L'Edito de Pierrot

[L'édito de Pierrot Dupuy] La France d’Emmanuel Macron marche vraiment sur la tête !

Jeudi 6 Septembre 2018 - 10:00



Emmanuel Macron a été élu en grande partie parce qu’il avait réussi à nous vendre, pendant la campagne électorale, sa vision d’une République irréprochable, exigeante, intraitable, alors qu’en face, François Fillon se débattait dans le cyclone des révélations autour de l’emploi de sa femme Pénélope.
 
Nombre de Français avaient alors adhéré à la belle image de jeune premier, de gendre idéal, renvoyée par Emmanuel Macron. Certes, il avait son passé de banquier derrière lui mais les Français ont cru en ses belles paroles et ont choisi de lui faire confiance.
 
Ils sont nombreux à déchanter aujourd’hui, ne serait-ce que sur ce point de la probité.
 
Deux événements hier m’ont interpellé : d’abord la démission de Laura Flessel, la ministre des Sports, et la candidature de Richard Ferrand au perchoir de l’Assemblée nationale.
 
Commençons par Laura Flessel. Avec cette démission pour cause de soupçons d’abus de biens sociaux et de dissimulations de plusieurs dizaines de milliers d’euros au fisc, ce ne sont pas moins de 9 ministres d’Emmanuel Macron qui trainent derrière eux des casseroles.
 
Comme une actualité en chasse une autre et que les Français ont la mémoire courte, je vais vous les rappeler.
 
Il y a tout d’abord eu, rappelez-vous, la démission de François Bayrou de son poste de ministre de la Justice. On le soupçonnait d’avoir utilisé des fonds européens pour rémunérer des attachés parlementaires qui travaillaient en réalité pour son parti, le Modem.
 
Pour les mêmes raisons, Marielle de Sarnez avait dû quitter son poste de ministre des Affaires européennes, tout comme Sylvie Goulard, alors ministre de la Défense.
 
Quelque temps après, on apprenait que Florence Parly, la ministre des Armées, avait touché en 2016 plus de 42.000 € net par mois en tant que directrice d’une filiale de la SNCF. Mieux : sur les 6 premiers mois de 2017, elle avait engrangé près de 70.000 € mensuels. Des sommes largement supérieures à la limite réglementaire pour les dirigeants d'entreprises publiques.
 
Au tour de Murielle Pénicaud maintenant, d’être soupçonnée de favoritisme. L’actuelle ministre du Travail s’était affranchie en janvier 2017 des règles relatives au code des marchés publics en choisissant Havas pour organiser une virée d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, en pleine campagne électorale, campagne qui avait coûté 290.000€.

Rebelotte : la même Murielle Pénicaud est soupçonnée d’avoir à nouveau favorisé Havas pour une campagne de publicité pour un montant cette fois, tenez-vous bien, de 13,2 millions d’euros.
 
La ministre de la Culture Françoise Nyssen a de son côté été épinglée à deux reprises pour des travaux sans autorisation dans les bâtiments d’une société dont elle était à l’époque la présidente.
 
Autre affaire : le service de presse de Marlène Schiappa avait envoyé en mai dernier une invitation à la dédicace d’un livre de la secrétaire d’Etat. Une association anticorruption avait saisi la CNIL estimant que cette initiative était contraire au code pénal. La secrétaire d'État avait expliqué que ce mail "résultait d'une erreur humaine" et l’affaire avait été classée sans suite.
 
Enfin, un mois après sa nomination en tant que ministre, Richard Ferrand avait été contraint de quitter le gouvernement après qu’une enquête ait été ouverte pour des soupçons de favoritisme et de conflits d'intérêts. Il était soupçonné d'avoir favorisé sa compagne en lui louant un local pour les Mutuelles de Bretagne, entreprise qu’il dirigeait à l’époque.
 
Et c’est le même Richard Ferrand, qu’on ne trouvait pas assez honnête pour être ministre, que l’on veut placer aujourd’hui à la présidence de l’Assemblée nationale...
 
Ce pays marche vraiment sur la tête...
Pierrot Dupuy
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1.Posté par ibrahim le 06/09/2018 13:02

Macron n'est qu'un président par défaut !
En 2022 si ce n'est pas avant on le(démissionnera ).

2.Posté par kersauson de (p.) le 06/09/2018 13:12

le Dupuy INSULTE 66% des électeurs...
La classe..

3.Posté par jack le 07/09/2018 05:15

non les français ne marche pas sur la tête mais leurs tête ne marche pas ils croient trop au champ des corbeaux sait pour sa qu'il seront toujours dans la merdes

4.Posté par Atterré le 09/09/2018 10:24

«... Nombre de Français avaient alors adhéré à la belle image de jeune premier, de gendre idéal, renvoyée par Emmanuel Macron. Certes, il avait son passé de banquier derrière lui mais les Français ont cru en ses belles paroles et ont choisi de lui faire confiance.
Ils sont nombreux à déchanter aujourd’hui, ne serait-ce que sur ce point de la probité...
»

Avec la Marine aux portes de la France, avait-on un choix autre que le bellâtre ? ? ?

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