Société

La leucose bovine "ne présente strictement aucun danger pour l’homme"

Jeudi 2 Novembre 2017 - 16:37

La leucose bovine "ne présente strictement aucun danger pour l’homme"
Depuis la publication d'un arrêté du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation permettant aux autorités sanitaires locales d’éviter l'abattage massif de bêtes atteintes de la leucose bovine, les questions se multiplient sur d'éventuels risque sanitaires liés à cette maladie. Pour rappel, en France et en Europe, une bête atteinte de leucose bovine est systématiquement abattue, ce qui n'est pas le cas à La Réunion.

Le préfet de La Réunion, Amaury de Saint Quentin, "face à des questionnements devant un risque sanitaire pour l'homme que pourrait présenter cette maladie", affirme "sans ambiguïté que la leucose est une maladie animale spécifique des bovins et qu'elle ne présente donc strictement aucun danger pour l’homme : aucune transmission de la maladie bovine à l'homme n'est possible ni par le contact avec des animaux vivants ni par la consommation de lait et de viandes."

La préfecture poursuit : "Cette maladie fait l'objet de mesures de lutte en métropole pour maintenir un statut sanitaire indemne de Leucose nécessaire pour l’exportation d’animaux vivants."

La Réunion est dispensée de l'application de ces mesures, "du fait de l'absence d'exportation de bovins et de la présence diffuse du virus sans impact sanitaire avéré sur les élevages comme précisé dans l'avis de l'ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) du 23 juillet 2015".

"Si le Conseil d’État a pu demander le 20 mars 2017 l’annulation sur la forme des deux arrêtés ministériels, il n'a en aucun cas remis en cause l'objectif de ces textes et la nécessaire adaptation des mesures de lutte contre la leucose à la particularité de la situation épidémiologique de La Réunion", précise la préfecture.

Et de rappeler également le plan global de maîtrise sanitaire bovin, ayant pour objectif de lutter contre l'ensemble des maladies des bovins, y compris la leucose, initié en 2016. "Ce plan est centré sur 3 actions principales : la lutte contre les maladies, la lutte contre les insectes vecteurs et la réduction des mortalités."

Dépistage annuel sur les bovins
 
Dans le cadre de ce plan, le nouvel arrêté prévoit la réalisation d’un dépistage sanguin annuel sur tous les bovins de plus de 12 mois. Ce dépistage va permettre de disposer fin 2018 d’une cartographie des élevages atteints, sur la base de laquelle des mesures d’assainissement adaptées seront définies.

"Face aux récentes attaques sur la qualité sanitaire du cheptel réunionnais, le préfet rappelle l'importance de maintenir et développer une agriculture durable à La Réunion et de défendre le modèle réunionnais en matière d’élevage", commente le représentant de l'Etat.

La préfecture conclut : "L’État, dans son rôle de garant de la santé du consommateur, réalise des contrôles aussi bien en élevages (respect des conditions de bien-être, lutte contre les maladies réglementées, règles de mouvements des animaux, pharmacie vétérinaire) qu'en industries agro-alimentaires (depuis l’abattoir jusqu’à la remise directe). Ces contrôles visent la maîtrise de la sécurité sanitaire des aliments tout au long de la chaîne alimentaire par les opérateurs. Les agents de l’État sont présents sur ces sites et même de façon permanente en abattoir d'animaux de boucherie."
A.D
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1.Posté par GIRONDIN le 02/11/2017 16:13

Bien évidemment !!!!!!!


Le 22/12/1988
...... "...
Question écrite n° 02850 de M. Henri de Raincourt (Yonne - U.R.E.I.)
publiée dans le JO Sénat du 22/12/1988 - page 1445
M. Henri de Raincourt demande à M. le ministre de l'agriculture et de la forêt de lui faire connaître s'il envisage de prendre de nouvelles mesures visant à l'éradication de la leucose bovine et de lui indiquer dans quels délais et sous quelles formes pourrait éventuellement être reconduit un programme de soutien financier aux actions d'assainissement du cheptel.


