Océan Indien

La Russie soutiendrait Madagascar dans sa revendication des Iles Eparses

Jeudi 11 Février 2016 - 16:30

Selon l'homme politique malgache Patrick Raharimana, l'ambassadeur de Russie aurait affirmé son soutien à Madagascar au sujet de la rétrocession des Iles Eparses.


Les Iles Eparses sont au cœur d’un litige territorial opposant la France à Madagascar. De nombreux malgaches réclament la restitution de ce territoire qui appartient encore à la France, et font parfois entendre leur mécontentement par le biais de manifestations. 

Des revendications qui seraient soutenues par la Russie, à en croire la publication de Patrick Raharimanana sur sa page Facebook, relayée par Le blog de Madagascar (by My Asa). L'homme politique malgache écrit en effet que l’ambassadeur de la Fédération de Russie, Stanislav Akhmedov, aurait fait part de son soutien à l'occasion d’une visite au palais du premier ministre malgache.

L'ambassadeur aurait alors déclaré : "Une résolution des Nations–Unies a été claire sur ce sujet. Et en tant que membre du conseil de sécurité au sein du système des Nations Unies, la Russie estime que pour respecter l’ordre au niveau mondial ainsi que pour une bonne organisation d’une communauté de vie, cette résolution a été dressée afin d’être appliquée et respectée".

La résolution des Nations-Unies évoquée est une disposition vieille de 36 ans, qui invite en effet la France à "entamer des discussions pour la restitution des îles malgaches".

Pour Patrick Raharimanana, le message de l'ambassadeur fait preuve d'un "franc parler sans équivoque ni ambiguïté", et "n'est pas uniquement adressé au gouvernement français mais pour les dirigeants malagasy qui semblent rester dans la tergiversation diplomatique". 

Si les enjeux stratégiques, économiques et écologiques sont non-négligeables, cette information est toutefois à prendre avec précaution, cette déclaration n’ayant pas été vérifiée.

Lu 4842 fois



1.Posté par Olivier Montfort le 11/02/2016 17:17

"Les Malgaches réclament la restitution de ce territoire qui appartient encore à la France" Je déteste cette phrase qui est plus qu’ambiguë, en effet je ne vois pas en quoi ce territoire "appartient" à la France, nous avons occupé, colonisé, exploité Madagascar, nous avons pillé ce pays, mais pas fous nous savions que le canal du Mozambique et alentours regorgeait de pétrole et tout comme pour Mayotte nous avons décidé de garder ces trésors sous le coude. Sachant aussi que l'espace maritime attaché à une île est phénoménal alors pourquoi respecter les décisions de l'ONU? Pourtant nous faisons la guerre à ceux qui ne respectent pas les décisions de l'ONU.

2.Posté par Reveillez vous le 11/02/2016 17:40

lol tanislav Akhmedov, aurait fait part de son soutien à l'occasion d’une visite au palais du premier ministre malgache.


genre le mec qui n'a aucune arriere pensé ....

"la Russie estime que pour respecter l’ordre au niveau mondial ainsi que pour une bonne organisation d’une communauté de vie"

....MAis bien sur....va dire cela sur les habitants de la crimé lol

vraiment incroyable...

3.Posté par Mithra le 11/02/2016 17:43 (depuis mobile)

France go-home

4.Posté par kld le 11/02/2016 18:59

le droit international ............. no comment .............

5.Posté par citronnelle le 11/02/2016 19:07

ouais... mais sans doute pas un soutient si désintéressé que ça! :)

6.Posté par areteksa le 11/02/2016 19:27

2 informez vous sérieusement : la Crimée qui était une terre russe depuis 1792 a été rattachée à l'Ukraine en 1954 tout en restant très majoritairement peuplée de Russes. Il est donc tout à fait logique qu'elle soit redevenue russe.
Dire le contraire relève de la désinformation.

7.Posté par Zarbi le 11/02/2016 19:59

J'aurais préféré que la Russie soutienne l'archipel des Comores pour le retour dans leur giron de Mayotte ; là aussi l'ONU a toujours été contre la "francisation" de cette île .

8.Posté par kld le 11/02/2016 20:25

le droit international , bafoué ds l'Océan Indien ................bafoué
avec le israel .............. et vous voulez que l'on "respecte" le droit " international .que l'on se courbe devant "les puissants" ..............non , tien bo larg pa , le respect cela se mérite , le respect du peuple !

9.Posté par Simandèf le 11/02/2016 20:33

Etant donné que la roue tourne peut-être qu'un jour la Réunion aura elle aussi le soutien de la Russie, elle a bien déjà le soutien de l'Union Africaine.

10.Posté par Dyonisien en colere le 11/02/2016 20:40

Laissez nos territoires d'outre mer tranquille vive la France

11.Posté par Pierre Balcon le 11/02/2016 21:21

Les premiers habitants de la future Crimée sont les Cimmériens. Il est possible que le nom de la péninsule vienne de ce peuple (Kimmerioi en grec, c'est-à-dire « habitants des marges »,).
Au VIIe siècle av. J.-C., la plupart des Cimmériens migrent vers l'Anatolie et les Balkans, sous la poussée des Scythes.
À partir du VIe siècle av. J.-C., les Grecs fondent des colonies sur les côtes de la péninsule, dont Théodosie (au sud-est) et Chersonèse. Peu à peu, la Crimée est intégrée au monde grec sous les noms de « Chersonèse Taurique » ou simplement « Tauride ».
À l'époque hellénistique, elle est intégrée au royaume gréco-scythique du Bosphore, qui devient un état-client de Rome au Ier siècle av. J.-C.
La moitié Sud de la Crimée reste longtemps gréco-romaine, tandis que le reste de la péninsule est occupé par les Goths et les Alains vers le milieu du IIIe siècle.
La population des Goths de Crimée subsiste plusieurs siècles, avec sa propre langue, le gotique de Crimée, mais Goths et Alains sont progressivement hellénisés, et adoptent la langue grecque et la religion chrétienne orthodoxe.
Divers peuples se succèdent dans le Nord de la péninsule au Moyen Âge : les Huns (376), les Bulgares (Ve siècle), les Khazars (VIIIe siècle), les Russes kiéviens (Xe   XIe siècles), les Pétchénègues (1016), les Kiptchaks (1050), les Coumans (1171), les Tatars et les Mongols (1237).
Au début du IXe siècle, l'Empire byzantin organise le Sud de la Crimée en thème de Cherson. En 1204, alors que Constantinople, capitale byzantine, tombe entre les mains des croisés occidentaux, les Vénitiens s'emparent des ports de Cembalo, Caulita, Lousta, Soldaïa et Caffa (Théodosie). Le thème lui-même échoit à l'empire grec de Trébizonde, qui reconquiert les ports et les concède aux Génois, les rivaux des Vénitiens.
Une principauté de Théodoros quasi-indépendante apparaît au XIVe siècle dans l'ancien thème et subsiste jusqu'à la conquête ottomane en 1475. Le nord de la péninsule, soumis aux Tatars, fait désormais partie du khanat de Crimée, allié et vassal de l'Empire ottoman.
À l'issue de la Guerre russo-turque de 1787-1792, la Crimée est cédée à l'Empire russe en vertu du traité d'Iaşi. Elle est intégrée au gouvernement de Tauride. Les tsars y mènent une politique de peuplement par des Russes et Ukrainiens, mais aussi Allemands, Moldaves, Arméniens et Grecs pontiques rappelés sur leurs terres d'origine. De nouvelles villes sont fondées, des voies ferrées construites et des marais assainis. Les Tatars de Crimée deviennent minoritaires et sont persécutés ou expulsés jusqu'à la fin du XIXe siècle. La Crimée constitue une importante tête de pont pour la marine marchande russe, dans son désir d'accéder aux mers chaudes
De 1853 à 1856, la péninsule est le théâtre de la guerre de Crimée, qui oppose la Russie aux Turcs et à leurs alliés français et britanniques. A l'issue de ce conflit meurtrier les Russes sont contraints d'admettre leur défaite, mais le traité de Paris n'entraîne pas de modifications territoriales en Crimée, qui sort cependant ruinée du conflit. Elle se relève après 1860 pour devenir une véritable riviera russe, avec l'apparition de nombreuses stations balnéaires comme Yalta.
À la fin de la Première Guerre mondiale, la Crimée fait partie des territoires abandonnés à l'Allemagne par le traité de Brest-Litovsk. Durant la guerre civile russe, elle constitue le dernier bastion de l'Armée blanche du général Wrangel, qui doit l'évacuer à la fin de l'année 1920. Beaucoup de Russes et d'Ukrainiens non-communistes s'enfuient vers l'Europe de l'Ouest avec l'Armée blanche. Au sein de la République socialiste fédérative soviétique de Russie, elle-même membre de l'Union des républiques socialistes soviétiques, la péninsule constitue la République socialiste soviétique autonome de Crimée, distincte de la République socialiste soviétique d'Ukraine.
Durant la seconde guerre mondiale, la Crimée est le théâtre de sanglantes batailles entre la Wehrmacht et l'Armée rouge. La péninsule est occupée par les Allemands malgré la résistance de Sébastopol jusqu'en juillet 1942. Les troupes soviétiques libérèrent définitivement la ville en mai 1944. Accusés d'avoir aidé les Allemands, les 200 000 Tatars de Crimée sont déportés, et près de la moitié trouvent la mort. La RSS autonome de Crimée est abolie le 30 juin 1945 et laisse la place à un oblast de Crimée relevant de la RSFSR. La ville de Sébastopol en est détachée en 1948.
Le 19 février 1954, Nikita Khrouchtchev « offre » l'oblast de Crimée à la RSS d'Ukraine à l'occasion du 300e anniversaire de la réunification de la Russie et de l'Ukraine. Treize années plus tard, en 1967, les Tatars de Crimée sont réhabilités, sans pour autant être autorisés à revenir dans la péninsule.
Lors de la dislocation de l'URSS, la Crimée se proclame « République autonome de Crimée » en 1991, puis « République de Crimée l'année suivante. Elle proclame son indépendance le 5 mai 1992, mais finit par être rattachée à l'Ukraine à la suite d'un accord entre les deux parlements. La République de Crimée et son importante population russophone bénéficient d'une certaine autonomie au sein du pays, tandis que Sébastopol est placée sous un régime spécial.
L'année 1995 est marquée par un nouveau bras de fer entre pro-russes et pro-ukrainiens, en Crimée mais aussi dans le reste de l'Ukraine.
Et puis on connaît la suite.
Mais pourquoi je vous dis tout ça?
Ah oui ! parce que l'histoire n'est pas un fleuve tranquille et La Réunion aurait tout à fait pu être chinoise .
Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'elle s'offre un oral de rattrapage .
Les Iles Eparses dans quelques millions d'années pourraient elles mêmes se retrouver près de l'Australie tandis que l'Inde va se rapprocher de la Russie. .

12.Posté par pimpin974 le 11/02/2016 21:24

tjrs certain commentaire a la hauteur des vrais Français!!!! tomate piqué i gate toutes !!! malheureusement certain creol ( enfin,i essaye )la fini piqué et i commence a prendre a zot comme bana tjrs cette supériorité , je sais tout et j'ai tout vue!!

13.Posté par kld le 11/02/2016 21:41

le droit international : bafoué par la France avec Mayotte et les iles éparses , bafoué par israel et sa politique coloniale depuis 67 avec la complicité de l'occident , oui , l'occident .............what else ............ ha les juristes y fé ri des fois , selon où ils se placent ! et j'en oublie !

14.Posté par Zoé le 11/02/2016 21:49

Et Hollande serait bien con de lâcher quoique ce soit...

15.Posté par Reveillez vous le 11/02/2016 21:50

areteksa

c est sur..qu il ont voté un grand oui en toute liberté .....lol


merci
Pierre Balcon pour le cours d histoire au moin c plus claire...

16.Posté par Vous avez dit LIBERTE des peuples ??? le 11/02/2016 23:50

C'est vrai que pour respecter le droit international, la Russie est un pays exemplaire qui a des références récentes avec la Géorgie, l'Ukraine, la Crimée !!!

17.Posté par Paul le 12/02/2016 07:23

ben c'est vrai quand on voit l’État en ruine à Madagascar ça donne pas envie d'y vivre. Les Français ont structuré le pays, créé des voies de communication, des écoles et des hôpitaux, structuré le commerce et l'agriculture. Madagascar était riche. Que reste t il de cela aujourd'hui?

18.Posté par LeMakiMaské le 12/02/2016 07:59

Chroniques des Nosy Kely : Portugasy e Ilhas dispersas
Par Patrick Rakotomalala (Lalatiana PitchBoule)

