Santé

L'épidémie de dengue se poursuit et gagne le Sud, 110 nouveaux cas la semaine dernière

Mardi 20 Mars 2018 - 17:51

L’épidémie de dengue en cours se poursuit dans l’ouest et s’étend dans le sud de La Réunion et ce, malgré la forte mobilisation du service de lutte anti-vectorielle, indique l’ARS Océan Indien. Du 12 au 18 mars, 110 cas de dengue ont été confirmés, portant à 434 le nombre total de cas autochtones signalés en 2018.

"Les fortes pluies associées à des températures de saison élevées, sont très favorables au développement des moustiques vecteurs de la dengue. Aussi, afin de contrôler l’ampleur de l’épidémie, la mobilisation de l’ensemble de la population et des acteurs est attendue", poursuit l'organisme. 

Situation épidémiologique au 20 mars 2018

Au cours de la semaine dernière (du 12 au 18 mars), 110 cas de dengue ont été confirmés, portant à 434 le nombre total de cas autochtones signalés en 2018. L’épidémie de dengue en cours se poursuit dans les zones de circulation connues dans l’ouest et le sud :

Dans l’ouest :

à Saint-Paul :

- Bois de Nèfles et La Plaine (15 cas),
- Gare routière et Etang (24 cas),
- Jacquot (4 cas),
- Le Ruisseau (3 cas),
- Plateau Caillou (2 cas)
- Grande Fontaine (3 cas)

à La Possession, Le Port, Saint-Gilles-les-Bains, et Saint-Leu

- Possession (5 cas),
- Rivière des Galets et centre-ville du Port (8 cas),
- Cap champagne (5 cas),
- Saint-Leu / Pointe des châteaux (4 cas)

Dans le sud :

à Saint-Pierre : Bois d’Olives (9 cas)

Des cas isolés sont également mis en évidence à Saint-Pierre et au Tampon.

Au total depuis le début de l’année 2017, ont été confirmés : 528 cas autochtones , donnant lieu à 27 hospitalisations (15 en 2018 et 12 en 2017) et 9 cas importés.

"L’épidémie de dengue en cours devrait se maintenir au cours des semaines à venir avec les conditions météorologiques actuelles propices au développement du moustique vecteur", souligne l'ARS.

Mesures de gestion

Les équipes de Lutte Anti-Vectorielle de l’ARS Océan Indien sont mobilisées et interviennent dans les quartiers concernés par la circulation virale. Près de 1000 visites en porte-à-porte sont assurées chaque semaine, jusqu’à 5 interventions successives dans les quartiers les plus touchés.

Les interventions se font uniquement autour des cas signalés par les médecins afin de limiter la propagation de la dengue sur l’île.

Au vue de la situation épidémiologique, dans le cadre du niveau 2B du dispositif spécifique ORSEC, une forte mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés est attendue aux côtés de l’ARS OI. Des réunions de coordination sont menées par l’ARS OI pour mettre en place des "opérations coup de poing" avec les communes et intercommunalités dans les quartiers actuellement touchés par la dengue.

Le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et la Croix-Rouge sont également mis à contribution. 

Recommandations de l’ARS à la population

Dans le contexte de fortes pluies, l’ARS OI rappelle l’importance des gestes de prévention à appliquer par tous,  en particulier les habitants des zones touchées :
- Eliminer les récipients en eau autour de son habitation
- Eliminer les déchets pouvant générer des gîtes larvaires
- Se protéger des piqûres de moustiques
- Consulter impérativement son médecin, en cas d’apparition de symptômes de la maladie. (apparition brutale de fièvre éventuellement associée à des maux de tête, douleurs musculaires, éruptions cutanées, nausées, vomissements, saignements ou fatigue) et continuer à se protéger des piqûres de moustiques.

Par ailleurs, en cette période de vacances scolaires, l’ARS OI recommande aux personnes se déplaçant dans les zones de circulation virale de se protéger des piqûres de moustiques.

"La lutte collective est le moyen le plus efficace pour éviter la survenue d’une épidémie", conclut l'agence régionale de Santé. 

