MENU ZINFOS
Economie

La SMTR dresse un bilan alarmiste de la situation des transports publics


Le Syndicat mixte de transports de La Réunion (SMTR) a dressé un bilan de la crise sanitaire sur le transport public avec ses incidences économiques et financières. Avec les risques de perte d’emplois et de réduction de l’offre, la SMTR veut alerter l’État.

Par - Publié le Mardi 11 Août 2020 à 17:44 | Lu 2560 fois

Omar Issop et Fabienne Couapel-Sauret, le directeur et la présidente par intérim de la SMTR
Omar Issop et Fabienne Couapel-Sauret, le directeur et la présidente par intérim de la SMTR
"Tous les secteurs ont été impactés par la crise sanitaire, mais on ne parle pas assez des transports", indique Fabienne Couapel-Sauret en préambule de la conférence de presse. Celle qui assure la présidence par intérim de la SMTR compte interpeller le ministre des Outre-mer à ce sujet.

Durant toute la période de confinement et lors des différentes phases du déconfinement, les sociétés de transports ont assuré les services même si la fréquentation était dramatiquement basse. Les réglementations importantes et les mesures obligatoires ont été imposées aux professionnels du transport public qui ont dû s’adapter malgré les coûts d’exploitation que cela représentait. 

Entre 23 et 25 millions de pertes

Le SMTR a donc collecté les données pour mesurer l’impact financier dans un rapport qu’il rend public. La fourchette des pertes représente entre 23 et 25 millions pour les 1 368 entreprises du secteur. "L’État apporte un soutien important aux secteurs aériens et de l’automobile, mais peine à aider les transports publics" regrette la présidente de la SMTR.

Quelques chiffres permettent de mesurer l’ampleur des dégâts sur le secteur. Durant les mois de mars et avril, la fréquentation des transports publics est descendue à 8% par rapport à l’année précédente. Une fréquentation remontée à 40% en juillet alors que l’offre de transport est remontée à 100%. Seul Car Jaune à réussi à remonté 90% de sa fréquentation habituelle. Le retour à la normale n’est pas prévu avant 2022.

De nombreuses entreprises ne survivront pas et les autres devront soit licencier, soit réduire l’offre de transport. "Il est hors de question que les usagers payent", prévient Fabienne Couapel-Sauret. C’est pour cette raison que la SMTR compte se tourner vers l’État lors de la visite ministérielle de la semaine prochaine.

Augmenter la sécurité

Un autre sujet abordé concerne la sécurité dans les transports publics. Tout le monde a encore en mémoire l’agression qui avait coûté la vie à un chauffeur de bus à Bayonne. À La Réunion, il y a de plus en plus de violences sur le réseau. Si les atteintes à la personne ont baissé en 2019, les atteintes sexuelles ont explosé, passant de 19 signalements en 2018 à 57 en 2019. Mais selon les dirigeants de la SMTR, ce chiffre tient plus de la libération de la parole que d’une réelle augmentation. Selon eux, les campagnes de sensibilisation de la SMTR ont permis de récolter de nombreux témoignages.

L’idée d’une brigade des transports publics gérée par les collectivités ainsi que l’équipement en vidéosurveillance est envisagé par le gouvernement. "Mais qui va payer" se demande la présidente la présidente de la SMTR. Un avis partagé par Omar Issop, le directeur de la SMTR pour qui le développement des transports publics "doit être attractif et sécuriser. Tout le monde est prêt à augmenter les offres au niveau des services, mais on doit être soutenu".

Vers "une gouvernance apaisée et partagée"

Le dernier sujet concerne l’avenir du SMTR. Les dernières années ont été délicates avec l’ancien président Alix Galbois. Le syndicat était alors gangrené par les conflits internes. Celle qui assure la présidence par intérim pour la troisième fois espère donc revenir à "une gouvernance apaisée et partagée". Elle se satisfait que la CIREST revienne dans le jeu en nommant deux représentants et espère que la CIVIS fasse de même.

Le syndicat a demandé à être placé sous la tutelle de la Chambre Régionale des Comptes à la demande de Fabienne Couapel-Sauret. Avec les différents conflits internes de ces dernières années, le budget 2020 n’avait pas été voté. "La SMTR n’est pas en difficulté financière, mais le sera si le budget 2021 n’est pas voté" avertit la vice-présidente du Conseil Régional. Mais celle-ci se veut rassurante pour la suite et espère que "l’on pourra travailler en bonne intelligence".


Gaëtan Dumuids
« Dans la vie, les choses sont simples, ce sont les esprits qui les compliquent ». Cette citation... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Jacques Véranda le 11/08/2020 18:13

Évidemment c'est la faute des autres

2.Posté par Apaisée quand vous serez partie le 11/08/2020 19:37

6 000 € x 12 x 5 = 360 000 €

3.Posté par Élue imbue d’elle même le 11/08/2020 21:12

La revoilà de sortie , elle représente la région quand il y a des photographes (odysea, téléphérique cinor et maintenant le smtr) ce n’est pas ma faute mais celle des gilets jaunes , des élections municipales et maintenant du covid ... mais il faut assurer mes indemnités de presidente , pgd Spl

4.Posté par Hypocrite le 11/08/2020 21:38

Ce n’était pas elle qui voulait la tête de galbois ? Très bonne gestionnaire parait il ? C est la faute au covid alors ? Cumul salaire maraina , smtr et avantage agorah c est mieux qu’un salaire d’avocate à Béziers ?

