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Faits-divers

L'ancien principal du collège de Salazie jugé pour agression et harcèlement sexuel


Sept ans après les faits présumés, Jean-Leu Elnivent, 57 ans, l'ancien numéro 1 de cet établissement de Salazie sera à la barre du tribunal correctionnel afin de s'expliquer sur ce qui lui est reproché. Huit plaignants, dont sept femmes, anciens enseignants ou personnel du collège, pourront également livrer leur version.

Par Isabelle Serre - Publié le Jeudi 18 Août 2022 à 06:55

Des faits de harcèlement moral et sexuel ainsi que des agressions sexuelles sont reprochés au principal du collège de Salazie
Des faits de harcèlement moral et sexuel ainsi que des agressions sexuelles sont reprochés au principal du collège de Salazie
A la barre du tribunal correctionnel, Jean-Leu Elnivent va enfin pouvoir s'expliquer sur la série de faits qui lui sont reprochés. Du harcèlement moral et sexuel entre le 1er janvier 2015 et le 30 juin 2017 ainsi que des agressions sexuelles qui auraient été commises entre janvier et août 2015.

Plusieurs anciens professeurs du collège Lacaussade à Salazie et du personnel se sont portés parties civiles dans cette affaire où la morale va sans doute flirter avec le droit pénal. Quatre victimes féminines se sont également déclarées et souhaitent que la justice les reconnaisse en tant que telles.

Le scandale qui a, au passage, éclaboussé l'Éducation nationale a éclaté en 2018 après que plusieurs enseignants ont rapporté les propos et les comportements déplacés de leur supérieur.

Il reprend son fauteuil de principal, ce qui choque la communauté éducative

Une enquête administrative avait ainsi été diligentée par le rectorat. Pendant celle-ci, milieu 2017, le quinquagénaire avait été suspendu de ses fonctions pour quatre mois avant de reprendre le fauteuil de principal qu'il occupait depuis sept ans, le 29 janvier 2018, jour de la rentrée scolaire.

Son retour avait choqué et débouché sur une première plainte à la gendarmerie de Salazie par une enseignante. D’autres plaintes auraient suivi, y compris au parquet de Saint-Denis. Début février 2018, la compagnie de gendarmerie de Saint-Benoit diligentait une enquête et procédait à des dizaines d’auditions de victimes et de témoins. 

Ces investigations avaient débouché sur la garde à vue du principal du collège et sa mise en examen, en février 2018, à l'issue de laquelle le quinquagénaire, né en 1965, avait été écroué, fait suffisamment rare dans ce genre de procédure pour être souligné. Au même moment, Jean-Leu Elnivent était à nouveau suspendu par l’Education nationale à titre conservatoire, mais restait cependant titulaire de son poste tout en percevant un demi traitement jusqu'à l'issue de son procès pénal.

Lors de ses premières auditions, l'agresseur sexuel présumé avait reconnu certains faits avant de se rétracter et de dénoncer une cabale contre lui, où politique et relations privées se seraient mêlées. Un revirement qui aurait joué, à l'époque, sur la décision de le placer sous les verrous.

Le mépris de la personne humaine ?

Une perquisition avait par ailleurs permis de saisir son téléphone portable montrant une quantité d’appels et de SMS passés, y compris en pleine nuit, à certaines plaignantes. Les textes des messages seraient sans équivoque. Des vidéos suggestives et un fouet auraient également été saisis, ce qui confirmerait la thèse d’un homme à la sexualité brutale et exigeante plusieurs fois évoquée lors des audiences de la chambre d’instruction, au cours desquelles le principal avait demandé qu'on le remette en liberté. "Un individu qui ne contrôle pas sa sexualité au mépris de la personne humaine", avait notamment fustigé la représentante de la société.

Chacun va donc pouvoir ce vendredi livrer sa version des faits.




1.Posté par et la responsabilité du rectorat? le 18/08/2022 07:13

il faudrait que le rectorat s'explique devant la justice pour sa mansuetude avec cette crapule car derriere cet arbre c'est une foret de proviseur, directeur d'ecole qui sont connus comme incompetent et HORS LA LOI.

https://www.zinfos974.com/St-Pierre-Les-enseignants-d-une-ecole-primaire-sont-quasiment-tous-absents_a184221.html

2.Posté par Néné le 18/08/2022 08:04

Pensées de soutient aux femmes qui ont trouvé le courage de parler et n’ont pas eu peur de ne pas être crues.

3.Posté par TICOQ le 18/08/2022 08:51

L'histoire ne dit pas si des collégiennes ont été victimes de ce prédateur.

4.Posté par Royal Bourbon le 18/08/2022 09:15

Là où il y a des enfants, les pervers et autres pédophiles sont pas loin !

5.Posté par garbure974 le 18/08/2022 10:11

Un lover du 974

6.Posté par MARIE le 18/08/2022 11:41

il ne devrait plus etre en poste

que font les femmes ???

pas un mot

7.Posté par Ouais... le 18/08/2022 12:22

On connaît, les méthodes de camouflage du rectorat. Depuis quelques mésaventure, je me rends compte que j ai souvent tenu des prof responsable, de chose qui les dépassait. Ils ne faisaient que se débarrasser de la patates chaude.

8.Posté par PERESAVON le 18/08/2022 12:32

Bien dit Royal Bourbon, y en à qui se déguisent en animateur ou autre j'en connais plus d'un, qui sont qualifiés de prédateurs qui profitent de leurs fonctions pour assouvir leurs désirs infâmes. C'est tout simplement abject et intolérable. Attendons la suite du procès on verra bien.

9.Posté par Seb le 18/08/2022 10:36

Et dire qu’il est toujours grassement payé …

10.Posté par Grandgaz le 19/08/2022 23:14

Totorche ot...

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