Société

La Réunion compte deux nouveaux monuments historiques classés

Vendredi 25 Janvier 2019 - 16:40

La Redoute Bourbon du XVIIIe siècle
La Redoute Bourbon du XVIIIe siècle
La Réunion compte deux nouveaux monuments historiques classés, "représentatifs de la diversité du patrimoine militaire de l’île, indique la préfecture".

Le premier, la Redoute Bourbon, est situé à Saint-Denis sur la plaine de la Redoute. Il s'agit d'un édifice de défense construit à partir de 1756. Bâtie plus de deux siècles plus tard, la gendarmerie de Beaulieu à Saint-Benoît, est quant à elle un ensemble de bâtiments administratifs et de logements conçu par l’architecte Jean Bossu en 1972, et représentatif de l’architecture du mouvement moderne.

La Redoute Bourbon a été inaugurée en 1756 par le gouverneur Jean-Baptiste Bouvet de Lozier. Ce fortin fut conçu par l’ingénieur militaire Antoine-Marie Desforges-Boucher afin de protéger l’axe entre Saint-Denis et Saint-Paul, à la veille de la guerre de Sept ans (1756-1763). Construit en pierres de taille avec des murs de 2,5 m d’épaisseur, il prend la forme d’une pyramide tronquée couverte en terrasse, il est orné au-dessus de la porte d’un écusson sculpté aux armes de la Compagnie des Indes. Équipé de canons en 1810 lors de l’invasion anglaise, l’édifice sert ensuite de prison militaire et civile. Son mur d’enceinte, de forme circulaire est rehaussé en 1850. Le bâtiment, transformé en magasin à poudre dans les années 1870 connaît quelques modifications pour cet usage (forme du toit) et est utilisé jusqu’en 1964. Cet édifice, aujourd’hui désaffecté de toute activité militaire, est occupé par l’association pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine militaire, qui l’ouvre à la visite. 

La Redoute est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2007, elle est désormais classée monument historique par arrêté du 19 octobre 2018 suite à l’avis de la commission nationale du patrimoine et de l’architecture, qui a reconnu son intérêt comme témoin remarquable de l’architecture militaire du XVIIIe siècle dans l’île de La Réunion.

Caserne de gendarmerie de Beaulieu des années 1970
Caserne de gendarmerie de Beaulieu des années 1970
La caserne de gendarmerie de Beaulieu, construite en 1972 à Saint-Benoît, est l’une des dernières réalisations de Jean Bossu à La Réunion. Implantée sur une vaste parcelle triangulaire, elle se compose d’un bâtiment principal abritant les bureaux et les services de la gendarmerie, ainsi que d’un ensemble de logements. Ce bâtiment administratif est constitué de deux volumes de hauteur différente assemblés en angle ouvert. L’ensemble est marqué par le vocabulaire moderniste, notamment par un soubassement reprenant la forme des pilotis. L’architecte s’adapte aussi aux conditions climatiques : les ouvertures sont disposées en retrait de la façade, derrière des lames de béton faisant office de brise-soleil. Les façades sont rythmées par l’alternance des parties aveugles traitées en surfaces planes et des parties ouvertes de percements et étaient également peintes d’aplats de couleur, accentuant les différents reliefs de l’édifice. Les logements de gendarmes, des constructions basses en rez-de-chaussée, sont conçus sur le même modèle constructif et sont disposés en grappe dans un vaste parc arboré constituant une zone résidentielle distincte des espaces administratifs.

La caserne de Beaulieu est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2010, elle est désormais classée monument historique par arrêté ministériel du 22 octobre 2018 suite à l’avis de la commission nationale du patrimoine et de l’architecture qui a reconnu la qualité architecturale et paysagère de cet ensemble immobilier conçu par l’architecte Jean Bossu, constituant un jalon de l’architecture moderne.
N.P
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1.Posté par klod le 25/01/2019 17:28

autant je comprends le classement en Monument Historique du 1er monument et bravo à leur initiateur !!!!!!!!!!!


autant le 2ème , l'architecture des années 70 beurk!!!!!!!!!!!!

