Courrier des lecteurs

La collapsologie interroge le politique

Vendredi 4 Octobre 2019 - 15:59

La collapsologie étudie l’effondrement de notre civilisation et ce qui pourrait lui succéder. Elle bouleverse les imaginaires. Survivaliste marqué par des idées de droite, Libertarien plaçant la liberté individuelle comme valeur suprême, Militant d’Extinction Rebellion ou de Deep Green Resistance (DGR), Néo-malthusien patenté, Anarchiste, ZADiste, tous ont un point commun : le système actuel n’est pas soutenable. Tous ne sont pas collapsologues. Mais tous sont adeptes de la collapsologie en ce sens qu’elle s’ouvre plus sur le dialogue et l’imaginaire que sur le partage d’une documentation autour du collapse.

Comprendre qui sont les collapsologues.

Il y a les gens qui essaient de produire du savoir et ceux qui s’intéressent à ce discours. Un collapsologue partage des informations pointues autour des problèmes de ressource et de climat et vulgarise ces données pour les rendre compréhensibles. Il aime discuter avec ses pairs sur sa conception du monde. Les options politiques sont variées : ici une taxe antinataliste et un positionnement néomalthusien, là une préoccupation de renversement du capitalisme, ailleurs encore la valorisation de la nature de façon quasi mystique, ailleurs enfin une naturalisation de la société dans une vision fataliste et mécaniste de l’activité humaine.

L’institutionnalisation des questions environnementales via le développement durable a été un échec. Le projet démocratique des sociétés modernes basé sur la croissance est remis en cause par la crise écologique. On a tenté de réduire la collapsologie à une nouvelle croyance millénariste. C’est faux, car elle documente scientifiquement le caractère systémique des problèmes. Elle passe par le logos.

La collapsologie provoque une nécessaire refondation politique

Refonder est pris au sens premier. « L’homme bon » de Rousseau ? Vous privilégierez sa liberté. « L’homme, un loup pour l’homme » selon Hobbes ? Vous restreindrez ses libertés. Une perspective marxiste ? Votre vision sera différente. La collapsologie est la narration la plus à même de réinventer les projets politiques modernes. L’émergence de la démocratie s’est faite dans un contexte porté par l’idée de progrès, de croissance et d’abondance, où les inégalités se résorbent. Piketty a bien montré que c’était inexact. Dans son dernier ouvrage il pointe que notre conception des inégalités et de ses justifications est politique et idéologique.

La collapsologie est un mot-obus

C’est un mot qui colle. Les mots permettent de définir notre environnement. La collapsologie dévoile notre aliénation à la croissance, à un rapport à la nature qui doit être questionné. Plus vous avez une culture politique et ou économique, plus vous comprenez que ces questions, parce qu’elles touchent à la création de richesses, à l’utilisation des ressources et à leur répartition, sont politiques.

La collapsologie introduit l’aspect politique

La déplétion des ressources, la dégradation des écosystèmes liée la capacité de la planète nécessitent des partages obligatoires pour subvenir aux besoins de tous. Il y aura des migrations internationales liées au changement climatique. Donc vous êtes obligés de vous questionner sur votre rapport au monde. Nationaliste de droite, vous allez répondre fermeture des frontières, préférence nationale et jeux non-coopératifs. Plus solidaire, vous répondrez biens communs, éducation, solidarité dans le pays et solidarité Nord-Sud. Cela fait poser la question des dilemmes moraux à résoudre pour maintenir du lien social et prioriser ce qui est vital.

Dans le lien entre énergie et richesse, on démontre qu’on ne peut découpler émission de carbone et production de richesse : comment financer les services publics à partir d’un prélèvement sur la richesse produite, si celle-ci est décroît. Certaines parts de l’activité économique sont génératrices d’une forte utilité sociale avec de faibles retombées environnementales : services aux personnes, aux entreprises, services publics, etc. Pour objectiver ceci, il est nécessaire de mesurer correctement la « part maudite » de chaque activité qu’il faut comparer à l’utilité ou au lien social généré. Avec ce raisonnement, il devient nécessaire de recréer des arènes de démocratie et de délibération. La croissance infinie dans un monde fini est un leurre. Danser, chanter, parler avec ses amis est beaucoup plus enrichissant que le confort matériel qui ne crée que des frustrations. Car la croissance ne semble plus désirable devant la dégradation environnementale.

