L'invité de Zinfos

[L'invité de Zinfos] Frédéric Miranville, Président de l'Université de La Réunion

Mercredi 4 Juillet 2018 - 15:54

L'ambiance n'est pas au beau fixe à l'Université de La Réunion. Une campagne de recrutement suspendue pour 8 postes, pas de quorum lors du dernier conseil d'administration pour le vote du budget, un courrier de défiance signé par 16 enseignants-chercheurs contre Frédéric Miranville. Le président de l'Université de La Réunion s'explique dans un entretien sur ces dossiers qui font couler beaucoup d'encre.



Pierrot Dupuy
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1.Posté par Fabrice LEMAIRE le 05/07/2018 17:11

MIRANVILLE L'AFFABULATEUR

Le président Miranville vient d'affirmer dans l'entretien avec P. Dupuy que le président du conseil académique étant empêché, il s'agissait d'un cas "non prévu par les statuts" et qu'il n'avait "pas d'autres choix" que de présider lui-même le conseil académique restreint.

C'est totalement faux.

En effet, l'article 20 des statuts de l'université de La Réunion dispose que "Dans le cas où le président du conseil académique ne préside pas le conseil académique en formation restreinte, celui-ci est présidé par un représentant des professeurs et personnels assimilés élu du conseil académique désigné par le Président de l'université".

L'hypothèse est donc parfaitement prévue par les statuts.

De plus, l'article 5 des mêmes statuts précise que les fonctions de Président "sont incompatibles avec celles de membres élus du conseil académique", ce qui interdit donc par ailleurs strictement au président de présider cette instance.

Il suffisait donc à Miranville de nommer un professeur membre du conseil académique comme il l'a fait au final.

Il est donc le SEUL responsable du fiasco de la campagne emploi en ayant volontairement violé les statuts de l'université ce qui explique que la communauté universitaire condamne unanimement ses méthodes.


2.Posté par tijean le 05/07/2018 17:25

Comme par hasard c'est cette année, sur ces concours que le président décide de remettre dans le droit chemin des concours qui ont été entachés de ces irrégularités dans le passé, d'ailleurs concours dont potentiellement il a été bénéficiaire lors de son recrutement en tant que maître de conférences puis de professeur...
Il y a toujours une bonne raison d'attendre cette année pour faire jouer ce levier.
L'année dernière pour la campagne emplois il y avait le même recteur et le même président, donc Pourquoi attendre cette année?
A qui profite le crime?
Est-ce pour minimiser sa participation au conseil académique restreint?
Est-ce que le poste de professeur en procédure 46.3 n'a pas donné le résultat escompté pour l'équipe présidentielle?
Est-ce pour minimiser le fait que les membres extérieurs lors du recrutement sur le dit poste de Sudel Fuma se sont retiré lors de cette campagne de 2018 pendant les auditions?
Les questions sont posées...?

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