Océan Indien

La grippe H1N1 fait une 4ème victime à l'île Maurice

Mercredi 7 Juin 2017 - 11:53

Photo Top FM
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La grippe H1N1 a occasionné hier soir le décès d'une 4ème victime à l'ile Maurice, un homme d'une quarantaine d'années. On recense à ce stade 5 victimes de la grippe dont 4 décès liés au virus H1N1 et un au H3N2.

Le ministre de la Santé mauricien Anwar Husnoo a déclaré il y a quelques jours qu’il n’y avait pas d'épidémie dans l'ile soeur… Une façon sans doute de ne pas effrayer les touristes. Selon lui, la situation est sous contrôle et 30.000 vaccins additionnels sont attendus.

A l'écouter, "pour qu’on soit en situation d’épidémie, il faut un nombre précis de cas confirmés de grippe H1N1. Ce chiffre est calculé selon les données de l’Organisation mondiale de la santé et par rapport au chiffre de l’année dernière. Là, il s’agit d’une grippe saisonnière qui a été fatale à des personnes vulnérables". Circulez Mme la Marquise, tout va très bien, tout va très bien...

Une maladie difficile à détecter
 


Les symptômes de la maladie, qui peuvent durer jusqu'à une semaine, sont similaires à ceux de la grippe saisonnière, ce qui la rend souvent difficile à diagnostiquer, et peuvent inclure fièvre, éternuements, mal de gorge, toux, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires. En général, le traitement est analogue à celui pratiqué face aux autres syndromes grippaux et essentiellement à base de paracétamol. Pour les cas plus sévères, des médicaments antiviraux sont prescrits. Un vaccin a été développé, et la population invitée à se faire vacciner par des campagnes de prévention.

La maladie a un taux de complications sévères de l'ordre de 2 à 3%, analogue à celui des grippes saisonnières. Dans la plupart des cas, les malades ne présentent que des symptômes bénins et leur guérison est rapide et complète, néanmoins à la différence des épidémies de grippe saisonnière, les femmes enceintes et les personnes souffrant d'obésité présentent une surmortalité.
 
Comme les autres virus, la grippe A H1N1 se transmet par gouttelettes présentes dans l'air (postillons, toux d'une personne infectée) ou sur des objets (poignées de porte, boutons d'ascenseurs, souris d'ordinateur, rampes d'escaliers, stylos, interrupteurs, poignées de caddies et vélos publics, etc.).

D'après une étude américaine menée au printemps 2009 à Los Angeles et publiée dans la revue scientifique américaine Nature (10 septembre 2009), "43 % des contaminations se produisent à la maison, 23 % à l'école, 11 % sur le lieu de travail, 1,4 % chez le médecin" et les 20 % restant dans les autres lieux (transports, magasins...).

19 décès à la Réunion l'an dernier

Alors, faut-il être inquiet à la Réunion et craindre une propagation du virus chez nous? Dans une interview accordée à Zinfos le 31 mai dernier, Olivier Reilhès, directeur adjoint Veille et Sécurité sanitaire à l’ARS OI, s'était voulu rassurant : Le virus grippal qu’on dit pandémique, circule en permanence et il fait l’objet de vagues régulières et saisonnières avec différentes souches".

Selon lui, "nous avons ici à La Réunion régulièrement la souche H1N1", mais force est de reconnaître que ses conséquences ne marquent pas les esprits comme peuvent l’être les cas mauriciens, où les premiers patients revenaient d’un séjour en Asie. 

"L’an dernier, de manière importante, le H1N1 a circulé avec un impact assez fort à La Réunion. On a comptabilisé 68 hospitalisations et 19 décès". C’est d’ailleurs sur ces chiffres, "importants rapportés à la population de La Réunion", que l’ARS dirige depuis quelques jours une campagne de sensibilisation au vaccin. 

Elle s'adresse aux personnes dites "fragiles". Sous ce terme, l’Agence régionale de santé de l'Océan Indien inclut les + de 65 ans, a fortiori ceux qui vivent avec certaines maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires), les femmes enceintes, les personnes obèses, "et on les oublie souvent, les personnels hospitaliers et de maisons de retraite", ces derniers étant en contact permanent avec des personnes malades.

Les Réunionnais très frileux à l’idée du vaccin

"Là on entre dans la saison hivernale. Il y a une forte probabilité qu’il y ait une épidémie de grippe. Après, ce que l’on ne sait pas, c’est la durée et l’intensité de la grippe. Certaines années, elle engendre très peu de formes graves", informe-t-il. 

A la question de savoir si les autorités sont en mesure de détecter la présence du virus au moment de l'entrée de personnes aux aéroports ou dans les ports, l’ARS se contente de rappeler les conseils à suivre comme seule arme préventive. 

"Il est très difficile voire impossible de voir la circulation des virus grippaux sur un territoire. L’enjeu tient dans les moyens de prévention et de cibler la prévention sur le vaccin anti-grippale - vaccin qui contient d’ailleurs la souche H1N1 mais aussi lutte contre d’autres virus grippaux - et qui est très préconisé sur les personnes fragiles."

A La Réunion, les états grippaux sont pris souvent à la légère. Le spécialiste révèle que la couverture vaccinale demeure très faible. "Elle est assez stable, autour de 35% de personnes font le choix de se faire vacciner sur cette population de personnes fragiles", indique Olivier Reilhès.

Les premiers signes qui doivent alerter sont classiques, mais c’est plutôt leur soudaineté qui doit interpeller : "une forte fièvre souvent d’apparition brutale, des maux de tête, une faiblesse musculaire, de la toux et des maux de gorge classiques ORL". Le virus se transmet de personne à personne. Pour éviter sa propagation, des gestes simples mais souvent négligés : se laver les mains et porter un masque pour éviter, lors de toux ou d’éternuement, que les personnes saines n’inhalent les gouttelettes infectieuses. 
Pierrot Dupuy
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1.Posté par marie le 07/06/2017 14:13

Connaissant la communication de l'ile je pense qu'i faudrait multiplier ce chiffre par 10.

2.Posté par ZembroKaf le 07/06/2017 15:19

A "morisse" il n'y a pas de grippe H1N1......nos hôpitaux sont les meilleurs du monde...péna problème'...pour les touristes...on a des bombes "tupic"...pour les...moustiques !!!
Le ministre de la Santé mauricien Anwar Husnoo "médaillé par TAK" au Tampon...se documente sur "internet"...ce type...est un inconscient !!!

3.Posté par jean claude payet le 07/06/2017 18:06

ben pa bizin ale gars ou la caze pli serieux rest la teunion dont attention to gyne la grippe...ale mada do

4.Posté par Zétoil 4heure le 07/06/2017 19:15

D'accord avec le post 1 connaissant les mauriciens c'est déjà étonnant qu'on nous disent qu'il y à que 4 victimes souvenez vous de la crise du chick qui avait commencé la bas et à l'époque c'était motus et bouche cousu, protectionnisme touristique oblige et aussi une grosse dose de fierté. C'est bien connu tout va bien à Maurice tout les maux sont pour les cousins Réunionnais.

5.Posté par Perplexe le 07/06/2017 21:21

Moi je ne me réjouis jamais des malheurs des autres...

Je souhaite que les Mauriciens puissent lutter efficacement contre cette maladie saisonnière

Espérer que des catastrophes naturels ou des épidémie frappent une île voisine pour pouvoir bénéficier de ses touristes relève de l'impuissance et de la lâcheté...

Il y a d'autres moyens moins cruels pour attirer les touristes sur notre île. S'ils ne viennent pas, ce n'est pas la faute des autres...

6.Posté par Zétoil 4 heure le 08/06/2017 07:15

Posté par "Perplexe"
ou avez vous lu qu'on espérait des catastrophes naturels d'une île pour bénéficier de ses touristes?
Personne ne remet en cause le savoir faire Mauricien concernant les infrastructures hôtelières et l’accueil des touristes, il est bien évident que nous ici on n'est pas à leurs cheville dans ce domaine.
Ce que je voulais dénoncer c'est leurs protectionnisme concernant leurs économie et leurs attitude délibéré de considérer la Réunion comme île d'assisté et que eux seul savent travailler. Faite un petit tour à Maurice et vous verrez que sel les euros qu'on à dans notre porte monnaie les intéressent.

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