5.Posté par geo le 12/08/2020 06:28

"L’État apporte un soutien important aux secteurs aériens et de l’automobile"
Pourquoi quand ils achètent un bus ou un taxi ils payent plein pot ???
Ben NON une grosse aide se fait à l'achat du véhicule.
c'est devenu coutume , faire circuler des chiffres fantaisistes comme 23 millions de perte

6.Posté par GIRONDIN le 12/08/2020 07:18

Les transporteurs routiers de voyageurs vent debout contre la gratuité du réseau Car Jaune

Par SI - Publié le Mercredi 24 Avril 2019 à 18:05 | Lu 5712 fois

▶️ Les transporteurs routiers de voyageurs vent debout contre la gratuité du réseau Car Jaune
L'antenne de la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV) est officiellement constituée dans l'île. À cette occasion, les transporteurs routiers de voyageurs adhérents au syndicat ont tenu un point presse ce mercredi pour présenter le syndicat mais également pour marquer son opposition à la gratuité des Car Jaune, une piste évoquée par la Région suite aux mouvements sociaux de fin d'année dernière. Une mesure redoutée par la FNTV, qui craint une "explosion non-maîtrisée" de la fréquentation sur un réseau "déjà saturé".

Créée en janvier dernier, la FNTV Réunion regroupe aujourd'hui une dizaine d'entreprises majeures de transports de voyageurs (l'Oiseau Bleu, STOI,…) qui représentent environ 600 bus. Des sociétés, familiales pour la plupart, créées il y a des décennies pour "rendre service" indique le président de la FNTV Réunion, Louis Carpaye, qui prend exemple sur les mythiques "car courant d'air" de jadis.

Près de 150 000 personnes utilisent quotidiennement les transports collectifs à La Réunion. "Malgré les efforts déployés par les collectivités, nombreux sont les usagers qui ne peuvent pas avoir une place dans un bus. Pourtant, les tarifs du titre de transport ne sont pas un obstacle", note Louis Carpaye concernant le réseau Car Jaune, puisque le prix d'un ticket "est passé de 4 euros à 2 euros" en moyenne pour un Saint-Denis/Saint-Pierre.

"Le réseau est saturé"

Un réseau "peu onéreux pour ses usagers" mais également "rentable" poursuit Louis Carpaye car le réseau Car Jaune rapporte entre 700 000 et 800 000 euros de recettes supplémentaires versées chaque année à la Région. "On le fait sans aucun problème. On ne demande pas de nous donner plus d'argent, mais de nous donner plus de moyens pour améliorer le réseau", explique-t-il.

"Nous sommes le seul réseau excédentaire de l'île !", tient à rappeler de son côté Nicolas Moutoussamy, de la société L'Oiseau Bleu. "Les transporteurs de l'île travaillent avec toutes les collectivités de l'île. On fait une mission, qui est d'assurer notre travail, transporter les gens, faire un travail correct sur les routes alors qu'il n'y a pas de couloirs de bus interurbains autour de l'île", développe-t-il.

Un réseau Car Jaune déjà saturé selon ses dires, "avec moins d'arrêts et moins de kilomètres de lignes" - un million de km en moins selon les chiffres avancés par la FNTV - depuis le transfert de la compétence transports du Département à la Région en 2017. "Proposer la gratuité sur le réseau Car Jaune incitera pas mal de monde à prendre le bus, c'est un fait. Mais si demain, nous avons 30 à 50% d'augmentation de la fréquentation, voire plus, la question est de savoir où disposer les utilisateurs dans les bus", s'inquiète Louis Carpaye.

Pour le patron de la STOI (Société de transports de l'océan Indien), cette gratuité "n'apportera pas la solution". "Nous ne sommes pas contre le développement du transport, nous sommes là pour le construire", affirme-t-il.

"Tout a un coût"

Plusieurs semaines après le déclenchement de la mobilisation des gilets jaunes, Louis Carpaye a par ailleurs relevé que l'idée même des manifestants "n'a jamais été de rendre le transport gratuit". "Ils souhaitent plus de pouvoir d'achat, de la dignité et la possibilité de se déplacer sur un réseau de transport performant", argue-t-il.

La FNTV a demandé à être reçue par Didier Robert afin de lui présenter son "expertise" sur cette controversée gratuité du transport. Deux lettres ont été envoyées par la FNTV à la Région pour une rencontre avec le président Didier Robert, "mais aucune réponse de sa part jusqu'à ce jour", regrette l'organisation.

Sur les relations avec la collectivité régionale, Louis Carpaye ajoute qu'elles "ne sont pas mauvaises…vu qu'il n'y a pas de discussions". Il espère toujours obtenir une rencontre avec le président de la Pyramide inversée, car dit-il, "la FNTV Réunion n'est pas un frein au développement du transport, bien au contraire". "Certaines de nos entreprises existent depuis des décennies, et nous sommes à la base de ce socle qu'est le transport à La Réunion. Mais on ne peut pas dire que la gratuité n'a pas de coût. Tout a un coût dans la vie", termine-t-il..... Zinfos974



7.Posté par parlamer le 12/08/2020 07:35

les transports en communs c'est bon pour l'environnement .....la planète fond....

que les khmers verts prennent le bus, il faut qu'ils soient solidaires et donnent l'exemple

8.Posté par Décibel le 12/08/2020 07:58

Inquiète pas, téléphérique va sauve à nous 🤔😁

9.Posté par Als le 12/08/2020 09:36

Girondin envoie toi en l'air dans un telepherique tu verras les choses d'en haut au lieu de rester dans tes discours ou prend un tram

10.Posté par GIRONDIN le 12/08/2020 10:31

9.Posté par Als
Couapel vous mérite comme électeur.

11.Posté par Elections le 13/08/2020 16:16

Elle va se présenter seule à une élection ? Ou il lui faut tenir la chandelle .... car elle n’a aucune chance

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes