour accueillir les nouveaux arrivants. Le Victorieux et le Cassandra se positionnent de chaque côté de la Vierge du Cap, et hissent en même temps le Jolly Roger. Un « OOOOH !!! » monte de la foule assemblée sur la plage. La bataille de Saint-Denis, commence. Quelques coups de canons sont tirés des fumées s’élèvent  mais la Vierge du Cap ne peut répliquer, ses armes et ses canons étant perdus pendant la tempête. Le total de son armement ne consiste qu’en une quarantaine de fusils et de canons. Les marins restés à bord répliquent aux coups de mousquets mais sont vite débordés. Un nombre impressionnant de pirates passe à l’abordage par bâbord et par tribord. Le Conte d’Ericeira se bat jusqu’à ce que son épée se brise, alors il n’a  plus qu’à se rendre. Devant son de courage, la Buse et Taylor veulent lui rendre son épée dont la poignée est sertie de diamants et d’or mais celui-ci refuse ce traitement de faveur.
Les pirates font « main basse sur les objets d'inestimable valeur : rivières de diamants, bijoux, perles, barres d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés et cassettes de pierres précieuses, et la crosse d'or de GOA constellée de rubis pesant une centaine de kilos, le tout évalué à 4,5 milliards d'euros. » et remorqué vers Saint Paul.

Malgré leur grande richesse, six jours plus tard, le 26 Avril 1721 les navires réparés, au large de St Paul, La Buse et Taylor, renforcés en hardiesse et en armement, capturent un navire Hollandais Ville d'Ostende qui a la malchance de se trouver là.
Après ses méfaits dans les eaux Bourbonnaises, Olivier Levasseur et son équipage mettent le cap vers Fort Dauphin à bord de la Vierge du Cap, radoubée et remise à neuf.  Mais les mers deviennent dangereuses pour les pirates.
En 1924, pourchassé par des navires de guerre, La Buse apprend que les courses lancées contre les pirates conduisent leurs poursuivants à Fort Dauphin. Après l'attaque de la Duchesse de Noailles, navire de la Compagnie des Indes Françaises en Décembre 1721 dans le canal du Mozambique, il met  le cap vers Sainte-Marie, l’île des Forbans, il y reste jusqu’à sa capture en 1730.

La Buse ne se rend pas et ne remet pas non plus le butin de La Vierge du Cap, condition de sa clémence. Il est arrêté et pendu sur la place de Saint-Paul, le 7 juillet 1730. Sur l'échafaud, Olivier Levasseur dit en lançant un cryptogramme dans la foule : - "Mes trésors à qui saura comprendre !"
Mais son trésor n’a jamais été retrouvé malgré les efforts réitérés des chasseurs de trésor dont Bibique était le dernier connu.

Sources : Mario Serviable-Histoire de La Réunion.1990.ed-OCEANS
Dureau Reydellet (“Bourbon d'hier et d'aujourd'hui - Faits et anecdotes”)

Gabriel Gérard "Si Saint-Denis m'était conté"- Azalées Editions

La prise de la Vierge du Cap par La Buse




1.Posté par Sabine Thirel le 02/05/2009 13:15

1. Posté par thierry le 02/05/2009 08:44
Curieuses moeurs que ces rois de France.
________________________________________
2. Posté par mapo le 02/05/2009 09:17
Malgré leur grande richesse, quatre jours plus tard, le 26 Avril 1721
heu c'est le 30 avril non? 26+4?
________________________________________
3. Posté par Cambronne le 02/05/2009 10:10
Je serais curieux de connaitre la généalogie de certains ?
http://www.youtube.com/watch?v=BcyKqaU5BP4

2.Posté par marcel le 02/05/2009 14:45

Excellent article qui résume bien l'histoire de Le Vasseur.
Mais je ne suis pas d'accord avec le dernier paragraphe.
Comment peut-on imaginer un homme nu sous sa chemise, les poings et mains liés (car cela était comme ça quand on montait au gibet) lancer un cryptogramme dans la foule, le même crypto que celui qu'il aurait ramené de Mada???
Comment peut-on imaginer une seule seconde, que lors de son arrestation il n'ai pas été fouillé et que le crypto ait été retrouvé aux Seychelles?
Non, dans cette légende il y a soit...! une part d'histoire comme dans toutes les légendes, et La Buse est bien rentré dans l'histoire.
Un peu comme Cambronne! Enfin le vrai, pas le clempin de service. Pour les habitués vous voyez de qui je parle?

3.Posté par Toto le 02/05/2009 16:06

Et le fameux pictogramme? Si on en parle c'est qu'il a été vu et doit être quelque part. Perdu? Gardé par un collectionneur?

4.Posté par om17 le 10/11/2009 07:38

j'ai réussit à déchiffrer le cryptogramme de la buse, je sais où exactement est le butin, j'ai pas accès à l'endroit de là où je vis, si qlqun est interessé: om_17@live.com

5.Posté par om17 le 17/11/2009 01:30

http://reunion.exprimanoo.com/articles/un-marocain-aurait-trouver-la-cachette-du-tresor-de-la-buse-1589.htm#c_art

6.Posté par Jihelge le 27/12/2009 14:33

Il nous manque beaucoup de chose sur la connaissance de l'homme. O Levasseur est né le 11/02/1672 à Calais, fille d'une famille de petits bourgeaois il rentre à l'école de marine et devient officier. Il restera longtemp un brave et servile marin de la Royale jusqu'à ce qu'un jour on ne sait comment on le retrouve en piraterie et là on a aucune trace de cette mutation. IL écumera avec une certaine clémence. N'étant pas un boucher sans concession comme certains à l'époque.

IL manque ici dans ce texte aussi, un épisode. Il semblerait qu'avant d'aller en direction de fort dauphin (donc après les épisode de saint denis et Saint Paul en compagnie de Taylor) qu'ils se dirigèrent vers les séchelles pui on trouvee Taylor et son équipage abandonné à Maurice à Grand baie et enfin La Buse qui prend sa route sud (peut être en passant à L'île Borbon à Anse des cascades ???) mais sur ces derniers points il plane beaucoup d'incertitude.

Quand au parchemin. il n'est pas bien grand. des copies existent. Il est écrit dans un langage hermétique symbolique et en employant l'alphabet Maçonnique pour l'encoder. Bien entendu il s'appuie sur des description de lieu qui en raison de l'instabilité de nos iles risquent d'avoir fort changé depuis le temps.

7.Posté par Réunion PRIZONERS le 15/02/2017 15:23

Bientôt à la Réunion, un escape game sur les traces du trésor de la Buse ! :)
=> https://www.facebook.com/PrizonersLaReunion/://

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes