Courrier des lecteurs

LBSJS 132 : "La sixième extinction"

Jeudi 29 Juin 2017 - 11:28

LBSJS 132 : "La sixième extinction"
Présentation par Bruno BOURGEON  à Saint Denis à « L’Arbradélis »
Mardi 04 Juillet 2017 de 18h00 à 20h30
 
L’homme provoque-t-il la «sixième extinction» ? La formule de Paul Ehrlich s’est imposée dans les médias. De fait, elle est employée par une bonne partie de la communauté scientifique travaillant sur la biodiversité. L’idée est simple. La Terre a connu 5 épisodes majeurs d’extinction des espèces. La dernière, celle qui a fait disparaître les dinosaures, remonte à 66 millions d’années. La sixième serait due à Homo sapiens. A première vue, ce n’est pas invraisemblable. Nous sommes des prédateurs. Au Paléolithique, nous avons détruit la mégafaune. Avec l’invention de l’agriculture, nous avons transformé l’environnement. Avec l’industrialisation, l’explosion démographique et les transports, nous avons achevé de bouleverser la plupart des écosystèmes.
 
L’œuvre d’Elizabeth Kolbert (1) a eu le prix Pulitzer Essais en 2015. Elle montre que les amphibiens sont la classe la plus menacée. D’autant que le réchauffement climatique n’annonce rien de bon. Cependant le sujet ne fait pas consensus. Le réchauffement devrait tendre à accroître et non réduire la biodiversité. Autre exemple, l’«acidification des océans» ferait disparaître les récifs coralliens avant la fin du siècle. Kolbert ne cite pas les avis contraires, comme cette méta-analyse de 2009 selon laquelle «il est douteux que la diversité marine sera impactée de manière significative au vu des taux d’acidification prévus pour le XXIe siècle».
 
Lisez cet article de Stewart Brand, sur Aeon (2). Articles scientifiques à l’appui, il affirme : «L’idée que nous nous dirigeons vers une extinction massive n’est pas seulement fausse, c’est une recette pour la panique et la paralysie.» Le problème n’est pas la disparition d’espèces entières, mais «le déclin des populations animales sauvages», qui porte atteinte à la santé des écosystèmes. Steward Brand s’indigne des simplifications véhiculées par les médias. Mais ceux-ci ne sont que partiellement responsables, car les simplifications sont souvent générées et entretenues par les scientifiques eux-mêmes.
 
(1) La 6e extinction. Comment l’homme détruit la vie. Editions Vuibert, 2015.
(2) Rethinking Extinction, 21 avril 2015.
 
 la suite sur : http://aid97400.lautre.net/spip.php?article1526
Zinfos974
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1.Posté par A mon avis le 01/07/2017 12:51

La disparition des dinosaures ne s'est pas faite en un jour.
Par ailleurs, on peut remarquer que le développement des Mammifères (et donc de l'apparition de l'espèce humaine) est une conséquence de cette disparition des dinosaures. Il en va ainsi de l'évolution et du développement de la vie.

La question posée par cet article :" L’homme provoque-t-il la «sixième extinction» ?"
est très pertinente. Elle a le mérite de faire réfléchir.

Mais ceux qui possèdent le pouvoir, à l'échelle planétaire, d'influencer les comportements de Homo sapiens, se posent-ils réellement la question ?
La vision économique à court terme ne prime-t-elle pas la question de survie de l'humanité, possible victime de la "sixième extinction" ?

"Après moi le déluge ! " pourrait être le slogan de nombreux responsables politiques ou économiques (mais pas que ...) !

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