2.Posté par mivoidemain le 25/01/2019 19:05

i peu pas mettre mon caze monument historique mon caze c un caze BOURBON bois (comme la redoute BOURBON) et ossi pou defendre mon bande voisin fai agrandissement

3.Posté par klod le 25/01/2019 19:33

j'insiste : autant "le fortin militaire " est caractéristique de l'Histoire de la RUN et bravo à ceux qui ont soutenu ce dossier !!! ils se reconnaitront .


autant les "bâtiments à toit plat" des années 70 n'est qu'un "copié-collé" de l'architecture hexagonale des années 70 copié dans les "DROM" .............. rien de spécifique !

mais bon , certains aiment depuis 70 ans .................... affligeant !

des spécificités historiques des "outre la mer" ?


une culture spécifique à "l'outre -mer" , j'en doute avec un "copié-collé" de l'architecture hexagonale des années 70 ......................., comme pour " les barres" des cités "debré" ...............

pov culture créole !

suis je factuel ? il me semble , entre le "copié-collé" de l'architecture hexagonale et les spécificités historiques des iles créoles ...............


mais bon , je dis ça ,je dis rien je ne suis pas "espécialiste" en architecture ..................... pour sur !


di sak na pou di ti pa , ti pa , nou sobat , one by one .

4.Posté par klod le 25/01/2019 19:46

en parlant de "culture créole" loin des architectures des "à toit plat "hexagonales des années 70 ..

un " nou la fé pour de vrai, sans emballage" , : spécial raquest à , sur Run 1ère

5.Posté par klod le 25/01/2019 19:49

spécial request à " c'est zot qui kose" sur run 1ère ................. y fé "frémi à mwin" !! bravo à cette émission , sans faire de pub !!!!!!


je continue mon post précédent , coupé par "inadvertance" .

6.Posté par Maskagaz le 25/01/2019 20:22

Post 1 KLOD: Pour votre information, BOSSU était un disciple de Le Corbusier, considèré comme l'un des plus grands archi du XXè siécle. Vous avez le droit de ne pas aimer, mais n'en dégoûtez pas les autres!

7.Posté par Ti-Tang le 25/01/2019 22:43

Années 70 , toit plat ; béton …? Cases Satec !

8.Posté par Ti-Tang le 25/01/2019 22:43

Années 70 , toit plat ; béton …? Cases Satec !

9.Posté par Metastik le 26/01/2019 00:39 (depuis mobile)

Le "vocabulaire moderniste" de la caserne Beaulieu ressemble beaucoup à celui qui a servi à négliger l''humanité au point de la planquer dans des cages à poules au détriment du bien-être et de la convivialité ! ...ERREUR historique !

10.Posté par Cimendef le 26/01/2019 04:16 (depuis mobile)

Je ne comprends pas que l''Etat classe les créations du nommé Bossu. La gendarmerie de Beaulieu est un horrible tas de béton sans intérêt. L''activisme du fils de Bossu pour faire classer les réalisations de son père porte ses fruits.

11.Posté par Skop le 26/01/2019 09:33

Ce qu'on ne dit pas aux bénédictins habitant dans un rayon de 500 mètres autour de ce batiment classé c'est que maintenant ils ne peuvent plus modifier leur habitation, construire comme ils veulent. L'architecte des bâtiments de France leur imposera des consignes. Bon courage.

12.Posté par Choupette le 26/01/2019 11:42

Année '70, style cubique, fonctionnel. Pas de fioritures.

Ce témoignage a survécu aux folles températures de notre île.

13.Posté par SNOEK le 26/01/2019 11:42

Les réalisations architecturales de Le Corbusier et de Bossu sont certainement très discutables (et discutées) et, par goût personnel, je n'en suis pas particulièrement amateur. EN MËME TEMPS, comme dirait l'autre, il me semble difficile d'ignorer leur intérêt historique et leur valeur de témoignage des tendances dominantes d'une époque. Le classement de cette gendarmerie ne me semble pas être une erreur même si le bâtiment peut nous paraître laid ou banal. La beauté ne peut pas être l'unique critère pris en compte même si elle est importante bien sûr...

14.Posté par klod le 26/01/2019 20:34

en tout cas le "bossu" ( toucher ma bosse , mon bon bossu , comme disait Victor Hugo........) n' a rien de créole ,

si copié-collé l'hexagone au niveau arcitectural dans les isles créoles est gage de "reconnaissance ........y fé peutié ,


de l"architecture créole ........................... ? nous sommes sur une isle Kréol , nan ?

oté la rUN ?


A ce titre , nulle par ailleurs, lol, je trouve également que "l'architecture" de la "cité des arts" n'a rien de créole ............... mais bon .............

oté mon péi , mwin lé pa "sectaire" mé mi aime que l'architecture créole soit prise en compte sur un territoire créole .................... or, le "bossu" et sa gendarmerie à toit plat n'a rien de créole , ce n'est que du "copié-collé" sous les tropiques de l'architecture hexagonale , rien d'extraordinaire !!!!

à la différence du "fortin militaire" qui relève de l'architecture du tan lontan , coloniale certes , mais faisant parti de l'histoire "outre -mer" , légitime de le sanctuariser officiellement , et bravo , encore, à ceux qui ont travailler pour !

des "toits plats" des années 60 et 70 : que du "copié-collé" de l'hexagone ............... bof ...............


excuse à mwin "bossu" ............... di sak na pou di!!!!!!

15.Posté par rouloulou le 26/01/2019 22:33

J'aime bien le style "Klod", un goût sûr et un vrai intello créole dans une gangue (langue?) brute de décoffrage. Une sacrée personnalité, très Georgesmarielepinayesque, quoiqu'un peu manichéen.
Mais il ne peut qu'être bon car sensible à la cause des bêtes.

16.Posté par klod le 27/01/2019 02:34

Georges-Marie dit Lepinay :


" Acteur de la vie syndicale, né le 14 mai 1941 à Saint-Paul (la Réunion). Marié à Marlène née Althiéry. 2 enfants. Études primaires et secondaires à Saint- Paul. Spécialisation en électronique à Paris. Ti’nom : Krasuki-péi Après sa formation comme électronicien en Métropole, il revient à la Réunion en 1963 comme contrôleur à la distillerie de la Sucrerie des Casernes, à Saint-Pierre. Pas pour longtemps puisque six mois après il quitte cette société privée pour le secteur public comme fonctionnaire non-titulaire aux Impôts, affecté aux contributions indirectes. Mais il se retrouve très vite au chômage en raison, affirmera-t-il, de sa participation à une manifestation contre la fraude électorale. Le Parti communiste réunionnais, mais surtout le syndicalisme va alors lui tracer sa voie. Recruté au quotidien Témoignages, organe du Parti communiste réunionnais, il est intégré « d’abord comme “bricoleur” », avoue-t-il, puis typographe, responsable d’imprimerie du journal et enfin « râleur de plume », spécialisé dans les problèmes agricoles. Ce passage par le parti va lui ouvrir les portes de la Confédération Générale des Travailleurs Réunionnais (CGTR), un syndicat favorable en ce temps à la décolonisation de la Réunion. Il est d’abord promu responsable syndical, secrétaire général adjoint de la confédération, puis secrétaire général pour succéder à Bruny Payet alors en mauvaise santé, de 1985 à 1996. Son passage à la centrale syndicale sera marqué par une rupture au sein du protocole des assemblées ou congrès de la CGTR, raconte-t-il, le « camarade Paul Vergès » étant invité à ne plus clôturer par un discours les manifestations mais à intervenir pendant les débats. Fidèle à son activisme, il s’illustrera également au cours des Assises régionales du développement de la Réunion, le 27 février 1997, en apostrophant et en accusant l’organisateur de la manifestation, le ministre de l’Outre-mer Jean-Jacques de Peretti, « de fabriquer du chômage » à la Réunion. Cette carrière au sein de la CGTR lui a permis d’effectuer plusieurs déplacements à l’étranger pour représenter le syndicat ouvrier, notamment au XIe Congrès syndical mondial à Berlin-Est, avec Maurice Labenne (16-22 septembre 1986) ou au 17e congrès des syndicats soviétiques à Moscou (mars 1987). S’il a pris officiellement sa retraite en 2002, on le voit toujours aujourd’hui animer et prodiguer ses conseils au siège social de la CGTR, rue Général de Gaulle à Saint-Denis Ce permanent à qui le parti doit tout (ou presque) n’est pas très bavard sur ses convictions communistes. S’il est reconnu comme un fidèle du parti communiste, il garde sa liberté de pensée et le fait savoir parfois. L’on sait toutefois qu’en marge de ses études à Paris, le 29 octobre 1960, il a participé à la naissance de l’Union Générale des Etudiants Créoles de la Réunion (UGECR), une scission au sein de l’AGERM fomentée par les communisants accusant cette association d’être « trop à droite » et préconisant l’autonomie de la Réunion. Ses débuts en politique à la Réunion ont été marqués, selon ses accusateurs, par des violences à agents et une tentative de destruction par le feu de la mairie de Saint-Paul en mai 1963 lors de la campagne du candidat Bruny Payet aux élections législatives partielles dans la 2e circonscription. S’il a fait campagne en faveur du candidat du Parti communiste français, André Lajoinie, lors de l’élection présidentielle de 1988, suivant en cela les consignes du PCR, il a également présidé le Comité pour le Non 441 au référendum français de ratification du traité à Maastricht en septembre 1992 réunissant plusieurs dizaines de signataires comme Raschid Chotia, Gabriel Garcia, Maurice Gironcel, Abdélaï Goulamaly, Daniel Lallemand, Félicien Malbrouck, Germain Narassiguin, Jean- François Reverzy, Michel Séraphine. Son premier et seul mandat politique, celui de conseiller régional (1993-1998), il le doit à Paul Vergès, tête de la liste “Pour l’alliance des Réunionnais” aux élections régionales. En 2001, petite bévue ou stratégie, il est tête de la liste “Rendre Saint-Paul aux Saint-Paulois”, en doublon avec la liste officielle du Parti communiste conduite par Huguette Bello. Plus tard, il se présente comme candidat apolitique aux élections législatives de juin 2007 dans la 1re circonscription, avec pour suppléant Jacky Balmine. Enfin, il a été membre du comité de soutien d’honneur à la liste Gilbert Annette aux élections municipales de Saint-Denis (mars 2008) ♥ Membre du Conseil Economique et Social Régional (CESR), au titre de la CGTR. Président de l’Association pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPAR) de 1993 à 1996. Prises de parole : « Il y a le communisme et le système qui sont à différencier. Le premier a pour but d’offrir à l’homme un avenir meilleur. Le second est dirigé par les bureaucrates. IL met en cause l’application qui a été faite » (Télé 7 Jours, 29 septembre 1992). « Il y en a marre de ce patronat qui n’arrête pas de pleurer, une main devant, une main derrière. Un rapport du Conseil Economique et Social explique qu’il faut passer d’une culture de subventions à une culture de projets. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. On réfléchit d’abord aux subventions avant de se dire : « Qu’est-ce qu’on va produire ? » On ne cherche pas à vendre, on cherche des subventions », « La mobilité, c’est un attrape-couillon. Depuis plus de 50 ans, j’entends parler d’émigration, de migration et aujourd’hui de mobilité. J’ai le sentiment qu’on veut construire un avenir sans les jeunes. (…) On fait partir les Réunionnais alors que d’autres rentrent. Cela ne s’appelle pas un transfert de population ? Cela me rappelle l’engagement. À la seule différence qu’à l’époque, ceux qui allaient chercher des engagés payaient le voyage » (Quotidien de la Réunion, 29 octobre 2005).