On comprend alors la nécessité de penser l’autonomie alimentaire et la résilience d’un territoire. Il y a un lien entre résilience des territoires et sécurité. La notion d’effondrement pose la question de l’action collective. L’isolat autonome sera envié par les démunis : ils ne vous laisseront pas en profiter. De plus, les sociétés nécessitent une taille minimale et une complexité suffisante pour maintenir le système d’innovation et la transmission des savoirs. Vous serez au départ tentés par des solutions individuelles. Mais vous constaterez leurs impasses. Alors vous poserez la question de l’entraide. Vous savez qu’il faudra maintenir des structures sociales et des systèmes de sécurité pour éviter les rivalités.

Paradoxalement, le collapse nécessite de se projeter dans le long terme : comment réduire l’empreinte carbone des bâtiments et des économies, comment articuler le temps long et réhabiliter une espérance. Un programme de réhabilitation thermique, la formation de médecins, la gestion des infrastructures ou encore les retraites se programment sur des décennies. Ne lâchons pas le temps long.

Quatre imaginaires distincts

Le Club de Rome explique (« business as usual ») que tout peut continuer puisque de nombreux pays dans le monde voient leur situation progresser. Les inégalités sont la contrepartie nécessaire à la création de richesse et les désagréments du tarissement des ressources et de la crise climatique sont gérables : biotechs, intelligence artificielle et découvertes résoudront nos problèmes.

Le green New deal (GND) explique que le capitalisme vert et la transition énergétique : éoliennes, photovoltaïque, smart grids permettront de passer le cap. Ce discours ne résiste pas longtemps à la confrontation avec un certain nombre de données (cf. la conférence inaugurale de Jean-Marc Jancovici à Sciences Po). En popularisant la réflexion sur les sujets liés à l’anthropocène et à la déplétion des ressources (pick oil, pick all), les collapsologues rendent ce discours vain.

Les survivalistes nous expliquent qu’il n’y a pas de solutions. Que l’effondrement pourrait être violent et ressembler à Walking Dead ou à Mad Max. Ils ont en tout cas un rôle : montrer les lacunes des solutions proposées par les tenants du GND.

Les militants de Gaïa nous enjoignent de changer notre rapport à la nature : tendance à développer des orthopraxies (pas de viande, zéro déchet, bio, circuits courts, pas d’avion, etc.) qui interrogent notre rapport à la consommation. Le seul risque est d’oublier l’objectif et la raison d’être de ces orthopraxies.

La collapsologie provoque un questionnement

Devant ces positions les collapsologues font de la politique : ils réhabilitent les arènes de discussion et montrent les affrontements et les antagonismes de nos sociétés. Le choc que provoque le diagnostic de la collapsologie génère des réactions émotionnelles. La prise de conscience de l’aspect systémique du collapse peut provoquer une “métanoïa”, un brusque changement du regard, un élargissement du champ de conscience amenant à une nouvelle éthique, à un autre état d’esprit. La narration du collapse provoque une nouvelle façon d’être au monde. Lorsqu’on est dans ce genre de dispositions on s’engage de manière militante, politique ou sociétale pour ne pas rester en marge des évolutions du monde. Les collapsonautes ont tendance à privilégier les comportements pro-sociaux et veulent continuer à se projeter dans l’avenir.  « Si l’on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais tout de même un pommier » disait Martin Luther King.

La collapsologie est politique. Mais elle ne justifie aucune dérive autoritaire en faveur de l’environnement. Elle ne justifie aucune mesure liberticide. Elle n’induit pas plus une forme d’apathie ou d’indifférence. Elle peut produire des réflexions pour permettre à la démocratie de se réinventer. Cela augmente la capacité à être pleinement citoyen et à rejoindre des arènes de discussions. Dans ces discussions, les gens ont tendance à focaliser : le problème, c’est le capitalisme ; le problème, c’est les rapports Nord Sud ; le problème c’est la démographie ; le problème c’est... Sans expertise ils ont une référence documentaire préférentielle. L’avantage est qu’ils interrogent les experts et les politiques sur la façon de communiquer.

La collapsologie crée du sens

La collapsologie traite un vaste champ de connaissances dans des domaines divers. Elle réhabilite le discours scientifique, se prémunit des raccourcis sur les sciences et de certaines positions excessives. Exemple en agriculture : opposer traitement chimique et naturel est réducteur, la toxicité doit être le critère. Le collapsologue ne doit pas confondre sa conception militante avec la science. Mais il doit argumenter son point de vue. Sur tous les sujets. Bien sûr des militants opèrent des raccourcis. Les tenants d’une écologie militante oublient parfois que l’écologie est une science avant de devenir un système de compréhension du monde. Mais les collapsologues sont dans le registre critique. Ce qu’ils ne font pas toujours. Accepter de revoir la robustesse de leurs positions.

La collapsologie dépolitise-t-elle ? La vraie question est de construire une proposition qui respecte les individus, leurs libertés et leur émancipation. Vous avez une conviction politique ? Emparez-vous du sujet. Vous êtes humaniste, écologiste, républicain et respectueux de l’autre, tant mieux. Il est nécessaire de répondre à ce questionnement, car il est prégnant. Le futur a toujours été une préoccupation de l’Homme. Si vous ne vous interrogez pas, d’autres, avec des convictions différentes, peut-être moins louables, le feront, au risque d’être entendus.
 
D’après Loïc Steffan, enseignant à l’Institut Universitaire Champollion d’Albi : https://loic-steffan.fr/WordPress3/la-collapsologie-rehabilite-la-politique/
Bruno Bourgeon, porte-parole d’AID
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1.Posté par Bruno Bourgeon le 07/10/2019 08:51

Je précise que j'ai écrit cette chronique en réponse à l'article paru le 7 septembre dernier sur le blog de Saucratès, qui voit dans le collapsologue une sorte de Nostradamus de pacotille, aux sordides idées millénaristes, pour en tirer profit (je ne sais pas comment sinon par leurs publications). J'espère lui avoir démontré que les arguments des effondristes sont solides et d'origine scientifique, et qu'ils ne sont pas illuminés.

2.Posté par Saucratès le 08/10/2019 10:19

Bonjour Bruno Bourgeon. Merci de cette réponse. Vous souhaitez donc me démontrer que ceux qui se font appeler 'collapsologues', ces adeptes de la fin du monde, ne sont pas des illuminés et des charlatans, des grands prêtres qui aspirent à devenir les futurs papes d'une future nouvelle religion. Certes, je vous ai lu. Vous ne me convainquez pas !

La collapsologie c'est cette religion qui veut démontrer que le monde va s'écrouler, qu'il faut réduire drastiquement transport et consommation parce que sinon la fin du monde est proche. La collapsologie, ce n'est pas la simple réflexion démocratique autour des conséquences de nos choix sociaux. La collapsologie est pour moi un extrêmisme, une sorte de religion (ce genre de religion qui a besoin de condamner les incroyants et de les excommunier), un fanatisme, un terrorisme intellectuel.

Attention, je ne dis que vous êtes vous un collapsologue. Je ne fais qu'attaquer la collapsologie. Il y a eu des partisans de la décroissance économique, un courant de l'économie des années 1970. Il y a la réalité de ce que vous décrivez, l'idée que l'économie puisse croître indéfiniment est une forme d'aberration. Cette autre forme d'aberration qui veut que l'on mesure le bonheur seulement à l'aune de la croissance des richesses produites, et donc des richesses consommées.

Il y a évidemment un besoin de lieux de discussion, de dialogue social, de mise en débat de choix sociaux ou urbains, ou d'aménagement du territoire. Sur tout ceci, je peux vous rejoindre. Le capitalisme tel qu'il est aujourd'hui pensé va dans le mur. On veut nous faire croire que les entreprises et les multinationales ont conscience de leur responsabilité sociale et environnementale, mais c'est selon moi un immense foutage de gueule. Tant que le profit sera le seul objectif des entreprises et des multinationales, rien ne changera. Tant que des lois mondiales n'imposeront pas une imposition de l'ensemble de leurs bénéfices, tant que des lois mondiales ne réformeront pas leur actionnariat, pour imposer la cogestion par les salariés et par le public, pour que les choix des entreprises ne visent pas uniquement à maximiser le bénéfice, rien ne pourra changer.

Donc, je ne suis en aucun cas collapsologue. Je crois en la critique du modèle capitaliste. Je crois en une critique de l'économie se rapprochant de l'école de la régulation. Je crois que le seul espoir passe par une réforme des lois du capitalisme nécessairement à l'échelle mondiale. Et je pense aussi que cette idéologie ne verra jamais le jour. Ou peut-être lors de la prochaine crise financière ou lors de la suivante.

J'essaierais moi aussi de développer ce sujet lors d'un prochain article, si j'arrive à le faire publier par Zinfos. Amitiés. Saucratès

3.Posté par Bruno Bourgeon le 08/10/2019 10:50

Vous n'êtes pas collapsologue au sens où vous l'entendez, mais vous l'êtes tout de même au sens où je l'entends, puisque vous dites que le capitalisme nous mène droit dans le mur. Dans le mur de quoi? Bien évidemment de l'effondrement de notre civilisation. Et vous êtes, ce faisant, aussi décroissant, puisque vous ne croyez pas que la croissance va nous sauver, et que vous citez des exemples d'une société de post-croissance, au moins sur le plan du retour à la vraie démocratie.
Merci de m'avoir éclairé. Quant à moi je suis collapsologue et décroissant au sens défini dans la chronique ci-dessus.

4.Posté par Saucratès le 08/10/2019 14:00

Heureusement qu'il y a un peu de contestation. Ca met un peu d'ambiance :-). Rien n'est plus triste qu'un article sur lequel personne ne réagit. N'est-ce pas ? J'attends les réactions en soutien de vos principaux supporteurs, comme AMA. Ils ne sauraient tarder.

Définition : La collapsologie est une approche pluridisciplinaire qui s'intéresse à l'effondrement possible de notre civilisation. Ce terme provient de l'anglais collapse, qui signifie s'effondrer, et du grec logos, discours.

Si on ne croit pas un effondrement de notre société, par définition, on n'est pas collapsologue. Mais,bon, je suis bien d'accord, il ne peut y avoir une seule définition de ce terme. Même si la racine, collapsus, porte bien un sens premier de catastrophe, d'effondrement. Saucratès.

5.Posté par Saucratès le 08/10/2019 14:19

Je me permettrais un complément. Ce qui pose problème c'est le prisme des médias. A l'époque de la dernière crise financière, les journaux télévisés ouvraient tous les jours sur les risques de ralentissement de l'économie, propres à faire basculer même les plus optimistes consommateurs dans le pessimisme. Pour l'élection présidentielle de 2007, les journaux télévisés titraient tous les jours sur l'insécurité pour alimenter un vote pro-Sarkozy. Aujourd'hui, tous les journaux télévisés traitent des catastrophes climatiques, du réchauffement du permafrost (dans les Alpes hier soir), des feux de forêt, ou des cyclones et typhons. Les médias cesseraient de réagir à l'actualité en fonction de ce qu'ils estiment important ou le plus vendeur, je pense que les débats gagneraient en profondeur. Aujourd'hui, soit les médias encensent Emmanuel Macron, soit ils relèvent la moindre action de Greta Thurnberg. Et entre les deux, un peu de collapsologie pour plaire aux jeunes générations et pour faire peur aux vieilles personnes ! Vivement qu'ils aient autre chose à se mettre sous la dent ! Saucratès.

6.Posté par A mon avis le 08/10/2019 15:57

@ 2.Posté par Saucratès : vous écrivez :
"La collapsologie c'est cette religion qui veut démontrer que le monde va s'écrouler, qu'il faut réduire drastiquement transport et consommation parce que sinon la fin du monde est proche.
...
La collapsologie est pour moi un extrêmisme, une sorte de religion (ce genre de religion qui a besoin de condamner les incroyants et de les excommunier), un fanatisme, un terrorisme intellectuel. "


Pour vous, la collapsologie " est une religion " : à quelles puissances divines se réfèrent les collapsologues ?
Pour vous, la collapsologie "condamne les incroyants" : par quels tribunaux ou quels oukases ? Vous considérez comme "croyance", ce qui en réalité est une théorie de l'effondrement scientifiquement argumentée.
Pour vous, la collapsologie veut démontrer que le monde va s'écrouler : qu'entendez vous par
"monde"? La collapsologie ne prédit pas la fin du monde mais elle alerte sur les risques d'effondrement de nos sociétés humaines mondialisée (de "notre monde"). Elle met en évidence les facteurs comparables aux facteurs qui ont provoqué l'effondrement des sociétés anciennes.
Les collapsologues sont avant tout des lanceurs d'alerte.

Un article intéressant dans SCIENCE&VIE 1221 de juin 2019 p78 intitulé : Vers la fin de notre monde ?
"Et si après les Mayas et les Romains c'était notre tour ?
Alors que climat,ressources et écosystèmes sont en surchauffe, les chercheurs tendent à repousser le point critique au-delà duquel notre société atteindrait un point de non retour ?


Alors oui au mouvement :
Extinction Rébellion

7.Posté par A mon avis le 08/10/2019 16:17

@ 4.Posté par Saucratès
Vous avez évolué entre vos post 2 et 4 ! Vous avez au moins cherché à trouver une définition de "la collapsologie" !
Mais le texte de Bruno Bourgeon est suffisamment développé et documenté pour donner une idée précise de ce que recouvre ce terme de "collapsologie".

@ 5 : vous parlez du "prisme des médias". Bien entendu si on se contente de la seule source d'information "des journaux télévisés", c'est vraiment se cultiver par le petit bout de la lorgnette.
Mais, même à la télévision ou à la radio, les émissions spécialisées en science, économie, écologie etc. ne manquent pas !

En vérité, le problème est moins "le prisme des médias" que celui de " la curiosité" ou plus exactement de "l'esprit critique" de chacun !

8.Posté par Bruno Bourgeon le 08/10/2019 17:55

Bouh! Science et Vie n°1221 n’est réservé qu’aux abonnés !

9.Posté par JORI le 08/10/2019 18:57

Si on supprime tout ce qui pollue, à quelle ère reviendrait on??. Et est on sûr de conserver notre espèrance de vie au degré où elle est aujourd'hui?. Il me semble, mais on peut en douter vu mon très petit degré d'intelligence, que même les traitements médicaux, polluent chacun à leur degré. Je dis ça mais je ne dis rien.

10.Posté par A mon avis le 08/10/2019 21:21

@8.
Dommage !
Il y a un dossier intéressant sur "La théorie de l'effondrement" (S&V papier)

11.Posté par Saucratès le 08/10/2019 22:19

Je pensais à Mister À mon avis (AMA) et il accoure ventre à terre. On peut dire que les grands esprits se rencontrent. Grands esprits, c'est peut-être vite dit ! À la lecture de ces quelques échanges, il me revient cette question lancinante ; Bruno Bourgeon et AMA sont-ils une seule et même personne ? Mais deux personnages dans le genre Docteur Jekyll et Mister Hyde. Bizarre comme l'un s'exprime sympathiquement, tant que l'autre est agressif mais ne jure que par Bruno Bourgeon (c'est-à-dire lui-même ?). Bizarre, AMA, pourquoi tant de colère ? Allez, je vais moi aussi m'inventer un nouvel avatar diabolique ! Chiche. Saucrates.

12.Posté par Bruno Bourgeon le 09/10/2019 06:49

Non non Saucratès, A mon avis n’est pas moi. Croyez moi sur écrit, ou pas, mais c’est la vérité. J’aimerais d’ailleurs le rencontrer pour échanger de vive voix. Mais peut être le connais-je déjà. Le désavantage des pseudos... On avance caché.

13.Posté par Bruno Bourgeon le 09/10/2019 08:34

J'ajouterai qu'il faut avoir un esprit plutôt pervers pour penser que je puisse avoir un avatar sur mes propres publications. Indigne de vous, Saucratès! En revanche je soupçonne une personne de sexe féminin pour interpréter A mon avis, peut-être la fille d'une de mes connaissances.
Raison de plus de combattre les haters et autres trolls oméga qui sévissent sur les réseaux sociaux. Comme je l'expliquais dans une de mes récentes publications, c'est faire acte climatique de les combattre, car cela rehausse le niveau de notre démocratie et participe à sa résilience, en ces temps menaçants pour ce type de gouvernance, justement à cause du réchauffement climatique. Donc sus aux pseudos. Exprimez-vous clairement, il n'y a aucune honte à avoir un avis, personne en vous en voudra.

