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L’Académie française contre la réforme de l’orthographe


- Publié le Dimanche 14 Février 2016 à 14:02 | Lu 1183 fois

L’Académie française a fait savoir son refus de toute réforme de l’orthographe. Hélène Carrère d’Encausse explique dans une interview publiée dans Le Figaro ce samedi 13 février que "la position de l’Académie n’a jamais varié sur ce point : il s'agit d'une opposition à toute réforme de l’orthographe mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l’épreuve du temps".

Elle insiste également sur le fait que L’Académie française n’a pas du tout oeuvré pour cette réforme.




1.Posté par Pamphlétaire le 14/02/2016 14:58

Cela c'est mieux que la décision arbitraire de la Ministre de l'Education Nationale qui ferait mieux d'aller étudier en amont de la langue française. Mais pour elle c'est difficile de remonter la langue française puisqu'elle est est d'origine marocaine ainsi que le premier ministre d'origine espagnole. Ils ne peuvent pas comprendre ni saisir la pensée des auteurs qui ont fait de la langue française un exemple et qui veulent détruire cet exemple et les liens entre les auteurs français et la langue française issue de ceux-ci. C'est dingue comme le pouvoir exécutif pond plus de lois arbitraires que le pouvoir législatif. Et on appelle cela "des lois"....

2.Posté par Pamphlétaire le 14/02/2016 16:20

C'est un avantage des sages de la langue française en espérant davantage d'avantage au français issu de nos aïeux et dont nous sommes les héritiers d'un patrimoine français dont certains veulent saboter cet héritage et notre langue.

3.Posté par Choupette le 14/02/2016 16:31

En fait, elle voulait s'attaquer à l'Académie français.

La France est gouvernée par le Maroc maintenant ... .

Merci l'Académie française.

4.Posté par Eno2016 le 14/02/2016 16:44

On ne va pas réformer une langue par décret !
En classe , il faut faire une dictée par jour pour permettre aux élèves d'avoir l'attention orthographique !

En France on court après plein de réformes sans queue ni tête pour cacher ce qui est plus important : le chômage , le mal-être , le mal-vivre ....

5.Posté par L'Ardéchoise le 14/02/2016 19:37

Tant mieux !
Et si il faut les soutenir, aucun problème .

A qui profiterait une réforme de l'orthographe ?
Question cruciale...

6.Posté par candide le 14/02/2016 20:20

De quel droit les politiques s'approprient la langue ???

7.Posté par mat le dread le 14/02/2016 22:31

Dommage! Quand aujourd'hui presque tous les articles sont truffés de fautes... Parfois dans le titre, voire même dans la une!! Il faudrait aussi insister sur l'importance de connaître sa langue, notre culture bien avant la canne. On se demande si les journaux ont des correcteurs. Pour ma part j'ai proposé mes services à zinfos à maintes reprises sans même une réponse... alors que trois articles sur quatre contiennent au moins une faute.

8.Posté par kafir le 14/02/2016 22:58

Les cours d'arabe gagnent du terrain dans nos écoles au détriment du français, hélas !!!!!!!!!!
Mais où va la France Choupette ?

KAFIR

9.Posté par lui le 15/02/2016 06:49 (depuis mobile)

Bien.On ne touche pas...

10.Posté par Simandèf le 15/02/2016 07:47

Dommage nos fautes d'orthographe auraient été considérées comme sans fautes.

11.Posté par Pamphlétaire le 15/02/2016 09:13

Ce n'est pas de moi mais c'est mieux, plus précis que je ne pourrais jamais émettre...

Aux origines de notre langue
« On ne connaît d'où est un homme qu'après qu'il a parlé. L'usage et le besoin font apprendre à chacun la langue de son pays ; mais qu'est-ce qui fait que cette langue est celle de son pays et non pas d'un autre ? » Cette question de Rousseau est plus que jamais d'actualité puisque certains se demandent si le français ne va pas finir par rejoindre son ancêtre latin dans la famille des langues mortes.