Masqué par les gesticulations des uns et des autres quant à la restitution à l’Etat malgache des Nosy Kely, un clin d’œil ironique nous est adressé par l’histoire et la géopolitique de l’Océan Indien. Ces îles que nous voulons malagasy, n’ont jamais, semble t il, porté de nom malagasy. Ou tout du moins les historiens de la Grande Île, interrogés sur ce sujet, avouent n’avoir jamais vu nommément trace ou mention de ces ilots dans l’histoire de Madagascar. Il serait temps d’y remédier. Parce que, entre nous soit dit, revendiquer des droits historiques sur des terres innommées, ça fait un peu désordre et pas très crédible.
D’autant que certains de ces îlots en question portent des noms … portugais ! Bassas de India avait été déclarée par des explorateurs portugais dès le 16eme siècle et Juan de Nova avait été découverte par le commandant Jao de Nova, galicien qui travaillait pour le portugal, en 1501… soit bien avant 1897.
On imaginerait aisément que Maputo puisse revendiquer sa souveraineté sur ces ilots au titre de l’antériorité d’une invention portugaise et au titre de l’héritage naturel de ces dites « possessions ». Qui plus est, Bassas de India, est géographiquement située pile à mi-chemin entre Madagascar et le Mozambique… Pourquoi le Mozambique ne serait il pas, lui aussi, légitime à réclamer la souveraineté sur Bassas de India ?
Mais au-delà de ce qui peut passer pour une boutade, le Mozambique est bien un acteur essentiel que les malgaches – enfermés dans un schéma borné par leur insularité d’une coté, par leur obsession de "Reny Malala" d’un autre coté et enfin par leur mépris pour tout ce qui est africain d’autre part – ne semblent absolument pas prendre en compte dans leur revendication des Nosy Kely.
On hurle « rendez nous NOS îles !!! » sans jamais se poser la question du « Oui, mais que va-t-on en faire ??? » ni du « Comment et avec qui gérer ou négocier cette restitution ???». D’autant qu’on l’a vu, la mise en valeur de ces ressources fossiles envisagées (qui ne restent que potentielles) est désormais largement compromise – ou tout au moins repoussée aux calendes gasy – et l’argument des richesses incommensurables de Juan de Nova semble bien spécieux [1] …. La restitution des Nosy Kely, relève ainsi plus d’une artificielle et politiquement opportune préoccupation d’image nationaliste (« c’est à moi et pas aux autres ») que d’une évaluation réelle des enjeux économiques, stratégiques, géopolitiques et environnementaux induits quant à cette revendication de souveraineté.
Et la naïveté et l’inconstance avec lesquelles sont menées ces revendications ne nous grandiront pas aux yeux de l’opinion internationale, faute de réflexion et de travail de prospective. Dieu sait si, pour espérer récupérer ces territoires, il faudrait être pris plus au sérieux qu’au travers des pétitions à vingt mille signatures. Et les politiciens qui, imprudemment, ont par le passé ou continuent de claironner « Je vais restituer au pays et au peuple malgache ses îles éparses » ne savaient et ne savent toujours probablement pas dans quel imbroglio juridique, diplomatique et géopolitique ils mettaient le doigt. Mais baaah … On peut toujours rêver de ce jour où nos hommes politiques s’occuperont d’abord de bien public puis d’éducation et d’information, pour construire notre histoire commune, au lieu de gesticuler en malhabiles revendications.
Sur l’échiquier régional, on est en effet confronté à un problème complexe de délimitation et de négociation de nos frontières maritimes, alors même que nous ne disposons pas de cette vision globale des enjeux maritimes sur la zone du Canal du Mozambique. Avons nous seulement envisagé quels seraient les moyens nécessaires pour exercer et garantir nos droit souverains sur cette zone dont nous exigeons la restitution ? Que va-t-on faire de ces immensités maritimes qu’il va falloir administrer ? Oui, bien sûr, on trouvera bien un amiral quelque part pour sécuriser les 370 000 km² de ZEE qu’il nous incombera de prendre en charge.
D’autant que se réveille désormais sur la zone cet acteur qui ne se laissera pas faire en termes de délimitation territoriales. La République du Mozambique se préoccupe ainsi de longue date non seulement de logiques de frontières maritimes, mais aussi de logiques d’évaluation de ses richesses en prévision de leur gestion. C’est là la différence entre la capacité de vision prospective des uns et l’incompétence entachée de court-termisme des autres. Quand les uns se préoccupent de propriété sur ce qu’ils n’ont pas, les autres se préoccupent de sécurisation de ce qu’ils ont.
Il est peu probable que le Mozambique ait envie faire joujou avec une quelconque revendication de souveraineté sur ces îlots eux-mêmes. Mais il reste extrêmement concerné et préoccupé par ces litiges entre Paris et Moroni (à propos de Mayotte) et Paris et Antananarivo (à propos des îles éparses). Ces litiges l’empêchent en effet de négocier et de fixer rapidement ses propres frontières maritimes avec ses voisins à savoir Madagascar, [2]les Comores et le géant Sud Africain [3] !!! Et de les sécuriser … Et un déplacement vers l’ouest de l’espace marin malagasy dans le cas d’une restitution à l’Etat malgache exigera une négociation des frontières maritimes (ZEEs et Extension du plateau continental) avec un pays que sa façade maritime de 2700 kms, et sa population majoritairement paysanne vont rendre sensible quant à la définition et à la préservation de ses zones d’intérêts… de ses zones de pêches au thonidé et de ses zones de production gazières en particulier. Avec un Mozambique qui a déjà contesté l’établissement des ZEEs sur la zone, la frontière entre les deux états se négociera probablement dans la règle de l’équidistance : et zou !!! … exit la perspective de la « belle » ZEE « prometteuse » de Juan de Nova !
Par ailleurs, ses ports de Beira, Maputo et Nacala, poumons économiques des pays enclavés que sont le Zimbabwe, le Malawi ou la Zambie, vont rendre le Mozambique particulièrement sensible à des logiques de sécurisation de ces territoires maritimes, qui restent à la portée des pirates de la corne de l’Afrique. En y rajoutant des préoccupations légitimes en termes d’environnement, de liberté de circulation maritime et de tourisme, on devrait réaliser que le Mozambique ne laissera pas faire n’importe quoi à sa porte.
Le pays, pourtant tardivement indépendant (1975) et tardivement en paix (1992) était suffisamment conscient de ces enjeux de revendications et délimitations maritimes, pour avoir constitué dès les années 2000 une Institution (National Institute for Maritime and Borders Affairs) rattachée au Ministère des Affaires Etrangères. Pendant ce temps, notre amiral validait en 1999 au sommet de la COI le principe de la cogestion des iles de l’Océan Indien.
Le Mozambique n’a pas vocation à arbitrer en faveur de telle ou telle partie du conflit entre la France et Madagascar. Mais on peut supposer que la République du Mozambique jouera la carte du partenaire qui répondra le mieux à ses intérêts économiques, sécuritaires, géopolitiques. Et entre le nain malgache gesticulant, qui aura du mal à sécuriser sa zone, et la puissance européenne avec ses capacités d’investissements, ses capacités d’intervention, et ses débouchés commerciaux et énergétiques on imagine aisément au profit de qui risquent de s’orienter les faveurs de Maputo. Et la récente visite d’une mission diplomatique française à Maputo, malgré de véhémentes dénégations « on vous jure qu’on n’a pas parlé des Eparses », ne doit pas nous tromper. Les postures de Chissano lors de sa médiation, n’étaient par ailleurs peut être pas étrangères à ces logiques géopolitiques.
Une fois encore on se précipite sans vision globale et sans accorder la moindre parcelle de réflexion quant aux impacts et enjeux réels de ces initiatives revendicatrices. Le brouhaha qu’elles génèrent est bienvenu pour masquer d’un coté les problèmes réels et pour, de l’autre coté, réveiller opportunément un nationalisme d’opposition qui veut encore déstabiliser le pouvoir. L’incompétence apparente de ce dernier irrite. Mais il faut assumer que ce dont le pays a avant tout besoin, c’est de stabilité et certainement pas de l’arrivée de nouveaux prétendus conpétants.
Il serait temps qu’on grandisse et qu’on apprenne à travailler plus sérieusement sur le long terme en évaluant les problèmes de la manière la plus globale et dans toutes leurs inférences. Et qu’on arrête de manipuler les opinions. Revendiquer, oui … Mais au moins donnons nous les moyens de faire aboutir les choses en appréhendant sérieusement les problèmes.
Bien à vous tous
Patrick Rakotomalala (Lalatiana Pitchboule)
[1] https://madagoravox.wordpress.com/2015/11/25/chroniques-des-nosy-kely-1ere-chronique-y-a-t-il-du-gaz-dans-leau-et-du-ble-dans-le-gaz-dans-leau/
[2] La distance entre le Mozambique et Madagascar est de 200 nautiques (374kms) dans la partie la moins large du canal ; les ZEEs potentielles (nonobstant le problème de la France et des Comores) sont donc en chevauchement. Et si Les Nosy Kely revenaient à Madagascar, cette distance serait de 260 nautiques dans la partie la plus large.
[3][3] les frontières avec la Tanzanie ont, elles, été négociées en 1988. Mais cette frontière est remise en cause par la république des Comores

19.Posté par kld le 12/02/2016 08:42

ben oui , Paul, quoi , la colo, c'était ça : les infrastructures, la santé , une hausse généralisée du niveau de vie , que du bonheur .......60 ans après les indépendances , je ne comprends toujours pas comment certains ont voulu etre indépendant ???? ( du 3ème degré pour les malcomprenants !!, )

20.Posté par pipoteur le 12/02/2016 12:07

@post: Merci pour ce long post argumenté et qui tranche avec l'argumentation péremptoire soi-disant juridique (droit international lol) de KLD qui se veut défenseur du peuple opprimé de Madagascar...
On peut aimer Madagascar et son peuple tout en ayant un regard critique sur ce qui s'y passe et les malgaches eux-mêmes! Tous les malheurs malgaches ne sont pas dus aux "autres" et en particulier aux français. Les malgaches eux-mêmes sont prisonniers de leur propre mentalité ("les malgaches –enfermés dans un schéma borné par leur insularité d’un coté, par leur obsession de "Reny Malala" d’un autre coté et enfin par leur mépris pour tout ce qui est africain")

21.Posté par kld le 12/02/2016 13:29

pipoteur : "Tous les malheurs malgaches ne sont pas dus aux "autres" et en particulier aux français" ,j'ai dit ça quelque part ? il ne me semble pas !
"leur mépris pour tout ce qui est africain"" : certaines ethnies peut etre , mais allez dire ça aux Cotiers !!!!!

22.Posté par Hugues Neau le 12/02/2016 14:05

Les malgaches ont déjà du mal à exploiter leur propre pays, pourtant si riche, v'là maintenant qu'ils revendiquent d'autres terres...à quoi bon...


23.Posté par pipoteur le 12/02/2016 14:49

@◘post21: vous ne le dites pas directement mais vos posts sont toujours " d'un côté la vilaine France et de l'autre les gentils malgaches!"
"le droit international : bafoué par la France avec Mayotte et les iles éparses , bafoué par israel et sa politique coloniale depuis 67 avec la complicité de l'occident , oui , l'occident .............what else ............ ha les juristes y fé ri des fois , selon où ils se placent ! et j'en oublie ! "
Comparer la problématique des territoires occupés par Israël avec la problématique des îles éparses fallait oser quand même! De minuscules cailloux sans âme qui vivent avec l'occupation d'un territoire peuplé depuis des siècles...
Les territoires au cours des siècles se sont construits à coup de rapport de force, c'est pas récent! Alors le droit international......

24.Posté par Zozossi le 12/02/2016 21:38

Une certitude: que l'ONU, l'OUA, les Etats-Unis ou la Russie le veuillent ou non, les Iles Eparses sont aussi françaises que la Réunion.

Ces îles, dont les Malgaches ignoraient tout, ont été rattachées administrativement à Madagascar par la France en octobre 1897, donc après l'annexion de la colonie de Madagascar en août 1896.
Ce que la France a fait, elle avait parfaitement le droit de le défaire: elle a donc détaché les Eparses de Madagascar avant l'indépendance de celle-ci en 1960.

Depuis les années 1970, quelques politiciens malgaches lancent périodiquement des revendications sur les Eparses françaises pour détourner -sans succès- la colère de l'électorat de leurs échecs économiques dus à leur propre incompétence.
Inutile de dire que la population malgache ne connaît même pas l'existence des Iles Eparses, qui auraient bien du mal à être revendiquées par de "nombreux Malgaches", comme l'écrit comiquement l'auteur de cet article.

Quand le régime de Hollande s'est permis -en bon laquais des Etats-Unis- de contester le rattachement de la Crimée à la Russie malgré un referendum massif des intéressés, il est vrai que la Russie ne s'est pas privée de remettre la France à sa place en lui rappelant que si elle prétendait donner des leçons de "droit international", elle ferait mieux de balayer devant sa porte avec Mayotte et les Eparses.
Ni plus, ni moins.
Ce qui veut dire que pour la Russie qui considère (à juste titre) la Crimée comme russe, la France a le droit de considérer Mayotte et les Eparses comme françaises.

Le politicard malgache Patrick Raharimanana (pion des Etats-Unis formé dans ce pays en 1994 au titre du programme des "visiteurs leaders africains"), éternel recalé des élections, raconte donc n'importe quoi pour se faire mousser.

25.Posté par kld le 13/02/2016 00:07

article de M. Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo :

ILES EPARSES EN QUESTION

Sous ce titre, par un article paru dans « Madagascar Magazine » (n° 14 du juin 1999) nous avions eu à analyser les différentes données de ce qui se présente objectivement comme un différend territorial franco-malgache en Océan Indien occidental.

Ce différend n’a toujours pas trouvé sa solution.

Or, il est temps qu’il soit solutionné.

Voici comment il se présente, tel que nous l’exposions objectivement en 1999. Les éléments de notre réflexion d’alors sont toujours d’une brûlante actualité.


*

Les Iles Eparses sont un ensemble disparate de cinq petits îlots disséminés près des côtes malgaches, les quatre premiers, les Glorieuses, Juan-de-Nova, Bassas-da-India et Europa, tout au long du canal du Mozambique, et le dernier, Tromelin, au large des côtes nord-est de Madagascar.

Voilà des noms de rêve pour une destinée pourtant incertaine et indécise du fait des hommes, du fait des conflits d’intérêts entre trois Etats, puisque la souveraineté de ces îles est revendiquée à la fois par Madagascar, la France et l’Ile Maurice, la revendication de cette dernière se limitant toute fois à l’île Tromelin.

La dispute territoriale, qui n’a heureusement jamais pris des proportions comparables à un conflit ouvert que connaissent actuellement les îles Spratley dans la mer de Chine du Sud, a tout de même connu son moment fort en 1973, et n’a à ce jour pas trouvé de solution.

En mettant à part le cas de l’Ile Maurice dont les visées ne concernent que l’Ile de Tromelin, la dispute territoriale met donc essentiellement en face la France et Madagascar. A ce jour, c’est la France qui, en ayant fait administrer les Iles Eparses par le ministre chargé des départements d’Outre-Mer, semble la plus soucieuse d’ « occuper » le terrain. Mais en 1973, Madagascar a officiellement contesté la souveraineté française considérant que ces îles ont toujours été et demeurent malgaches…

Ce qui est en jeu, ce sont une question de principe (car on ne transige pas sur une question de souveraineté), un intérêt économique et écologique (puisque cet archipel possède un plateau continental vaste et riche en ressources naturelles, ainsi qu’une réserve de tortues marines sauvages uniques au monde), et un intérêt stratégique (puisque les Iles Eparses constituent, en différents points du canal du Mozambique et de l’Océan Indien occidental, autant de points de contrôle sur une zone appelée à connaître un développement de la circulation maritime).

Déjà, en violation de la Convention de Washington du 3 mars 1973 sur la protection des espèces rares, des exploitants européens sans scrupules s’abattent sur la colonie de tortues sauvages des Iles Eparses pour faire un commerce lucratif de leurs écailles, de leur peau, de leur viande et de leur carapace, notamment transformées pour la maroquinerie de luxe. De leur côté, les « Tours Operators », les randonneurs ou autres industriels du tourisme ne tarderont pas à exploiter cet autre paradis naturel dont décidément Madagascar est abondamment pourvue.

Seulement, au regard du droit international la situation juridique de ce que d’aucuns désignent sous le doux nom d’ « Archipel des Eparses », qui s’entoure d’une imprécision et d’une curiosité qui ajoutent à l’attrait scientifique et écologique, – et sans doute, bientôt, touristique -, des îlots le composant, est pour le moins incertaine. Dans cette histoire, il faut bien admettre que la position française, par son manque de transparence, par son ambiguïté et le défaut de base juridique solide, paraît difficile à comprendre.

**

Madagascar peut légitimement se prévaloir de la notion de la continuité ou d’unité géographique car ces îles gravitent comme en orbite autour de son territoire continental et, partant, peut également se prévaloir de la notion de continuité historique. Faut-il ajouter également la continuité et la cohérence ethniques, ce même si ces îlots n’ont jamais été habités de façon stable, encore qu’à travers les vicissitudes de l’Histoire malgache, en particulier à travers des expéditions maritimes des siècles passés et surtout du début du XIXème siècle, ils ont reçu et continuent de recevoir, de façon certes décousue, la visite et l’établissement momentanés de populations malgaches limitrophes.

En héritage de cette Histoire, de fait les Iles Eparses ont toujours été incluses dans l’ensemble territorial malgache et, tout logiquement elles ont donc été administrées par le gouvernement général de Madagascar pendant la période coloniale. D’autre part, et par la voie normale de la succession juridique, ces mêmes îles étaient partie intégrante du territoire malgache résultant de l’accession de Madagascar, le 14 octobre 1958, au statut d’Etat Indépendant mais dont les compétences internationales étaient fondues dans l’ensemble de la Communauté Française. Le gouvernement malgache de l’époque, poursuivant une activité essentielle au développement économique du pays, avait répertorié sur la « Carte minière de Madagascar » l’île Juan-de-Nova et faisait exploiter les importantes réserves de phosphate de cette île par une société privée dont les produits sont distribués sur le marché intérieur malgache, à la Réunion, à l’Ile Maurice et à l’Afrique du Sud.

A une situation juridique sans équivoque née de la succession d’Etat s’ajoute donc au regard du droit international, et au profit de Madagascar, une effectivité de sa présence sur les Iles Eparses conçues comme constituant un ensemble géographique, ce qui fait dire à tous que les Eparses, malgré leur dispersion – d’où leur nom d’ « éparses » – forment un Archipel.

Ce qui fait que, quand le 24 juin 1960 Madagascar allait accéder à la pleine souveraineté internationale, des accords ont été préalablement conclus le 2 avril 1960 avec la France aux termes desquels notamment, et conformément au droit international, Madagascar devait en l’occurrence non pas recouvrer sa souveraineté internationale mais être confirmée dans cette souveraineté, ce sur l’intégralité géographico-historique de son territoire et sans aucune exception ni réserve de la part de la France. C’est ainsi que dans le silence d’une exception territoriale – qui cependant aurait nécessité l’assentiment malgache, ce qui n’a pas été le cas – et en l’absence de réserves que la France aurait pu émettre sur l’Archipel des Eparses, – ce qui était devenu impossible du fait même du droit acquis par Madagascar et, en tout état de cause, de l’effectivité de la présence malgache aux Eparses -, cet Archipel doit nécessairement être considéré comme inclus dans le vaste territoire malgache. La souveraineté internationale acquise par Madagascar le 24 juin 1960 devait définitivement inscrire en droit et en fait cette situation.

Seulement, ayant interprété les choses différemment, la France avait subrepticement et en catimini pris le 1er avril 1960, c’est-à-dire la veille des accords franco-malgaches conclus le 2 avril 1960, une initiative de droit interne, matérialisée par un simple décret N° 60-555 qui place l’Archipel des Eparses directement sous l’autorité du ministre chargé des Départements d’Outre-Mer, le Préfet de La Réunion recevant, quelques années plus tard, délégation pour l’administration de ces îles. Il est à noter qu’en agissant ainsi les autorités françaises n’ont pas, contrairement à une exigence institutionnelle française, fait entrer ces îles dans l’une ou l’autre des catégories des collectivités locales ou territoriales limitativement définies au titre IX de la constitution française et cette situation subsiste aujourd’hui.