Réponse du ministère : Agriculture
publiée dans le JO Sénat du 23/02/1989 - page 316
Réponse. - Le processus de généralisation de la lutte contre la leucose bovine enzootique latente, entrepris en 1988 avec l'appui financier de l'Etat, a pu se développer notamment grâce à la forte mobilisation des éleveurs et de leurs fédérations départementales de groupements de défense sanitaire ; celle-ci a été relayée, pour ce qui concerne l'organisation active des opérations de prophylaxie et l'action concrète sur le terrain, par les agents des services vétérinaires et par les vétérinaires sanitaires. Quelles qu'aient été les modalités administratives retenues au plan départemental (convention dite " collective " avec un maître d'oeuvre ou conventions individuelles liant directement les éleveurs volontaires à l'Etat), l'opération d'envergure lancée en 1988 est sur le point de se solder par un succès incontestable puisque environ 90 000 bovins infectés de leucose bovine enzootique latente ont d'ores et déjà été abattus. Compte tenu de cette réussite, il apparaît, pour le présent, inopportun de modifier l'organisation de la prophylaxie décentralisée de la leucose bovine enzootique actuellement en place. Il est donc prévu la reconduction pure et simple du dispositif en 1989, à l'exception des aides de l'Etat dites de compensation des pertes laitières. Toutes instructions utiles en ce sens ont été communiquées aux préfets de l'ensemble des départements afin que les procédures financières pour 1989 puissent se mettre en place dès le mois de janvier et ainsi n'affecter nullement la dynamique des actions en cours. L'objectif poursuivi est bien l'élimination totale de la leucose. Dans l'immédiat, c'est la voie contractuelle qui a été retenue pour l'abattage volontaire, mais il faut savoir que les règles actuelles qui s'appliquent à tous les éleveurs, notamment l'interdiction de commercialiser quelqu'animal que ce soit sauf à destination directe des abattoirs, sont une forte incitation à l'assainissement des cheptels....
Senat

2.Posté par SPARTACUS974 le 02/11/2017 16:42

"La leucose bovine se définit alors comme une affection néoplasique maligne de la lignée lymphoide évoluant dans la plupart des cas sous la forme d’un lymphosarcome multicentrique".
Boire le lait d'une vache malade ou consommer sa viande me parait peu rassurant malgré les paroles du préfet.La population a le droit de savoir que la plupart des bovins sont malades et qu'ils sont consommés en partie ou par les produits issus de leur élevage.Le consommateur choissira ou pas de les consommer.
Je ne suis pas certain que les consommateurs vont se bousculer pour consommer des produits provenant d'animaux cancéreux ou succeptibles de déclarer un cancer du système lymphatique.

3.Posté par néné le 02/11/2017 16:42

les responsables
1) les vetos de metropole pour n'avoir pas fait de controle et autoriser l'exportation
2) les vetos de la reunion ( mise en quarantaine et contole de ces animaux
3) beaucoup d'éleveurs à l'epoque faisaient le traitement de tout le troupeau avec une meme aiguille

4.Posté par kaskavel le 02/11/2017 18:04

à Spartacus : on ne mange pas de vache laitiére ( c'est inmangeable ) or la leucose prévaut surtout dans les troupeaux laitiers beaucoup moins dans les races à viande . Quant au lait il est stérilisé à haute température donc idem , bref une tempête dans un verre d'eau . Les seules victimes sont les vaches qui sont effectivement malades ...

5.Posté par alain Bled le 02/11/2017 19:24

Si leurs vaches sont malades, les éleveurs en crèvent !
Au mieux, ils doivent gaver leurs troupeaux de médicaments pour éviter leur mort prématurée, et ces médicaments se retrouvent dans le lait, les yaourts et la viande pays. Comme s'il n'y avait déjà pas assez de produits chimiques dans l'alimentation humaine.
Quant à l'argument du préfet, concernant les exportations, on se demande alors pourquoi 'Europe impose l'abattage pour les bovins infectés, puisqu'il n'y a soit-disant aucun danger pour la consommation.

6.Posté par SPARTACUS974 le 02/11/2017 20:00

Petite précision pour kaskavel:
En France, 80 % de la consommation de viande bovine vient de vaches "réformées", arrivées au terme de leur production laitière ou de leur fonction de reproductrices, contre seulement 8 % de bœuf.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/28/la-viande-de-boeuf-dans-votre-assiette-de-la-vieille-vache
Je ne suis pas certain que la Réunion fasse exception.
Le lait UHT est obtenu par upérisation du lait à (140 à 150 °C) pendant 2 à 5 secondes.....Je ne suis pas certain que ce processus suffise à rassurer les consommateurs qui vont boire le lait d'un animal malade.
Pour la leucose bovine, on ne parle pas d'un simple rhume mais d'une pathologie cancéreuse......
Avant la maladie de la vache folle,certains scientifiques nous assuraient les yeux dans les yeux que les farines animales étaient sans danger pour les animaux et les humains.Le prion s'est révélé résistant à la stérilisation et à la pasteurisation par la suite.