Remontons le cours du temps pour observer la lente et irréversible évolution de notre bon vieux français, cette poussière dans la tour de Babel.
« On n'a jamais vu naître une langue ». Pour le grand linguiste Ferdinand de Saussure, impossible donc de dater la naissance du français. Mais on peut en chercher les origines en remontant à la « révolution du paléolithique supérieur » qui, il y a 40 000 ans, aurait vu l'apparition d'un langage articulé digne de ce nom.

Il suffit d'observer l'anatomie de nos ancêtres et leur capacité, à cette époque, à tisser des relations afin d’échanger des outils et créer des œuvres d'art (grottes ornées) pour ne plus douter de leur capacité à papoter. Des langues se seraient ainsi peu à peu formées jusqu'à ce que l'une d'elles prenne plus d'importance : c'est la théorie de l'indo-européen, toujours discutée de nos jours.

Au XVIIIe s., l'anglais William Jones, découvrant des similitudes entre le sanskrit, le grec et le latin, en avait conclu l'existence d'une langue-mère apparue au néolithique en Inde, à moins que cela ne soit du côté de la mer Noire... Seuls quelques rares dialectes, comme l'euskara basque, auraient su lui résister.

La plupart des communautés occupant notre région avant l'arrivée des Romains parlaient donc une langue gauloise issue de la branche celte de l'indo-européen que, faute de supports écrits, nous ne connaissons guère. Tout cela parce que les druides étaient trop jaloux de leur savoir pour le partager en inventant une écriture !

De l'origine des langues
« Il est donc à croire que les besoins dictèrent les premiers gestes, et que les passions arrachèrent les premières voix. [...] On prétend que les hommes inventèrent la parole pour exprimer leurs besoins, cette opinion me parait insoutenable. L'effet naturel des premiers besoins fut d'écarter les hommes et non de les rapprocher. Il le fallait ainsi pour que l'espèce vint à s'étendre, et que la terre se peupla promptement, sans quoi le genre humain se fut entassé dans un coin du monde, et tout le reste fut demeuré désert. De cela seul il suit avec évidence que l'origine des langues n'est point due aux premiers besoins des hommes, il serait absurde que de la cause qui les écarte vint le moyen qui les unit. D'ou peut donc venir cette origine ? Des besoins moraux, les passions. Toutes les passions rapprochent les hommes que la nécessité de chercher à vivre force à se fuir. Ce n'est ni la faim ni la soif, mais l'amour, la haine, la pitié, la colère, qui leur ont arraché les premières voix. Les fruits ne se dérobent point à nos mains, on peut s'en nourrir sans parler, on poursuit en silence la proie dont on veut se repaître : mais pour émouvoir un jeune cœur, pour repousser un agresseur injuste, la nature dicte des accents, des cris, des plaintes. Voila les plus anciens mots inventés, et voila pourquoi les premières langues furent chantantes et passionnées avant d'être simples et méthodiques. » (Jean-Jacques Rousseau, De l'Origine des langues, 1781)

Rosa, rosa, rosam...

Aux alentours de 52 av. J.-C., César et son latin s'imposent dans une grande partie de l'Europe. Né au VIIIe s. d'un dialecte du Latium, cette langue devient vite celle des élites colonisées tandis que dans les couches plus populaires, un « mauvais latin » est diffusé par les légionnaires. Eux ne désignent pas le cheval par le terme noble d'equus, mais l'appellent cabalus ; celui-ci, pour les premiers pourra être magnus (grand) et pour les autres grandis.

Au fil des années, mots et structures se laissent influencer par les parlers locaux pour former une sorte de latin local rustique qu’on a finalement appelé le roman.

Les termes se voient souvent rétrécis, à l'exemple de hospitalem qui devient notre hôtel mais dont la racine est toujours présente dans le plus « noble » hospitalité. Les s placés en fin de syllabe payent aussi le prix de cette évolution : on ne dira plus bestia mais bête, l'accent circonflexe marquant la place de la lettre latine désormais fantôme.

Le latin savant n'en disparaît pas pour autant puisque, comme nous le verrons au fil des siècles des initiatives ont permis l'ajout dans notre vocabulaire de nombreux mots, permettant des cohabitations parfois étonnantes entre forme pure et forme « bâtarde » : auriez-vous fait le lien entre ligature et lier, auriculaire et oreille, paon et se pavaner ?

Quintilien et les mots étrangers du Latin
« […] les mots, comme je l'ai dit, sont ou latins ou étrangers. Or, par mots étrangers, j'entends ceux qui nous sont venus de presque toutes les nations, comme il nous en est venu beaucoup d'hommes et beaucoup d'institutions. Je passe sous silence les Toscans, les Sabins et même les Prénestins ; car quoique Lucilius reproche à Vettius de se servir de leur langage, de même que Pollion a cru remarquer dans Tite-Live quelque chose qui sent le terroir de Padoue, je puis considérer comme Romains tous les peuples de l'Italie. Plusieurs mots gaulois ont prévalu, tels que rheda [chariot] et petorritum [chariot suspendu], qu'on trouve l'un dans Cicéron, l'autre dans Horace. Les Carthaginois revendiquent mappa [serviette], usité dans le cirque ; et j'ai entendu dire que gurdus, dont le peuple se sert pour désigner un niais, a une origine espagnole. Au surplus, dans ma division, j'ai particulièrement en vue la langue grecque, parce que c'est d'elle que la nôtre s'est formée en grande partie, et que même nous nous servons au besoin de mots purement grecs, comme aussi quelquefois les Grecs nous font des emprunts » [Quintilien, Institution oratoire, I, 95 ap. J.-C.).
Des Barbares à tous les coins de phrases

Mais alors qu'il se croyait bien installé en Gaule, le latin vit arriver de tous les côtés des individus étranges qui baragouinaient des langues incompréhensibles : les Barbares ! Plus que le mode de vie ou l'aspect, c'est en effet la langue qui, aux yeux des Grecs puis des Romains, différenciait les peuples. Le Barbare n'est-il pas à l'origine celui qui n'est capable que de s'exprimer par des borborygmes ridicules, genre « brbr », d'où son nom ?

À partir du IIIe s., le temps n'est plus à la moquerie : les envahisseurs germaniques (Francs, Wisigoths, Burgondes...) sont en train de déferler sur l'Empire. Malheur au latin ! Mais alors qu'il semble voué à la disparition, il résiste au point de sortir vainqueur de ces idiomes envahisseurs qu'il va diluer dans une nouvelle langue, le roman.

L'affaire ne se fait pas sans mal puisque l'ennemi résiste en influençant la prononciation (le h aspiré, d'origine franque) et en phagocytant le vocabulaire avec des centaines de mots, pour la plupart d'ailleurs déjà présents avant les invasions. La place des termes en est parfois toute chamboulée, les Francs n'aimant rien tant que de placer les adjectifs devant les noms. Et voici comment cohabitent aujourd'hui Châteauneuf et Neufchâteau, Longeville et Villelongue...

Charlemagne, le « Monsieur Propre » de la langue
C'est à l'Église que l'on doit la persistance du latin dans le nouveau royaume des Francs où se multiplient les monastères. (1) Dans les ateliers de copistes monastiques, on continue à reproduire inlassablement les grands textes bibliques ou de culture gréco-latine. Mais qu'ont encore en commun ces écrits et la langue parlée par le peuple ? Pratiquement rien !

Constatant que la rustica romana lingua de la rue ne permet plus de comprendre les messes, en 813 le concile de Tours en vient même à demander à ses prêtres de traduire leurs prêches pour que les fidèles les comprennent.

Sur ordre de Charlemagne, qui parle un dialecte germanique mais révère le latin, le savant Alcuin s'enferme dans l'abbaye Saint-Martin de Tours pour rendre enfin accessible au plus grand nombre le texte de la Vulgate (traduction de la Bible). Recherche du latin pur, rédaction de glossaires, travail sur la graphie, politique de diffusion...

À l'exemple de son élève Raban Maur, dit le « Précepteur de la Germanie », toute une armée de savants se met au travail pour réaliser le rêve de l'empereur : trouver une langue commune qui permette à tous les chrétiens d'Europe de communiquer.