La question de la territorialité même des Iles Eparses par rapport à l’organisation territoriale française pose donc, en droit français, question, laquelle, à ce jour, n’a toujours pas été résolue malgré l’intervention d’une Circulaire du 21 avril 1988 par laquelle le Premier ministre français précise d’ailleurs que « les Iles Eparses…n’ont pas de statut déterminé… » (sic) !

Et tout ceci contrairement à une jurisprudence et à une pratique légale bien établies puisque, au cas particulier de terres sur lesquelles, pour diverses raisons, et notamment eu regard du droit international, la souveraineté française pourrait être jugée « incertaine » ou pourrait être contestée, le législateur est systématiquement intervenu, en application de l’article 53 de la constitution française, pour bien marquer et matérialiser par une loi spécifique que telle ou telle terre fait partie du territoire français. C’est le cas des Terres Australes et Antarctiques françaises (par une loi du 6 août 1955), de Wallis et Futuna (par une loi du 29 juillet 1961), de Mayotte (par une loi du 24 décembre 1976), de la Polynésie française (par une loi du 6 septembre 1984), de la Nouvelle-Calédonie (par une loi du 6 septembre 1984), et de Saint-Pierre et Miquelon (par une loi du 11 juin 1985).

Faut-il ajouter aussi que le rattachement de ces Iles Eparses au territoire français, alors qu’elles ont un statut territorial indéterminé au regard de l’organisation territoriale elle-même, pose problème. En effet, l’article 53 de la Constitution française pose en principe que le consentement des populations intéressées est obligatoire avant toute cession, tout échange ou toute adjonction de territoire. Or, ce consentement fait ici défaut.

***

C’est dire que même du point de vue du droit interne français, et au regard de la territorialité des Iles Eparses, c’est toute la question de la réalité de la souveraineté française sur ces îles qui se pose.

De rares juridictions françaises ont, à travers leurs décisions, constaté la souveraineté française sur ces îles en se référant au décret du 1er avril 1960, mais bien entendu, parce que de telles décisions ne sont opposables qu’aux parties aux litiges qui leur avaient été soumis, cela ne résout pas le problème de droit international que nous exposons et est, de toute façon, sans emport quant à la question fondamentale sur la réalité juridique de la souveraineté française sur ces îles tant en droit interne français que, a fortiori, en droit international.

En dernier lieu, faudrait-il alors croire, comme l’avancent certains, qu’en fait les Iles Eparses avaient donné lieu, avant la conclusion des accords du 2 avril 1960, à un marchandage entre Français et Malgaches aux termes duquel Madagascar obtiendrait la souveraineté sur l’Ile Sainte-Marie dont la majorité des habitants aurait semble-t-il voulu demeurer française en contrepartie du lâchage des Iles Eparses ? Mais, à notre connaissance aucun document diplomatique (échange de lettres ou de notes, démarches, etc…) ne permet de prendre une telle supposition pour vraisemblable, et les accords du 2 avril 1960 eux-mêmes ne font aucune allusion à un tel « arrangement ». De plus, si marchandage ou arrangement il y avait eu, c’est logiquement au plus tard le 14 octobre 1958, date de la proclamation de la République malgache membre de la Communauté Française, qu’il aurait dû intervenir. Cette hypothèse transactionnelle paraît donc invraisemblable.

Se pourrait-il donc que nous nous trouvions, dans le cas des Iles Eparses aux noms si enchanteurs et évocateurs, dans la situation fâcheuse d’un territoire sur lequel le fait colonial français s’est quelque peu oublié ?

En d’autres termes, la France a-t-elle espéré, par le fait du prince, matérialisé ici par le rattachement par voie de décret un territoire apparemment non revendiqué – mais il est désormais, au moins depuis 1973, formellement revendiqué par Madagascar -, imposer et opposer le principe de l’effectivité qui, en droit international, signifie qu’une situation de fait, parce qu’elle existe et persiste sans contestation, donne naissance, sans autres conditions, à une situation de droit ?

Mais, par rapport à ce principe coutumier du droit international, l’on sait par ailleurs que les conséquences d’un simple décret, si elles ne s’accompagnent pas de faits sociaux significatifs permanents et stables (par exemple, l’établissement d’une colonie d’hommes et de femmes installés à demeure, l’implantation d’installations en dur, etc…) qui engagent le devenir du territoire, ne suffisent pas à créer cette effectivité recherchée. De ce point de vue, en particulier par référence aux éléments que nous exposions plus haut, Madagascar a, en plus du droit, plus de raison d’invoquer l’effectivité d’une présence permanente, stable et sans équivoque sur les Iles Eparses. L’on sait aussi que ce principe de l’effectivité doit s’effacer devant une norme internationale impérative. Or, figurent parmi ces normes le principe de l’autodétermination et de la décolonisation consacré par la charte des Nations Unies et dont on voit mal comment la France pourrait s’en estimer déliée au cas particulier.

Comme on le voit, la question des Iles Eparses est épineuse et, a priori, la position de la France, dont la souveraineté aux Eparses semble s’envelopper d’un caractère virtuel, nous paraît difficilement soutenable…Madagascar ne semble d’ailleurs pas s’en émouvoir outre mesure…et à notre connaissance, ses autorités n’ont jamais entendu porter cette difficulté – sinon ce litige – devant la Cour Internationale de Justice des Nations Unies de La Haye, seule juridiction compétente dès lors qu’il y a entre Etats un litige territorial qu’ils souhaitent voir tranché juridiquement.

La diplomatie devrait donc s’en saisir.

Or, les relations franco-malgaches actuelles sont, semble-t-il, bien meilleures qu’auparavant et, chez chacune des parties, une volonté manifeste d’oublier les rancoeurs passées existe. Parmi les questions qui font problème, assurément celle concernant les Iles Eparses mérite que les autorités françaises et malgaches s’y penchent, par exemple au moyen de la réanimation de la commission mixte franco-malgache qui ne s’est pas réunie depuis 1990, pour lui trouver une solution satisfaisante. Les options possibles nous paraissent être de deux ordres : soit, reconnaissance par la France de la souveraineté malgache sur l’archipel des Iles Eparses dans son intégralité ; soit, partition des îles, Madagascar conservant sa souveraineté sur certaines de ces îles, abandonnant à la France les autres, moyennant compensation substantielle. Mais, quelle que soit l’option choisie, il sera difficile de ne pas inviter l’Ile Maurice aux négociations puisqu’elle revendique l’Ile Tromelin.

****

Depuis que nous avions fait paraître cet article en juin 1999, dont nous ne faisons qu’en reproduire ici les termes, la question centrale n’a guère changée, et les éléments du dossier, puisque désormais la question des Iles Eparses constitue un contentieux à résoudre, demeurent et doivent être solutionnés, soit sélectivement, soit globalement.

En effet, les éléments du différend, tant sur le plan juridique qu’eu égard aux normes internationales, demeurent fondamentalement les mêmes, ceci en dépit des trois faits complexes suivants intervenus ultérieurement :

. ce n’est que par une loi du 21 février 2007, entrée en vigueur le 1er janvier 2008, que le statut des Iles Eparses (Bassas-da-India, Europa, Glorieuses, Juan-da-Nova et Tromelin) a été « régularisé », mais au seul regard de la Constitution française, par leur rattachement organique aux Terres Australes et Antarctiques françaises ;

. la présence permanente à Juan-da-Nova d’un détachement militaire français d’une quinzaine d’éléments, renforcé par des installations en dur, a par la suite été décidée d’autorité par la France seule pour un objectif bien précis: pouvoir, à toutes fins, revendiquer une présence effective qui, en l’occurrence et dans les circonstances de la cause, ressemble fort à une occupation ;

. la France et l’Ile Maurice ont, de leur côté, en prenant soin de ne point inviter Madagascar à la table des négociations, récemment conclu par la formule de la cogestion l’administration de l’Ile Tromelin.

Au cours de notre mission diplomatique en France, de 2002 à 2008, la question de ces Iles Eparses, qui n’avait alors pas connu ces derniers développements, avait été abordée dans la discrétion voulue par les voies diplomatiques appropriées, ce dans la décrispation et dans un parfait esprit de dialogue compréhensif et de bonne volonté réciproque. La position malgache consistant à faire admettre le principe de la souveraineté exclusive de Madagascar avait été réaffirmée comme étant un préalable à toute autre évocation de solution à négocier mutuellement.

Depuis, et étant donné l’acte unilatéral français constitué par l’adoption de la loi du 21 février 2007 visée ci-dessus, aggravé par une présence militaire d’occupation, il faut reconnaître que non seulement le dossier n’avait pu se débloquer, mais il s’est au contraire complexifié à cause des trois faits français relevés plus haut.

