Faits-divers

L’affaire Sylvia: Une mère courage, un fils délinquant corrigé et Internet pour couronner!

Jeudi 30 Mars 2017 - 21:38

Correctionnelle Jeudi 30 mars 2017 :


Cette affaire très simple n’aurait jamais dû prendre une telle ampleur. La différence, c’est que Sylvia Otello a filmé la correction qu’elle a infligée à son délinquant de fils. Puis publié le tout à l’intention des mouches à m… oups ! je veux dire pour les voyeurs du Net. Ce qui a conduit le procureur Zuchowicz à enclencher une procédure "car ce genre d’affaire, on ne sait où ça s’arrête, ni les débordements que cela peut toujours entraîner".

La ceinture Kaporal ? Du pipeau !

C’est le 4 octobre 2016 que Sylvia a totoché son garnement. Pour lui mettre de la raison dans la cervelle… avant que ses "faux" amis délinquants n’y mettent du plomb ou quelques centimètres d’acier. Parce que comme bien des jeunes crétins, Alfredo, 17 ans, croit que c’est au sein d’un gang d’abrutis qu’il se fera un nom. Un nom qu’on peut aussi bien retrouver accompagné d’un R.I.P. un jour.

En octobre, Alfredo est dans un foyer des services sociaux à Saint-Denis. Fatigués de ne pas savoir se débrouiller avec cet ado pénible et ingérable, les services dits sociaux décident de le ramener chez sa mère malgré les avertissements de cette dernière : elle est malade, ne se sent pas capable de le recevoir. Ce dont les services asociaux se foutent totalement : ils lui balancent son fils dans les jupes comme une patate chaude.

Là, deux circonstances vont faire que des câbles vont péter. D’abord, deux gorilles se présentent chez Sylvia avec l’intention de faire la peau à son fils qui a eu envers eux des indélicatesses. Ensuite, alors qu’il est bien connu des tribunaux pour mineurs, Alfredo reçoit une énième convocation des forces de l’ordre.

Sylvia pète les plombs et administre à ce fils (qu’elle a toujours élevé seule) une bonne correction à coups de ceinturon. Un ceinturon Kaporal devenu célèbre à cause d’une vidéo. En lui-même, une fois la boucle enlevée (ce qu’elle a fait), il est aussi dangereux qu’un fouètte fataque !

L’esprit très structuré d’une maman-courage

Sylvia filme la scène en tapant. Elle menace son fils de lui casser les membres à coup de batte de base-ball, un instrument acheté pour se défendre, qui songerait à le lui reprocher ? sinon Me Ahmed, avocat de l’Arajufa qui ne rate jamais une occasion de faire casquer ses services en principe gratuits.

Sylvia poste la scène sur Internet, ce qui lui vaut de se retrouver à la barre, soutenue par une cohorte de fans. Cette maman s’est exprimée posément, clairement, en un français parfait. Pour une fois que ça arrive, l’effort méritait d’être souligné. Ses propos dénotent également une culture certaine et un esprit très structuré. C’est pas si souvent à la barre du tribunal…

Sylvia Otello a clairement dit que si elle avait corrigé son voyou, c’est qu’elle voulait prévenir les autres, notamment la galaxie des délinquants, qu’elle se chargeait elle-même de le remettre dans le droit chemin sans qu’il y ait besoin d’expéditions punitives de ses faux amis.

Une victime déjà trop connue des tribunaux !

Dès le début de l’audience, le bâtonnier Georges-André Hoareau a soulevé une exception de nullité qui sera examinée avec le fond de l’affaire. Me Ahmed, pour la partie civile, n’a réclamé aucun dommage-intérêt. Pour un motif simple au demeurant : les victimes d’Alfredo se sont vu restituer par Sylvia tout ce que son garnement leur avait volé. Exprimant une certaine admiration pour cette maman-courage, ils ont dit que cela leur suffisait.

Malgré tout son talent, l’avocat n’a pas su nous arracher des larmes au nom des services sociaux ; dont le seul titre de gloire fut d’avoir refilé le gamin à sa maman au moment où c’était plus précisément le plus périlleux pour elle… et l’ado !

Le procureur Zuchowicz, dont la mission est de défendre la société en disant la loi, n’en est pas moins un humaniste de premier plan à mon humble avis. Insistant sur le fait que dans l’exercice de son droit de correction Sylvia est allée trop loin, il a dit aussi qu’elle avait le mérite de vouloir élever dignement son rejeton. Un garçon déjà très (trop) connu de la justice mais qu’elle aime. "Les corrections n’ont eu aucun effet, selon toute apparence. Car 15 jours après, il était de nouveau en garde-à-vue. Il faut trouver autre chose !"

L’hypocrisie de l’Etat français

Tenant compte des circonstances très particulières de cette affaire, le procureur n’a pas sollicité de peine contre cette maman qui essaye de faire quelque chose pour sauver son fils de la délinquance pure et dure. Il a donc demandé un ajournement avec mise à l’épreuve durant un an. A savoir que Sylvia sera suivie par les services sociaux (il n’y a personne d’autre ?) et aura un an pour comprendre la réalité de son geste et se tenir à carreau. Au bout du délai, elle pourra être simplement relaxée sans autre forme de procès.

Me le bâtonnier Georges-André Hoareau n’a guère eu à forcer son talent. Le ténor sudiste a surtout insisté sur "l’hypocrisie de l’Etat français qui ne parvient toujours pas à gérer en même temps autorité parentale et droit de l’enfant". "La vidéo incriminée, a-t-il rappelé, ne visait qu’à casser l’image de petit caïd que son fils voulait se donner. Les coups de ceinture ne sont qu’un geste d’amour, un cri !"

Le tribunal s’est donné jusqu’au 15 avril pour rendre son verdict.

P.S. : commentaire très personnel. Je demanderai à Me Ahmed si TOUS les jeunes au caractère difficile (understatement) sont accessibles à une discussion entre quat’ z’yeux. Lorsqu’un déglingué tente de cogner son propre père à coups de poing dans la gueule, encouragé par un savant mélange Artane-zamal-charrette, le père discute ?… ou se défend solidement ? De plus, il faut arrêter avec l’antienne angélique voulant qu’un enfant est traumatisé par une bonne correction. T’as vu la tronche du traumatisé qui te cause ? Une vidéo sur Internet n’est pas plus traumatisante que des coups de chabouk ou de branche de pêche, avec les gobes aux mollets qui en découlent et qui seront brocardés par les copains d’école du lendemain.

A LIRE AUSSI : 
Punition à la "ceinture Kaporal": Le procureur demande l'ajournement avec mise à l'épreuve
Jules Bénard
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1.Posté par Lf le 31/03/2017 05:58

Lol cette société est foutue....

2.Posté par dudulle974 le 31/03/2017 06:35

Notre Sylvia a troqué sa tenue de père fouettard pour celle de première communiante mais cela n'a pas suffi pour recevoir l'absolution.

3.Posté par Personnel le 31/03/2017 07:24

Pour compléter votre réflexion personnelle, réfléchissez à ce qui suit. Certes toutes les personnes qui subissent des maltraitances ne deviennent pas délinquantes, par contre tous les délinquants, sans exceptions, ont subi des maltraitances physiques ou psychologiques.
Avouez que donner des coups à son enfant pour lui apprendre à ne pas donner des coups est tout de même paradoxal. Utiliser la violence pour contrer la violence ne peut qu'apprendre à son enfant que les problèmes se résolvent par la violence.
Est-ce qu'un "Noir" (cf. Vaxelaire) ce sent épanoui sous les coups de fouet ?

4.Posté par Julo Ballot le 31/03/2017 09:44

Puis publié le tout à l’intention des mouches à m… oups ! je veux dire pour les voyeurs du Net.


Je n'arrive pas à croire que Monsieur Bénard n'ait pas regardé la vidéo ; il est en effet impossible de donner son avis sur cette affaire si on n'a pas visionné le schmilblik.

Monsieur Bénard s'inclut donc dans les "mouches à m....oups". Quelle piètre opinion de lui-même.

5.Posté par Tanguy Proquo le 31/03/2017 11:50

le pôvre Benard, des qu'il s'agit d'une femme il faut toujours qu'il envoie un petit compliment genre " mère courage" il pense peut être pécho . Une femme qui travaille dur et qui élève correctement ces enfants vous appelez ca comment monsieur Benard si une personne telle que cette femme Otello qui massacre ces enfants est qualifiée par vous de mère courage ? Cette créature qui veut à toute force paraître et devenir "célèbre" par tous le moyens médiatiques mis à la disposition du petit peuple abruti de télé réalité et autres émissions du genre, n'a aucun conscience et si ses enfants sont " délinquants" à qui la faute ? Qui les a élevé ? Où est le père ? iI a craqué lui aussi ? Mais il faut dire que pour Bénard aprés avoir comparé Monsieur MACRON à Adolphe hitler tout lui est permis.

6.Posté par Jules Bénard le 31/03/2017 11:51

à posté 4 :

Vous êtes très fin : vous avez choisi précisément le peudo qui vous convient le mieux, qui colle à votre personnalité intellectuelle avec une insistance de Super Glu. Bravo ! Si ! si !

7.Posté par y.féry le 31/03/2017 13:02

Jules, je voulais, répliquer au post 4, mais tu l'as mouché tellement bien! Tu manies avec art l'antiphrase.

8.Posté par Jean AIMAR le 31/03/2017 13:06

à poste 3 :
"Utiliser la violence pour contrer la violence ne peut qu'apprendre à son enfant que les problèmes se résolvent par la violence"

Ce que vous ne voulez pas voir c'est qu'un enfant a le sens de la justice ce que nous adulte n'avons plus beaucoup. Et l'article le dit ce gamin n'a visiblement pas compris puisque 15 jours plus tard il recommençait, ou sont les services sociaux entre temps ?

Combien de générations avant mai 68 ont reçu des "raclées" 1 avec leurs profs, 2 avec leurs parents ! Et cela d'après vous en a fait des traumatisés ?
Je vous rappel de 90% des hommes politiques, industriels, enseignants qui ont construit La Réunion des années 80,90 etc sont passés par le grand séminaires de Cilaos et qu'ils ont eu une éducation "à la dure" sans pour cela devenir des délinquants et des traumatisés.
Alors de grâce remballez vos théories soixante-huitardes et laissez les parents élever leurs enfants comme ils se doit.

9.Posté par tanguy47 le 31/03/2017 13:30

combien va toucher cette personne pour avoir fait de la pub à la marque "KAPORAL",....dont on connait la renommée pour sa solidité en matière de ceinture...???,

10.Posté par Jules Bénard le 31/03/2017 13:42

à posté 5 Tanguy-le-con :

Vous faites pitié dans votre bave visqueuse, monsieur (mais peut-être n'en êtes-vous pas un ?)

Quand on n'a rien à dire sinon salir les autres, il n'y a aucune honte à la fermer. Surtout que lorsque vous l'ouvrez, vous oubliez que péter se passe de l'autre côté.

A moins que vous ne soyez un nabot avec la gueule trop près du cul ?

11.Posté par momo le 31/03/2017 13:49

de tout coeur avec vous madame VOUS ETES UN EXEMPLE A SUIVRE POUR BEAUCOUP

12.Posté par Choupette le 31/03/2017 17:10

Beau papier.

Rien à rajouter, à part peut-être les 2-3 gratelles qui viennent faire leur intéressant sur le sujet.

3.Posté par Personnel

" ... tous les délinquants, sans exceptions, ont subi des maltraitances physiques ou psychologiques".

Oui, certainement. Comme ces jeunes garçons choyés par leur famille respective mais qui n'ont pas hésité à descendre tout le monde, une nuit, sans raison.

Il faut parler aux enfants, comme ce papa prout' ma chère à son bambin de 3 ans qui faisait le scandale dans le magasin "aujourd'hui, tu es ingérable ... !".

Les délinquants irrécupérables, il faut les envoyer faire des TIG dans les espaces verts en Métropole. Ils préféreront encore leur copain Kporal ... !

13.Posté par Dyddy pin pin le 31/03/2017 21:56 (depuis mobile)

Éducation OUI humiliation Non

14.Posté par Dignité le 01/04/2017 08:28

Merci Mr BENARD pour ce compte rendu.

Tous ceux qui vous raillent et critiquent le comportement de cette mère soit, ne sont pas d'ici, soit sont ce qu'on appelle des rousseauistes partisans de laisser la nature se charger de l'éducation des enfants.

Dans mon enfance lointaine, j'ai le souvenir de ma mère qui voulait absolument que son fils (moi) s'affranchisse des conditions sociales très pauvres dans lesquelles il vivait.

A cet effet, ce fils que j'étais n'avait pas le droit de se pointer à la maison avec un carnet scolaire mensuel où il apparaissait au delà de la 5ème place. C'était la correction assurée avec "le fouette" pêche".

Plus tard adulte , je lui ai demandé pourquoi ce traitement ? Elle m'a répondu que c'était ma façon à moi de montrer que je t'aimais en créant les conditions pour que tu deviennes quelqu'un de bien. Elle a ajouté je ne sais pas si j'ai bien fait mais vu ce que tu es devenu je me dis que j'étais peut-être dans le vrai.

Elle est morte ma mère mais je reconnais que sans son éducation à la dure je n'aurai pas eu la force et la volonté de prendre la place qui m'attendait dans la société.

Les gens qui critiquent cette méthode ne connaissent rien aux duretés de la vie. Habitués à la facilité , ils considèrent que les enfants n'ont que des droits et non des devoirs, ces derniers devant être assurés par leurs géniteurs. Tout ce qui les intéresse c'est le bonheur de leurs enfants au présent . Pour ce qui est de leur avenir , ils s'en remettent à ... la vie et à ses aléas.

Comment leur dire qu'ils se trompent et que l'histoire nous apprend que le destin que l'on souhaite il faut souvent le forger . Il ne vient pas tout seul.

Vaste débat entre deux écoles de pensées.

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