14.Posté par Saucratès le 09/10/2019 09:12

Quand je parle de prisme médiatique, même si je parle des informations télévisées, cela vaut également pour les médias papiers. Evidemment. Je prendrais l'exemple des illibéraux déclarés ennemis publics du président Macron avant les élections européennes. Pas un jour sans un article, une information sur les méchants régimes illibéraux européens hongrois ou polonais ... ou italiens. Et puis plus rien. Plus un mot. Disparus des radars médiatiques. Aujourd'hui, la mode médiatique, ce sont les catastrophes, la fonte du permafrost, l'Iran, Trump. De là à penser que les médias nous manipulent, tout en étant eux-mêmes manipulés par quelques intérêts supérieurs, il n'y a qu'un pas. Il nous faut donc attendre le prochain hiver, l'arrivée de la bête du nord, pour voir d'autres sujets médiatiques remplacer Greta Thurnberg, la fonte des islandis et du permafrost. A moins que la survenue de la Bête du nord sera liée au dérèglement climatique. Winter is coming. Mes salutations à Dr Jekyll et Mr Hyde. Saucratès.

15.Posté par Bruno Bourgeon le 09/10/2019 10:02

Votre couleur politique prendrait-elle tournure, Saucratès, en parlant des régimes "illibéraux"?
Je n'ai personnellement pas attendu les résultats des Européennes pour m'attaquer au changement climatique. Allez sur le site d'AID ou sur ses archives : aid97400.lautre.net. Vous verrez mes publications qui ont commencé en 2012. Sur Zinfos, vous ne dénombrerez pas moins de 371 occurrences sur mon nom, certes toutes ne sont pas consacrées à l'effondrement ou au dérèglement climatique. Les autres n'en sont pas moins, me semble-t-il, intéressantes.
Enfin On entendra encore parler de Greta Thunberg fort longtemps, du moins l'espéré-je. Et oui, l'info est manipulée : lisez "Crépuscule", de Juan Branco, vous serez édifié. Macron, soutenu par 90% de la presse écrite et audio-visuelle, n'a pas été élu : il a été placé.
Et ne me parlez plus du roman de Robert Louis Stevenson, je vous prie : je suis un, sans avatar.

16.Posté par Saucratès le 09/10/2019 11:44

Salut Bruno. Je ne suis pas très bien placé pour critiquer l'usage des pseudos. Je ne critique pas AMA même si je n'aime pas sa virulence. Mais il vous cite si souvent. Si vous n'êtes pas ce personnage de Stevenson, vous avez donc un admirateur. Je suis pour ma part adepte du cloisonnement entre vie réelle et vie numérique, raison pour laquelle j'utilise depuis très longtemps, une vingtaine d'années, un pseudo numériquement. Je ne serais jamais connu pour mes prises de position mais ce n'est pas utile. Disons que je me protège. Oui, j'ai lu et apprécié le livre 'Crépuscule' de Juan Branco. Le lien internet qui permettait de l'atteindre en version pdf n'est d'ailleurs plus accessible de même que son blog sur le journal Le Monde. Le prisme médiatique me semble en effet beaucoup plus visible/sensible depuis l'apparition du jeune et merveilleux premier de la classe Emmanuel Macron. Mais 2007 en avait déjà donné un avant-goût avec la mise en avant de l'insécurité pour promouvoir le candidat Sarkozy. Ils ont juste changé d'échelle pour favoriser la candidature Macron.

Quelle est ma couleur politique ? L'usage du terme 'illibéral', j'ai dû le trouver dans le journal Le Monde diplomatique, que j'aime bien parcourir. Ou dans le journal Le Monde. Je serais plutôt d'obédience gauchiste ? Ou populiste ? Pas sûr. Moi aussi, je me suis intéressé depuis assez longtemps au réchauffement climatique, à peu près depuis 2007. Mais il est vrai que je ressens désormais plutôt le climat politique comme une intrusion de plus en plus violente dans les modes de vie individuels. Il y a une dizaine d'années, les possesseurs de 4x4 avaient été pris à parti à la Réunion (dans les rues de St Denis de mémoire) sous prétexte qu'ils polluaient plus.

