Education

La concertation pour "refonder" l'école, lancée à la Réunion

Lundi 3 Septembre 2012 - 12:02

Vincent Peillon, le ministre de l'Education nationale, a lancé une grande concertation pour refondre l'école de la République. Un programme qui a été présenté au niveau local, ce matin, par le Recteur de l'Académie, Mostafa Fourar. Pour l'occasion, il s'était entouré des présidents de groupes de travail ainsi que du député et membre de la commission éducation et de la concertation nationale, Jean-Jacques Vlody.

Tous ont mis en avant la nécessité d'apporter une contribution "régionalisée" permettant à chaque territoire d'Outre-mer de porter sa singularité. Car si les principes fondamentaux de l'école sont les mêmes partout en France, la réalité du terrain montre qu'il est nécessaire de rénover l'ensemble tout en prenant en compte les spécificités.

Pour l'un des présidents de groupe, Roger Ramchetty, par ailleurs président du Conseil de la culture de l'éducation et de l'environnement, cette concertation ne prétend pas, à son sens, remettre en cause les missions fondamentales de l'école, mais a pour objectif de travailler sur des piliers du système éducatif. "On va chercher à savoir si, dans chaque territoire, les conditions sont réunies pour une école réussie… En d'autres termes, est-ce que notre école joue vraiment son rôle?", analyse-t-il.

"On ne fait pas de qualité sans moyens"

Ericka Bareigts, présidera le groupe intitulé "La réussite scolaire pour tous". Si le temps de la concertation est court, la réflexion n'est pas nouvelle et l'idée est de "mettre en évidence les points qui nous unissent", a-t-elle indiqué. La députée souhaite insister sur la nécessité de donner plus de moyens aux territoires les plus faibles et présentant les résultats les moins bons : "Je le répète, on ne fait pas de qualité sans moyens".

La volonté du gouvernement, l'a répété le Recteur, n'est pas de faire un débat interne à l'éducation. Cette concertation s'adresse à l'ensemble de la société civile. Des ateliers sont prévus avec, à chaque fois, une cinquantaine de participants issus de la sphère éducative, mais toute personne peut contribuer à ce débat sur l'école sur le site www.refondonslecole.ac-reunion.fr

Et pour que le projet de loi prévu au mois de novembre réponde au mieux aux besoins, cette concertation doit permettre de poser des questions difficiles, de répondre à des enjeux, sans tabou, sans restrictions, pour les acteurs du monde de l'éducation, et par tous. Ce sera sans doute le cas pour le groupe de travail présidé par Jean-Raymond Mondon, président du Conseil économique social et environnemental de la Réunion : "Mon groupe de travail va discuter des personnels formés et reconnus. A chaque rentrée, quelques tensions renaissent sur ces sujets. L'idée sera de réfléchir autour du recrutement et de la formation", comme ailleurs, mais pour un résultat autre car "nous ne sommes pas dans l'Hexagone", rappelle-t-il.

A l'issue de ces travaux, dont la restitution est prévue le 14 septembre lors d'une séance plénière du Conseil général, Mostafa Fourar espère que quelques idées "fortes" sortiront, qui trouveront ensuite leur place dans un projet global pour le pays, "un projet permettant à l'école de sortir du déterminisme social et de redonner son principe démocratique premier, l'égalité des chances", a conclu Jean-Jacques Vlody.
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1.Posté par noe le 03/09/2012 12:31

Pour donner toutes les chances de réussite aux enfants, le rôle de chacun des acteurs (profs, parents, élèves et autres) doit cependant être précisément défini et respecté afin que les efforts s’additionnent et ne se neutralisent pas.
• Travailler à une cohésion accrue de la communauté éducative qui doit être unie autour de l’enseignant. Pour cela, il faut augmenter le temps de présence des enseignants dans l’établissement afin de ménager des temps réguliers de communication et de travail collectif.
• Revaloriser le statut et l’image de l’enseignant dans la société. Dans un contexte où le niveau d’instruction général a beaucoup augmenté, les parents ont tendance à croire être aussi voire plus compétents que les enseignants. Avec la masterisation des enseignants, ils sont aujourd’hui mieux formés. D’autre part, une revalorisation des salaires et des carrières doit être poursuivie. Les enseignants verront leur métier changer.
Pourquoi ne pas proposer un nouveau statut des enseignants qui permette d'intégrer dans leur mission non seulement les cours, mais aussi le tutorat, l'orientation ou la concertation.

