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L'ombre de la dengue plane sur le Mondial brésilien

Mardi 20 Mai 2014 - 16:23

Moustique Aedes Aegypti
Moustique Aedes Aegypti
Alerte à la dengue pour le Mondial brésilien. Plusieurs villes hôtes de la Coupe du monde risquent de connaître une épidémie de dengue durant toute la durée de la compétition.

La projection réalisée par des chercheurs américains, brésiliens et espagnols, publiée dans la revue médicale britannique The Lancet Infectious Diseases, montre que le risque de dengue est particulièrement élevé dans trois villes accueillant l'évènement, à savoir Fortaleza, Natal et Recife, toutes situées dans le Nord-Est du Brésil. Outre ces villes, des risques importants, "excédant la moyenne", existent dans les villes de Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Salvador et Manaus.

Interrogée par The Lancet Infectious Diseases (article en anglais), et citée par Sciences et Avenir, le Dr Rachel Lowe, de l'Institut catalan des sciences du climat de Barcelone (Espagne) a indiqué que "la possibilité d'une grosse épidémie de dengue pendant la Coupe du monde, capable d'infecter les visiteurs et de se propager dans leurs pays d'origine, dépend d'une combinaison de nombreux facteurs, incluant le nombre élevé des moustiques, la susceptibilité de la population et un taux élevé de contacts homme-moustique".

Les auteurs de cette étude appellent les autorités locales à prendre les mesures nécessaires pour faire diminuer les risques dans les villes les plus exposées à la dengue. En plus des cas de dengue déjà présents, plus d'un million de touristes sont attendus pour le Mondial brésilien.

Le Brésil lutte depuis le début des années 2000 contre la dengue, et est le pays le plus touché par cette maladie : plus de 7 millions de personnes ont été frappées par ce virus entre 2000 et 2013.
S.I
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1.Posté par DR ANONYME le 24/05/2014 16:54

Réfléchissons calmement devant cette information qui pourrait passer pour inquiétante surtout pour les amateurs de foot qui se seront déplacés au Brésil.

D’abord, « pour les spécialistes d’Aedes albopictus, les œufs peuvent résister à des températures proches de 0°C et tenir six mois à sec et être facilement transportés. »

Ensuite selon le Dr Rachel Lowe, de l'Institut catalan des sciences du climat de Barcelone (Espagne) : "la possibilité d'une grosse épidémie de dengue pendant la Coupe du monde, capable d'infecter les visiteurs et de se propager dans leurs pays d'origine, dépend d'une combinaison de nombreux facteurs, incluant le nombre élevé des moustiques, la susceptibilité de la population et un taux élevé de contacts homme-moustique". Autrement dit le moustique ne contient pas tout le problème.

Q : Comment font-ils donc ces œufs pour survivre six mois surtout sont-ils porteurs des virus ?

R : C’est qu’ils vivent non infectés des protéines du sang prélevé.

Seule la femelle, et seulement après avoir été fécondée, pique les mammifères ou les oiseaux. Elle pénètre chargée d’un repas de sang tellement lourde qu’elle est facile à capturer à la main, attention aux tâches de sang sur les vêtements. Elle entre dans les maisons pour piquer les humains.

Dans le sang, elle trouvera les protéines nécessaires à ses œufs. Mais les œufs ne sont pas infectés par le virus. Par des températures entre 25 et 30°C, les femelles pondent 74 œufs tous les 3-4 jours.

La moitié des femelles vivent 29 jours à 25° et 32 jours à 30°C.

Par conséquent, les générations de moustiques qui naissent ne sont pas infectantes.
Il leur faut faire la double rencontre d’un porteur sain et d’un humain pour donner à un humain le virus d’un mammifère.

Mais lequel ?

Puisque les générations de moustiques qui naissent d’œufs non contaminés ne sont pas infectées ou infectantes à leur naissance, il faut nécessairement que s’effectue une double rencontre entre un porteur de virus sain et un moustique.

Ce dernier entrant dans les domiciles rencontre ensuite un homme qui va tomber malade.

Cherchons donc quel pourrait être ce porteur sain inconnu au lieu de ne combattre que le moustique qui n’est qu’un intermédiaire, un vecteur court.

Quelle première rencontre ? Un homme non malade de tous ces virus, ce n’est guère possible ? Un mammifère à sang chaud qui porterait les virus sans être malade d’aucun de ces virus, cela reste la seule explication possible à mon avis.

Le moustique vit trente jours, c’est le vecteur domestique court (quelques mètres, quelques jours).

Ce n’est pas lui qui est à l’origine du premier malade.

Quel est le vecteur long (vingt ans sans être malade de virus portés et capable de voler sur des kms) celui qui permet au virus de vivre caché puis de ré émerger?

Si nous pouvions trouver ce porteur sain, nous prendrions connaissance de ses mécanismes de défense pour en faire profiter l’espèce humaine : un sérum, un vaccin, une protection naturelle que sais-je ?

Les chercheurs ont découvert 60 nouvelles espèces d'agents pathogènes appelés paramyxovirus. Ils viennent surtout d’observer, chez les chauves-souris, des formes génétiquement très proches de ces virus que l’on pensait spécifiques à l’homme.

Les virologues ont réuni près de 10.000 échantillons d’animaux, dont près de 90 espèces de chiroptères (chauve-souris) provenant d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et d’Europe.

Et, grâce à des analyses de sang et d’organes, les scientifiques ont pu observer la grande diversité génétique des fameux paramyxovirus chez ces mammifères -une observation qui suggère que ces agents infectieux ont eu le temps de beaucoup évoluer chez les chauves-souris au cours de l’Histoire.

Les vérifications sanitaires des troupes de chauve-souris dans les grottes à LA REUNION ne sont pas tout à fait satisfaisantes à mon opinion.

Jugez vous-même : contrôle visuel à la jumelle et vérification, sur une dizaine de prises, de l'apparence d'un bon état sanitaire par un simple examen clinique par des agents forestiers. Cela ne suffit pas.

Il nous faut savoir si elles ne seraient pas des porteurs sains de virus, de parasites, de germes. Est-ce réalisé par autopsies, cultures, etc. ? Non à ma connaissance !

Or les moustiques charges de sang infectent leurs glandes salivaires ne peuvent guère voler plus que quelques dizaines de mètres. Ils peuvent piquer au voisinage des ravines des hommes, du bétail et d’autres animaux. Un vétérinaire m’a affirmé que le bétail était atteint du Chikungunya en 2005.

A l’époque on avait imaginé que des singes importés avaient été les vecteurs sains de cette maladie. Ne serait-ce pas plutôt ces chauves-souris qui seraient les vecteurs sains ?

Je soulève une discussion sanitaire et j’attends vos avis.

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