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L'Université de la Réunion face au défi de l'autonomie budgétaire

Vendredi 11 Janvier 2013 - 15:31

La loi d'autonomie des universités avait donné lieu à une vague de contestation partout en France
La loi d'autonomie des universités avait donné lieu à une vague de contestation partout en France
L'Université de la Réunion a longtemps remis à demain son passage obligatoire en mode "responsabilités et compétences élargies" (RCE). En décembre 2012, le conseil d'administration a enfin voté son premier budget conforme à la loi "Libertés et Responsabilités des Universités" (LRU) de 2007, mais un doute subsiste.

Celui-ci réside dans l'accompagnement financier de l'Etat dans cette transition. A ce titre, l'Université de la Réunion pourrait très bien rejoindre les rangs de ces 14 universités métropolitaines qui demandent une "re-nationalisation" de leur institution par le gouvernement.  Rien que ça.

Dans une lettre ouverte adressée en novembre 2012 à la ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, 14 présidents d'université font part de la "situation dramatique que de nombreuses universités rencontrent déjà dans la préparation de leur budget 2013. Une situation qui va se généraliser très rapidement si rien ne change".

La loi Libertés et Responsabilités des Universités a été actée dès 2007, au tout début de l'ère Sarkozy. Cette loi consacrait l'autonomie financière des universités en leur transférant la gestion de la masse salariale des personnels titulaires, à la manière de la décentralisation des collectivités territoriales. Serait-ce à dire que l'université est devenue une collectivité comme une autre ?

La question mérite en effet d'être posée lorsque ces mêmes présidents d'universités contestataires parlent d'une masse salariale qui représente 80% des dépenses de ces institutions du savoir et de la recherche. Les universités, à l'instar des collectivités territoriales loin d'être satisfaites d'un transfert de compétences non suivi "à l'euro près", seront-elles condamnées "à pleurer chaque année auprès de l'administration centrale", comme cela était déjà le cas avant la loi selon la lettre, pour avaliser leur décision ?

Quelle garantie financière ?

"A la même époque, souligne le courrier, le sous-financement des universités était reconnu et la LRU était accompagnée de la promesse d'une progression des crédits de l'ordre d'un milliard d'euros au cours de la mandature". Visiblement, "l'ivresse de la liberté faisait tourner les têtes des présidents", reconnaît le courrier adressé à la ministre.

Malgré le fait qu'un premier budget autonome ait été voté fin décembre à l'Université de la Réunion, celui-ci l'a été en déséquilibre. Des discussions à Paris auraient eu lieu, toujours fin décembre, entre le recteur de la Réunion de l'époque, Mostapha Fourar, et le ministère, puisque le recteur exerçait jusque-là son autorité sur l'ensemble du personnel d'État des établissements d'enseignement supérieur. "De ces discussions, nous n'avons eu encore aucun retour", raconte un proche du dossier.

Les bruits de couloir font écho de tractations intenses entre le président de l'Université, Mohamed Rochdi, et le ministère, pour que ce passage en RCE se fasse avec la garantie des dotations de l'Etat. Les observateurs de la gestion Rochdi attendent le retour des vacances pour en savoir plus. "La présidence sera obligée de communiquer dans quelques jours, après la trêve", assure notre source. Un coup de théâtre est-il encore possible ? Tous se rappellent qu'un énième conseil d'administration fin 2011 avait fait capoter à la dernière minute le passage en RCE de l'Université de la Réunion. La reléguant dans le même temps parmi les toutes dernières universités de France n'ayant toujours pas appliqué la réforme.
L.Grondin
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1.Posté par Merde in France le 11/01/2013 23:03

le couple Rat'chdi et moustapha ...Pour qui veut couler l'école de la Réunion , on ne peut pas trouver mieux ou pire !

2.Posté par michel ravine blanche saint pierre le 12/01/2013 11:23

Il est ou le "zilbert" ??? c'est son copain "moullande" qui est au pouvoir, n'a poin in ti monnai pou' momo, heureusement "Didier" la donn à momo 300.000 euros lol

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