Source : Jérôme l’archiviste - Extrait de l’ouvrage Célébrités de la Réunion paru en 2009, basé sur plus de 50 000 documents et archives retraçant quarante années de la vie réunionnaise.

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oui , je sais , ce n'est que du "copié-collé "d'un site X ( pas Malcom ....... quoique . .), mais en ce samedi soir , la facilité n'a pas de prix !

12 € , c'est pas cheuuuuuuuuure !!!!!! cette "biographie" vaut ce qu'elle vaut , mais un "monsieur" qui a su s'éloigner de la "glorification" vergeusienne et qui a su et sait encore , puisque toujours VIVANT, défendre "une certaine Réunion" , selon moi , et que moi ,humblement . Respect à lui


one by one , ti pa , tipa , pour une Réunion non bourbonnesque ............... ben , ya .

bien à vous post 15, et bonne année à vous puis que l'on est encore dans les temps pour les vœux , on a jusqu'au 31.01 , selon le calendrier chrestien , en toute sincérité, pour un monde respectueux des "particularismes locaux " même dans une France jacobine ..................

17.Posté par klod le 27/01/2019 02:45

ha , et vive les "roudoudou" et "les bêtes" .

- sur les roudoudous :

Renaud ,que j'aime "Mistral gagnant", extrait :

"A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
S'arrêter, repartir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan et les coco-boers
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres et nous niquaient les dents
Et les Mistral gagnants........"

- sur les bêtes, si "bêtes" , pour vous, a la signifiance d'animaux :

« On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux ».
Gandhi"


- sur les bêtes , si "bêtes" , pour vous , à la signifiance d'idiot :

"Je ne suis pas bête pour deux sous. Mais pour un million, je deviens complètement idiot." : Pierre Daninos

18.Posté par rouloulou le 27/01/2019 12:19

Bonne année à vous aussi et au plaisir de lire vos textes atypiques. Rouloulou c'était le nom de mon chien bien aimé.

19.Posté par sbuba le 27/01/2019 14:14

faudrait rajouter Huguette Bello

20.Posté par @sbuba le 28/01/2019 08:22

Ma di out moman passe aou in kalotte pou non respect envers une femme et ke out papa donne aou in coup pied dan lafesse.

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