Les Français attendent que le gouvernement trace la voie, que l'école redevienne le lieu de tous les possibles...
La réforme des rythmes scolaires qui inclurait un raccourcissement des vacances d'été de deux semaines, le retour d'une semaine de quatre jours et demi de cours en primaire, et la fin des cours le samedi matin pour les lycéens.

Mais avant tout, avant de dépenser plein de sous…. il faudrait juste que l’école apprenne à nos enfants à savoir lire, écrire sans fautes, et compter sans erreurs pour l’entrée en 6ème. Et pour ça, je ne pense pas qu’il faille dépenser l’argent public inutilement, mais peut-être simplement, trop simplement d’ailleurs, revenir aux bonnes vieilles méthodes qui ont largement fait leurs preuves !

2.Posté par le taz le 03/09/2012 13:21

les caisses sont vides ? ils veulent refonder quoi ?
il faudrait commencer sérieusement à atterrir. le nerf de la guerre, et la puissance d'un état, c'est l'argent, et par conséquent son économie.
Quand on est socialiste et que l'on prône des mesures ANTI-ENTREPRISES, qui ne créent aucune richesse, pas la peine de refonder quoi que ce soit.
tous les régimes socialo-communiste en sont mort. à bas le capital, vous allez voir ce que vous allez voir, on va tout refonder.... bilan : déclin, révolution et disparition.

3.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 03/09/2012 15:42

contribution "régionalisée" permettant à chaque territoire d'Outre-mer de porter sa singularité
Pas la peine, elle existe déjà puisque ici l'autorité Parentale des Pères est niée contre la loi Française
Mostafa Fourar le sait plus que quiconque lui qui fait l'objet de plaintes chaque année.
Plaintes classées avec la connivence du Procureur de la République et des Juges du JAFs

La Parité Educative a bien été votée depuis 1994, mais ces gens la s'y opposent en toute illégalité préférant faire condamner les Pères qui osent s'en plaindre par le JAF....
***************************************
M. Pierre ROYER, pour mettre les preuves a votre disposition ou au cas ou le Procureur Cambérou et le Recteur souhaiteraient enfin une confrontation Publique a ce sujet...
Je n'attend que ça... et je ne paye plus d'Impôts depuis 2006 pour ce motif aussi...

4.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 03/09/2012 16:14

Encore des Etats Généraux pour se foutre du monde ?
Vous allez rappelez Rochdi ou Couapel pour étouffer les plaintes des Pères ? encore ?
Combien de Condamnations de Pères encore avant vos mutations promotionnelles ?

M. Vincent Peillon, ministre de l'Education nationale, cela fait des quinquennats qu'on se fout de nous ouvertement, faites cesser ce massacre ignoble de Pères bafoués dans leurs droits les plus basiques, sous couvert de "l'Acte Usuel" censé courcircuiter les droits des Enfants et leurs Pères.

Faire avancer la Machine OUI, Sans nos Enfants NON, NON et NON Egalité VRAIE ou RIEN...

5.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 03/09/2012 16:25

http://www.zinfos974.com/Un-pere-meme-separe-a-besoin-de-l-amour-de-son-enfant_a646.html://

dans la réalité, cette autorité parentale devient factice pour le père quand les parents sont séparés. Elle ne nous permet aucun choix dans la vie de nos enfants.
L’autorité parentale du père n’est ni reconnue par les organismes sociaux, ni éducatifs, ni judiciaires. Pour vous donner un exemple, l’école refuse de reconnaître mon autorité parentale.
C’est-à-dire ?
Je n’ai pas accès au carnet de liaison, aux réunions parents-professeurs ou à l’élection des représentants de parents d’élèves, ni a aucun choix scolaire contrairement à ce que la loi dit.


