Océan Indien

La COI et la Banque mondiale contre les risques naturels dans l'océan Indien

Jeudi 14 Mai 2015 - 17:48

Ce jeudi a vu le lancement de l’initiative d’évaluation et de financement des risques dans le sud-ouest de l’océan Indien; un travail de la Commission de l'océan Indien (COI) en partenariat avec la Banque mondiale. Voici le communiqué de la COI.


La Commission de l’océan Indien (COI) a accueilli à son siège, du 12 au 14 mai 2015, des représentants de la Banque mondiale ainsi que les délégués de ses Etats membres pour démarrer l’initiative d’évaluation et de financement des risques dans le sud-ouest de l’océan Indien (SWIO RAFI).

Pour Emma Katrine Phillips, spécialiste de la gestion des risques de catastrophes à la Banque mondiale, cette action "contribuera à une meilleure résilience des États insulaires face aux catastrophes dévastatrices dans la mesure où ils seront en mesure de mieux identifier et de se préparer aux risques futurs".  

Alors que les prévisions de pertes économiques moyennes annuelles suite aux cyclones et aux tremblements de terre sont évaluées à 1,07 million de dollars aux Comores et 68,52 millions de dollars à Maurice (source UNISDR), l’outil de modélisation présenté par la Banque mondiale permettra d’établir les scénarios des politiques d’investissement possibles pour la réduction, la prévention ou encore le transfert de ces risques.

Le projet SWIO RAFI de la Banque mondiale se focalisera sur une "analyse plus fine" des risques futurs précise Philippe Boullé, conseiller technique pour la réduction des risques de catastrophes du projet COI-ISLANDS. Les outils qui seront ainsi mis à disposition des pays permettront de renforcer leur capacité de préparation et de réponse aux catastrophes. En effet, en connaissant davantage les risques qu’ils encourent, les pays pourront prévoir les investissements nécessaires pour couvrir au mieux l'incidence financière des catastrophes rencontrées.

"Nous ne pourrons pas arrêter les cyclones, les tsunamis, les sécheresses, les inondations et le changement climatique. Mais nous pouvons, par nos actions et nos décisions, réduire le risque de voir ces aléas engendrer des catastrophes à impact considérable", explique encore Christophe Legrand, coordonnateur du projet COI-ISLANDS, pour rappeler l’importance des actions menées.

La SWIO RAFI est mise en œuvre par la Banque mondiale dans le cadre du programme sur la protection financière contre les risques de catastrophes (IFPP) du projet COI-ISLANDS, financé par l’Union européenne. Il s’inscrit dans le droit fil du travail initial mené par le projet COI-ISLANDS et le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR) dans le cadre du programme IFPP qui a notamment permis aux pays de la région de comptabiliser les pertes économiques des 30 dernières années résultant des catastrophes naturelles.
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1.Posté par maçonnerie le 14/05/2015 19:49

le risque naturel principal demeure le vote de l'électeur lambda...

Miranville, Sinimalé, Hamilcaro, Lagourgue (ste marie) sans oublier le risque majeur du Sud de la Réunion (non..pas le volcan) TAK...

que propose ces instances contre les risques naturels encourus par leur vote, par les électeurs de ces communes ?

2.Posté par KLD le 14/05/2015 20:23

Nous ne pouvons pas arreter le changement climatique ou nous ne voulons pas ?

3.Posté par charles durand le 14/05/2015 20:23

Excellent le titre !!
Ainsi on peut être contre les risques naturels...Super !
Au fait, qui est pour ??
Moi aussi je suis contre...pas vous ?

4.Posté par GIRONDIN le 14/05/2015 23:08 (depuis mobile)

Cela concerne la NRL aussi?

Moi aussi je suis contre les risques naturels dans l''océan Indien.

5.Posté par Mamyocline le 15/05/2015 16:40

Bien dit post 1 , 3 et 4 !J'adhère totalement à vos réflexions !
Je ralongerais bien la liste de post1 !

6.Posté par A mon avis le 16/05/2015 02:11

Encore une réunion pour enfoncer les portes ouvertes :
" ... Mais nous pouvons, par nos actions et nos décisions, réduire le risque de voir ces aléas engendrer des catastrophes à impact considérable ... "

on croirait entendre Monsieur de La Palisse !

Mais, le plus dur reste à faire, c'est à dire : passer à l'action ! Et là, c'est autre chose que du baratin !!! ...

7.Posté par polo974 le 16/05/2015 15:14

des millions de perte ? ? ? ça serait pas plutôt des milliards ? ? ?

8.Posté par Mamyocline le 17/05/2015 18:08

Post7 : Je crains que , dans cette sphère , tous ces penseurs ne réservent leur lucidité qu'à leurs comptes bancaires ! Contrairement à l 'argent du contribuable !

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