C'est ce que je reproche à Greta Thurnberg et aux collapsologues. Le fait de prendre des opinions personnelles pour une obligation collective. Le risque d'imposer à tous des souhaits personnels. Je crois plus dans le rôle du marché, dans le rôle de la réglementation pour influer sur les comportements individuels. Amitiés. Saucratès.

17.Posté par A mon avis le 09/10/2019 16:14

@ 11 Saucratès :

Vous manquez d'arguments. Ne changez pas de sujet, en cherchant à savoir qui je suis.

Et tant que commentateur, mon identité ne présente aucun intérêt. Se présenter sous pseudo permet de parler et au mieux d'argumenter sur un thème, sans que la personnalité de l'auteur interfère.
De plus, je m'efforce de respecter parfaitement la courtoisie dans mes commentaires.

Je ne vois vraiment pas en quoi les propos dans mes posts précédents sont agressifs, à moins que vous preniez comme une agression le fait de simplement contester vos écrits !
Il est vrai que conteste très souvent vos "courriers des lecteurs", mais je vous critique toujours avec des arguments.

P.S 1 : @ 13.Posté par Bruno Bourgeon : je confirme qu'il faut avoir un esprit pervers pour imaginer que vous utilisez un pseudo "agressif" pour contester Saucratès !
De plus, je vous enlève un doute, je ne suis pas la personne que vous supposez ! 😊😊😊

P.S. 2 : Yves Cochet est interviewé sur France inter dans l'émission "La Terre au carré" .

18.Posté par A mon avis le 09/10/2019 16:39

@ 16.Posté par Saucratès . Vous écrivez encore :
"Je ne critique pas AMA même si je n'aime pas sa virulence. Mais il vous cite si souvent.


Si vous ne me critiquez pas, c'est bien imité !
Mais vous êtes encore dans l'erreur ! Je ne cite jamais Bruno BOURGEON. Je ne fais que commenter ses articles, avec lesquels je suis toujours ou presque d'accord, pour la raison suivante : ses articles sont les rares articles à orientation scientifique (et écologique) qui existent sur Zinfos, et ils sont toujours argumentés.

Question : quel sens donnez vous à "virulence" ?

19.Posté par A mon avis le 09/10/2019 16:56

@ 16.Posté par Saucratès vous écrivez :
"C'est ce que je reproche à Greta Thurnberg et aux collapsologues. Le fait de prendre des opinions personnelles pour une obligation collective. Le risque d'imposer à tous des souhaits personnels. Je crois plus dans le rôle du marché, dans le rôle de la réglementation pour influer sur les comportements individuels."


Vous êtes en pleine contradiction.

Greta Thumberg n'impose pas ses "souhaits" personnels : elle ne fait qu'alerter sur les dérives de notre civilisation. Tout comme les "collapsologues". Pour imposer leurs vues, encore faudrait-ils qu'ils en aient les moyens !
Aucun gouvernement n'est aux mains de Gréta Thumberg, ni aux mains de catastrophistes. Vous reconnaissez vous même que les médias sont manipulés, mais manipulés par qui ? Si ce n'est pas les acteurs du "Marché" !

Et vous croyez au rôle du marché pour modifier les comportements individuels : alors que c'est justement la complète dérégulation de l'économie et la prégnance du "marché" qui nous a précipité dans la situation où nous sommes !

Vous dites encore :
"Mais il est vrai que je ressens désormais plutôt le climat politique comme une intrusion de plus en plus violente dans les modes de vie individuels."


De quelle intrusion politique parlez vous ?
Serait-ce nouveau que le climat politique influe sur les modes de vie individuelle ?
La vérité, c'est que le climat politique actuel qui met en avant des principes écologiques, heurte vos convictions, cela vous déplaît et donc vous ressentez cela comme une intrusion !

Décidément vous n'aimez pas être un peu bousculé dans vos convictions !

20.Posté par A mon avis le 09/10/2019 21:08

@ Saucratès :
Vous écrivez :
"Mes salutations à Dr Jekyll et Mr Hyde"

Quelle insulte d'accuser Bruno Bourgeon de "Dr Jekyll et Mr Hyde", alors que vous connaissez sa profession !

Décidément, vous écrivez vraiment n'importe quoi, sans la moindre réflexion !

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