Océan Indien

L’insurrection d’Antananarivo : "Il y a un troisième larron"

Jeudi 29 Janvier 2009 - 08:05

Après trois jours de pillages et d’émeutes, Antananarivo a été plutôt calme hier. L’intervention des forces de l’ordre, notamment de l’armée a ramené le calme, pour le moment. Selon un citoyen malgache, la grande question que se posent les malgaches tourne autour de la présence en sous-main d’un troisième protagoniste...


L’insurrection d’Antananarivo : "Il y a un troisième larron"
A qui profite le crime? C’est la grande question que se posent les Malgaches quand on sait que cette situation ne profite ni au gouvernement en place, ni à celui qui veut renverser le pouvoir pour le prendre.

Même si Andry Rajoelina a la population avec lui, les pillages et les émeutes ne lui sont pas profitables. Ces évènements ne lui donne pas l’image d’un président potentiel.

De l’autre côté, les magasins qui ont été pillés appartiennent en majorité au président Marc Ravalomanana.

L’hypothèse d’un troisième acteur est tout à fait plausible. Beaucoup avancent le nom de Roland Ratsiraka dont la rumeur de l'arrestation a couru hier soir, relayée par Antenne Réunion. Cette nouvelle, de même que les émeutes qui auraient suivi à Tamatave, n'ont pour le moment pas été confirmées.

Même si Antananarivo a retrouvé un calme relatif hier, la tension était encore très palpable. Après deux jours d’émeute, ce statu quo illustre le désarroi qui s'est emparé de la population. Le meeting qui a rassemblé dans le calme environ 150.000 personnes sur la Place du 13 Mai hier en milieu de journée permet au maire Andry Rajoelina "TGV" de garder le contact avec la population. Il s’agissait également de se recueillir en mémoire des victimes de ces deux derniers jours de violences.

Ces derniers évènements changent par ailleurs la donne. Chacun des protagonistes tente de se repositionner. Le président Marc Ravalomanana semble chercher la parade pour faire perdurer la situation de crise, car le temps joue en sa faveur aux yeux des Occidentaux. Même si une passation de pouvoir doit avoir lieu, ces derniers veulent que les choses se déroulent de manière démocratique. Ce dont ne peut se prévaloir pour le moment le maire "TGV" qui revendique un gouvernement de transition en prétendant que c’est la volonté du peuple.

Aujourd’hui, le calme est interprété comme de l'attentisme, afin que chacun puisse se repositionner. Mais tout est encore possible. Le maire d'Antananarivo a demandé à ses troupes de respecter une grande opérétion "Tana ville morte" pour aujourd'hui.

Le calme avant la tempête?
Karine Maillot
Lu 1385 fois


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 9 Août 2018 - 14:46 La terre a tremblé non loin de Rodrigues