Outil principal de cette période de renouveau culturel que fut la Renaissance carolingienne, cette quête devient une telle priorité que les poètes comparent les victoires guerrières de Charlemagne à sa quête des coquilles au sein des livres :
« Héros très courageux, il jette à terre, par ses guerres, les sauvages

Le roi Charles ne le cède à personne par l'éclat du cœur

Sans souffrir que les ronces de l'erreur s'immiscent parmi les livres,

sublime par son zèle, en tout il corrige bien » (cité dans Monumenta Germaniae Historica, 1881).

Avec « l’empereur à la barbe fleurie », c'est le début de la mainmise des autorités sur la langue, quitte à aller à contre-sens de l'évolution normale. Faut-il remercier ses acolytes linguistes d'avoir réintroduit des termes latins inconnus dans la langue courante ? Et c'est ainsi que le « frère » se trouva enrichi de l'adjectif « fraternel », fort peu populaire (...).

(1) C'est sur que ceux ou celles qui préfèrent voir des mosquées ou autres, les églises donc la langue française issue du latin n'ont plus rien à faire debout ou à exister...

12.Posté par ANTHECHRIST le 15/02/2016 10:37

Pamphlétaire tu as bien raison, je suis le premier à reconnaître que le français est sans doute une des langues les plus compliqué à apprendre mais ce n'est pas une raison pour la saboter pour autant.
Nos foutus ministre n'ont qu'a faire des révisions ou se payer des cours de Français...

13.Posté par Pamphlétaire le 15/02/2016 11:21

12.Posté par ANTHECHRIST
En plus ce que vous citez, ont les moyens financiers pour se payer des cours de français et de plus en tant que bons citoyens, ils devraient montrer l'exemple et combattre ceux qui sont contre la langue française même ardue...Sinon, ils renoncent à leurs fonctions...

14.Posté par Pamphlétaire le 15/02/2016 16:15

L'orthographe (du grec orthos, droit, et graphein, écrire) désigne l'ensemble des règles qui régissent l'écriture.

À quoi sert l'orthographe ? C'est un code qui permet à chacun de comprendre et de se faire comprendre sans peine d'autrui (de la même façon que le code de la route permet à chacun de circuler avec un minimum de gêne et de danger).

Des esprits forts la remettent aujourd'hui en question en arguant de ce que les adeptes des SMS et autres textos arrivent à se faire comprendre sans elle. Cela est vrai mais au prix d'un pénible déchiffrage... comme au Moyen Âge où l'écriture n'était pas codifiée. On devait alors lire lentement et en bougeant les lèvres. La lecture rapide et silencieuse était le privilège d'une poignée de clercs très érudits et eux seuls étaient en mesure d'accéder de cette façon à la connaissance (philosophie, sciences...).

La codification de l'écriture au XVIIe siècle par Vaugelas a permis la diffusion de la lecture rapide. Au XIXe siècle, la fixation des règles orthographiques est allée de pair avec l'alphabétisation et la lecture de masse.

Ces trois phénomènes sont étroitement corrélés. Et l'on peut craindre que la régression de la lecture et la montée de l'illettrisme n'aillent également de pair aujourd'hui avec l'abandon de l'orthographe... Cela pourrait signifier le retour à une forme de Moyen Âge : des masses incultes dominées par une poignée de possédants et de clercs.

Ajoutons que l'orthographe est une forme d'ascèse. Elle requiert de beaucoup lire et donc d'être capable de se concentrer sur un livre de bout en bout, ainsi que d'écrire en faisant attention aux mots. La concentration et l'attention sont deux qualités de base dans toutes les professions un tant soit peu qualifiées. Autant dire que l'acquisition d'un bon métier peut être grandement facilitée par la maîtrise de l'orthographe.

C'est plein de bons sens que la ministre veut détruire et encore ceci :

Curiosités linguistiques



Voici des mots relatifs à l'Histoire à la signification particulière ou à l'orthographe surprenante :

- Les Apennins désignent une chaîne de montagnes italienne. Le nom s'écrit avec un seul p en français... et deux en italien (Appennini).

- Barthélemy n'a pas d'accent sur le deuxième e.

-Bohême s'écrit aussi Bohème.