En l’état actuel, l’évolution du côté français est donc fortement souhaitable afin de parvenir à une solution mutuellement satisfaisante conforme au droit international et dans un esprit de coopération fondée sur des bases saines. L’opportunité de rouvrir les négociations sur des bases mutuellement acceptables est donc à susciter et à saisir à bon escient. Pour y parvenir, il n’y a toutefois pas lieu, comme s’y risquent certains esprits prompts à s’enflammer, à d’emblée placer la question des Iles Eparses devant le tribunal des revendications et à coup d’invectives.

Par contre, il appartient très certainement à la France de sérieusement envisager de considérer préalablement avec l’attention requise la juste position malgache.

Cela lui évitera qu’à propos des Iles Eparses elle n’apparaisse point devant l’Histoire comme étant objectivement complaisante et prise à défaut devant les différents modes d’annexion territoriale accompagnée ici d’une occupation militaire, ce au moment même où elle a raison de dénoncer fortement un Président Poutine qui, lui, ne s’est pas embarrassé pour annexer par la force armée la Crimée, ce à la mode d’un très fâcheux «Anschluss » allemand des années noires précédant la seconde guerre mondiale.

Dans le cas précis des Eparses en effet, là où par référence à l’article 53 de la Constitution française il est question d’ « adjonction » territoriale, cette subtilité sémantique ne doit pas faire illusion pour conclure à un mode d’annexion, en tout état de cause contraire aux dispositions mêmes du dit article 53 puisque manque un élément essentiel : la nécessité du consentement populaire, sans bien entendu parler d’une infraction au droit international en vigueur, au moins depuis l’adoption de la charte des Nations Unies…Sur ce point particulier, sont en cause, entre autres considérations, les principes intangibles suivants : l’intégrité territoriale qu’impliquent les règles de la succession d’Etat et, accessoirement, celles résultant du droit de la Mer, s’agissant particulièrement des limites de la zone économique spéciale, mais aussi de l’unicité résultant de l’appartenance au plateau continental.


Concernant le seul point de vue du droit de la mer, une récente décision datée du 7 juillet 2014 de la Permanent Court of Arbitration des Nations Unies, basée à La Haye, a tranché en faveur du Bengladesh, au regard de la Convention internationale sur le Droit de la Mer, un litige vieux de dizaines et de dizaines d’années entre ce pays et l’Inde dans le Golfe du Bengal, la souveraineté et l’exploitation d’une vaste zone riche en pétrole et sources marines et sous-marines d’énergie et de pêche.

A la suite de cette décision, les deux pays ont retrouvé une nouvelle sérénité relationnelle.

La voie de l’arbitrage international, sous l’égide de l’ONU, est donc également une voie possible à explorer…

En guise de conclusion, surtout au regard de la profusion actuelle d’écrits et de prises de position émanant d’hommes politiques malgaches ou de juristes, il convient de rappeler qu’à ce stade où tout responsable se doit de cultiver la sûreté dans l’argumentation plutôt que de multiplier les ballons d’essai et de biaiser, il est indispensable de ne point fragiliser la seule position qui vaille pour la partie malgache, celle, tout d’abord et préalablement, de réaffirmer par les voies diplomatiques idoines les principes intangibles de droit, avant d’envisager, cette fois-ci dans le cadre de négociations ou pourparlers dont les contours auront été préalablement définis et fixés, les éventuelles modalités d’accords quant aux modes de développement des îles concernées.

Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo ©

oui les mauvaises langues diront que c'est du "copié-collé " mais c'est intéressant non ,,,,,,,,,,,,,,,,???????????quand certains s'expriment mieux que d'autre sur un sujet , il est intéressant de les faire connaitre , ya.

26.Posté par ti créole Réunionnais, fier d''''être Français !!! le 13/02/2016 11:16

A 25.Posté par kld le 13/02/2016 00:07 au sujet de l'article de M. Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo...

Vous ne pourriez pas demander à ce monsieur qui se complaît dans l'écriture en donneur de leçons, sur l'éventuelle appartenance à Madagascar d' îlôts que La France revendique et dont elle assure la surveillance avec autorité,

de faire preuve du même zèle avec son stylo, pour dénoncer la corruption à tous les niveaux qui sapent le semblant de démocratie de ce beau pays, Madagascar, devenu l'un des plus pauvres du monde, qui ne s'est jamais remis de sa décolonisation par La France ???

27.Posté par stormbridge le 13/02/2016 12:55

qq'un pourrait me rappeler combien cela fait que Madagascar est indépendante ?
Cela fait combien d'années que la France est partie de là-bas?
Autre question : cela se passe mieux depuis que la france est partie ?
Ah oui j'oubliais : faut pas parler de bienfaits éventuels liés au passage de la France sur Madagascar , ni sur aucune autre ancienne colonie ou anciens dom , sinon KLD va encore sortir son même discours....

28.Posté par aou le 13/02/2016 20:13

Pas trop d'enthousiasme. Il y a déjà assez de territoires insulaires tricolores éparpillés à entretenir dans les océans . Ces îles éparses loin de Paris et si proches de Tana!

29.Posté par kld le 13/02/2016 21:05

bon , pour contenter tout le monde , créons les états unis de l'Océan Indien , avec gouvernance tournante , lol ! bonnes fetes de st valentin à tous !

30.Posté par vincent Caramante le 14/02/2016 07:16

Quelles ont été les raisons de la colonisation par les empires coloniaux ?
Poser la question, c'est aussi, obtenir une réponse. Les richesses et les ressources, bien évidemment, quelles soient du sol, du sous sol ou des océans.
Est-ce que la décolonisation a permis aux pays décolonisés de s'approprier de ses richesses et permettre une progression économique et sociale ?
La réponse est non. Le néocolonialisme permet aux grandes industries internationales de continuer le pillage des anciennes colonies. (Les seuls états, aux taux de croissance élevés sont les pays de la BRICS, dont, d'anciennes colonies qui ont récupéré leurs ressources, tels que la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud).
Pour ce faire, rien de plus facile de corrompre des chefs d'états, de distribuer des millions, voire des milliards de $, de £, €, ou de roubles.
La pauvreté de Madagascar, dont le potentiel de richesses est énorme, est incontestablement le résultat de la politique néocolonialiste, imposée par les pays riches de l'Occident.
Il est insoutenable de lire des commentaires racistes stigmatisant le Peuple Malgache d’incompétents, ou de paresseux.
Ceux qui connaissent Madagascar et son peuple, savent, combien ils sont astucieux, intelligents, débrouillards pour sortir de leur misère.
La corruption fonctionne parce qu'elle présente des corrompus, mais les corrupteurs sont bien plus malveillants. Car eux, ces corrupteurs, utilisent l'argent des contribuables de leur pays respectif, au profit des pilleurs.
Aussi, tout en respectant la résolution de l'ONU qui impose à la France de restituer les iles éparses de canal du Mozambique, avec ce système, le peuple de Madagascar n'y gagnera rien.
La question finale: peut on croire, naïvement, à la sincérité de la Russie de Poutine ?

31.Posté par vincent Caramante le 14/02/2016 16:07

La haine raciste est malheureusement présente dans certains commentaires. Elle est d'autant plus absurde de la part de ceux, dans l'anonymat, revendiquent l'entité réunionnaise, alors que dans la majorité de notre population, coule, dans nos veines du sang malgache. Que la Langue Kreol utilise du vocabulaire malgache.
La pensée coloniale, l'aliénation, causent bien des dégâts dans l'esprit de ces colonisés qui s'ignorent.
De grâce, ne singez pas les colonisateurs, ni, une partie de l'aristocratie blanche, qui a toujours exploité les différences, ethniques, culturelles et cultuelles pour asseoir leur pouvoir. L'argent et les biens n'effaceront jamais vos origines, ni ceux de vos progénitures.

32.Posté par vincent Caramante le 14/02/2016 16:17

Dans la corruption, le premier responsable est le corrupteur.
Avec sa richesse il peut aisément acheter les consciences, exploiter les biens des pauvres.
La société bien pensante a toujours façonné l'opinion à désigner les pauvres, responsables de tous les maux.

33.Posté par tite souris de bibliothèques. le 14/02/2016 18:00

31.Posté par vincent Caramante le 14/02/2016 16:07

Nous sommes en 2016,...

