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L'UNEF peine à mobiliser les politiques

Jeudi 12 Mai 2011 - 15:02

Peu de politiques ont répondu présent à l'invitation de l'UNEF concernant la menace de fermeture de filières universitaires dans le Sud. Le syndicat étudiant dénonce la soudaineté de cette décision, dictée par des soucis de "rentabilité."


L'UNEF peine à mobiliser les politiques

Aujourd'hui, l'UNEF avait pris l'initiative d'inviter les élus pour leur exposer la situation concernant la menace de fermeture de filières universitaires sur le campus du Tampon. Le syndicat étudiant n'a pas caché sa déception lorsque ses membres ont constaté que personne n'était présent, ni chez les élus du Tampon, ni de la majorité régionale de Didier Robert. Seuls le socialiste Jean-Jacques Vlody et la conseillère régionale Aline Hoarau-Murin avaient fait le déplacement pour venir rencontrer les étudiants.

Suite à l'entretien qu'ils ont eu avec le président de l'université, Mohamed Rochdi, les membres du bureau de l'UNEF ont eu confirmation que les deux premières années des filières d'Histoire et de Lettres modernes seraient transférées à Saint-Denis. A l'inverse, la licence de géographie serait disponible uniquement dans le Sud (Lire notre article : Les étudiants de l'UNEF vont écrire à Valérie Pécresse) Globalement, si l'on en croit les chiffres de l'UNEF, ce projet concernerait 230 étudiants du Sud et 150 étudiants de Saint-Denis. Selon le syndicat étudiant, ces soudaines suppressions sont révélatrices d'une "sélection par l'argent". Ils dénoncent notamment la problématique du logement, le chef-lieu ne serait pas en mesure d'accueillir ces nouveaux étudiants, le CROUS de la Réunion ne disposant que de 850 chambres pour 15.000 étudiants.

Jean-Jacques Vlody pour une polarisation progressive des sites

Même si l'UNEF se refuse d'accepter l'idée d'une université "rentable", ses membres comprennent la nécessité de réformer son fonctionnement. A terme, ils pourraient être favorable à l'idée proposée par Jean-Jacques Vlody qui consisterait, d'ici 2010, à transférer la totalité de la fac de Lettres et sciences humaines dans le Sud. Selon le conseiller général, ce qui n'est pas acceptable dans le projet qui est proposé actuellement, c'est la soudaineté de la décision de fermeture qui aurait des conséquences pour des centaines d'étudiants. "Il y a une inquiétude légitime car les étudiants ne peuvent pas anticiper ces changements. Le risque, c'est que des étudiants abandonnent leurs études ou fassent des choix de formation par défaut, parce qu'ils n'auront pas eu le temps de s'organiser. (...) S'il doit y avoir des fermetures, cela doit être fait de façon progressive (...) nous devons nous poser la question d'un schéma de développement durable", précise Jean-Jacques Vlody.

Marie-Luce Penchard dans l'île le 19 mai

Hasard du calendrier, Marie-Luce Penchard, la ministre de l'Outre-mer, sera à la Réunion le 19 mai, le jour où le conseil d'administration de l'université se réunira pour délibérer sur l'avenir des filières universitaires. Après avoir écrit la semaine dernière à Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, l'UNEF va formuler une demande d'audience auprès de Marie-Luce Penchard, les étudiants souhaitent rencontrer la ministre en compagnie d'élus de la Réunion.

Un second point presse doit avoir lieu cet après-midi à Saint-Paul en compagnie d'Huguette Bello. Les étudiants veulent porter le débat au niveau national et interpeller le gouvernement, notamment sur le manque de moyens et la non prise en compte des spécificités de l'éloignement géographique. Ils comptent sur la députée-maire de Saint-Paul pour les y aider.
Lilian Cornu
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1.Posté par noe974 le 12/05/2011 15:30

Nos pauvres étudiants auront un grand détour à faire à la rentrée puisqu'il leur faudra aller sur St Denis continuer leurs études ...
A-t-on pensé à ceux et celles qui n'ont pas de moyens ?

Il faut aussi que nos universités s'adaptent au monde du travail ... Souvent elles ne proposent que des filières qui ne donnent que des diplômes inutiles ...nos étudiants ne trouvent pas de boulot à la sortie ...
Ex : sciences de l'éducation , langues étrangères , géo , histoire , droit , sciences éco ...

2.Posté par lumidee le 12/05/2011 16:22

Il faut également penser aux étudiants qui sont en géographie et qui doivent aller au Tampon pour obtenir nos licences!!!On a même pas tous les moyens de s'installer dans le Sud et l'autonomie des universités n'est qu'un moyen de plus de se faire de l'argent et on oublie le rôle social de l'université!!!!

3.Posté par tingmax le 12/05/2011 17:00

lol Le cliché fatale = (pas de travail....) logique nan?? C'est comme partout... seul les meilleurs auront une place... c'est tous y'a rien a comprendre la dedans... J'ai fais géographie au campus du moufia.. je travail maintenant à la Région... j'ai été pris par rapport aux autres en fonction de mes résultats... trop d'étudiant vont a la fac et se contente du smic (10....) ensuite trop d'étudiant ne s'informe pas sur les possibilités mais que faire si je m'engage la dedans?? Ma soeur à fais un cursus histoire elle travaille maintenant dans l'administration policiére sur paris... La aussi pareille elle c'est défoncé dans les études... Quand tu passes des concours c'est pareil seul les meilleurs sont pris... l'armé pareil combien de recalé calcule "mi na le bac mi gé barre l'armé" = combien sont resté a terre.... et y'a pas que sa... faut arreter les clichés miséreux..... De plus il y a du travail partout... seul bémol les jeunes étudiants fraichement diplomé "i veut pas fé parce que li néna gros diplome, et li calcule li sa avoir gros salaire" je travail a la région et je gagne1200e net /moi dans x année je pourrais passer des concours internes a ce moment je pourrais "frimer" pour l'heure j'avance avec la simple ambition d'avoir toujours plus et ne jamais me contenter du minimum.... ce que beaucoup on le malheur de faire.. !!

4.Posté par Zean Bérick le 12/05/2011 19:52

C'est incroyable ! Au lieu de gesticuler ces indignes représentants étudiants feraient mieux de siéger ! Où étiez-vous lors de la consultation du CEVU qui a voté ces suppressions. 24 présents et 20 pour la proposition du président donc les élus étudiants présents ont pris conscience de la blague tamponnaise !
Cependant, j'ai une proposition :
En 2007 lors de l'ouverture ce sont surtout les historiens qui ont défendu l'ouverture au Tampon en justifiant cela par le fait que ça allait augmenter artificiellement le nombre d'heures de cours (payés par nos impôts) et que le ministère serait obligé de donner des postes (quand on sait qui a été recruté ça fait moins rire...). Aujourd'hui, fermons l'Histoire à Saint-Denis et mettons tout au Tampon, ils ont voulu y aller qu'ils y restent. POUR LE RAPATRIEMENT DE LA GEOGRAPHIE A SAINT-DENIS ! LES HISTORIENS DOIVENT PAYER LEUR IRRESPONSABILITÉ DANS CETTE AFFAIRE ! Pourquoi n'entendons nous pas Mr EVE, Mr COMBEAU, Mr SIMON, Mr JAUZE ? Exprimez-vous et donnez vos justifications !!!

5.Posté par Nathanael le 12/05/2011 22:30

Pour moi le fait que la totalité de la geo soit rapatrié dans le sud, me va tés bien (étant moi même étudiant dans cette partie de l'île). Faire ce que j'aime la ou je le désire c'est sa la vraie liberté!§

6.Posté par zangoon le 13/05/2011 11:34

personne n'est venu ou alors il n'y a que les deux cocos présents qui étaient prévénus ???
des fois il vaut mieux poser la question... en attendant la réponse

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