Courrier des lecteurs

L'élection organise une aristocratie

Mardi 22 Janvier 2019 - 10:16

On croit tout savoir de la démocratie tant elle est familière. D'origine grecque, animant la vie d'Athènes, elle y aurait été « directe », et aurait été adaptée dans sa forme «indirecte» en France et aux Etats-Unis, à la fin du XVIIIe siècle. Démocratique est aussi d'usage courant. Si des étudiants bloquent leur université, certains leur rétorquent que ces pratiques ne sont pas démocratiques : on les accuse même de vouloir construire un mouvement politique.

La démocratie athénienne avait pour fondement l'usage du tirage au sort, la rotation rapide des charges, la reddition des comptes, l'impossibilité d'exercer de multiples fois la même charge, la rémunération de l'activité politique, l'amateurisme, c'est-à-dire la non-division du travail politique. Il s'agissait de garantir à tout citoyen s'en jugeant capable la possibilité de participer au jeu politique. L'élection était réservée à la désignation des généraux et des magistratures financières. Le sort était conçu comme la garantie d'égalité des chances d'accès aux charges ; il s'accordait avec la rotation des charges.

Aristote lie clairement démocratie et tirage au sort, alors qu'il associe élection et aristocratie. On retrouve ces associations chez Montesquieu et Rousseau, entre autres, deux mille ans plus tard. A la fin du XVIIIe siècle, certains acteurs des révolutions française et américaine bâtissent un régime de gouvernement original, qu'ils appelleront gouvernement représentatif. L'élection est choisie pour désigner des représentants et, pour les forcer à ne pas s'écarter des électeurs, elle doit avoir lieu régulièrement. L'élection s'impose pour deux raisons : elle traduit un principe influent du droit romain (« ce qui touche tout le monde doit être considéré et approuvé par tous ») ; elle sélectionne une aristocratie, ce qui est l'objectif visé. Le peuple est souverain, mais ne participe pas au gouvernement. Le gouvernement représentatif est une aristocratie.

Après les massacres de juin 1848, la Constituante proclame la République « démocratique » (art. 2, préambule). Or, la Constitution organise un gouvernement représentatif. Pas plus qu'en 1789 le tirage au sort n'est évoqué. La participation du peuple au gouvernement n'est pas prévue. Le contrôle des représentants se limite à l’élection. Rien ne garantit que tout citoyen désirant exercer des fonctions politiques le puisse. L'élection est un outil de sélection et de présélection. Certaines caractéristiques sont nécessaires pour être élu : la notoriété, le sens du politique, la fortune. L'élection organise une aristocratie.

Et pourtant, l'adjectif « démocratique » est là, et son adoption ne donna lieu qu'à peu de débats. La réintroduction du suffrage universel masculin direct (déjà prévu en 1793) entraîne l'adoption du terme « démocratique ». « Démocratie » et « démocratique » vont alors structurer la pensée et les discours concernant le gouvernement représentatif. Il est étonnant de remarquer que les hommes de la Convention, à l'origine de la Constitution de 1793, ne songèrent pas à qualifier la République de « démocratique ». Pourtant, le suffrage universel masculin direct est prévu. Mieux, le peuple, pour qui un rôle politique est prévu, forme des assemblées, approuve les lois et peut provoquer le référendum. Mais, tout simplement, cette Constitution n'organise pas la démocratie, et la conscience de l'époque à ce sujet est plus claire que celle du XIXe siècle.

Certains qualifieront nos démocraties d’ « indirectes », variation de la démocratie athénienne, qui serait « directe ». Pourtant, ces deux concepts sont bien différents.

Sous la Ve, si le peuple ne se gouverne toujours pas, contrairement à ce qu'affirme la Constitution (« gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », art. 2), il est néanmoins déclaré souverain, et sa souveraineté « s'exerce par ses représentants et par la voie du référendum » (art. 3). Le rejet du référendum sur la Constitution européenne à 54% a été contredit trois ans plus tard à 87% par le Congrès, à propos du traité de Lisbonne. Cela devrait mettre en lumière la nature de la représentation. Pierre Moscovici, député PS, le disait lui-même : « Je voterai selon mes convictions. » Il ne fait qu'exprimer la logique d’un gouvernement représentatif, à savoir l'autonomie des représentants. Critiquer cette autonomie, ce serait supposer qu'il déroge à un devoir, alors que la Constitution ne prévoit aucun mécanisme de contrôle des députés par les citoyens : ils sont uniquement invités à voter pour quelqu'un d'autre s'ils sont mécontents. Alors le peuple exerce-t-il réellement sa souveraineté par ses représentants ?