Grâce à Internet où si vous ne pouvez le faire vous même, bien que ce soit gratuit, il suffit de prendre le temps de vous rendre aux Archives départementales où le personnel d'une grande gentillesse et compétence vous remettra tous les documents que vous voulez consulter pour effectuer les différentes recherches,

Sinon, je vous invite à prendre connaissance de l'histoire du peuplement de notre île, auprès d'historiens compétents et impartiaux, qui tordront le cou aux inepties que vous proférez et encore trop souvent vèhiculées par certains politicards interessés à la propagation de ce type de mensonges éculés !!!

34.Posté par Zozossi le 14/02/2016 22:36

@ "vincent Caramante"

Vous commencez à nous saouler avec votre accusation de "haine raciste" dès qu'un propos prétend s'affranchir de votre prêt à penser sous surveillance: plusieurs contributeurs ici -dont je suis- pensent et écrivent que Madagascar s'est effondrée depuis l'indépendance, ce qui est un fait.
Ni "haineux", ni "raciste".

Ils l'attribuent -au moins partiellement- aux Malgaches eux-mêmes qui n'ont pas su, pas pu ou pas voulu maintenir le niveau de leur île où il était.
Et on a parfaitement le droit de le penser et de le dire sans qu'un esprit formaté vienne nous dire que ce constat mesuré relève de la "haine raciste".

Quant à l'anonymat, on s'en tape que vous vous appeliez "Caramante", "Carabosse", "Mamadou" ou "Hoareau".
Ce qui compte, c'est l'intelligence et la lucidité du propos, dont le vôtre ne semble pas déborder.

La colonisation est un phénomène universel, consubstantiel à l'humanité, à étudier objectivement dans ses diverses formes historiques, et non le péché mortel propre à l'Europe, mais si ça vous arrange de répéter cette rengaine de perroquet propagée par une chapelle idéologique de Blancs ignares et mal dans leur peau.

Vous n'êtes pas le seul à connaître Madagascar, et le fait que des Malgaches soient "astucieux, intelligents, débrouillards" ne change rien au constat impitoyable fait ci-dessus: plus de cinquante après l'indépendance, le bilan est catastrophique, et le "néo-colonialisme" a bon dos.
Reporter éternellement la faute des Malgaches sur les Français (forcément et toujours coupables) revient à considérer les Malgaches comme incapables d'aller au bout de leur libération, faute de volonté ou de capacité.
Voilà le vrai "racisme", puisque vous ne pouvez pas vivre sans cet épouvantail: mais il est chez vous et non chez vos contradicteurs, malgré les apparences.

Et arrêtez de venir (de loin) nous apprendre que la "langue kreol utilise du vocabulaire malgache": les Réunionnais sont assez grands pour savoir sans vous que leur patois (et non "langue") créole (et non "kreol") a emprunté un nombre limité de mots malgaches qui ne changent rien au fait que le substrat de notre parler soit français dans son immense majorité.

Le poste 33 (tite souris de bibliothèques) vous invite à vous instruire sur le peuplement de notre île au lieu de "propager des mensonges éculés": on ne saurait mieux dire.
Vous apprendrez ainsi que la part des Malgaches dans le peuplement de la Réunion n'est guère plus important que dans la langue.

La bien pensance ne résiste pas à l'examen des faits.
Prenez-en donc connaissance au lieu de nous administrer votre moraline à la louche.

35.Posté par LA FRANCE SOUVERAINE le 14/02/2016 23:38

L'iles de la Réunion est Française et n'aura jamais son indépendance car elle fut annexer avec aucun habitants dessus, quand aux iles éparses elle sont Française elle furent toute annexer(sauf Tromelin en 1830) après l'annexion de Madagascar, Madagascar n'a et n'aura jamais aucun droit sur c'est iles car selon le droit de la mer, un état revendiquant un territoire a proximité du siens appartenant à une autre nation doit lui appartenir si elle revendique aux bout de 5ans. Hors Madagascar l'a revendiquer en 1973, soit 8ans après la fin du délai c'est iles sont donc Française. Maurice n'a aussi aucun droits sur Tromelin car l'Angleterre n'a pas bouger pour revendiquer c'est iles, Maurice l'a donc revendiquer en1976, soit 146ans après l'annexion par la France de Tromelin y a donc prescription

36.Posté par 974 E.D le 15/02/2016 08:42

partout où la France a mis les pieds c'est la même rengaine....suffit de voire ce qui se passe dans ces anciennes colonies..."".et dieux seule sait qu'il y en à eu""" .....aujourd'hui il nous parle de mondialisation hors que dans leur tête ils sont encore a ""colonisation""".......

vous parleZ ""d'indépendance"",vous parlez de ""niveaux de vie"".....

""niveaux de vie""",pour les colons peut être mais surement pas pour les """"autochtones""" qui eux ont due s'adapté a tous ce qui est ""Français"" et tourné le dos à leur identité ...... nous avons tous la liberté mais vous"""colonisateur"" les avez privé au nom de quoi????

""'indépendance""...qu'est qui c'est passé au Mali,en Syrie,en Algérie et plus prés de nous a Madagascar....regardez vos tords un peu....des millions de vie ont été impacté PAR cette folie de l'occident qu'est CE QUI leur reste aujourd'hui.....

décolonisé pour vous c'est destabilisé c'est bien connue....

37.Posté par Reveillez vous le 15/02/2016 13:03

974 E.D l

si vous avez voyager dans d autre pay...vous avez discuter avec la population ...echanger des idées des présents..donc en proposant vos idées et vos kdo ou échanges vous colonialisé ses peuples.....

ben oui on peux aller loin...

maintenant en général les francais sont trés bien vu dans le monde......a votre avis pourquoi ?

contrairement au USA, les russes, anglais......

vous parlez de madagascar qui a demandé sont indépendance..l état francais a laisser le choix...et la respecter (tu penses que si c étais usa ou russes il aurait accepté ?)

la le peuple malgasche souffre car il se fait exploité par ses propres semblable au plassé ...

tous comme a la réunion ou on rale bcp sur la vie chére et exploitation ..mais ceux qui détienne 95% de l'ile sont bien des créoles pure de sang...

l homme est un loup pour l homme peux importe d'ou il vient...

38.Posté par vincent Caramante le 15/02/2016 14:49

Selon, certains commentaires courageux, le fait de venir de loin, d'être marié à une Réunionnaise depuis 40 ans, d'avoir des enfants kréols, n'autorise pas d'avoir une opinion et analyser le fonctionnement colonial de l'Empire de France.
Il y a une contradiction manifeste, de personnes revendiquant le peuplement par des colons venus de loin, eux aussi.
S'agissant de la langue Kréol, il apparaît que beaucoup de Réunionnais, argumentent en faveur de la reconnaissance de la langue, plutôt, qu'un patois sympathique.
Les raisons sont que le kréol a adopté plusieurs vocabulaires autres que le vieux français.
Outre le malgache, le tamoul, l'anglais sont aussi utilisés.
A partir du moment, un parler, évolue avec des apports d'autres langues, il ne peut plus être classé de patois, mais bien une langue. Pourquoi cette évidence hérisse tellement un individu ./?
Le Français n'est pas un patois du Latin.
Madagascar, à l'instar de la plupart des colonies, sont tombés dans le néocolonialisme. Il met en place des autochtones corrompus, afin que les industries de l'Occident, la Russie ou la Chine pour les gouvernants marxistes continuent de piller les richesses de ces pays. Débattons sur la corruption et les corrupteurs.
Enfin, en Afrique du Sud, à la triste période de l'Apartheid, aucun Réunionnais, fût-il blond aux yeux bleus, n'était pas considéré de PURE race blanche.
Une seule RACE, la RACE HUMAINE.

