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Politique

La Cinor promet un "inventaire" sur ses projets passés et futurs


Place à l'urgence climatique à la Cinor. Hier lors du conseil communautaire de l'intercommunalité, son président, Maurice Gironcel, a annoncé la création d'un Comité d'urgence intercommunal pour le climat, une première dans l'île. "Si nou okup pa le climat, le climat va okup a nou" prévient-il. La question des projets de l'intercommunalité et de leur efficience a également occupé une partie des débats.

Par - Publié le Vendredi 25 Septembre 2020 à 11:28 | Lu 2020 fois

Avec cette déclaration d'état d'urgence climatique sur son territoire, la Cinor s'engage ainsi à informer ses habitants sur la crise climatique et environnementale, en intégrant l'urgence climatique et environnementale dans ses futures politiques publiques. La collectivité l'assure, les avis des citoyens seront également intégrés dans toutes les décisions prises via la création d'un conseil d'urgence citoyen, émanation locale de la convention citoyenne des 150 au niveau national.

À travers 38 actions organisées en 6 axes, la Cinor a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice des dispositifs nécessaires pour construire, au regard de ses moyens et compétences, cette lutte contre le réchauffement climatique  à l’échelle locale, et en investiguant aussi bien des sujets tels que la préservation de la biodiversité, la production d’énergie propre, les économies d’énergie, la mobilité durable, la participation et la sensibilisation des citoyens et notamment des scolaires ou encore la construction bioclimatique.

"Aujourd'hui la question de la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets font partie du débat", explique son président, Maurice Gironcel, certain que les autres intercommunalités de l'île vont prendre le train en marche. "Nous avons par exemple la question du traitement des déchets. Il faut avoir une approche réunionnaise: l'intercommunalité est certes compétente en la matière, mais en même temps il faut que ce soit partagé avec l'ensemble des EPCI", plaide le maire de Sainte-Suzanne. 

Si cette séance s'est ensuite déroulée sans anicroche, la lecture du rapport 35 sur l'attribution de la subvention au titre de l'année 2020 à l'association Technopole de La Réunion a quelque peu réveillé l'assistance. Premier à se lancer, l’actuel 4e vice-président de la Cinor et  président de la commission finances, Didier Gopal. Ce dernier a appelé à "retravailler la méthodologie" des dossiers présentés lors des commissions, pour que les élus fassent "des choix clairs". "Cela n’a pas été le cas jusqu’à présent, car les dossiers à la Cinor sont particulièrement complexes. Nous avons une situation financière assez réduite" a rappelé l’élu sainte-marien qui ne souhaite plus voir des projets sortir "sans être mûris" pour éviter de se retrouver avec des infrastructures déficitaires comme Aquanor, la Cité des Arts ou le SEVI. "Il fait se donner les moyens de prendre les bonnes décisions" maintient l’élu communautaire. Cela passera pour Didier Gopal par la "fin de la multiplicité des dossiers" et donner la priorité aux dossiers "dans le développement économique et touristique ou encore l’innovation". "Nous avons financé ces dernières années de grosses structures de service public sur notre territoire, qui ne rapportent pas forcément de contreparties financières. C’est un service que nous devons rendre au public qui ne rapporte pas et nous le savons. Mais aujourd’hui et notamment l’aménagement du territoire, il faut qu’on réfléchisse un peu plus à avoir des objectifs à court et moyen termes, avec les moyens financiers que nous avons pour avoir un résultat", explique Didier Gopal.

"On a un manque criant de perspectives"

La "diatribe" de Didier Gopal est un jugement "à l’emporte-pièce" pour l’élu dionysien Jean-Pierre Marchau, qui a conservé la vice-présidence de la commission Transports après le passage de témoin entre Gérald Maillot et Maurice Gironcel. "Dans son intervention, M. Gopal estime que plusieurs projets passés à la Cinor n’étaient pas connus des autres élus. C’est un jugement à l’emporte-pièce et je n’accepte pas ça" regrette l’écologiste, qui voit également dans l’intervention du président de la commission finances un moyen de régler ses comptes "avec des enjeux qui sont liés aux municipales à Sainte-Marie". "Si M.Gérald Maillot (NDLR: ancien président de la Cinor entre 2014-2020, qui ne siège plus en tant que conseiller municipal à Sainte-Marie et donc à la Cinor, après avoir remis sa démission) était présent il aurait pu se défendre" assure Jean-Pierre Marchau. Il ajoute: "On ne peut pas sous prétexte de dire qu’il ne faudrait pas financer ceci ou cela mettre en cause ce qui a été au cœur de la présidence de Gérald Maillot, à savoir le projet de territoire. La Technopole n’est pas n’importe quelle association, elle est reconnue mondialement et il faut faire attention à ce que l’on fait".

Malgré tout, qu'ils soient issus de la majorité ou de l'opposition, de nombreux ont appelé de leurs voeux à un changement de méthodologie. "On a un manque criant de perspectives. Le protocole de gouvernance n’a toujours pas été débattu alors qu’il fait été voté le 10 juillet dernier et le pacte de gouvernance n’a toujours pas été mis en place", regrette pour sa part Alexandre Laï Kane Cheong. "Ce qui compte, c’est de savoir quels objectifs et quelles perspectives politiques allons-nous nous fixer sur des sujets comme la question du traitement des déchets, de l’eau ou encore des transports », reprend-il, avant de demander à la majorité une étude d'impact "sur les budgets qui ont été engagés le 24 juillet dernier et qui s’élèvent à peu près à 100 millions d’euros". "Rien n’a été provisionné sur la GEMAPI, pas grand-chose n’est dit sur l’eau ou encore sur le développement économique".

Face aux demandes répétées des élus sur la transparence des dossiers présentés en commissions, l’actuelle présidence de l’intercommunalité s’est finalement engagée à faire un inventaire des projets passés -et à venir- portés par la Cinor. L’annonce a été faite en fin de séance Maurice Gironcel himself, qui ne souhaite plus revivre sous sa présidence, qu'il souhaite "apaisée et partagée", les clashs mémorables lors de la dernière mandature (exemples ici ou ). "Je n'aime pas tellement le terme d'audit, je préfère parler d'inventaire" indique le maire de Sainte-Suzanne, qui s'en explique dans la vidéo ci-dessous:
 

nc



Samuel Irlepenne
Travaille depuis 2012 à Zinfos974 où je couvre les rubriques politique et société. Lecteur... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Veridik le 25/09/2020 12:17

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient

2.Posté par Courage politique le 25/09/2020 16:15

Auriez-vous le courage de faire un inventaire sur les embauches , conditions , nécessité, types d'emploi salaires . Transparence , justice et égalité dev8ant l'emploi . Compte pas dessus

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