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La Réunion île morte aujourd’hui

Le mot d’ordre a été décidé hier, “ne rien laisser passer”, si ce n’est les véhicules légers ou prioritaires. Les barrages seront très filtrants, cela signifie qu’il faut s’attendre à d’importants embouteillages, ce matin sur la plupart des sites “contrôlés”. Les transporteurs sont en position de force à deux heures de la nouvelle réunion à la CCIR.

Lundi 10 Novembre 2008 - 07:28

La Réunion île morte aujourd’hui
“Aucun transport en commun, aucun bus scolaire, aucun camion d’aliments pour bétail, aucun 3,5 tonnes, aucun camion citerne, aucun camion de marchandises… rien ne passe depuis minuit. Ce sera ainsi jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée”.
Ary-Claude Caro, porte-parole de l’intersyndicale, et les transporteurs devraient confirmer cette stratégie, dès huit heures à la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion, lors d’une rencontre informelle, préambule à la réunion de neuf heures.
Il s’agit pour les transporteurs de faire monter un peu plus la pression, avant un rendez-vous décisif. Car après quatre jours de barrages filtrants, L’économie de l’île se meurt à petits feux. “La Réunion île morte, on n’y va tout droit”, regrette Ary-Claude Caro. Et c’est aujourd’hui.
En ce sens, le pont du 11 novembre sera salutaire au moins pour la circulation. Les écoles, collèges et lycées, s’ils fonctionnent, tourneront au ralenti car les bus scolaires ne circulent pas ce matin. Par ailleurs un grand nombre de parents ont décidé de garder leur enfant à la maison.
Du côté professionnel, des entreprises et des administrations ont décidé d’accorder un jour de RTT, de récupération ou de congé à leurs employés. Et si on ajoute ceux qui ne veulent plus circuler à cause des embouteillages, il ne devrait pas avoir beaucoup de monde sur les routes, aujourd’hui.
La Réunion économique, elle, est déjà au ralenti. Et la situation ne fait qu’empirer. Ainsi, les containers s’entassent sur les quais. Les commandes de fêtes de fin d’année sont encore sous douane. Les entreprises agro-alimentaires de l’île, ne livrent pas non plus leurs marchandises.
Et dans les centres commerciaux, les rayons des grandes surfaces et des commerces se vident. La situation est de plus en plus critique. La réunion de ce matin à la CCIR est donc vitale.
Mais où trouver l’argent pour financer les 20 centimes d’euro par litre de carburant, que demandent les transporteurs ? Selon les chiffres de La Région Réunion confirmée par Yves Jégo, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, la Taxe spéciale de consommation sur le carburant (TSCC), n’a rapporté que deux millions d’euros de plus en 2007 (114 millions en 2006 et 116 millions en 2007).
“La taxe de 58,24 centimes d’euro par litre de sans-plomb, et de 36,13 centimes d’euro par litre de gazole est fixe. Ce montant n’évolue pas quel que soit le prix du carburant. Cette taxation est la même depuis l’an 2000”, indiquent Raymond Laurent et Thierry Sam Chit Chong, conseillers généraux.
Alors où trouver l’argent nécessaire pour financer la demande des transporteurs ? Existe-t-il des lignes budgétaires au sein des collectivités locales ou à la préfecture pour cette urgence ?
Réponse tout à l’heure à la CCIR.


Jismy Ramoudou
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