-Brabant, province belge, s'écrit avec un t ; ses habitants se nomment Brabançons (et l'hymne national est la Brabançonne).

- Cantorbéry est le nom français du siège de l'Église anglicane (Canterbury en anglais).

- schah, chah ou shah (Roi en persan, la langue de l'Iran ou de la Perse) s'écrit shah en anglais.

- Chenonceau est un splendide château de la Renaissance construit sur le Cher, un affluent de la Loire, près du village de Chenonceaux (avec un x).

- chiisme s'écrit aussi chi'isme (shiisme ou shi'isme en anglais).

- Clemenceau s'écrit sans accent. Le patronyme du «Tigre» signifie dans le patois de l'Ouest vendéen : «petit Clément» et s'est le plus souvent écrit avec un accent aigu sur le premier e. C'est le 7 septembre 1884, dans les colonnes de La Justice, le journal de Clemenceau, que cet accent a définitivement disparu sans que l'on sache pourquoi, d'après le biographe Jean-Baptiste Duroselle.

- Le Premier Consul a deux majuscules (n'est-ce pas un empereur en puissance ?).

- Constantinople est le nom qu'a pris la cité appelée Deuxième Rome après la mort de son fondateur, l'empereur Constantin. Elle a été fondée sur l'emplacement de la ville grecque de Byzance (330) et, pour cette raison, l'empire romain a été qualifié de byzantin quand il a été réduit à sa partie orientale et grecque. Après la conquête turque (1453), Constantinople a conservé officiellement son nom jusqu'à la Première Guerre mondiale, tout en étant de plus en plus souvent appelée sous son nom actuel : Istamboul (en français) ou Istanbul (version anglaise). Cette dernière graphie est la plus usitée aujourd'hui, y compris en France.

- Cortés, Hernan : le conquistador est aussi appelé en français Fernand Cortez.

- Côte d'Ivoire s'écrit sans trait d'union ; à la demande expresse du gouvernement ivoirien, le nom du pays doit demeurer ce qu'il est en français et ne pas se traduire dans une autre langue pour éviter confusions et approximations.

- Étasunien est le mot parfois employé par les Québécois pour désigner un habitant des États-Unis et ne pas le confondre avec les autres habitants du continent américain... qui méritent tous d'être qualifiés d'Américains.

- fârsi désigne en persan la langue des Iraniens ; le mot vient de Fars, la région qui correspond à l'ancienne Perside (ou Perse) ; en français, la langue des Iraniens s'appelle tout simplement le persan.

- Gallieni, maréchal de France, est né d'un père italien en 1849 ; son nom ne porte pas d'accent.

- de Gaulle : le nom du général est d'origine flamande. Dans cette langue, De est assimilable au français Le, comme dans Le Tellier ou Lefebvre (rien à voir avec la particule nobiliaire). Néanmoins, par convention, de Gaulle s'écrit avec une minuscule sauf lorsque le nom est précédé de de.
Exemple : Charles de Gaulle est l'auteur de l'Appel ; les Français ont la nostalgie de De Gaulle.

- guerres : les guerres de 1914-1918 et 1939-1945 sont respectivement connues comme la Première Guerre mondiale (ou Grande Guerre) et la Seconde Guerre mondiale.

- Hitler, Heydrich et Himmler ont un h aspiré : on écrit de Hitler (et non d'Hitler).

- hymne est masculin quand le mot désigne un chant profane et féminin quand il désigne un chant sacré.

- Iliade s'écrit avec un seul l et vient d'Ilion, autre nom de Troie, la ville que Homère met en scène dans son immortelle épopée.

- judaïsme, religion des juifs, prend un ï.

- juif prend une minuscule quand il désigne une personne de religion ou de tradition judaïque (ou israélite) ; le mot prend une majuscule quand il désigne un ancien habitant de la Judée ou quand il est employé par les nazis pour désigner (ô combien à tort) une catégorie raciale.

- Kosovo s'est écrit autrefois en français avec deux s ; on l'écrit aujourd'hui avec un seul, comme en anglais, manière d'ajouter une touche d'exotisme à ce petit pays balkanique.

- La Fayette s'écrit en deux mots en ce qui concerne le marquis qui combattit pour l'indépendance des États-Unis et participa à la Révolution ; mais c'est en un seul mot que se présente la comtesse Mme de Lafayette (1634-1693), auteur d'un roman célèbre, La princesse de Clèves.

- Luberon s'écrit sans accent (mais se prononce avec l'accent de la Provence:-).

- martyrologe (avec un g mouillé et sans u) désigne une liste de martyrs et par extension un monument à leur honneur.

- Mississippi s'écrit avec deux p quand le nom désigne l'État nord-américain ; quand il désigne le fleuve, on peut l'écrire au choix avec un ou deux p.

- Montgomery, nom d'une célèbre famille française dont un représentant tua par accident le roi Henri II lors d'un tournoi, s'écrit sans accent.

- New York n'a pas de trait d'union (mais New-Yorkais en prend un).

- Le vaincu de Stalingrad s'appelait Friedrich Paulus (sans particule von).

- Premier ministre porte une majuscule.

- président de la République et président du Conseil n'ont pas de majuscule (le président du Conseil était le chef du gouvernement sous les IIIe et IVe Républiques, soit l'équivalent du Premier ministre sous la Ve République).

-Le Quatar et ses habitants, les quataris, prennent un u en français.

- Séoud désigne la famille régnante en Arabie, d'où les noms d'Arabie séoudite et Séoudiens donnés à ce pays et ses habitants (ne pas confondre avec les termes Saud et saudian employés par les Anglo-Saxons).

- Solferino, nom d'une localité italienne, s'écrit sans accent.

- Tananarive est le nom français de la capitale de Madagascar ; en langue malgache, le nom s'écrit Antananarivo mais se prononce... Tananarive (les gens du cru disent plus simplement Tana).
Depuis quelques années, les journalistes français se piquent d'employer la graphie malgache... avec une prononciation «à la française» qui n'a aucun sens pour un Malgache.
Le bon sens pratique voudrait que l'on revienne au nom français (de la même façon que l'on parle de Londres et non de London pour qualifier la capitale anglaise).

- Taïwan (avec ï) est le nom de l'île chinoise autrefois appelée Formose (ou Formosa) par les Européens ; séparée politiquement de la Chine continentale, elle constitue un État dont le nom officiel est République de Chine (capitale : Taipeh) ; à distinguer de la République populaire de Chine, nom officiel de la Chine continentale (capitale : Pékin).

- Trotski, surnom de Léon Bronstein, s'écrit aussi Trotsky.

- Venezuela s'écrit sans accent (le nom de ce pays d'Amérique latine signifie petite Venise en espagnol).

- Viêt-nam s'écrit aussi Vietnam et les habitants de ce pays sont les Vietnamiens.

- Zurich est le nom français de la principale ville suisse (Zürich en allemand).

15.Posté par ortograf le 15/02/2016 18:02

Ce ne sont pas les fautes d'orthographe en elles-mêmes qui me dérangent. C'est le fait que les gens écrivent les mots en fonction de comment ils les entendent et ne font pas du tout le lien signifiant-signifié.
Un mot a trois aspects : son sens, sa prononciation, sa graphie. Celui qui écrit "Je vais y pensé" n'a pas compris que s'il faut mettre "-er" ou "-é", ce n'est pas simplement parce que "On dit vendre et non vendu !" (j'ai vraiment déjà vu des gens utiliser cette "astuce"...) mais que l'infinitif a un sens précis (désigner le verbe lui-même, sans référence à une conjugaison, à une personne ou à un temps) tandis que le participe passé sert à évoquer une action réalisée dans le passé, dans le contexte du passé composé ou pour en faire un adjectif. Comment des gens qui ignorent complètement les fonctions sémantiques de l'orthographe peuvent-ils bien écrire ? Comment peuvent-ils apprendre une langue étrangère ? On finit par lire des choses comme " Ich werde daran gedacht" simplement parce que les gens n'associent pas une graphie à un sens, à une réalité de la langue qui devrait être mentalement acquise, mais simplement comme une "méchante règle que les professeurs nous imposent". C'est relativement grave selon moi.

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