7.Posté par lan le 02/11/2017 20:22

@4 aaah héééé hoooo. la tripe ek la merde banna i fé mange à nous et ou "ouai heu on ne mange pas de vache laitiére ( c'est inmangeable )"

""" Après une moyenne de 2 ou 3 vêlages et une production de lait intensive, épuisées, malades, blessées ou stériles, les vaches sont conduites à l’abattoir : 40% de la viande dite "de bœuf" provient en fait des vaches laitières """

8.Posté par babar run le 02/11/2017 20:45

dans le doute on s'abstient.....je ne mange plus de boeuf péi...........ni de lait......


9.Posté par DOGOUNET le 02/11/2017 20:47

...sans doute au sens "propre", mais pas au figuré car, outre la mortalité accrue de ces braves bêtes, il y va de la survie économique de l'entreprise agricole dont manifestement les pontes du ministère de l'Agriculture s'en foutent !

10.Posté par Ronald_Rive le 02/11/2017 20:55

oh punaise, que d'informations intéressantes dans les commentaires, à milles lieux du discours étatique proposé par le représentant local notre préfet. Mais alors, en attendant mieux, de quel bœuf ou vache manger? Importation de l'hexagone? Quand on en trouve!
Et comment le réunionnais peut-il faire un geste citoyen pour les éleveurs locaux en les soutenant, il faut battre cette maladie et relancer la production de viande pëi en bonne santé sur notre territoire, cette situation est absurde. Mi veu manz' la iande pëi moin!

11.Posté par môvélang le 02/11/2017 21:14

c'est parce que c'est c'est sans danger que dans toute l’Europe la consommation de viande ou de lait d'animaux malades est interdite, à la *réunion c'est autorisé car ce qui est impropre à la consommation ailleurs les réunionnais en raffole , comme pour les produits retiré des rayons en france et qu'on retrouve en promotion ici!

12.Posté par Dazibao le 02/11/2017 22:33

Ben oui M. le Préfet on vous croit sur parole de l'Etat que vous avez obligation de rapporter sinon totochement.

....................................................
Vache folle dans les Ardennes : le ministre de l’Agriculture vole au secours de la viande

Lili Gondawa 24 mars 2016

Un cas de maladie de la vache folle, apparu en début de semaine dans un élevage des Ardennes, a été confirmé aujourd’hui1.

Le véritable nom de cette maladie est l’encéphalopathie spongiforme bovine, ou ESB. On se souvient de l’épidémie qui a frappé l’Europe entre 1986 et les années 2000, infectant plus de 190 000 animaux et tuant près de 200 êtres humains2.

Pourtant, notre ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, s’est empressé de pondre un communiqué expliquant que “la détection de ce cas n’a aucune conséquence pour le consommateur ».




Messieurs les officiels ont vous croit tous sur parole......

13.Posté par MG le 03/11/2017 08:17

M.E.N.T.E.U.R !!!

14.Posté par Ma sonnerie le 03/11/2017 09:00 (depuis mobile)

Il reagit pas.le.super deputé Ratenon ?

Qu'attendent les.superieurs du Prefet pour le faire muter et pour stopper.ce.scandale.sanitaire??

15.Posté par RADIO BISTROT le 03/11/2017 12:30

Je boycotte la production réunionnaise bœuf et laitière. Désolé pour les éleveurs mais c'est la faute de vos représentants politique !!

16.Posté par TAGOUN le 03/11/2017 14:29

Je peux comprendre la détresse des éleveurs pays mais pourquoi en métropole on abat le bétail infecté et ici non ? Si la leucose n'est d'aucun danger pour l'homme comme il est écrit ! pour quoi ailleurs on prend des précautions et pas ici ? nous on peut tomber malade c'est pas grave donc ? on est des cobayes ou quoi ? hé çà suffit de jouer avec notre santé......on abat le bétail et on indemnise les éleveurs un point c'est tout et on joue pas avec nous pour de l'argent..........

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