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Courrier des lecteurs

Juliette Caranta-Pavard : Cinquième pouvoir…à portes ouvertes


- Publié le Mardi 7 Juin 2016 à 14:48 | Lu 1032 fois

Juliette Caranta-Pavard : Cinquième pouvoir…à portes ouvertes
(En rappel : il s’agit pour moi du pouvoir des équipes soignantes, en milieu hospitalier)

Non, il ne s’agit pas de journées ponctuelles ayant pour but d’informer le public sur le produit proposé ; quand même pas !  Surtout en ces lieux où les livrets d’accueil – s’ils existent – ne sont pas remis aux arrivants, lesquels se trouvent ainsi livrés, nus et crus en terra incognita, quitte à eux de découvrir heures après heures, jours après jours, le sort qui leur sera réservé…

Il s’agit là, des portes des chambres des services qui peuvent, on s’en doute, être  ouvertes ou fermées. De fait, rester ouvertes ou fermées, selon le bon vouloir de l’« équipe ».

Et, au CHU de saint Denis de la Réunion, ainsi qu’à la clinique privée où je me suis échouée, il a été décrété que les portes doivent rester OUVERTES ; en permanence !

Or, aux heures de la journée où les visites sont autorisées, les portes donnant sur des couloirs de libre circulation,  les passants disposent d’une vue imprenable sur les chambres, sur les « patients » alités, jusqu’à être une invite à venir leur dire un petit bonjour… Oui, oui !

Des couloirs, parlons-en ! Dès qu’arrive le soir, à l’heure où il n’y a plus de visiteurs, se met en place une convivialité tonitruante : des échanges de groupe, à très haute voix, des cris, de grosses rigolades, de bruyants et rigolos déménagements, un boucan d’enfer, sans souci aucun de ceux qui n’ont pas forcément envie de rigoler, terrés dans leurs lits, crispés sur leurs maux, impuissants, mais qui ne peuvent en perdre la moindre miette, because…  leur porte ouverte !

Je venais d’être admise en urgence au CHU, blessée, souffrante, choquée. Au bout de deux jours de cette découverte, exaspérée, j’ai rassemblé mes forces pour hurler : «La pooorte !! » ; est arrivé, ventre à terre, un soignant qui m’a dit, sévèrement : « Madame,ici, on est dans un hôpital ! » - Il a été facile de lui répliquer que c’est ce que j’avais cru…

Autant dire que je n’ai pas fait de trop vieux os au CHU : dès le lendemain, j’étais transférée  dans ce fameux  « Centre de convalescence », où j’ai trouvé exactement la même situation : quarante chambres, de longs couloirs et des portes ouvertes tout du long. Et… la même foirida vespérale !
 
Alors, je questionne : Et pourquoi ces portes ouvertes ?- C’est « pour mieux surveiller » les « patients » me dit-on. Et, de plus, lesdits « patients » sont demandeurs de portes ouvertes … Ah ??? Oui, c’est pour qu’ils puissent « voir passer les gens dans le couloir » (Sic) – Et si on n’a pas envie de voir passer les gens dans le couloir ? – Et si on n’a pas besoin d’être « surveillé » ? Pas de réponse mais les portes sont, d’autorité, maintenues OUVERTES ! – Non, mais !

Pas la peine de parler de respect de la personne, de respect de son intimité, de son besoin de calme, de tranquillité : l’« équipe » a zappé les modules de psychologies lors de sa formation. Et puis, c’est tellement plus pratique de pouvoir entrer  dans une chambre comme dans un moulin au lieu de perdre son temps à frapper – ouvrir –  refermer – réouvrir – refermer encore… Et puis, et puis, gagner du temps,  c’est aussi - et surtout - gagner de l’argent, n’est-ce pas ?

Avec l’opiniâtreté qui me caractérise, sans lâcher prise pendant des jours et en maintenant l’exigence tout au long de mon long séjour, j’ai réussi à obtenir que ma porte RESTE fermée.
 
Il me reste une recommandation à faire aux directeurs de ces deux établissements : veiller à ce que le respect dû aux « résidents » fasse partie intégrante des soins qui leur sont dispensés…

Je termine par une suggestion : lors des prochains et indispensables agrandissements des locaux hospitaliers,  que les « décideurs » fassent l’économie des portes bouffeuses de temps et des cloisons  bouffeuses d’espace. Qu’ils rétablissent l’hospitalisation d’antan, dans de vastes salles communes avec ou sans rideaux d’ « intimité », avec ou sans plantes vertes. Dans leur publicité, ils pourront vanter  la « convivialité, le meilleur « vivre ensemble » de leurs « Chambres paysagées »… comme les bureaux ou les cimetières.

http:// corruption974.eklablog.com
 




1.Posté par Ray_au_Port le 07/06/2016 16:13

Madame la courriériste, le verbe (je dis bien : le verbe !) RÉOUVRIR n'existe pas ! ! !

Votre correcteur orthographique vous l'a surement fait savoir mais vous n'en eûtes cure, hospitalière !

2.Posté par cimendef le 07/06/2016 18:12 (depuis mobile)

Toujours en train de râler.....Je plains ceux qui doivent vous supporter.

3.Posté par lesseps le 07/06/2016 18:16

Après la saga des portes ouvertes , vivement la saga de la lunette des toilettes relevée !!! Tout un programme dans la vie de cette dame qui pleure tout le temps :)

4.Posté par Question bete le 07/06/2016 18:22 (depuis mobile)

1.
Sûrement ne prend il pas un tréma..?
Votre correcteur aurait-il du mal..?

Charité bien ordonnée..etc..etc..

5.Posté par lol ! le 08/06/2016 07:27 (depuis mobile)

Certains l'ouvrent pour que d'autres la ferment. Lol

6.Posté par lesseps le 08/06/2016 09:17

Une question Madame ? Vous dites : "si on n'a pas besoin d'être surveillés " ... Vous pensez peut-être que vous étiez dans un hôtel 5 étoiles ?? Dans un hôpital, les malades doivent être surveillés régulièrement !!! Même les vieilles personnes acariâtres qui ont pour devise d'emmerder tout le monde sur n'importe quel sujet et surtout les plus futiles !!! Comme vous madame... Les personnels hospitaliers ont une patience et un courage sans borne de devoir supporter des gens mal éduqués comme vous ....

7.Posté par verolia le 08/06/2016 09:58

Elle ne fait que rapporter son expérience... pourquoi toute cette méchanceté ?
Elle le dit à sa façon.
Il est vrai que dans les hôpitaux cela manque d'humanité, de dignité.
Ce ne sont pas les personnes qui ont été hospitalisées qui vont me contredire
sauf celles en chambres particulières ou en clinique privée..
J'ai un membre de ma famille qui travaille à Saint-Pierre. Lorsqu'il me raconte "ses anecdotes"
concernant les patients (souvent des parents puisqu'il travaille au service pédiatrique) j'ai envie
de le gifler..!! C'est pourtant un parent et il a choisit cette profession. On va dire ça comme ça !

Entendu aussi une cadre pousser une gueulante sur une radio locale l'été dernier :
" Elle s'étonnait de voir les familles débarquer avec des ventilos, jusqu'à ce qu'elle comprenne
que les chambres étaient des fournaises comparées aux bâtiments administratifs et aux bureaux des cadres plus que climatisés !" Une personne humaine quoi !

Il y n a plein dans les hôpitaux, mais il y a aussi celles qui passent leur temps à parler de leurs dernières commandes sur showroomprivé ou autres dans les couloirs et à discuter de qui va se "coltiner" les nuits (pourtant mieux payées..)"

Il devrait y avoir plus de Juliette !

8.Posté par lesseps le 08/06/2016 10:48

@ 7 : Sauf que cette dame est en conflit contre TOUT le monde et personne ne trouve grâce à ses yeux !!! TOUS ses courriers nous font part de son quotidien et de toutes les choses futiles qui lui arrivent et qu'elle monte en épingle en nous pondant ses courriers ridicules !! Un peu plus de respect pour son prochain ne pourrait que lui faire le plus grand bien et elle éviterait de se faire un ulcère parce qu'une porte n'est pas fermée !!!

9.Posté par Juliette CARANTA-PAVARD le 08/06/2016 14:48


J’ai entrepris de faire une petite enquête auprès de clients de divers établissements hospitaliers :

*J’ai appris qu’au CHU de Bordeaux, les hospitalisés « bénéficient » de portes de chambre fermées.

*J’ai appris qu’au CHD de Brives les portes sont fermées sur l’intimité des « patients ».

*Dans ma région d’origine (CHU de Toulon, Centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne), les « patients » « bénéficient » de l’attention respectueuse des soignants qui, n’éprouvant pas le besoin de « surveiller » leurs pensionnaires, tiennent leurs portes de chambres fermées…

*Il en est de même des établissements généralistes ou spécialisés de Marseille : fermées, les portes ! J’ai oublié de poser la question, mais aucun de mes sondés n’a signalé de ramdams d’ «équipe » dans les couloirs, en guise de berceuse le soir venu…

*Et pourquoi c’est pas comme ICI, ailleurs ? Parce que ces portes béantes, livrant en permanence la misère des gens à qui en veut, c’est dégueulasse ; spécialement quand les « patients » sont des mourants… (Voir la clinique…) – Et puis ça fait désordre, comme un boui-boui mal tenu. Quel établissement hospitalier qui se respecte, qui tient à son image, entretiendrait ces « désordres » ?

*Enfin – soyons sérieux, « Benoît » ! - tous les lits hospitaliers ont des sonnettes d’appel, n’est-ce-pas ? – y compris à La Réunion…Non ?


10.Posté par lesseps le 09/06/2016 07:54

Il n'y a pas que les portes qui devraient être fermées :)

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