Education

L'Université bichonne ses étudiants de première année

Mardi 23 Août 2011 - 07:19

Trouver sa voie, se réorienter à la fin de son année universitaire, la présidence de l'Université de la Réunion expérimente cette année un dispositif novateur d'orientation sur...une année. Une sorte de prépa, toutes proportions gardées, pour les primo-arrivants.


L'Université de la Réunion teste cette année son "cycle préparatoire à l'enseignement supérieur et à l'insertion professionnelle (CPESIP)". Derrière ce terme à rallonge, la présidence de l'Université pense apporter une touche novatrice dans la lutte contre l'échec de la première année chez les étudiants. Ce cycle préparatoire, non diplomate par définition, laisse, pendant une année toutes les portes ouvertes à l'étudiant qui a le temps de construire son projet de vie.

En 2010, à la sortie de l'année de Licence 1, ils n'étaient que 27,2% à être sortis diplômés. "C'est dix points de moins que pour les universités métropolitaines" constate Frédéric Miranville, vice-président de l'Université de la Réunion en charge des relations extérieures et de l'insertion professionnelle. Pas de quoi tout de même être à ce point défaitiste.

Aujourd'hui encore, le campus accueille les primo-arrivants à travers le dispositif Campus fûté, qui n'est finalement que la partie visible des efforts consentis pour la bonne intégration des étudiants.

Envisagée comme une année antérieure à l'année de licence (ou L1), cette année préparatoire bénéficiera à 100 étudiants cette année universitaire 2011/2012. "Nous avons déjà 71 places arrêtées à la date d'aujourd'hui. Les trente autres sont réservées à tous ces étudiants qui décideront, au bout de deux ou trois semaines, de rebondir après leur inscription", à travers l'opération "Rebondir" justement.

Assurer la transition lycée/université

Ce cycle préparatoire est destiné à un public spécial. Il s'agit simplement des étudiants dont le passage à l'université a été soumis à la plus grande réserve de la part du corps enseignant, lors des fameux voeux d'orientation qui clôturent la fin du lycée. En interne, ces dossiers sont désignés par la lettre C, ou avis C, ce qui signifie que ces futurs étudiants ont reçu un avis défavorable de leurs professeurs, contrairement aux avis B et A, les plus favorables.

L'Université bichonne ses étudiants de première année
Durant une année, ces étudiants recevront des cours en marge de la masse qui emplissent les salles de cours. "Il s'agit de limiter les cours en amphi. Il y a pour ce public un tronc commun au 1er semestre, puis un parcours plus ciblé au second" ajoute Thierry Berthomieu, directeur des études. Nombre de ces étudiants proviennent "de bacs technologiques par exemple".

Là où des milliers d'étudiants se confronteront nez-à-nez à leur discipline de prédilection, cette grappe d'étudiants bénéficiera d'interventions diverses : prépa concours, intervenants des chambres consulaires, Ladom, Pôle emploi, UFR, bref, tout leur sera présenté. Une année de perdue dans ce cas ? "Non", répond Frédéric Miranville, bien au contraire. "Au lieu que ces étudiants ne viennent se perdre dans une filière qu'ils abandonneront, cette année leur permet de gagner du temps sur leur orientation". Et loin de cloisonner l'étudiant dans une réussite universitaire forcée, celui-ci aura tout loisir de s'insérer professionnellement dès la fin de son année.

Projection d'extension du dispositif

"A ma connaissance, ce dispositif n'existe pas ailleurs" poursuit Frédéric Miranville, en jugeant ce parcours initiatique d'un an que met en place le campus Nord cette année. "Le cycle préparatoire à l'enseignement supérieur et à l'insertion professionnelle est reconnu par le Ministère de l'Education. Il devrait être étendu l'année prochaine dans le Sud et pourra éventuellement accueillir plus de jeunes".

Mais nous n'en sommes pas encore là. L'Université devra se pencher sur les résultats de ce dispositif, nous serons pas bien loin de juillet 2012, avant de le renouveler. Avec ce tout nouveau parcours à la carte, un peu à part il est vrai, l'Université de la Réunion poursuit son effort dans la réduction de l'abandon des études supérieures par les primo-arrivants, le public le plus fragile. Là où ils sont 27% seulement à boucler positivement leur année de L1, ils sont déjà 65% à s'accrocher une fois en L2. La première marche est donc la plus dure…
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par tingmax le 23/08/2011 07:55

c'est toujours pareil dans cette société......quand tu es en difficultés, médiocre tous vient a toi et ici c'est le cas... par contre quand t'arrive en master.... peu de gens t'aide car tu es sensé etre un débrouillard......Ma foi si ce plan réussit, je dit tant mieux. Par contre les 27% de réussite en 1er année universitaire à la Réunion je les prendrais avec des pincettes. Sutout que c'est jamais les memes chiffres qui sortent tout au long de l'année.

De plus je constate que de plus en plus de jeunes arrive à l'université avec de grand préjugé:
- on ne fais rien a la fac
- a la réunion le niveau de la fac et faible
- je connais des gens de la fac diplomé, ils ont pas de travail...
-......;

On ne fais rien a la fac, c'est faux, un étudiant qui veut bosser bossera et réussira sans aucun problème son année, bien sur il ne faut pas trainer dehors ou rentré chez soi a chaque trou de l'emploi du temps.

A la Réunion, le niveau de la fac et du meme niveau que les facs de métropole.... exemple dans mon cas j'ai fais ma L1 et ma L2 ici au Moufia ma l3 et mon master a Grenoble.., et je n'ai eu aucune peine a suivre mes cours.... Des milliers de Réunionnais et d'autres son dans le meme cas... Donc faut arreter le délire.

Les gens diplomé qui non pas de travail Ok et que sa soit ici ou en métropole sa chnage pas grand chose, dans les deux cas, il y a la galére de l'emploi, les titres et enquete de grand journaux voir meme des émission comme capital, zone interdite l'on montré ces derniers temps....Donc la aussi il ne faut pas croire que tout est rose. De plus il faut toujours faire parti des meilleurs pour bosser.. je m'explique, n'importe qui peut par exemple avoir une license dans un domaine ou la personne se débrouille un minima et se contenter de 10 de moyenne.... dans ce cas ok il a son diplome, mais sa s'arretera la. Je prend le cas d'un jeune qui sort d'une license avec 15 de moyennes, automatiquement il aura un plus dans son dossier....(je le sais par expérience) en plus certaine boite de rerutement, le mentionne, et certainer administration (la région) privilégie ces individus....

2.Posté par mOUAI..... le 23/08/2011 08:56

L'université les bichonnes pour masquer le fait du peu de débouchés des filières !!!
Déjà faible taux de réussite...Normal la fac n'est pas motivante (régime anarchique des cours au niveau de la régularité avec l'absentéisme ou le bon vouloir des profs)...Qu'ils fassent un système de notation en continu et non pas à 50% en partiel final...Et suppression des rattrapages...
Autrement on va dire que le pourcentage d'élèves trouvant un emploi dans le domaine de leurs études une fois diplômé, doit être de 1%....

3.Posté par David ASMODEE le 23/08/2011 09:49

- tu veux faire quoi après la fac ?
- passer des concours
- pour faire quoi
- ...fonctionnaire...
- dans quelle administration ?
- n'importe laquelle....je cherche une planque




4.Posté par ortografe le 23/08/2011 10:41

Un petit moucatage à l'attention de TINGMAX : le master que tu prétends avoir obtenu à Grenoble, j'espère que ce n'est pas en français car il y a systématiquement des fautes d'orthographe dans chaque ligne de ton commentaire ; sans oublier des erreurs de syntaxe impardonnables pour quelqu'un de ton niveau. Dans chaque ordinateur, Il existe aujourd'hui un correcteur orthographique. Il suffit simplement de passer son texte avant de le proposer à l'administrateur du site. A bon entendeur, salut !

5.Posté par David ASMODEE le 23/08/2011 11:11

Post 4.
Nan, nan. Je le crois. J'ai eu l'occasion de lire la prose d'autres titulaires de master. C'était bien pire.

6.Posté par Lorenzo Lamas le 23/08/2011 12:42

D'un coté, si on est réaliste, a la fac, de nombreuses filières n'apprennent absolument pas un métier. Même avec un master, un universitaire diplômé ne sait "rien faire" sur un plan pratique. Il n'a souvent aucune expérience professionnelle (pas de stage en entreprise) et n'a qu'une formation théorique générale. A partir de la, pour un employeur, ce n'est pas forcément intéressant.

Donc déjà qu'a la base, les diplômes des facs ne sont pas "les plus recherchés" et les plus rares sur le marché de l'emploi, si en plus tout le monde peut avoir le diplôme grâce aux rattrapages et aides/soutiens divers, selon moi d'une part, ça dévalorise le diplôme (beaucoup plus de gens l'obtiennent sans forcément avoir les connaissances/compétences nécessaires) et d'autre part ça augmente la concurrence sur le marché de l'emploi (car plus de diplômés qui arrivent sur le marché).

Donc finalement, aider les moins bons, ça pénalise les meilleures pour la suite ... Du coup est ce que c'est une bonne idée ...

Et puis concernant la dernière phrase, si ils analysent TOUT comme ils analysent ces chiffres, ils sont mal barrés ...

"Là où ils sont 27% seulement à boucler positivement leur année de L1, ils sont déjà 65% à s'accrocher une fois en L2. La première marche est donc la plus dure… "

==> 27% sont passés en L2 et sont des bosseurs, puis 35% d'entre eux (1 sur 3) ratent la L2. Ce n'est pas dit que si les 100% avait passé la L1, il y aurait eu également 65% de réussite en L2, le pourcentage de réussite aurait été de toute évidence bien inférieur a 27% ...


7.Posté par Orthographe le 23/08/2011 14:34

Cher tingmax
Si vous êtes vraiement à l'université, la sélection n'est pas très rigoureuse
Il est rare de voire autant de fautes d'orthographe de la part d'un bachelier

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