**********************************************
Ce gros mensonge public a toujours été couvert et tu par :
La HALDE, Défenseur des Enfants, SNALC, Parquets, JAFs, FCPEE, + tous les syndicats de fonctionnaires concernés, Département, Région, etc...etc...etc... et bien sure la PREFECTURE:

http://www.zinfos974.com/Installation-de-la-Commission-pour-la-Promotion-de-l-Egalite-des-Chances-et-de-la-citoyennete_a28468.html://

6.Posté par nrj le 03/09/2012 17:00

Une énième réforme ...
1) on y consacre trop de moyens pour des résultats très mauvais
2) les tentatives de réforme se heurtent au conservatisme des enseignants en place

Quelques points qui font très mal:
1) le système d’évaluation et de notation des enseignants, les meilleurs ne sont pas mis en valeur
2) les programmes qui intègrent des sujets inutiles qui font perdre du temps (les TIPE au lycée, par exemple)
La formation des enseignants a toujours été fortement basée sur l’acquisition de leurs connaissances intellectuelles et un module restreint , pas assez, concernant la pédagogie. Ce que l’on pourrait observer, c’est que tout le monde n’est pas fait pour enseigner, et qu’à ce jour, il ne semble pas que le recrutement d’un enseignant soit basé fortement sur ses aptitudes à la transmission des savoirs et gestion de classe de 30 élèves. Le problème est que les élèves pâtissent d’un enseignant intellectuel mais non fait pour ce métier. Et tous ceux- là ne démissionnent pas.
Pourquoi ces qualités indispensables à l’enseignement ne seraient- elles pas prises en compte, les conséquences sont trop importantes et néfastes pour laisser ce paramètre de côté ?
Je pense que nous devons redonner aux enfants l’esprit de possession et maitrise de leur apprentissage, cette partie de chemin de vie basée sur l’acquisition des connaissances, dont ils se sentent aujourd’hui dépossédés par trop de déviances par rapport aux missions essentielles, un encadrement peut être trop général, devant être davantage personnalisé.

7.Posté par noe le 03/09/2012 19:09

Je suis pour qu'on remette la "morale" à l'école ...
Les enfants doivent apprendre les valeurs qui en manquent tant aujourd'hui ...

8.Posté par Boa Bill le 03/09/2012 19:40

"Un programme qui a été présenté au niveau local, ce matin, par le Recteur de l'Académie, Mostafa Fourar."

Tout ce cirque est vraiment indécent.

Comment celui qui a été le fer de lance de la destruction du service public d'éducation sous le gouvernement Yzokras et qui a perçu pour cela une superbe prime, peut-il contribuer à "refonder" l'école publique qu'il a sacrifiée par obéissance aveugle et statutaire ?

Bertel de Vacoa

9.Posté par Boa Bill le 03/09/2012 19:47

Le métier d'enseignant exige, comme tous les métiers, une période de préparation. Sous couvert d'économie, le gouvernement précédent a sacrifié l'année de préparation au métier de ceux qui ont en charge nos enfants pour en faire des citoyens libres.

Tous ceux qui ont participé à cette destruction et qui ont été payés pour le faire devraient avoir la décence de se taire au lieu de parader.

Bertel de vacoa

10.Posté par Boa Bill le 03/09/2012 19:56

Concertation, perte de temps et enfumage.

TOUT LE MONDE SAIT DE QUOI souffre l' Education Nationale. La saignée opérée, en particulier sous le gouvernement Yzokras, dans les postes d'adultes en responsabilité de nos enfants, qu'ils soient enseignants, surveillants, assistants d'éducation, CPE... ou simples ATOSS est la cause principale du foutoir qui existe au sein des établissements où survivent des gens qui ont idéalisé un métier et qui tentent de "baré la mèr" par conviction plus que par réalisme.

Ils veulent refonder QUOI, tous ces comiques réunis autour d'une table pour s'entendre parler ?

Bertel de Vacoa

11.Posté par polo974 le 05/09/2012 08:27

""" La concertation pour "refonder" l'école, lancée à la Réunion

Vincent Peillon, le ministre de l'Education nationale, a lancé une grande concertation pour refondre l'école de la République.
"""
refonder ou refondre ? ? ?
c'est pas pareil...

les conditions de recrutement et de formation des enseignants est complètement délirant (bac+5 100% théorie, 0% pratique), et à coté on leurs balance des sous-emplois précaires (toujours sans formation ni théorique, ni pratique cette fois) pour tenter de colmater les plus grosses brèches.

(attention, précision aux tordus de service: c'est la nature du contrat qui me fait parler de sous-emploi, pas les personnes qui font très majoritairement du mieux qu'il est possible.)

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