39.Posté par LA FRANCE SOUVERAINE le 15/02/2016 16:06

Vincent Caramante: vous avez le droit d'avoir votre opinion c'est clair la dessus comme tout être humain ou presque l'exception c'est les indépendantiste. A Madagascar ils revendiquent nos iles alors qu'ils ne leur ont jamais appartenue. Je crain la montée de 2 partie aux pouvoir les écologiste car ils se disent pro-européen mais vraiment c'est jore la France n'hexiste plus. Et les communiste car ils veulent rendre nos territoire indépendant

40.Posté par 974 E.D le 15/02/2016 16:23

@37

nous avons des visions qui est différent sur l'histoire ""cela va de soit"" nous pouvons tous avoir raisons à la même raison que nous tous pouvons avoir tord........

est-ce que vous en tant que Français vous êtes fière de son passé """"colonialiste qui était inimaginable et peu supportable pour les colonisés""" et de son présent ainsi de ce qu'il va devenir....

aujourd'hui nous voyons des nationaliste qui monte en puissance dans tout le pays en s'écriant ""qu'ici c'est chez nous""....Poutine à dit que ""la France deviendras dans moins de 20 ans la colonie de ses anciennes colonie"""....vous feriez mieux de regardé ce que pense vos voisins Européens de vôtre chère grande FRANCE aux lieux de donné des leçons d'intellect a ceux qui s'en contre fou....

oui de part le monde vous êtes aimé,c'est vrai....mais a certain endroit du monde vous êtes hais ""ont ne peux pas vous blairez""" et c'est plutôt ce problème qui faut résoudre et comprendre aux lieux de toujours être dans une certaine doxa ""idéologie dominante"" qui ne se remets jamais en question.....

l'état Français viole des droits international....enterre des protocole qu'elle même à signé je prendrais l'exemple ""du fiasco des jeux des îles""......

la France tout comme le monde entier mérite mieux que ça.......

41.Posté par Zozossi le 15/02/2016 18:08

@38.Posté par vincent Caramante

-Il me semble en effet -ne vous déplaise- qu'un créole est le mieux placé pour exprimer une opinion sur le parler créole.
Il est significatif que ce sont presque toujours des zoreils (ou leurs disciples réunionnais revenus de Paris) qui viennent ici avec des diplômes acquis en métropole sur le créole (qu'ils appellent "kréol", "kreol", kwéol" ou "kwéyol") pour expliquer aux Réunionnais que le créole est une "langue", qu'il faut l'écrire comme ci ou comme ça, que sa syntaxe et son vocabulaire sont ci ou sont ça, que cette "langue" est celle d'une "nation" -qui doit donc prendre ses distances avec la France, etc.
Et pour parler franc, ils nous gonflent!

-La preuve que vous parlez de ce que vous ignorez: vous prétendez que "beaucoup de Réunionnais" pensent que le créole est une "langue".
Non: un certain nombre de Réunionnais (minoritaires) répètent à ce sujet ce que leur serinent des "intellos" zoreils,mais le peuple sait très bien que le créole n'est rien d'autre que du français déformé à plus de 90%.
Les apports malgache et tamoul sont négligeables, inférieurs à 5%, et celui de l'anglais quasi-nul. Seulement vous répétez sur ce point comme sur d'autres la version politiquement correcte intello-chic télé-média qui fait tout pour minimiser l'influence française partout.
Quant au français, bien sûr qu'au départ c'était un patois latin qui a évolué en une langue écrite, contrairement au créole qui ne s'écrit pas normativement (malgré des tentatives artificielles vouées à l'échec).
Ni "haine" ni "hérissement": simple connaissance de ce dont on parle.

-Que veut dire: "Madagascar, à l'instar de la plupart des colonies, sont tombés dans le néocolonialisme" ?
"Tomber" comment? Quand? Pourquoi?
"Tomber" toutes seules, sans l'action de leurs habitants, de leurs dirigeants?
Et pourquoi "la plupart" et pas toutes? Lequelles y seraient "tombées" et lesquelles non?
Vous débitez un slogan que rien n'étaye.
Un peuple est toujours responsable de son sort, et les Malgaches (et les autres) sont aussi responsables de leur sort que les Français s'ils ont élu un gouvernement incompétent ou malfaisant qui ne répond pas à leurs attentes.
Cette déresponsabilisation systématique des ex-colonisés et cette culpabilisation systématique des ex-colonisateurs sont insupportables et, encore une fois, supposent un mépris pour les premiers et un sentiment de supériorité des seconds.
L'égalité, c'est l'affirmation d'une responsabilité égale pour tous: soyez cohérent.

-Décidément, l'"antiracisme" à sens unique (ce communisme du XXe siècle comme disait Finkielkraut) n'a pas fini ses ravages: comment peut-on écrire "une seule race, la race humaine"? Comme déni du réel, on nefait pas mieux.
Sans oublier le petit couplet haineux contre l'Afrique du sud raciste blanche d'hier, comme il se doit. Mais pas un mot contre l'Afrique du sud raciste noire d'aujourd'hui, évidemment: le Blanc a toujours tort, le Noir toujours raison (voir paragraphe précédent).

Pas étonnant que vos "commentaires courageux" signés d'un nom et d'un prénom authentiques (la belle jambe!) soient si authentiquement dénués de bon sens…

42.Posté par Reveillez vous le 15/02/2016 18:16

974 E.D l

fier de la colonialisation...
ben oui j y étais...j ai même pris les décisions....
mais bon avant tous je n'étais même pas née...alors les lecon de moral sur le bienfondé des colonisation ou non gardé les pour vous...

je ne donne pas de lecon de moral , je répond simplement a vos dire qui ne se base sur rien....si on peux encore s 'exprimer librement...
mais apparement non...quand on a va dans le sens contraire ca vous géne...c'est ce qui s'appel la liberté en france..que d autre pay non pas...

tous le monde merite mieux...mais l histoire s'écrit chaque jour..

A VOUS AUSSI DE FAIRE EN SORTE QUE CELA CHANGE....Quel sont vos actions réelle ?

43.Posté par 974 E.D le 15/02/2016 20:29

@42

nous nous sommes mal compris.....c'est l'histoire de ""France"" .....je voudrais juste savoir si vous ¨êtes d'accord avec cette mentalité qui sévissait en cette période de ""colonisation"" tout simplement......en sachant qu'elle à fait plus de mal que de bien.....la preuve Algérie,Mali,Madagascar,Syrie,Comores......

en passant je ne peux que m'incliné devant la grandeur de cette nations sincèrement mais je ne peux oublié son autre histoire qui fût une tragédie......

44.Posté par 974 E.D le 15/02/2016 20:55

post41.....

""""-Décidément, l'"antiracisme" à sens unique (ce communisme du XXe siècle comme disait Finkielkraut) n'a pas fini ses ravages: comment peut-on écrire "une seule race, la race humaine"? Comme déni du réel, on nefait pas mieux.
Sans oublier le petit couplet haineux contre l'Afrique du sud raciste blanche d'hier, comme il se doit. Mais pas un mot contre l'Afrique du sud raciste noire d'aujourd'hui, évidemment: le Blanc a toujours tort, le Noir toujours raison (voir paragraphe précédent). """"

je voudrais réagir sur ce passage....l'Afrique du Sud est ""blanche"" depuis quand?????

45.Posté par Reveillez vous le 16/02/2016 10:54

r 974 E.D

Etre d accord ou non n a plus de sens...ce qui est fait est fait....
et aprés il faut vivre avec son temps...madagascar a demandé l indépendance...on t il été contraint ? non..l on t il eu ? oui

maintenant c est d autre pay qui essai d avoir la main mise sur le jackpot...

du coté outre mer...mayotte est devenu département ..par référundum .....et non pas la force...l autre partie n a pas voulu...ou ne les a pas forcé..

Quel autre pays fait ca de nos jours ?
USA ? qui parte en guerre et s approprie des morceau de terre pour eux sans autorisation ....?
russi...on connais la musique...
chine...
corée ...

je pense quand même quand terme de "colonisation" la france n est pas la pire loin de la.
aprés y a histoire de guerre religion ca c autre chose...et la ca dépend encore a qui on donne le pouvoir de faire tel ou tel chose...

en général...sur toute la planete.........si on done le pouvoir a n importe quel homme...rare son ceux qui ne dérive pas et ne prenne pas la grosse téte...

46.Posté par 974 E.D le 16/02/2016 15:33 (depuis mobile)

oui mais de nos jours nous voyons que cette esprit ""colonialiste"" et encore d''actualité....je shouaite à la France qu''elle redevienne la France dans toute sa splendeur et grandeur et non plus un vassal des états unis justement...

47.Posté par LA FRANCE SOUVERAINE le 17/02/2016 20:29

974E.D: je suis d'accord avec toi assez de ces pays qui veulent nous contrôler, si ont a quitter l'OTAN en 66 c'est pour pas avoir des bombes atomique sur notre territoire, et pour ne pas être un état vassaux

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >


Suivez
le Grand Raid 2018
avec ZINFOS974
PARTENAIRE
Au coeur du Grand Raid
70 heures en direct live
Non Stop