Le régime représentatif n'est pas la démocratie. C’est une falsification du sens « démocratique », falsification portée dans les textes fondateurs de nos Républiques depuis 1848, qui masquent ce que furent les outils utilisés par les Athéniens pour organiser leur gouvernement, et le plus important d'entre eux, le tirage au sort.

Nos ancêtres ont négligé ou méconnu les outils fondamentaux permettant d'organiser pratiquement la démocratie. Rien ne nous oblige à les suivre ni à continuer de croire en la souveraineté du peuple, de croire que le peuple se gouverne lui-même. Il est temps d’y remédier. Car nous ne sommes pas, et même n’avons jamais été, sous un régime démocratique.
Bruno Bourgeon, porte-parole d’AID
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1.Posté par Modeste le 22/01/2019 10:34

après AN et celui là, il nous manque encore un.......en vacances????

2.Posté par Grand Yab le 22/01/2019 11:58

La démocratie "directe" d'Athènes était exercée par les citoyens. Or n'était pas "citoyen" qui voulait à cette époque... Il y avait beaucoup plus d'esclaves et d'étrangers que de "citoyens", et les femmes étaient exclues de cette citoyenneté. On a beau critiquer notre démocratie "indirecte" mais c'est tout de même celle qui offre le plus d'équité et le plus de liberté. On aurait pu, par exemple, exclure les non imposables de la citoyenneté. Après tout, ils n'ont pas leur mot à dire en matière d'orientation budgétaire... Mais ce serait injuste n'est-ce-pas ?
Le mouvement des gilets jaunes remet en question la démocratie indirecte, mais vous voyez bien comment il perd les pédales à ne désigner aucun représentant... Comment distinguer le peuple de la populasse ?

3.Posté par JORI le 22/01/2019 13:24 (depuis mobile)

2. Grand yab. +++++1. Même si on pourrait dire qu'il existe une démocratie directe après notre démocratie indirecte puisque une fois élus nos politiques ne tiennent pas leurs promesses et font ce qu'ils veulent entre eux !!.

4.Posté par Saucratès le 22/01/2019 19:12

Article intéressant, riche de perspectives. Comment appeler le régime politique qui est le nôtre ? Où ai-je lu le terme de démocratie instrumentale ? On est sensé être tous égaux, avoir tous un même droit de vote, et avoir tous le même droit à être élu. Mais il faut normalement être investi par un des grands partis politiques pour être élu (ca c'était jusqu'au cas Macron) ou disposer de réseaux politiques ou d'influence longs comme le bras. Le problème est effectivement que ce système a créé une caste politique qui s'auto-perpétue et qui se reproduit par cooptation.

Les différents cas de politiques dont l'élection est invalidée, qui se retrouvent interdit de se représenter, et qui présentent leur femme (les époux Sudre à La Réunion, les époux Balkany en métropole ...) ou leur frère (on en a eu exemple très récemment) décrivent bien cette forme de reproduction. Mais cela n'existe pas que dans la politique.

C'est le mode privilégié de fonctionnement des entreprises, des conseils d'administration, que ce soit dans le monde des mutuelles, des coopératives (où tout le monde est sensé être égal, disposer d'une même voix), des syndicats et aussi des associations, tout comme dans le monde des sociétés anonymes où il coule de source que les grands patrons se reproduisent entre eux, entre semblables.

Le tirage aléatoire au sort présente effectivement énormément d'avantages. Il fonctionnait très bien à Athene, même si tout le monde n'y etait pas citoyen. Mais cela n'enlève à la proposition ou à l'argument. Le fait que les enfants mineurs ou les étrangers ne votent pas dans notre démocratie instrumentale ne l'invalide pas. Si ma contestation peut paraître spécieuse, ce n'est pas l'exclusion de certaines personnes qui invalide un mode de fonctionnement d'une démocratie ou d'un régime politique.

La vraie question, c'est de savoir si un tirage au sort peut fonctionner avec 40 millions de participants. On va vite le voir puisque c'est justement le mode de sélection retenu pour le grand débat national de Macron. Apparemment... À noter néanmoins que je crains une absence de transparence sur les citoyens sélectionnés pour ce grand débat. Comment sait-on si on a été tiré au sort ou non ? Et comment a lieu le tirage au sort ?

Entre parenthèses, quand il s'agit de contester la légitimité des gilets jaunes, le tirage au sort est parfait. Mais si l'on conteste la légitimité des politiques élus, bizarrement, c'est interdit puisqu'il aurait reçu «l'onction du suffrage universel» ! Saucratès

5.Posté par Bruno Bourgeon le 22/01/2019 19:16

Grand Yab et JORI, vous êtes hors sujet : le problème n'est pas de définir si notre république est démocratique directe ou indirecte, le problème est que l'élection n'organise pas la démocratie : le peuple n'y a aucun rôle, et ce rôle, s'il avait un jour existé, se réduit comme peau de chagrin avec la désaffection des élections... Lesquelles, je le répète, met au pouvoir une aristocratie. Nous ne sommes pas en démocratie, mais en république aristocratique. Par définition? Une élection démocratique est un oxymore.

6.Posté par Saucratès le 22/01/2019 19:43

M. Bourgeon, autant je ne partage pas forcément les arguments de «Grand Yab» et Jori, autant je pense qu'ils ont le droit d'exprimer une position divergente. Décréter que leurs arguments sont «hors sujet» fait soit très enseignant, soit très secte. On sent que l'ex-communication n'est pas très loin. Ou la note éliminatoire. Problématique lorsqu'on se réfère à ATTAC. Comme groupe de discussion ouvert et libre, ca paraît compromis.

J'aime la maxime : je ne suis pas d'accord avec ce que vous exprimez, mais je me battrais pour que vous puissiez le dire ! Ce n'est même pas de Voltaire. Saucratès.

7.Posté par A mon avis le 23/01/2019 13:01

@ 5.Posté par Bruno Bourgeon :

Si une "élection démocratique" est un oxymore, une "démocratie populaire" est-elle un pléonasme ?

Et que dire du "peuple élu" ?

8.Posté par A mon avis le 23/01/2019 13:19

@ 6 Posté par Saucratès : à lire vos reproches, on peut tout à fait considérer vos propos aussi "sectaires" que ceux que vous reprochez.
En effet, considérer qu'un commentaire est "hors sujet" , arguments à l'appui, ne signifie en rien une "excommunication" comme vous dites. Mais un échange de point de point de vue normal dans un débat.
Vous même "censurez" ATTAC dont la référence vous est problématique.

Vous illustrez tout à fait le contraire de la maxime que vous citez souvent.
(La manière dont vous la présentez, laisse croire que c'est vous l'auteur et non Voltaire 😊😊😊)

9.Posté par A mon avis le 23/01/2019 17:00

Remarques à propos du tirage au sort des représentants du peuple :

Les "heureux élus" (comme au loto) deviendrait alors, eux aussi, les membres d'une l’aristocratie (telle que définie par Bruno Bourgeon).


Actuellement, les jurés de procès d'assise sont tirés au sort.
Mais avant le procès, les jurés subissent (nécessairement) une "formation". Puis ensuite, les délibérations sont conduites par un "professionnel" qui anime, (voire oriente) les débats pour aboutir à un consensus. L'objectivité et la partialité sont elles parfaitement assurées ?

Actuellement, les députés de LREM sont pour la plupart issus de la société civiles, et ne sont pas rompus aux débats de l'Assemblée nationale. D'où certains "cafouillages" dénoncés au début de la législature. Et d'où des formations et une prise en main par un grand chef président de groupe. L'indépendance individuelle des "représentants du peuple" est elle assurée ?

Les représentants du peuple tirés au sort, seraient alors issus de tous les milieux professionnels et intellectuels.
Seraient-ils aptes à assurer le travail législatif et de contrôle du gouvernement, qui sont les fonctions essentielles de l'Assemblée nationale ?
Une formation très sérieuse serait alors nécessaire : d'où une importante perte de temps.
Le plus grand danger serait qu'une telle assemblée devienne vraiment une assemblée "godillot" dont les membres pour la plupart incompétents pour la fonction demandée, suivent aveuglément un chef.
Ce serait alors un excellent moyen pour qu'une démocratie bascule dans la dictature avec un chef à l'ambition un tant soit peu fascisante (ce qui n'est pas une rareté par les temps qui courrent !).

Alors, même si "élection démocratique" est un oxymore lexical, c'est, à mon avis, la moins mauvaise des solutions de représentation du peuple.

10.Posté par Saucratès le 23/01/2019 18:57

Salut Post 8 de «A mon avis». Je ne vois pas d'argumentation dans la réponse de Bourgeon. Mais juste une déclaration liminaire. Une condamnation sans appel. Et on ne peut pas appeler ce qui suit la déclaration de «Hors sujet» comme une démonstration. Mais j'ai peut-être trop connu d'enseignants se réfugiant derrière le hors sujet pour me mettre des cartons !

Je ne censure pas ATTAC du tout. Bien au contraire. Le site de l'association AID974 se présente comme un prolongement d'ATTAC, et appelle à des débats ouverts et à des formations ! Si à la première contestation venue, on balance du «hors sujet» dans les dents de ses contradicteurs, je vois mal comment on peut parler de dialogues et de débats libres et ouverts. Ou alors ces débats ne sont ouverts qu'aux personnes pensant exactement comme les fondateurs. Je crains que ce soit un peu la norme de toutes ses chapelles, de toutes ses associations : le rejet de toute forme opposition. C'est cela que j'appelle du sectarisme ! Pas ce qui se passe dans les églises catholiques !

Concernant la maxime que j'ai citée, il est de notoriété publique que Voltaire ne l'a jamais prononcée. On lui attribue cette maxime mais c'est faux. Qui l'a écrit ? Je ne pense pas qu'on le sache. Je ne me l'attribue pas. Mais comment citer une personne que l'on ne connaît pas, qui l'a fait attribuer à Voltaire ?

Concernant votre parallèle avec les non spécialistes de LREM que l'on a envoyé à l'Assemblée nationale, je pense que l'on vous a menti. Effectivement, on l'a présenté de cette manière. LREM avait fait appel publiquement à des candidatures de citoyens. Mais ceux qui ont été retenus par LREM étaient soit d'anciens politiques de droite ou de gauche, soit des managers des réseaux gravitant autour de Macron. De vrais citoyens non membres de réseaux, issus des classes populaires, je ne pense pas qu'il y en ait eu beaucoup présenté par Macron et LREM. On s'est foutu de nous ! On vous aurait menti ? Saucratès

11.Posté par Bruno Bourgeon le 23/01/2019 19:58

"Si à la première contestation venue, on balance du «hors sujet» dans les dents de ses contradicteurs, je vois mal comment on peut parler de dialogues et de débats libres et ouverts. Ou alors ces débats ne sont ouverts qu'aux personnes pensant exactement comme les fondateurs. Je crains que ce soit un peu la norme de toutes ses chapelles, de toutes ses associations : le rejet de toute forme opposition. C'est cela que j'appelle du sectarisme ! Pas ce qui se passe dans les églises catholiques !"

Venez à AID vous verrez si c'est une forme de chapelle sectaire. Nous ne sommes pas dans le prolongement d'ATTAC, mais dans une forme de pensée voisine. "J'adore" les personnes qui traitent les autres de sectaires quand ils le sont eux-mêmes. Le terme de "hors-sujet" s'applique parfaitement aux idées de JORI et Grand Yab : l'idée de mon discours est de dire que nous ne sommes pas en démocratie, ce terme a été dévoyé par les constituants de la IIème République. Il reprend Montesquieu, Aristote ou encore Rousseau. Nous sommes en République représentative, mais dont les ressorts ne sont nullement issus d'un fondement démocratique.

Pour reprendre "A mon avis", le tirage au sort ne sera pas aristocratique dès lors qu'on limite les pouvoirs des représentants : révocabilité, non cumul, etc... D'accord avec les jurés d'Assises, ils ont une formation et sont encadrés. Rien n'empêche les représentants législatifs du peuple d'être encadrés et formés de la même façon. On ne fera de toutes façons pas pire que les premiers mois de LaREM. Et au moins la représentativité sera assurée par simple mécanisme mathématique. Enfin le représentant ne pourra être taxé de n'en faire "qu'à sa tête", puisque chacun fera de même et comme ils seront l'exacte représentation du peuple, infine cela n'aura pas d'importance. Une seule vérité : le peuple s'exprimera? Et au-delà du tirage au sort, des pouvoirs peuvent être attribués aux assemblées citoyennes tirées au sort de même, comme cela existe déjà dans certaines communes de France (je ne parle pas des conseils de quartiers qui ne sont que pantalonnades).

12.Posté par A mon avis le 23/01/2019 21:18

@ 11.Posté par Bruno Bourgeon
Je ne reprends que cette phrase qui me pose problème dans votre commentaire
"Et au moins la représentativité sera assurée par simple mécanisme mathématique. "

On pourrait discuter sur le terme "représentativité". Par définition le tirage au sort est aléatoire. Le tiré au sort ne représente que lui même. Il ne représente pas le peuple !

Une simple représentation mathématique ne suffit pas car les citoyens recrutés ainsi sont de compétences très variées.
L'exemple des premiers mois de LaREM illuste le risque. Faire pire avec un tirage au sort est presque une évidence.

Mais surtout, vous ne tenez pas compte du principal risque de basculement dans la dictature avec une chambre constituée d’incompétents (pour le travail parlementaire) encadrés et formés pour être soumis à un grand chef.

13.Posté par A mon avis le 23/01/2019 21:33

@ 10.Posté par Saucratès
A propos de LREM "on m'aurait menti" . Ah bon ! C'est qui "ON" ?
Ce serait donc faux que les députés de LREM proviennent en majorité de la société civile ?
Qui ment ? "On" ou vous ?

A propos de la citation : je plaisantais en vous en attribuant la paternité, vous ne l'avez pas compris ?

Pour info :
C'est l’Anglaise Evelyn Beatrice Hall qui, dans un livre, The Friends of Voltaire, publié en 1906 sous le pseudonyme de S. G. Tallentyre, utilisa la célèbre formule pour résumer la pensée voltairienne. « « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it », was his attitude now », écrit-elle. Elle confirmera par la suite que c’était sa propre expression et qu’elle n’aurait pas dû être mise entre guillemets. Qu’elle soit due à la maladresse de l’auteur ou de l’éditeur, la citation a été rapidement traduite en français avant de connaître le succès que l’on sait.
https://www.projet-voltaire.fr/culture-generale/voltaire-citation-apocryphe-je-ne-suis-pas-d-accord-avec-vous/

14.Posté par JORI le 24/01/2019 14:49

12.Posté par A mon avis le 23/01/2019 21:18
"On pourrait discuter sur le terme "représentativité". Par définition le tirage au sort est aléatoire. Le tiré au sort ne représente que lui même. Il ne représente pas le peuple !", en tout cas pas plus qu'un candidat élu par des électeurs!!.

15.Posté par A mon avis le 24/01/2019 23:01

@ 14.Posté par JORI
"en tout cas pas plus qu'un candidat élu par des électeurs!!. "
Vous avez raison, le "tiré au sort" représente moins que celui qui est élu. Le candidat élu, c'est à dire choisi, s'il a les suffrages des électeurs, il a plus de chance d'être représentatif de ses électeurs qu'un citoyen anonyme tout à fait aléatoire (citoyen aléatoire ?).

16.Posté par Bourgeon, une envie d’aristocratie ? le 25/01/2019 20:41 (depuis mobile)

Encore le commentaire d’un citoyen sans doute frustré qui s’est présenté aux élections et n’a pas été élu. Vous avez dit crédibilité ?

17.Posté par justedubonsens le 26/01/2019 10:24

Voilà une polémique riche d'informations ! On peut regretter qu'elle déraille un peu et qu'elle soit un peu trop intello, mais merci de m'instruire. Il m'a fallu en appeler au dico pour "oxymore" toujours intéressant pour le placer dans le scrabble.
Au delà de cette boutade et pour revenir au sujet je ne crois pas plus aux "vertus" des élus que des tirés au sort. Si on souhaite effectivement une certaine compétence des gens qui nous gouvernent, leur cursus seul peut nous "aider" à choisir mais en aucun cas leur profession de foi. Ainsi que le disait Charles, pas le Grand mais Pasqua," les promesses n'engagent que ceux qui les croient". Et malheureusement nous sommes souvent trop sensibles au chant des sirènes.
Comme vous l'avez cité (l'un ou l'autre) une fois élus nos "chers" représentants font selon leurs convictions quand ils ont un peu de cou...les, sinon ils jouent les moutons de Panurge sous peine d'être virés de leurs formations politiques ; la Macronie et son bras armé le LREM suivent le même principe.
Quant aux compétences, il suffit d'en juger au premier niveau d'élection : le conseil municipal. Combien sont efficaces ? Combien sont là par conviction et non pas juste pour toucher leur pécule mensuel parce qu'ils ont été sollicités par la tête de liste pour remplir la liste ?
Je crois que quelque soit le mode de représentativité, l'Homme reste l'Homme avec ses imperfections et jamais nous n'obtiendrons une véritable démocratie.
Alors sans révolution mettons en place un contre pouvoir par le référendum, permis par des conditions plus ouvertes que celles actuelles et sur des thèmes qui mettent en cause les finances publiques et les projets de changements profonds de nos sensibilités.
Et merci à M. Bourgeon pour ses courriers toujours très instructifs, qu'on partage ou pas. Et à ses contradicteurs "savants" (pas forcément sachant) qui permettent un échange éclairé.

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