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Krishna Damour: "Les communes du sud ont besoin du conseil régional"

Au cours d'un point presse ce vendredi, l'UDI Krishna Damour, qui s'exprimait au nom du collectif pour le développement de la micro-région sud, est revenu sur les discussions sur le protocole d’accord avec l'actuelle majorité régionale concernant le développement de la micro-région Sud. Il affirme "avoir eu l’assurance" que des investissements "seront réalisés vers des outils structurels pour un équilibrage harmonieux du territoire". Voici son communiqué :

Samedi 7 Novembre 2015 - 07:00

Au début  du mois de juillet, nous vous informions que le collectif pour le développement de la micro-région sud avait transmis une proposition de protocole d’accord à la gouvernance régionale afin d’assurer au sud la constance  des investissements quand bien même la NRL.

Cette proposition de protocole d’accord avait pour objectif de demander l’assentiment du conseil régional à nos propositions, qui répondent à l’exigence d’une cohésion pour un développement global du sud s’appuyant sur sa singularité.

Le collectif pour le Développement de la micro-région Sud qui existe depuis 2006, entend agir au profit d’une stratégie globale de développement durable de la Réunion pour conduire des axes prioritaires à l’affermissement des fonctions structurantes du Sud dans un souci de développement harmonieux du territoire.

Ainsi, il est à préconiser un véritable équilibre entre les grands espaces pour assurer une cohésion territoriale. Il ne s’agit pas de créer quatre micro-régions identiques mais de s’appuyer sur les spécificités territoriales. Cela consistera à respecter, à valoriser les atouts de chaque micro-région et d’harmoniser leurs compétences.

Ainsi, l’équilibre recherché s’exercera à la fois par la complémentarité des territoires et par la correction des insuffisances infrastructurelles et d’accessibilité au sein de chaque espace. Cette équité d’accès aux services peut activer des leviers de développement en cohérence à une stratégie globale de développement.

Cette volonté du collectif pour le développement de la micro-région Sud de s’associer au débat public au titre de citoyen, lui est assignée par la réalité du cadre structurel de la situation du Sud  que nous rappelons ci-dessous :
  • D’ici 2020, le sud accentuera sa prépondérance démographique avec 140 000 résidents supplémentaires pour contenir  prés de 40 % des réunionnais soit 350 000 habitants, ce qui représente un potentiel énorme en tant que moteur de croissance…
 
  • La question de l’emploi est un problème majeur de la Microrégion puisque les 49.000 chômeurs actuels, soit 48 % de la population active, qui est de 108 000 habitants, pourraient être rejoints par près de 48.000 actifs supplémentaires.
 
  • Le sud contient le plus grand nombre de chômeurs, soit 45 % du total, et 28% de l’ensemble des minima sociaux et contient le plus faible pourcentage de jeunes diplômés, soit 37 % et 10% de moins du total de Cadres de professions intermédiaires.
 
  • La croissance démographique engendra un besoin de 89.600 logements dans le Sud.
 
  • D’ici 2020, le sud hébergera 58.000 personnes âgées d’au moins 60 ans dont 16 500 dépasseraient même les 75 ans.
 
  • Mais aussi un tissus économique dynamique et un secteur agricole très dense puisque la moitié des terres agricoles et des exploitations sont situées dans le sud…
 
 Face à ces données fondamentales, le collectif pour le développement de la micro-région Sud a la ferme conviction que ce territoire est à un  point de décision qui place l’ensemble des sudistes face à leur destin. Puisque les décisions qui seront prises ou pas prises pour les cinq prochaines années conditionneront le futur du Sud pour les 20 ans à venir.

Des décisions qui devront juguler les insuffisances infrastructurelles et d’accessibilité afin de valoriser les atouts du Sud dans le souci du Développement harmonieux de la Réunion.
C’est pourquoi le collectif pour le développement de la micro-région Sud souhaite que le conseil régional soit l’un des bâtisseurs aptes à repositionner le Sud en situation de réussite dans l’intérêt général afin d’élever cette micro-région au rang d’excellence.

Et ce débat pour les élections régionales, nous donne l’occasion de refuser cette Réunion à deux vitesses, face à l’hypertrophie du Nord où tout est concentré qui est la cause de ces déséquilibres.

Et si rien n’est fait pour rééquilibrer l’aménagement du territoire, ils seront aggravés avec la densification de la population réunionnaise dans le sud, qui représente prés de la moitié de la population totale…

Nous devons redresser la barre. C’est là le défi qu’aura à relever le conseil régional…. Bien entendu les villes ont un rôle à jouer, mais sous la pression de la diminution des dotations de l’Etat dans les budgets communaux et des EPCI (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale). Les communes du sud ont besoin du conseil régional.

Mais la Région a besoin aussi du Sud car comme le disait un précédent du conseil régional 'Qu’il ne saurait y avoir de développement de La Réunion sans le du Sud' comme 'on ne peut concevoir de développement du sud en dehors du développement de La Réunion'.
Cela est pour dire qu’une fois débarrasser de nos prétendus complexes et sûrs de nos atouts, le développement du sud peut prétendre à un véritable plan d’investissement dans un souci de viser à un rééquilibrage territorial.

C’est donc pourquoi, le collectif pour le développement de la micro-région sud a tenu à proposer un « protocole d’accord pour le développement du sud » qui a l’ambition de constituer une feuille de route pour conduire l’ensemble Sud vers un progrès durable.
En effet, le collectif a rencontré officiellement le président actuel du conseil régional. Et, nous avons échangé sur chacun des axes de priorité du protocole.

Ainsi, sur le 3ème axe qui évoque le décollage de  l’aéroport de Pierrefonds, Didier Robert s’engage dans l’allongement de la piste et de son ouverture commerciale à des nouvelles compagnies. Mais ce qui retient toute l’attention du collectif, c’est la volonté de basculer le fret commercial vers le Sud. Cela, a le mérite d’apporter de nouvelles ressources nécessaire au financement de son fonctionnement. Le fret représente surtout un outil pour les agriculteurs d’une part, et d’autre part un outil, en cohérence avec la zone d’activité économique dédiée à l’agroalimentaire ; En effet, avec la stratégie  de  complémentarité  des deux aéroports, Pierrefonds peut s’ouvrir sur de nouvelles destinations et donc créer de nouveaux marchés pour notre production fruitière.

Sur le 4ème axe prioritaire  qui souhaite l’exploitation d’un port de croisière pour développer une alternative à la voie aérienne afin de croitre l’affluence de touristes vers La Réunion. A ce sujet, Didier Robert, se positionne de la même manière sur une stratégie  de complémentarité des territoires. En effet le port  de la Ville du Port qui est destiné à être un port de transbordement pour devenir un hub, n’aura plus vocation à accueillir des bateaux de croisières. Car il serait beaucoup plus agréables pour les croisiéristes d’accoster à Saint-Pierre plutôt qu’à proximité des conteneurs. En conséquence Didier Robert soutient totalement la création d’un port pour bateaux de croisière à Saint-Pierre. D’autant plus qu’il s’agit ici d’un investissement éligible au niveau des finances du programme Européen dont le conseil Régional à la responsabilité d’en déployer.

S’agissant du 8ème axe qui traite d’un maillage cohérent de transport autour d’un réseau ferré dans le sud et vers l’Ouest via vers le Nord et l’Est. A cela, Didier Robert répond par la proposition d’un monorail entre Saint-Louis et Terre-Sainte. Et à cela, nous lui avons suggéré de démarrer le monorail à l’Étang-Salé, qui avec les Avirons présentent un bassin important qui permettra à un retour sur investissement plus important. Le monorail, dont nous pensons est un projet réaliste puisque qu’un réseau ferroviaire ceinturant l’Ile de La Réunion est conditionné par la dotation ferroviaire. Ce qui n’est pas gagné d’avance dans un contexte de rigueur budgétaire. Alors, autant commencer par deux portions qui visent dans un premier temps, les nœuds de circulations les plus problématique du département.

Concernant, le  9ème axe, Didier Robert est  pour un engagement d’une discussion  constructive pour la fusion  des deux communautés d’agglomération du Sud, c'est-à-dire la CIVIS et la CASUD dans un souci de cohérence stratégique d’aménagement et de développement.

Mais ce qui m’a surpris le plus dans cet entretien de travail sur le développement du sud, c’est d’emblée, Le Président me  fait part de sa volonté de donner la priorité à la « croix du sud ». C’est qui a valut qu’on rajoute au protocole un nouvel axe suite à cet entretien dont je délivre ci-dessous le contenu :                                                                                              

« Face à la poussée démographique de la Ravine des Cabris, de Bois d’Olives et de la partie Est du Tampon, un nouvel axe routier s’impose pour désenclaver ces secteurs et afin de libérer des artères déjà saturés, telles, la route de la Ligne des Bambous ou celle de la Ligne Paradis. Il s’agit de créer une nouvelle liaison 'Croix du Sud'. Cette route, relierait le Tampon (14e km) à Saint-Pierre. Elle emprunterait la rocade du Tampon et desservirait ensuite la Ravine des Cabris, Bois d’olives et Pierrefonds. Elle croiserait ainsi la route Hubert Delisle.

Il faut aussi souligner que ce projet de la croix du sud est fortement soutenu par le sénateur Michel Fontaine et qui insiste d’ailleurs sur la Réalisation de l’Université Agricole et le développement du pôle universitaire de Terre-Sainte.

Enfin, il y a la construction du lycée hôtelier à la Petite Ile qui devra se faire au cours de la prochaine mandature ;

Voilà donc le compte rendu de notre discussion sur notre protocole d’accords avec  la gouvernance régionale. Bien sur, il ne peut pas s’engager sur tout. On ne peut pas tout faire, mais il y a des priorités.

Nous pouvons dire, que nous avons eu  l’assurance que des investissements seront réalisés vers des outils structurels pour un équilibrage harmonieux du territoire. Cela aura un fort impact sur le soutien des sudistes et sur leurs décisions pour les élections régionales.

Néanmoins, ce qui conditionnera également, le vote des sudistes c’est la place accordée aux sudistes sur la liste régionale. Les sudistes dans toute la Réunion représentent 40 % de son total d’habitant. Ce qui est un facteur important dans la réalisation de la liste et pour une victoire."
 
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1.Posté par Pierrot le 07/11/2015 07:16 (depuis mobile)

Ton événement c'est une tempête dans un verre d'eau, aller tir un feuille vendu

2.Posté par osons le 07/11/2015 07:47 (depuis mobile)

Un deuxieme departement? Une deuxieme region?

3.Posté par GIRONDIN le 07/11/2015 08:41 (depuis mobile)

l'UDI Krishna Damour

Il faut le dire vite avant changement d'étiquette.

D ROBERT est pour la fusion CASUD CIVIS,en quoi cela le concerne?
Comme président de la CASUD pendant 5ans qu'a t'il fait dans ce sens?
Des nouvelles du quai de st louis?

4.Posté par Nono le 07/11/2015 09:53 (depuis mobile)

Mr Damour vous êtes comme un essuit glace et un grand rêveur continuer comme ça lol

5.Posté par Sardine le 08/11/2015 20:52

Cela s'appelle faire du lèche !!! tantôt PCR, tantôt Virapoullé, tantôt Robert... complètement bézé le bonhomme. Et pour se contenter il écrit, des lignes et des lignes que personne ne lit.

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