Société

L’école primaire dans l’temps lontan … on se foutait bien de la semaine de 4 jours !

Samedi 26 Août 2017 - 00:24

La cour de l’école primaire de La Possession en 1976 (C’était Hier, Volume 5, Daniel Vaxellaire, édition Orphie)
La cour de l’école primaire de La Possession en 1976 (C’était Hier, Volume 5, Daniel Vaxellaire, édition Orphie)
Semaine de 4 jours ? de 4 jours ½ ? Le débat fait rage, bête à pleurer. Et surtout plein de non-sens et de conneries plus grosses que la Tour : " Marmailles lé trop fatigués, monsieur Bobby ! " Les pauvres chéris-martyres n’ont pourtant que 24 heures de classe la semaine. Si tu obligeais tes enfants à dormir à des heures décentes au lieu de conforter leur schizophrénie sur leur PS jusqu’à deux heures du mat’, ils le seraient peut-être moins, fatigués, non ?  Quant au nombre d’heures hebdomadaires, c’est du pareil au même : 24 heures, ça les épuise. Si ! Nous, on avait 6 heures par jour et ça cravachait ferme lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi. Si mon cerveau n’est pas cariaté, ça nous donnait du 30 heures la semaine.

Mais allé tir d’l’eau dan in’ roche !

La rentrée de monsieur Frantz Fontaine

L’effervescence était un peu spéciale en ce jour de rentrée des classes, oh ! à peine. On se retrouvait après le mois d’août, dans la poussière de la grande cour d’Hégésippe-Hoareau à La Rivière. Oui, je vous parlerai surtout de cette école, là où se trouve maintenant la mairie annexe, qui à l’époque, était en face. Car c’est celle que j’ai connue le mieux mais rien ne vous empêche d’y apporter votre propre expérience dans vos commentaires toujours bienvenus.

Debout à l’entrée de la cour, mains croisées dans le dos, moustache au vent, Frantz Fontaine, le dirlo, attendait ses ouailles sourire aux lèvres. Un sourire dont il fallait se méfier car si Frantz était laxiste pour les péchés véniels, il n’admettait aucun manquement grave à la discipline. On l’aimait et le redoutait : Frantz avait une voix à faire fuir les papangues et des rages retentissantes. Ceci dit, c’était le meilleur des hommes, mettant volontiers la main à la poche en faveur de ses élèves déshérités. Et Dieu sait s’il y en avait ! Car dans ces années 50, une misère noire sévissait encore dans nos campagnes, les bienfaits tant promis de la départementalisation se faisant férocement attendre.

La seule présence de monsieur Frantz garantissait une rentrée sans accroc. Autour de lui se tenaient « ses » instituteurs, échangeant benoîtement les dernières nouvelles, les réminiscences des vacances.

Lorsque retentissait la cloche de madame Céssé, à 8 heures moins cinq, les rangs se formaient automatiquement, à leur place définie depuis une éternité. Les plus petits à droite et, par ordre croissant, jusqu’aux CM2 et, au bout, la Fin d’Etudes de monsieur Clé. Quand je dis « les rangs », c’était par deux, les petits se tenant même par la main. Ces rangs étaient bien droits.

" Oté ti-Jules, ou nana ver solitaire ? "

Hop ! je cessais de bouger car les injonctions de monsieur Frantz n’appelaient que l’obéissance.

La grande madame Céssé

Cérémonial immuable, cela débutait par le lever du drapeau au mât-de-pavillon de la cour, tandis que les petits entonnaient une Marseillaise claire et pure qui ne nous a jamais paru déplacée ni ridicule, ni vieillotte ! De toute façon, celui qui rigolait pendant l’hymne national était sûr de recevoir une chose, une seule : le « 45 fillette » de Frantz (il mesurait son mètre quatre-vingt-cinq, le bonhomme).

La cloche évoquée ci-dessus était actionnée par madame Céssé, maîtresse de classe préparatoire. Pour l’unique raison qu’elle était la plus grande des institutrices et que la cloche avait été installé e très en hauteur par on ne sait quel imbécile. Madame Céssé se pourvoyait de sa règle carrée à bouts ferrés et ça cognait sec. Impossible de ne pas l’entendre.

C’était encore à l’un de ses petits que revenait le privilège de monter le drapeau ; et toujours à ses bambins d’entonner la Marseillaise : leurs voix étaient pures et claires et leur maîtresse leur avait appris à chantonner en tonalité et en mesure.

Ce qui n’était que la personnalité-même de cette femme merveilleuse qui compensait par une pédagogie sans failles les heurts et (surtout) malheurs de sa vie conjugale.

Sortie de l’école Centrale de Saint-Denis, rue Félix Guyon, au début des années 60 (photo Jean legros, coll. Patrick Legros)
Sortie de l’école Centrale de Saint-Denis, rue Félix Guyon, au début des années 60 (photo Jean legros, coll. Patrick Legros)
Madame Cessé avait convolé en injustes noces avec le frère d’un politicien très connu à Saint-Louis. Son (si peu) coquin se rinçait la glotte au rhum du Gol dès potron-minet et ne buvait rien d’autre. Les méchantes langues racontent qu’un jour, ne distinguant plus bien les liquides, il avala par mégarde un verre d’eau et s’en trouva si mal qu’il fallut appeler le docteur Edwards (célébrité sudiste) : il n’y était pas habitué.

D’autres racontent une anecdote très peu glorieuse… Un jour, avisant deux hommes affairés sur le capot ouvert d’une voiture en panne, Cessé s’approcha et, trébuchant très fort (sur ses pieds et sur les mots), conseilla d’abord de nettoyer les charbons. Comme on lui rétorquait que la panne semblait provenir des bougies, il eut cette répartie demeurée célèbre à La Rivière, quartier du Ruisseau, route Hubert-Delisle :

" Comment zot i veut bougies i marchent ? Le ventilateur i souff’ dessus ! "

L’encrier de Georges Imouche

Pendant que les retrouvailles se faisaient dans la cour, le rythme étant valable pour tous les autres jours, les préposés aux encriers accomplissaient leur modeste mais indispensable devoir : avec le petit bidon fourni par l’instit’, ils emplissaient soigneusement les petits encriers en céramique blanche incrustés dans le bois de nos tables-pour-deux.

Certains élèves, plus fortunés, arrivaient avec leur propre petit encrier mauve brandi à bout de ficelle. Je me souviens qu’un matin, je pris le poing de mon copain Georges Imouche dans la gueule, pour l’avoir accusé d’avoir volé mon encrier. Les salauds de copains applaudissaient, bien sûr. Georges n’avait rien volé du tout : j’avais simplement oublié le mien en classe la veille. Bien fait pour moi !

Je ne l’ai jamais raconté à Justy (ma maman), elle m’aurait tanné le cuir.

En classe, sur le tableau noir à trois volets, était inscrite en belles lettres rondes la leçon de morale du jour, juste sous la date.

" Tu n’accuseras personne d’un méfait qu’il n’a pas commis ; cela s’appelle de l’injustice " (ah bon ? c’était pour moi, ça ?)

Cette phrase de morale, il fallait la copier sur le cahier journalier, l’un des deux seuls que nous utilisions. Oui, nous n’avions QUE deux cahiers : le cahier journalier et celui des devoirs mensuels. Les devoirs mensuels correspondaient à ce qu’on appellerait plus tard " les compositions ".

" Tu n’accuseras personne d’un méfait… "

Cette modestie de moyens était uniquement due à la richesse de cœur de nos enseignants. Nos instituteurs et institutrices vivaient dans des maisons disséminées dans toute la contrée. Ils étaient aux premières loges pour se désoler de la misère ambiante. Alors, braves cœurs, ils ne sollicitaient des élèves que le minimum indispensable : un cahier de devoirs journaliers, 32 pages quadrillées, un cahier de devoirs mensuels… et c’est tout.

Les manuels étaient alors vendus par nos Chinois du coin, " Chinois-Neuve " en tête, juste en face d’Hégésippe).

Malgré cette faible exigence des enseignants, pas mal de famille n’arrivaient quand même pas à assurer, nos enseignants le savaient bien. Dans l’armoire de la classe, donc, il y avait TOUJOURS une provision de cahiers et de manuels à l’intention de nos petits potes déshérités. Je me répète peut-être mais Dieu sait s’il y en avait.

Revenons à cette leçon de morale : nous devions la recopier et, le soir, l’apprendre par cœur car on la ferait réciter à plusieurs d’entre nous le lendemain aux petites aubes.

La leçon de français arrivant dans la foulée tenait un grand compte de cette leçon de morale : vocabulaire, orthographe, conjugaison, tout y passait.

Ainsi " tu n’accuseras personne d’un méfait, etc. … "

Vocabulaire : sens et écriture de " méfait ".

Conjugaison : " Accuser " à tous les temps et modes.

L’entrée du lycée de filles Juliette Dodu (photo Jean Colbe)
L’entrée du lycée de filles Juliette Dodu (photo Jean Colbe)
Ecriture : " Je devrais m’apercevoir que " appelle " prend deux " L " quand la prononciation se dit " elle ". Et au contraire : " Je devrais m’apercevoir qu’apercevoir ne prend qu’un seul " p " ! "

Quand tu as recopié ça 150 fois en guise de punition pour l’avoir oublié, je t’assure que ça reste imprimé à perpète !

Foutu cahier de roulement !

Dans le cahier du jour entraient toutes les leçons, tous les devoirs de la journée, français, calcul, sciences naturelles, histoire, géographie et la page dessin. C’est dans ce cahier que l’on mettait aussi tout ce que nous faisions le soir à la maison. Car cela existait et ne choquait personne. Il y avait toujours, le soir, quelque leçon à mémoriser, une carte de géographie (en couleurs, pas l’autre !), un schéma de sciences naturelles : " Et n’oubliez pas les rémiges, les enfants ! "

Le cahier de devoirs mensuels était destiné à recevoir l’essentiel de ce que nous avions assimilé ce mois-là, des " compositions ", en quelque sorte… si toutefois ce vocable est toujours en fonction. En fin d’année, il mettrait à nu le parcours de l’intéressé : changement de classe ou redoublement ? Cruel dilemme.

Et puis, il y avait ce foutu, cet abominable, ce mortel " cahier de roulement ". Le cauchemar revu mais non corrigé par Terence Fisher.

Le cahier de roulement était un gros cahier, 96 pages, couverture cartonnée. Chaque jour, il appartenait à l’un des élèves de " le tenir ", à savoir y reproduire tout le travail accompli dans cette foutue journée.

Je suppose que cela devait être la preuve, en fin d’année, que l’enseignant avait bien observé toutes les directives pédagogiques que lui imposaient les programmes ? Chacun de nous y avait droit. Et l’instit’ se tenait toujours derrière le préposé du jour, rectifiant une faute d’orthographe, faisant recommencer l’alignement d’une division, rectifiant la " banane " figurant le Jura, s’assurant que la frise de fin du jour ne comportait aucune bavure du crayon de couleur…

Héraclès se plaignait de ne pas savoir lire ? S’il avait su le nombre de Travaux qui lui auraient permis d’y accéder…

" Allé trape in fouette pêche ! "

Ce maudit cahier de roulement, voué aux Gémonies par des générations d’élèves, me laisse un cuisant souvenir. Et quand je dis " cuisant "…

J’étais alors à l’école primaire de Saint-Joseph, dirigée par le jovial Achille Grondin. Rentrant chez Pépé Justinien et Mémé Annéa, le soir, je me morfondais en pensant que, le lendemain, le cahier de roulement, c’était pour ma paume. Perspective attristante s’il en fût. Et je crus trouver la solution : " Pépé, Mémé, demain na point l’école. Monsieur Grondin la dit à nous ". Bon, mes vieux grands-parents, pas méfiants pour un rond, l’acceptèrent.

Misère de misère !

Le lendemain, ma brave Justy de maman se dit qu’elle allait venir embrasser son petit chéri et s’en vint de La Rivière au volant de la Simca Aronde 16 AM 974 de papa. A moins que ce ne fût sa 204, 5 BF 974. " J’ai la mémoire qui flanche… " parfois seulement. Elle parvint aux confins de Saint-Jo à 16 heures et alla chercher son fiston à l’école. Ben il n’y était pas.

Lorsqu’elle parvint, furax, chez Pépé, elle m’obligea à aller moi-même casser le fouette pêche !

" René-fouin-foute "

A l’école primaire, faut bien le reconnaître, il n’y avait pas que des travaux dignes de Jean Valjean. Il y avait quelques satisfactions aussi. Comme les " bons points ", petits rectangles cartonnés où il était inscrit " 1-point ". On les destinait aux élèves s’étant particulièrement montrés appliqués et obstinés.

Il y avait surtout la distribution des prix. Elle était à la charge des seuls instituteurs… et de leur poche ; car en ces époques fantastiques, les municipalités n’avaient que rarement le budget pour ça.

Une phrase m’est restée en mémoire :

" Jules prix de français… René prix de calcul… Philippe prix de travail général ".

Philippe était le garçon de Frantz, grand, mince, rigolard, pitaclé style « garçon volcan ». René, c’était " René fouin-foute ". Ainsi appelé parce son papa avait le taxi n°1 de Saint-Louis et que sa poire-avertisseuse, son klaxon si vous voulez, faisait " fouin-foute ". René reste un des plus gentils garçons que j’aie jamais connus. Je ne l’ai plus revu. Si vous savez…

Même les plus pauvres de nos petits copains avaient toujours droit à un cadeau de fin d’année. Sous forme de petites brosses à dents, de tubes de dentifrice, de petits peignes à cheveux. Façon, là encore, pour nos instit’, de contribuer à un peu de mieux-être dans les familles case-en-paille.

" Monsieur " Pierrot Malet

Oui ! Je vais encore une fois leur rendre hommage, à ces instituteurs et institutrices du temps lontan, au coeur grand comme ça. Ils étaient animés d’une telle foi, aussi. Ils entraient en pédagogie comme d’autres en religion.

Ils étaient comme mon Pépé Justinien, vieil instituteur de la Coloniale, un des hommes les plus intelligents que j’ai connus : il aurait été capable, si on l’avait exigé de lui, d’apprendre à lire à une vache.

Photo de classe à l’école du foyer Marie Poittevin à la Plaine des Cafres au début des années 60
Photo de classe à l’école du foyer Marie Poittevin à la Plaine des Cafres au début des années 60
La preuve ? " Monsieur " Pierrot, l’illustre Pierrot Malet, a été en mesure de faire passer quelques notions de calcul dans la tête de pioche qui est la mienne. Un jour, Pierrot remplaça Ti-Souris (madame Benoît Fontaine, malade sans doute pour la seule fois de sa vie d’enseignante). Se chargeant des élèves de sa consoeur en même temps que des siens, monsieur Pierrot me dit :

" Ti-Jules, mon garçon, tu mélanges ti poules èk ti cochons dans ta multiplication ! " Je l’ai enregistré à jamais. Je ne suis pas devenu franchement bon en math, non, faut pas exagérer, mais il y a des conneries que je ne commets plus. Grâce à ces vieux instituteurs de la communale de La Rivière.

Monsieur Clé et le Certif’

Ces vieux champions de la pédagogie de " ma " Rivière, je dois les mentionner… monsieur Théodore qui savait tout ; monsieur Ludo, beau comme Gary Cooper ; monsieur Emile, à la gentillesse fabuleuse ; Ti-Souris, (madame Benoît Fontaine, du CM2, qui m’a permis d’entrer en sixième sans examen de passage ; madame Fritz Lebreton, qui nous a enseigné l’écriture en script (" comme dans les livres, ti-Jules ") ; et puis monsieur Clé. Alors ça !

Monsieur Clé Rivière était titulaire de la classe de Fin d’Etudes à Hégésippe-Hoareau. Poste à haute responsabilité. En fin d’années, les élèves devaient affronter ce redoutable Certificat d’études primaires, un examen qu’aucun lycéen de Terminale n’affronterait aujourd’hui avec la moindre chance de succès.

" Les trains qui se croisent, les robinets qui fuient… et il y a des jours où ça s’évapore ! ", racontait Jacques Baudoin.

Monsieur Clé a eu une bonne action : il m’a donné mon copain Alfred comme ami éternel. Monsieur Clé, grand ami de Céssé cité ci-dessus, étant comme son pote de bibition, grand amateur de rhum du Gol. Je dois préciser tout-de-suite que cet homme, plus imprégné de pédagogie et de 49° que de sens commun, n’a eu que très peu de ses élèves ayant échoué au terrible Certif ! Car, pédagogue hors pair malgré tout, il avait, comme tous ses collègues, une idée élevée de sa mission.

Un jour, il administra une punition à quelque cancre dont l’histoire n’a pas retenu le nom. Puis il demanda à cet ignoble d’aller lui chercher du rhum chez Chinois-Neuve, juste en face. Car c’était son rythme : à 10 heures, il donnait à l’un de ses élèves une bouteille de Tomango (cherchez pas, c’est une marque disparue) et de la lui rapporter emplie d’environ 20 cl de rhum du Gol. Soit un quart. Eh oui ! La Réunion est sans doute le seul pays au monde où il y a 5 quarts dans 1 litre.

J’explique : le quart est l’ancienne mesure de la marine à voiles d’autrefois. Soit 20 centilitres. Donc, fort logiquement, il y en a 5 dans un litre, ce qui fait s’arracher les cheveux aux mathématiciens. L’explication nous fut donnée un jour par monsieur Pierrot, qui avait réponse à tout.

Las ! Monsieur Clé choisit ce jour-là celui à qui il venait d’administrer une volée de coups de pompes, la plupart inefficaces, certes, mais vexants quand même. Ce crétin alla vendre la mèche à Frantz. Tu imagines les grondements et rugissements émanant du bureau directorial, ce jour-là.

Frantz, bon prince, n’en dit rien à sa hiérarchie mais monsieur Clé en prit pour son grade. Et continua à se poivrer sévère.

L’école de Pépé Justinien et Mémé Annéa

Je n’ai jamais aimé l’école primaire, ni encore moins le lycée. Je ne pouvais faire autrement : on m’y a obligé. Alors, tant qu’à faire, autant en tirer profit, donc apprendre.

Mais j’ai eu une chance énorme : mes toutes premières années d’apprentissage, je les ai passées avec mon Pépé Justinien et ma Mémé Annéa, à Saint-Joseph. Pépé, adjoint de Raphaël Babet, s’en allait chaque matin à la mairie. Avant de partir, il posait mes opérations de calcul sur un cahier. Et vérifiait le tout au retour.

J’en étais fier quand ça se passait bien : " Lé grand le garçon d’Pépé ! "

Pépé et Mémé ont conforté ma mémoire en m’apprenant, juste en répétition orale, les Fables de Lafontaine, les règles de conjugaison, les tables de multiplication. J’avais un " petit " talent pour l’écriture mais cela ne suffisait pas : " Le talent, sans la technique, c’est rien qu’une sale manie ", disait Brassens (à moins que ce ne fût Marcel Gotlib).

Nos vieilles institutrices, nos vieux instituteurs, nous ont donné bien des rafales de coups de pied au cul ; ça a fait entrer la technique, et mes amis Alain Nivet, Dédé-Maurice, Vax, mes frères Michel et Alain, et tant d’autres, ne diront pas le contraire.
Jules Bénard
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1.Posté par Tan lontan.....la belle vie le 26/08/2017 08:06

Que des souvenirs. Très bel article monsieur Bénard.......bravo.

2.Posté par Lol kaf le 26/08/2017 08:14 (depuis mobile)

Aujourd hui pour un oui pour un non zot i pleure dans chemin i veut si i veut sa lol à nous étant petit c ete l école du lundi au samedi et croit à moin que marmaille te préfère allez l école sinon sa travailler te attend à ou devant la porte.

3.Posté par Dave le 26/08/2017 07:18

j aime lire les histoires lontans c super vie simple ,même s il y avait ma misere..

4.Posté par Eric le 26/08/2017 09:32

Tout simplement admirable comme récit, ça sent bon le parfum d'autrefois, où la vie somme toute plus rudimentaire et bien moins matérialiste et individualiste qu'aujourd'hui était énormément plus riche et authentique.

Une moindre richesse matérielle serait une plus grande richesse d'âme ?

Bravo, et encore Merci Mr Jules Benard

5.Posté par noe974 le 26/08/2017 09:45

Bonne analyse !
4 jours d'école pour les enfants de moins de 11 ans (qui découvrent le monde) , c'est pas suffisant !

Jadis , les enfants avaient plein de corvées à faire (eau , bois , lavage , boutique ...) ; cela occupait leur temps ... surtout pas de télé , d'ordi , tablettes et consorts ...

Aujourd'hui , les enfants restent inactifs chez eux ! tout leur est servi sur un plateau doré !
Ils s'ennuient devant la télé à regarder des dessins animés débiles ou s'amusent à découvrir le monde sur les parkings des cités en jouant avec des grands "futurs délinquants" ... pour devenir des djihadistes potentiels quand ils sont hypnotisés par des "cons de beaux parleurs" !

L'école doit être le rempart aux choses négatives !
144 jours d'école sur 365 jours donnent trop de vacances scolaires aux enfants et surtout aux fonctionnaires "profs" !
Pas juste cet abandon des enfants !!!!!!

6.Posté par cheche le 26/08/2017 11:04

Et oui il y a 70 ans (pour moi) ça cravachait dûr....lundi,mardi,mercredi,vendredi et samedi matin et des devoirs à la maison... instruction civique et calcul mental des 8h30.Quant à la discipline,il fallait filer droit, sinon ....au piquet a genou avec une regle dessous,et le maitre nous tirait les petits cheveux derriere la tête ou les oreilles en frappant la tête sur le tableau. ..et il ne fallait pas se pleindre aux parents. Nous faisions en sus un petit journal(avec la meteo) que nous vendions apres avoir corrigé au tableau les 'articles fait par les eleves et puis nous elevions des vers à la soie pour notre cooperative. Bref on etait heureux et on apprenait ...mon CEP de l'epoque avait une sacrée valeur.Aujourd'hui il ne faut surtout pas bousculer ces petites têtes sinon??? ..et trop occuper à pianoter sur leur ipad ..ils se fatiguent les pôvres!!
catastrophe, le mauvais pli est pris!!

7.Posté par yab le 26/08/2017 11:34

Et à cette époque, il n'y avait pas de tracteurs et autres parents pour boucher la route. L'état ne versait pas d'ARS pour acheter une télé ou un téléphone.
Malgré la misère chez beaucoup, les gens avaient de la fierté, du respect pour les autres et beaucoup de marmailles étaient heureux quand même. L'entraide existait, les portes ne se fermaient pas à clé (.........normal, il n'y en avait pas ) il ne faut pas regretter le passé, mais les gens étaient MEILLEURES qu'aujourd'hui

8.Posté par margouillat974 le 26/08/2017 11:34

A l'époque, les parents savaient éduquer leurs enfants, c'était plus facile pour l'enseignant. Les parents ne "défendaient" pas leur progéniture pour une punition ou une oreille tirée. La majeure partie du temps en classe aujourd'hui est passée à "faire de la discipline", tout en "laissant le potentiel des élèves" s'exprimer : avouez qu'il ne reste plus grand temps pour l'instruction. Tout en sachant que d'une année à l'autre, les programmes, les méthodes changent (sans meilleurs résultats )

9.Posté par Juliette CARANTA-PAVARD le 26/08/2017 11:56

*Dans le "temps lontan", il y avait la pauvreté, le dénuement...

*Aujourd'hui - et de plus en plus - il y a la misère de l'ignorance, de l'indigne, du mépris, de l'indifférence, de la corruption, de l'immoralité, de la souffrance sociale, du manque de moyens d'expression, de la violence, etc..., etc...tout ça, en vrac et plus encore !

10.Posté par leon le 26/08/2017 11:58

à l'ecole qui se trouvait prés du cimetiére du tampon, le matin on entrait dans la classe en chantant
les ecoliers laborieux vont avec joie à leur école etc
il y avait madame gouzy la directrice qui rinçait les doigts des éleves pas trop sages avec une régle en fer

11.Posté par Elles sont belles les photos. le 26/08/2017 12:55

Sinon pas eu le courage de lire le truc du s était mieux avant.

12.Posté par titi974 le 26/08/2017 13:01

Absolument d' accord les enfants sont à l'image de parents qui sont fatigués de naissance, il y a lontan effectivement on allait à l'école à pied ou en vélo aujourd'hui on vit dans un monde ou l'on ne pense qu'aux droits , les parents oublient très vite qu'ils ont aussi le devoir d' éducation de leurs marmailles et que trop d'assistanat tue l'assistanat à ce jour les jeunes pensent en priorité aux jeux vidéos , au mobile qu'ils ont de greffé dans la main avec l'aval des parents qui arrivent à faire 200 m de voitures chaque jour pour déposer ces pauvres chérubins fatigués devant la porte de l'école....c'est un très bon article que certains parents feraient bien de lire .

13.Posté par thierrymassicot le 26/08/2017 13:48

Comme dirait l'autre : " C'était mieux avant!" Pourquoi? Parce que avant t'étais pas vieux (banane!) Snifff ....Tellement vrai

14.Posté par Ledializé le 26/08/2017 14:14

Merci Jules pour ses souvenirs que je revis , j'étais à la même époque en Ce1 dans la classe de Maxéde Payet.
Précision Céssé c'est pas le frére du politicien mais le fils, et mon oncle au passage.
Cela dit comment as tu retenu tous ces détails
Bravo

15.Posté par Choupette le 26/08/2017 15:03

10.Posté par leon

"les ecoliers laborieux vont avec joie à leur é-école
et les élèves sans courage partent les larmes dans les yeux ... "

16.Posté par y.féry le 26/08/2017 15:33

Ah cinq quarts dans un litre! ça m'a valu la honte de ma vie.
C'était pendant les vacances , je donnais un coup de main des fois dans la boutique de papa( surtout pour pouvoir chiper un loriot ou " un cotte chocolat" à l'occasion.)
Une dame me demande de lui servir un demi-litre de rhum à emporter; ne trouvant pas la mesure de demi -litre, j'utilise le quart; je lui sers donc 2 quarts, car je venais justement d'apprendre les fractions en CM2 et ça j'avais compris un quart+un quart = un demi . La dame me dit : quand out papa ou bien out grand frère y serve, le niveau lé plus haut, y arrive là (en me montrant sur sa bouteille).Sur mon refus de lui en servir plus, elle va voir mon père qui revient avec la bouteille; il me demande ce que j'ai servi puis me dit de rajouter un demi-quart (c'est à dire la mesure de 10cl) La honte devant le regard soupçonneux de la dame! Mon père m'a bien sûr expliqué le pourquoi de la chose.

17.Posté par Choupette le 26/08/2017 16:49

10.Posté par leon

Pour la rime, la bonne version c'était :
"Les écoliers laborieux
vont avec joie à leur ou-ou-ouvrage
Et les élèves sans courage
avec les larmes dans les yeux"

18.Posté par Question bête le 26/08/2017 18:03 (depuis mobile)

Taux de scolarisation dans ces temps anciens??

19.Posté par Alain BLED le 26/08/2017 18:47

Les enfants de 1976 étaient ,selon certains commentaires mieux élevés que ceux de 2017. Bien, Mais ces enfants sont devenus les parents de maintenant. Donc il semblerait qu'ils ne sachent pas élever leurs enfants aussi bien qu' eux-même l'ont été. (la preuve : les réflexions débiles qu'ils font sur Freedom et que dénonce Jules en introduction de son bel article).
Cela fait donc naître un doute sur la qualité de l'éducation parentale de ces enfants de 1976 (ou d'avant). En effet, si l'on en croit les nostalgiques du temps longtemps, les choses vont de pire en pire. Mon grand père me disait déjà ça quand j'étais petit ; et à présent que j'ai son âge, je me garderai bien de dire la même chose à mes petits-enfants...En effet, un philosophe grec affirmait déjà il y a deux mille ans que la jeunesse était de plus en plus ignorante, violente et futile...En politique on a droit à la même litanie à chaque nouveau président "c'est de pire en pire! C'était mieux avant, tout fout le camp etc". Si c'était vraiment le cas, l'humanité aurait disparu depuis longtemps.

20.Posté par justedubonsens le 26/08/2017 19:08

Non pas pour la rime mais pour la forme, et sauf erreur de ma part M. Bénard, l'expression qui signifie que cela nous incombe est : "pour ma pomme" et non "pour ma paume". Bien que zoreil vos souvenirs sont les miens où les classes dans les petits villages comportaient plusieurs niveaux ainsi du CM1 à la Classe de fins d'études primaires. Nos livres de lecture s'accordaient avec les saisons et contenaient de jolis dessins s'y référant. Oui il ne fallait pas jouer avec la discipline car si l'on craignait coups et punitions du Maître, on craignait encore plus ceux du père dont la fierté était écornée par chacune de nos turpitudes. La cantine n'existait pas et les enfants qui descendaient à pied, des fermes situées à plusieurs km avaient leurs "gamelles" qu'ils pouvaient réchauffer dans une salle mise à disposition par le curé du village. L'hiver c'était à ski qu'il rejoignaient l'école. Si la descente était aisée le retour, lui, était raide avec un froid pouvant atteindre - 30°. Et jamais ou de façon très exceptionnelle un de ses enfants manquait l'école. Je dirai pour l'avoir vécu qu'il ne nous venait même pas à l'esprit de le faire car nos parents nous rappelait vite à nos obligations. Effectivement nous ne risquions pas d'être détournés par les jeux vidéos ni même par la TV qui n'émettait que tard le soir et en noir et blanc pour ceux dont les parents avaient les moyens de s'offrir cette "lucarne animée", Mais que de bons moments partagés et de souvenirs impérissables ! Merci de nous les remémorer.

21.Posté par Manou le 26/08/2017 19:27

Que de souvenirs ! Les instituteurs de cette époque exerçaient leur métier avec passion et surtout voulaient que l'on réussisse. Moi j'ai connu l'ecole des filles : mesdemoiselles Payet Mariette et Maxede, Paton, Marthe Fontaine........ Que de claques reçues sur mes fesses et je n'avais pas intérêt à le dire à la maison : je recevais le double. Le matin, on guettait l'arrivée de la maîtresse pour porter son cartable.

22.Posté par leon le 26/08/2017 19:29

Merci à choupette de rectifier mais 62 ans aprés !!!

23.Posté par li le 26/08/2017 21:48

Bè mwin, à 7h30 devant l école et sortie à 15h 30 lundi mardi jeudi vendredi et le samedi c était jusqu'à 11h30.
25 min de marche pour s y rendre , beau temps ou pas.
Ce qui n'était pas un souci bien au contraire.
D autres avaient plus de temps de trajet
La pli, mi la pa mor avec,en plis' la touzour di'nou nou lé pa en suk.
En fait nou té comme canar, content !
Lo seul moment où té coince té kan radier té débord,

Zordi minm zenfan na arèt maladie pou in oui ou pou in non. Zot pié lé fatigué dé ki poz à tèr. In ti gout'dé pli é cé la catastrophe mondial.
Tan ka kan mi wa in peu manifesté pou 2 trwa atsem, bé mi kompren pu. Té di a mwin in afèr, lontam, dan zot class p'ti, combien zadult' navé ? Parce ka mwin, navé zist inn'! É personne lé mo.

24.Posté par tony le 27/08/2017 02:51

Maintenant les parents dirigent tout... L’école passe après…

25.Posté par pipo le 27/08/2017 08:55

Merci Jules pour cet article qui nous fait du bien! envoyez une copie au recteur :)

26.Posté par Marie le 27/08/2017 09:38 (depuis mobile)

Moi génération de 80.
Pas la misère noire , mais juste la misère .Pas de goûter , pas de dressing , pas souvent d effts scolaires, mais un p tite caboche pas trop vide , rajouté à cela une famille cas soc
Arrêté crier , garde en Afrique

27.Posté par Robert le Yab le 27/08/2017 08:15

Excellent Jules, ca c'est de la plume .... authentique ....vrai....notre histoire....
Et je rajouterai :
Avant d'aller à l'ecole corvée de l'eau.... et avant les devoirs le soir ( à la bougie) rode de bois et zerbe pou zanimaux....
Merci encore

28.Posté par bref le 27/08/2017 11:09

C'est justement cette époque, si belle en apparence; qui a été les prémisses de celle-ci.

Ce n'était pas mieux avant parce qu'il avait moins d'obscurantisme, mais parce qu'aujourd'hui elle est simplement plus visible.
En fait RIEN n'a changé si ce n'est les "évolutions numériques". Ceux qui ont vécu lors des générations précédentes ne cessent de critiquer ceux qui n'ont pas eu cette vie, et ceux de cette génération feront de même avec les générations suivantes.

Concernant l'école, ce n'est PAS cloîtré dans une salle en rang d'oignons, que l'enfant va apprendre, loin de là. Ces systèmes éducatifs ont été mis en place pour justement créer "des petits robots" qui ne pensent pas par eux-même et qui seront incapable de remettre en question ce système...

29.Posté par GRATEL le 27/08/2017 12:28

Pinaise, c'est la bal des masochisten. Ouiiiiiiiiiiiii fouette moi encore ! N'importe quoi !

Comme le dit le post 19, les parents qui ont produit ces enfants…c'est NOUS !

Nostalgie d'hypocrites !

30.Posté par lila le 27/08/2017 14:28

a l'époque il n'y avait aucun contrat aidé dans les écoles ! les instit se démerdaient !

31.Posté par Jules Bénard le 27/08/2017 16:28

à GRATEL :
vous savez que l'angélisme soixantehuitard est en passe d'être qualifié de connerie par la Faculté ?

32.Posté par klod le 27/08/2017 18:18

Jules, j'exaspère que , pardon j'espère que, tu ne te vexeras pas comme ton ami Nivet , qui me semble s'offusquer de pas grand chose,

mais concernant 68 , certes, il y eu des dérives , mais au moins cela à permis les accords de Grenelles et la fin de "une voix , une seul : celle de l'ortf "..........!!!

concernant "la chienlit" ( je préfère le de Gaulle de 69 que de 68............) , il n'y avait pas les "biens pensants si propre sur eux " d'un coté et "la chienlit de l'autre coté", sauf pour le réac de base ............ là , mi peut pas grand chose............... ...la vie c'est plus compliqué que ça , NON ?

33.Posté par Merle BLANC le 27/08/2017 18:37

En vous lisant, Monsieur Bénard, j'ai retrouvé nos doigts tachés d'encre, l'odeur des éponges, celle du tableau et de nos ardoisent. L’odeur doucereuse de la classe l'après midi, l'été quand tous les marmailles transpiraient après la récréation etc.

Je retrouve l'abnégation de nos maîtres et maîtresse, leurs sens de la pédagogie et je me dis que maintenant "on fait prof pour la sécurité de l'emploi et les vacances" et je me désole de constater qu'aucun cours de pédagogie n'est enseigné à ceux a qui nous confions nos enfants et petits enfants ! quelle tristesse...

Merci pour cet article

34.Posté par Merle BLANC le 27/08/2017 18:50

à GRATEL :
Vous trouvez que la France allait plus mal qu'aujourd'hui quand elle était dirigée par des hommes qui ont eu des coups de règles à l'école ?
Vous pensez vraiment que le système scolaire ( 1 maître pour 50 élèves) à formé des générations d'abrutis et de "mal dans sa peau" à cause de la discipline, de la moral, de l'exigence du mieux, du travail à l'école et à la maison, des punitions, d'avoir appris le respect de l'autre etc.

Si vous le pensez ? Lisez et renseignez vous sur les système éducatifs du nord de l'Europe et vous constaterez les résultats et le modèle de société qu'ils ont mis en place, très semblable à l’éducation dispensées avant mai 68.
Notre pays a grand besoin de changer tout cela.

35.Posté par JUNOT AnnickRobert le 27/08/2017 20:01

Ti Jules Salut.
Si boug là na la gratel, envoye à li Notre Dame des Landes...Li pourra peut être aider l'autre Macro....n à sauver la FRANCE.

36.Posté par PEC-PEC le 27/08/2017 22:19

Avec sa verve habituel Jules Benard nous rappelle quelques souvenirs, merci.
Ce que nous apprenons à l'école primaire c'est en fait ce qui reste quand on a oublié tout le reste !

37.Posté par Aubaine le 28/08/2017 09:17

@Gratel

Le commentaire et le pseudo : des mots qui vont très bien ensemble... ♫♫♫ très bien ensemble... ♫♫♫

38.Posté par ZembroKaf le 28/08/2017 10:03

Lorsque j'étais en pension chez "ma tante"...je partais à l'école centrale dans les années "65/72"...à l'arrière il y avait le CP "en bois sous tôle" avec M. Arthémise..puis CE1 M. COME (X2), CE2 Mme Mascarel ensuite Cm1Mlle Chevalier en dernier Cm2 M. (B?) qui est devenu directeur de Centrale A lors de la séparation, j'ai fait 2 trimestres avec Mme Nasseau !!!...j'ai retrouvé..un ancien de "Centrale" à Saint Pierre...les seul des années "primaire" !!!
Ensuite retour dans le sud pour quelques mois au "collège"...comme mi té in pé kaniard...re retour en pension rue de l'est...et j'ai connu le "CES de Bourbon" !!!

39.Posté par Mojito le 28/08/2017 11:07

@28, Gratel++++++++++ tellement vrai....

40.Posté par leon le 30/08/2017 17:16

@ lila
avant il n'y avait pas 'atsem normal les enfants rentraient à l'école à 6 ans ,mais maintenant à 3 ans ?

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