Le planning des démoustications à consulter sur www.ocean-indien.ars.sante.fr

N.P
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1.Posté par Tony le 20/03/2018 23:57 (depuis mobile)

"Se protéger des piqûres de moustiques"
On sort avec un scaphandrier ?
Au lieu de dire de telle connerie l’ARS avec les pouvoirs publics aurait dû faire de la prévention il y a déjà longtemps...

2.Posté par ridingsly le 21/03/2018 01:50

Tiens tiens, se débarrasser des déchets qui sont des gites larvaires... Précisons: sans les bruler dans la cour ni les jeter dans la ravine, ni les jeter par la fenêtre de sa voiture, vaut mieux préciser non?

La lutte collective est le SEUL moyen d'enrayer les moustiques qui contrairement aux légendes farfelues piquent tout le monde sans discrimination aucune, chinois, yab, zorey, kafres, zorey, on fait tous parti du menu, donc on doit tous lutter, on a tous à y gagner.

A quand la distribution de prospectus bien faits avec de joli pictogrammes pour ceux qui ne savent pas lire... A quand la prévention dans les écoles, on sait jamais, les marmailles seront peut être plus malins que nous...

3.Posté par Isis le 21/03/2018 01:55

L'ARS aurait du mettre en "circulation" des grenouilles friandes des moustiques au lieu de vouloir faire des épandages de pesticides, plutôt nocifs pour la santé !

4.Posté par SSTJOSEPHOISE le 21/03/2018 06:01

Nos élus, ne se responsabilisent pas ils brillent par leurs absences sur le terrain,les usagers ne respectant pas les jours de collecte,et déposent tous leurs déchets au jour le jour sur le bords des rues, et même aux endroits mentionnant site sous surveillance en toute impunité tous les employés communaux devraient signaler a leur hiérarchies, tout les manquements au calendrier de collecte, et la municipalité d effectuer les enquêtes de voisinage afin de prendre des sanctions, il faudrait redéfinir la responsabilité de nos élus et les sanctionner, s ils ne prennent pas leurs responsabilités, tout ce qui arrive c est en grande partie de leurs fautes, il ne faut se contenter de percevoir de confortables indemnités et privilèges.

5.Posté par Tanguy le 21/03/2018 06:42

Moi je ne crains rien, j'ai une tenue d'apiculteur ,..... !!!!

6.Posté par ZembroKaf le 21/03/2018 09:23

434 le nombre total de cas autochtones signalés en 2018.

Combien non signalés ???
Les interventions se font uniquement autour des cas signalés par les médecins afin de limiter la propagation de la dengue sur l’île.

Y a pas un problème là ???
L'ARS...une bande de...."larves" !!!

7.Posté par Malade le 21/03/2018 09:30 (depuis mobile)

On aurait dû traiter depuis bien longtemps ! Attendre le seuil épidémique pour prendre les mesures, complément inconscient ...

8.Posté par MARIE le 21/03/2018 11:01

PRESQUE TOUS LES ANS LA MEME CHOSE

PASSER CHEZ LES PARTICULIERS POUR RAPPELER ATTENTION A L EAU QUI STAGNE

IL FAUT SANCTIONNER UN PEU

VOILA UNE SOLUTION

9.Posté par Louis Pariot le 21/03/2018 14:36

@Post2 Mais ça ne sert à rien de créer encore des flyers et autres actions de sensibilisation. On en a assez de payer des graphistes, des assos etc...(tous payés avec nos impôts) pour faire quoi au final ? Rien. Rien d'autre que de procurer un ti travay "sponsorisé" ?... Ça suffit ! Ça fait longtemps trèèèèès longtemps que l'on sait bien que : si chacun nettoyait correctement sa cour, son jardin et respectait le tri et les jours de collectes de déchets voire même qu'il bouge son ki jusqu'à la déchetterie... on n'aurait presque plus de problèmes. La prévention (école) n'a servi à rien, allez voir les abords des lycées et collèges... (clopes, boissons, barquettes etc..) Bref une bonne verbalisation bien sévère des pollueurs et on n'en parle plus et en plus l'île deviendra enfin propre ! Mais voilà la verbalisation n'est pas sympathique pour les élus .

10.Posté par Fredo974 le 22/03/2018 15:35

Je fais comme Rahan , je me badigeonne de citron vert toute la journée .

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