Politique

Karine Nabénésa : Région et Groupement se rejettent la responsabilité pour le chantier de la NRL

Mardi 10 Juillet 2018 - 18:34

La conseillère régionale Karine Nabénésa a réagi à l'annonce de recours par le groupements de recours contre la Région pour dépassements du coût de la construction de la digue de la NRL, en raison de la difficulté d'approvisionnement en roches massives.


Photo Facebook
Photo Facebook
Voilà, nous y sommes. Quel est le coût de la signature hasardeuse  du marché de la NRL? Qui va en supporter l'ardoise?

Qui a eu tort d'accepter ou Qui a eu tort de proposer ? Cette  question de la responsabilité  et des conséquences financières du marché des digues de la NRL était à l’ordre du jour de la Commission permanente ce matin à la Région.

Malgré les difficultés d’approvisionnement en matériaux du groupement pour la réalisation de la NRL, la Région a décidé de poursuivre le chantier des digues et ce, malgré les incertitudes qui persistent sur le sujet. On apprend que cette décision a un coût, directement lié au prix de l’approvisionnement actuel du chantier et réclamé par le groupement : 64 millions d’euros… pour l’instant.

C’est en réalité une somme de près de 200 millions d’euros que réclame le groupement à la Région à travers une quinzaine de demandes de règlements complémentaires (DRC).

N’arrivant pas à se mettre d’accord sur qui est responsable de l'absence de ("bonnes") carrières à la Réunion, la Région et le groupement des constructeurs se renvoient la balle et demandent au tribunal de tenter de trancher via une médiation. La somme en jeu est de 160 millions d’euros !

Le groupement indique que « les difficultés rencontrées pour l’approvisionnement des travaux de digues ont dépassé par leur ampleur toutes les décisions que les candidats pouvaient anticiper lors de la remise de leurs offres ».

La Région pour sa part, pointe du doigt la responsabilité du groupement sur l’approvisionnement en matériaux et indique « qu’il appartenait au groupement d’apprécier et d’anticiper ces difficultés, en particulier au stade de son offre ».

D’un côté, le groupement semble oublier que des offres concurrentes lors de la passation du marché prenaient bel et bien en compte une réalité qui est l’absence de carrières et la difficulté que pouvait représenter l’approvisionnement au niveau local.

Mais de l’autre côté, la Région semble oublier qu’elle a aussi fait sien le combat pour l’ouverture de carrière notamment à Bois Blanc. Elle a également oublié que lors de la passation du marché, il était connu de tous, l’absence de carrière à La Réunion et l’impossibilité de préjuger sérieusement, pour les pistes éventuelles, d’un délai pour les autorisations d’exploitation, les ouvertures et les extractions et encore moins d'un prix de référence du matériau qui n'existait pas.

De surcroît, Groupement et Région semblent oublier qu’une carrière de roches massives exclusivement dédiée à la NRL est autorisée depuis décembre 2015 mais non exploitée...

L'absence de carrières à la Réunion au moment de la passation des marchés était une donnée à considérer. Un élément fondamental à prendre en compte dans l'analyse des offres lorsqu'il semble avoir été déterminé un besoin de près de 19 millions de tonnes de matériaux pour le chantier. Ce n'est donc pas un "retard" dans les carrières qui génère ces demandes puisqu'il n'en existait aucune ni en cours de création. Ni un aléa, ni un imprévu, puisque cet élément capital était su et connu de tous.

Les incertitudes sont malheureusement réelles en ce qui concerne la capacité de mener à terme ce chantier tout comme le poids financier qui pourra peser sur les Réunionnais à l’avenir.

Sur le tapis de jeu, 160 millions d'euros, et deux joueurs qui même s'ils semblent être opposés sont tout de même bel et bien liés. À notre sens, la responsabilité de ces risques est probablement partagée : celle du groupement d’avoir fait une offre irréalisable et celle de la Région d’avoir signé en connaissance des manquements.

Quoiqu’il en soit, ce n’est pas aux Réunionnais, ni aujourd’hui, ni demain, de payer une nouvelle fois, les erreurs de la collectivité et, encore moins, celles du groupement attributaire du chantier de la NRL.

Karine Nabénésa Conseillère régionale
.
Lu 2781 fois



1.Posté par RÉUNIONNAIS le 10/07/2018 18:58 (depuis mobile)

Jolie tantine.
Ce n'est pas le cas du pharaon.

2.Posté par Lebian le 10/07/2018 19:27 (depuis mobile)

Diversion du LPA pour faire oublier son mentor. .. Non madame vous êtes pas faite pour faire de la politique.

3.Posté par Denis le 10/07/2018 19:58 (depuis mobile)

Reunionnais si sa un joli tantine po ou . Ou le pas trop difficile comme les gens qui trouvent la 1 ère dame joli c pareil

4.Posté par GIRONDIN le 10/07/2018 20:33

...... qu’il appartenait au groupement d’apprécier et d’anticiper ces difficultés....
C'était écrit depuis le départ, non ??
Si oui pourquoi avoir choisi un naffaire bancal ???


......... a réagi à l'annonce de recours par le groupements de recours contre la Région.....

QUOI ?

Un recours, je cherche l'info sur zinfo !!!!!!! 🙄

Vivement 2025 pour une hypothétique fin de chantier sans roche

NRL Nou Riron Lontan © ®

5.Posté par Vasco de ariel le 10/07/2018 21:18

2013, L’avenir de la NRL suspendu à la décision du Tribunal Administratif:Jeudi dernier 21 novembre avait lieu l’audience du Tribunal Administratif de Saint Denis concernant le recours d’Eiffage sur la Nouvelle Route du Littoral. Ce groupe de BTP demandait l’annulation des deux marchés attribués à Vinci et Bouygues par le Conseil Régional de la Réunion. Ce jour là, l’unique avocat d’Eiffage avait endossé les habits de David luttant contre Goliath, géant représenté par les cinq avocats de ses deux concurrents et de la collectivité locale.S’il n’a pas encore abattu le colosse, force est de constater que ses arguments ont fait mouche sur plusieurs points.Les débats ont tout d’abord porté sur la recevabilité du recours. Pour la Région, cette requête précontractuelle est irrecevable puisqu’elle n’en aofficiellementpris connaissance que le mardi 29 octobre, soit un jour après la signature des marchés. Il semble en effet qu’Eiffage ait attendu le dernier moment, vendredi 25 octobre, pour adresser son courrier au Tribunal Administratif. Toutefois, qui peut croire que l’exécutif régional n’était pas au courant de cette démarche alors que les médias régionaux l’avaient rendu publique dès le 26 octobre et que le vice président de la Région en charge de la NRL l’avait lui même commenté par voie de presse le 27?A l’évidence, la Région savait et a pertinemment accéléré les procédures de signatures le lundi 28 octobre. Pourquoi? Selon les conseils de la collectivité, cette urgence se justifiait en raison d’un «climat de tension». Même si deux rassemblements de transporteurs – habituels à la Réunion - ont pu agacer le Président Robert, il n’en demeure pas moins que la précipitation de la Région à faire signer les marchés visait surtout à disqualifier le recours d’Eiffage. Visiblement, si le Conseil Régional a mis tant d’espoir et d’énergie à contrer la requête sur sa forme, c’est qu’il n’a pas envie que l’on passe trop de temps à discuter du projet sur le fond. Revenons donc un instant sur les arguments de fond.Eiffage estime que l’entente entre Bouygues et Vinci sur la NRL fausse le jeu de la concurrence.Bouygues et Vinci, à travers l’ensemble de leurs filiales respectives,réalisent en effet plus de 80% des travaux d’infrastructures sur la Réunion (source: CERBTP). Cela ressemble fortement à une structure de marché oligopolistique entre ces deux entreprises, ce que l’on appelle un duopole. Concurrents féroces dans le reste du monde, les deux géants des travaux publics ont appris à travailler ensemble sur l’île. Ils alternent ainsi entre des alliances étroites sous forme de consortium lorsqu’il s’agit d’un chantier unique – comme celui de l’extension de l’aéroport de Roland Garros - et des regroupements à géométrie variable quand il s’agit de chantiers à plusieurs lots nécessitant une répartition de la charge – comme c’est le cas sur la darse de plaisance du Grand Port Maritime. En réponse, l’avocat de Vinci affirme que pour le chantier de la NRL, le groupe avait besoin de la maîtrise de Bouygues dans le domaine du préfabriqué. Il semble toutefois que sur des chantiers similaires, comme le pont Rion-Antirion (viaduc autoroutier en Grèce), le pont Vasco de Gama (viaduc franchissant l’estuaire du Tage à Lisbonne) ou encore la Ligne Grande Vitesse Sud Europe Atlantique, Vinci se soit parfaitement débrouillé sans Bouygues pour la préfabrication - spécialité qu’elle a elle même inventée dans les années 60. Les avocats de Bouygues et Vinci estiment également que leur entente sur la NRL était nécessaire car Vinci possède une maîtrise supérieure dans la construction d’ouvrages maritimes. Le groupe Bouygues ne ressemble toutefois pas à un cancre dans ce domaine, comme en attestent le pont de l’île de Ré ou le pont de Busan et le pont de Masan Bay en Corée du Sud. Enfin, il a été dit que Vinci n’intervenait jamais seul dans ce type d’ouvrage. Pourtant, fin 2012, c’est bien seul que Vinci Constructions Grands Projets a remporté le nouveau pont Atlantique au dessus du canal de Panama, le plus long pont haubané en béton du monde d’une travée centrale de 530 m avec des pylônes d’une hauteur de 212,5 mètres. Les justifications techniques de l’entente entre Bouygues et Vinci sont au final peu convaincantes. Il est évident que ces deux là savent faire seuls quand ils le veulent et qu’ils y ont intérêt. Ce n’est pas tout.Eiffage estime par ailleurs que l’exigence émise par le Conseil Régional de recourir en priorité aux carrières locales pour la fourniture de matériaux, visait à l’exclure du contrat. En effet, il ne lui aurait pas été possible, hors importation depuis l’étranger, de tenir les délais imposés, tout simplement parce que ses concurrents maîtrisent la gestion des carrières sur l’île. Qu'en est-il vraiment?Le leader incontesté sur l’île en production et vente de granulats est la Société de Concassage et de Préfabrication de La Réunion (www.scpr.re). La SCPR est une filiale de GTOI, elle même filiale du groupe Bouygues. Le deuxième plus important gérant de carrière de la Réunion est la société HOLCIM (www.holcim.mg), également leader avec Lafarge dans le domaine du ciment. Or, pour le NRL, SCPR et HOLCIM sont alliées au sein du groupement Vinci-Bouygues.En sus de l’alliance entre Bouygues et Vinci, il s’agit là d’une autre entente qui pose effectivement un problème d’atteinte à la concurrence et de distorsion de marché. Enfin, Eiffage, recalée sur sa notation technique, estime que son offre n’a pas fait l’objet d’un examen sérieux de la part de la Région alors qu’elle proposait une solution moins chère que ses concurrents. Il est en effet étrange qu’aucune question ou de demande de précisions, fréquentes pour des ouvrages de cette envergure, n’ait été formulée par le Conseil Régional. En conclusion, il est clair que rien n’est clair sur cet appel d’offres. Un halo de confusion entoure les décisions d’attributions des marchés et Eiffage n’hésite plus, par l’intermédiaire de son avocat, à parler de «violation délibérée de la loi». En ce sens, le groupe de BTP a déjà gagné car son action contribue à mettre un sérieux coup de projecteur sur des pratiques à la Réunion qui restent trop souvent dans l’ombre.Qu’il s’agisse de la régularité des signatures ou de la régularité du groupement Vinci/Bouygues, la décision appartient désormais au Tribunal Administratif de Saint Denis.

6.Posté par Denis post3 le 11/07/2018 05:01 (depuis mobile)

Tu es bien difficile mon ami . Quelle qualité i faut po ou . Regarde comment ca lé bien maquillée et bien coiffurée . Mi di que lé dosse . Une jolie poulette pays

7.Posté par Batofou974 le 11/07/2018 05:24

Encore une incapable qui se croit sortie de la cuisse de Jupiter ! Montrer sa tronche et brailler fort n'ont jamais fait avancer les choses. MMe, vous n'y connaissez RIEN, mais vraiment RIEN (je vous connais suffisamment pour avancer de tels propos). Vous jouez sur votre étiquette et votre sourire en tranche papaye pour nous faire croire autre chose qu'on connait déjà. Mais c'est aussi à cause d'une bande de clowns de votre espèce flanquée de la LPA que nous en sommes à des questionnements (qui invariablement auront des réponses). Je dis bien questionnement, car vous dites quoi au final ? Vous parlez d'argent, ça vous êtes forte pour baver sur cet aspect, essayer de parler juridique ou technique, on verra bien si vous êtes capable de remplacer une procédure. Votre mentor a essayé et s'est brisé le menton jusqu'à à se faire destituer ! Vous ferez mieux de vous informer mais pas de vous intoxiquer avant de déblatérer. Il y a un volet juridique en cours, laissez la justice faire son travail (si peu, peut-elle encore le faire !!!). La route que vous vouliez ou non (et ça c'est VOTRE problème , MMe, ) elle se fera.

8.Posté par Madigatore le 11/07/2018 06:34 (depuis mobile)

Vous c'est qui vous ??

9.Posté par contribuables le 11/07/2018 09:24

ou est le PNF ???

10.Posté par JORI le 11/07/2018 11:17

7.Posté par Batofou974 le 11/07/2018 05:24
Je pense que 5.Posté par Vasco de ariel le 10/07/2018 21:18 répond très bien à vos questionnements!!.

11.Posté par Ensorte a ou Denis le 11/07/2018 13:52 (depuis mobile)

@ Denis
Cette femme est jolie.

En sorte à ou si oute femme y ressemble un drag Queen.

12.Posté par miro le 11/07/2018 14:47

Quand va-t-on cesser ces conneries de discussions sur la NRL ? cette route est le futur de notre ile et de son développement. Didier Robert l'a bien compris et je le soutiens à 100%. Halte aux détracteurs de cette NRL.
note : D.R ne me donne aucune subvention pour mon intervention en sa faveur ..... dommage ! .... j'aurais bien aimé ! .....

13.Posté par miro le 11/07/2018 14:56

Court, ..... mais bref ! ..... qui ou lé ? .... un z'esclave moderne sous le joug de DR ? moin l'a peuur que vi connait ni votre devant, ni votre derrière ...

14.Posté par :-) le 12/07/2018 01:48 (depuis mobile)

Demoun i cause très gras mi trouve.

15.Posté par polo974 le 12/07/2018 14:44

12.Posté par miro le 11/07/2018 14:47
""" cette route est le futur de notre ile et de son développement. """

Tu peux développer avec de vrais arguments?

On remplace une route par une autre, ça ne changera pas grand chose à part l'endettement.

Et dans le même temps rien ou presque n'a été fait pour les transports en commun...

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter