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Culture

[Jules Bénard] Souvenirs, souvenirs… Entre rire et gourmandise : Zizimes, boeuf mort et bibi-jacquot : Un tour de l’île dans les sixties (2)


Par - Publié le Vendredi 13 Mars 2020 à 17:19 | Lu 9560 fois

On le poursuit, ce tour de l’île des années soixante ?

Peu de gens s’arrêtaient à l’église de Saint-Gilles-les-Bains.  Fallait avoir une sacrée confiance en notre (?) Seigneur pour supporter l’odeur de la pisse des chauves-souris et celle de la Rose-Pompéia sinon d’Héliotrope-Blanc dont s’aspergeaient ces dames en guise de contrepoison. Il n’y avait que les habitants du coin et les vacanciers. Pour beaucoup, c’était par foi réelle mais pour d’autres, c’était histoire de ne pas faire jaser les mauvaises langues : il était mal vu, dans ces années très marquées par l’empreinte catholique de l’île, de se prétendre athée.

Dans le village-même, on trouvait beaucoup de bonnes choses. Les pains, sandwiches, petits gâteaux, chez Loulou. Si on y était sur le coup de midi, on pouvait aussi s’y restaurer. Les menus du jour étaient souvent à base de produits de la mer, langoustes, poissons rouges, zourites… et avec de la chance, des caris de ti camarons, ces charmants petits crustacés issus de l’Etang tout proche et capturés par les gosses pauvres de l’endroit. Une très belle chanson de nos amis Jokarys leur rend hommage.

L’échappée des fous dansants

Jusqu’à Saint-Paul, sur une route côtière sinueuse en macadam, on avait tout le loisir d’admirer la côte, compter les barques des pêcheurs…

A Saint-Paul, on baissait pudiquement les yeux devant "l’hôpital des fous". Un soir, une joyeuse bande de vacanciers en goguette, bien imbibés, s’était arrêtée, vers minuit, devant la grille d’entrée de cette honorable institution. Voitures sagement rangées sur le chiendent, ils étaient tous allés "danser comme des fous" au beau milieu de la chaussée, soutenus par un petit transistor.

Une vieille Citroën 15 avec deux vieilles bigotes à bord, stoppa à leur hauteur. La conductrice passa la tête par sa portière avec un air stupéfait.

"Vous inquiétez pas, madame, lui dit maman ; on est juste sorti pour danser et on rentre tout-de-suite !" L’air proprement affolé, la conductrice redémarra sans piper mot. On savait rire en ce temps-là !

La Chaussée-Royale était bordée côté mer par des maisons dont la plus remarquable était l’Ecole franco-chinoise, malheureusement délabrée aujourd’hui. Stéphane Bern, au secours ! Côté montagne, la route était flanquée d’un joli canal alimentant les mille et un petits jardins potagers dont les travailleurs vendaient les surplus de production sur le bord de la route. Ces petits maraichers industrieux ont disparu et le canal est devenu… une infection pour rester poli.

Depuis l’entrée de la ville jusqu’à Cambaie se tenaient les étals de vendeurs de mangues. Une merveille ! Outre les variétés "carotte", " José" ou "greffe", on pouvait trouver des variétés qui ont peut-être disparu de la circulation ? Les "Emile", "Auguste", énormes, très goûteuses, c’est là seulement que je les ai savourées.

Un fantôme farceur

Ah oui, avant de quitter Saint-Paul, que je vous cause de "la" grotte et de La Buse…

On nous avait dit, depuis toujours, que c’était face au cimetière que se trouvait la Grotte-des-premiers-Français. Nous avions pris ça pour de l’argent comptant, d’autant que nos enseignants n’avaient fait que confirmer. On nous avait même emmenés voir la tombe d’Olivier Levasseur dit La Buse.

Ce n’est que bien des décennies plus loin que j’appris deux choses. D’abord, que lors de l’arrivée des premiers colons en 1663, la grotte était envahie par la mer. J’en conclus que, nos (proches) ancêtres n’étant pas des poissons, ils avaient habité ailleurs. "Premiers Français", "premiers Réunionnais", on n’habitait pas au bord de l’eau alors. Bibique l’a prouvé en découvrant les reliquats des premières habitations sur les contreforts de la colline au-dessus de Bois-de-Nèfles.

Quant à La Buse, à moins de quelque facétie de son fantôme, ayant été pendu à Saint-Denis, et sa carcasse livrée « aux quatre vents », il n’est enterré nulle part !

De Cambaie jusqu’u Port, c’était la monotone traversée d’un coin désert, chaud, peu engageant, sur une route aussi mal fichue que toutes les autres alors. Le paysage ne reprenait vie qu’à Coeur-Saignant, avec ce splendide crucifix, ses grappes de fleurs en céramique et des gens allant de Sainte-Thérèse à la Pointe-des-Galets, par laquelle passait la route alors.

Zizimes et fraises des bois

Au Port, halte-désaltération obligatoire dans la boutique en face de la gare de chemin-de-fer. Sur le parvis de cette gare se tenaient vendeurs de poissons et pistaches, ou encore de graines-bibi-jacquot. Un improbable fruit que je devais retrouver au pensionnat du vieux lycée, généreusement distribué par nos copains du 3è dortoir. Les Soubou, Lauret, grand-Paula n’en étaient pas avares : ça poussait partout chez eux.

On retrouvait la morne plaine qui méritait bien son nom de "Galets" en cette époque : oubliez ces nombreux espaces verdoyants de maintenant ; ce n’étaient que cailloux et herbasses jaunâtres. Plus une chaleur de four.

La Possession, de tous temps, a toujours été le royaume du zizime (jujube si vous voulez). Il y en avait ailleurs, bien sûr, Le Port, Saint-Paul etc. Mais c’était à La Possession qu’il y en avait le plus et en plus grandes variétés, par petites, moyennes ou "grosses" pintes. Toutes les voitures s’y arrêtaient mais ça ne rendait pas riches les cueilleurs vu le nombre faible de véhicules.

C’était pas tout… Des gosses en haillons comme des hommes en kaki et des femmes en capeline se tenaient accroupis sur le bord du chemin et proposaient des merveilles venues des forêts de Dos-d’Âne, fraises des bois et framboises notamment. Ils proposaient également les produits de leurs jardins, salades, pet-saï, brèdes diverses, poulets caquetant et pintades au cri désagréable mais à la chair très goûteuse.

Le Dos-d’Âne d’alors, réserve vivrière de l’Ouest, était aussi déshéritée que toutes les campagnes réunionnaises de ce temps. J’eus bien du mal, en m’y rendant quelque vingt ans plus tard pour la première fois, à me représenter ce que devait être ce recoin laissé pour compte dans les 60’s.

Ravine-à-Malheur, un nom trop bien porté !

Il y a à La Possession une route appelée "Chemin-Boeuf-Mort". Vous voulez savoir pourquoi ? Ça remonte aux premiers temps du peuplement de Bourbon…

Parmi les premiers colons installés dans le coin, il y avait le sieur Texéira de la Motte, un Portugais, ancêtre de nos Técher. Il fit rapidement fortune, notamment avec une auberge accueillant les voyageurs débarquant de Saint-Denis en chaloupes ; et également avec un élevage bovin vivant quasi à l’état sauvage.

Lorsque Texéira voulait en manger un, il allait dans la cambrousse à cheval, avec son fusil. Parfois jusqu’au fond de l’Îlet-Latanier. Il abattait la bestiole de loin et lui passait autour des cornes une corde nouée au pommeau de sa selle. Puis traînait sa victime jusque chez lui. D’où le nom de la route. On imagine que la pauvre bête devait être bien pelée après ça…

Du coup, après fraises et zizimes, il fallait s’armer de courage pour attaquer la route de la Montagne. Le macadam mettait colonnes vertébrales et essieux à mal… On passait le village de Ravine-à-Malheur puis le lieu-dit du même nom dont je n’ai jamais su pourquoi il s’appelait ainsi. Peut-être un nom prémonitoire en attendant le sinistre accident survenu dans ces mêmes années 60 à Alice Pévérelly ? Un autre mystère jamais résolu…

Alice Pévérelly, secrétaire et militante active du PCR, passait par là vers minuit. La ravine à Malheur est profonde et encaissée. Elle n’avait pas la réputation de conduire vite, surtout sur ce chemin casse-cassé. Pourquoi a-t-on retrouvé la conductrice et sa VW au fond du ravin ? Avec des objets (une couverture notamment) n’ayant rien à faire là. Les langues ne se sont jamais déliées mais les ragots continuent de courir. La seule conclusion logique est que cette dame en savait trop.

"Mal-Côté", zambrosades, zazalées

Quelque trois kilomètres après la ravine à Malheur se trouvait le lieu-dit "Mal-Côté", rendu célèbre par "La route en Corniche", pas celle de Missel mais encore des Jokarys. "Longtemps pou aller Saint-Gilles/Té faut passe par Mal-Côté… ". Pourquoi ce nom peu valorisant ? Personne n’est capable de le dire. Un coin bourré de zambrosades (ou jamroses) que de très jeunes enfants vendaient par petits paniers d’aloès tressé au bord du chemin. Ils proposaient également de très beaux bouquets d’azalées, d’autres emplis de vavangues ou de fraises-des-bois. Ils n’allaient certes pas beaucoup à l’école pour rapporter quelque menue monnaie à la case mais cela ne les a jamais empêcher de compter la monnaie au plus juste centime.

A propos de vavangues, je vais encore me faire arracher les yeux… Bien qu’il s’agisse d’un fruit considéré comme "patrimonial" (alors qu’aucun fruit n’a jamais existé ici avant le peuplement), c’est à mes yeux le fruit le plus insipide de la création. Vaguement douçâtre, une peau consistance cuir bouilli, son seul intérêt est de servir de toupie quand il est vert et dur.

Le village de La Montagne en lui-même n’attirait guère l’attention malgré la profusion de baraques rupines savamment camouflées derrières leurs haies d’zaubépines et de fusains. On entamait alors la longue descente vers Saint-Denis… dont le seul intérêt était cette extraordinaire vue d’en haut. Une si grande agglomération existait donc pour de bon ? Le seul intérêt, dis-je, car à Saint-Denis, en fait d’attractions et de fruits ou fleurs, ben il n’y avait rien !

Je précise : au bord des rues et chemins, contrairement aux autres bourgades de l’île que nous avions traversées, aucun vendeur. Pour en trouver, il fallait aller au Petit-Marché. Mais pour ça, fallait avoir le temps !

Madoré, "Cajou" et coelacanthe 

Ah si, quand même… Au bout de cette rue "qui ne menait pas à Paris (!)" se trouvait le Jardin de l’État, où l’on déposait volontiers les enfants lorsqu’on devait vaquer à ses occupations. Devant ce Jardin se tenait parfois, si l’on avait de la chance, un homme à guitare et lunettes noires, qui enchantait tout le monde avec ses refrains, même s’il postillonnait à tout-va. Des airs que nous connaissions déjà à l’autre bout de l’île. Car en ces époques où Radio-Saint-Denis diffusait trois heures par jour, dont des émissions affligeantes, "Une heure avec Luis Mariano", "Le quart d’heure de Berthe Sylva", aucune musique locale sur les ondes. Heureusement qu’il y avait les contrôleurs de cars qui, d’une ville à l’autre, popularisaient les chansons de Madoré, Loulou  Pitou, Fourcade…

Là, devant ce Jardin, nous avions Madoré pour de vrai. De quoi largement se vanter auprès des copains de la communale de retour à La Rivir’ !

Surtout qu’en plus, nous allions leur dépeindre en long, en large et en travers les facéties de "Cajou", le singe grimaçant dans sa cage, à l’intérieur du Jardin. Plus les squelettes extraordinaires du Muséum et un coelacanthe énorme à nos yeux. Là, quand nous va raconte ça bande camarades, le roi i sera pu not’ cousin.

Constellation, Mapérine, mangoustan

Puis, on repartait, de l’autre côté, dans cet Est que l’on disait pluvieux et si différent. C’était vrai : pluvieux, chaud et verdoyant ; le dépaysement était total pour les Yabs pur sucre que nous étions.

La voiture franchissait d’abord un univers de galets noirâtres, de Sainte-Clotilde à La Mare. Il y avait des habitations, bien sûr, à Sainte-Clotilde, mais rien à voir avec ces affreux alignements d’immeubles de maintenant. Il s’agissait plutôt de discrètes maisonnettes aux jardins fleuris.

Puis venait le franchissement de la rivière des Pluies et, si l’on avait de la chance, une barrière s’abattait devant le capot de la Juvaquatre en attendant que passât le Constellation d’Air France. On passait alors le long d’un charmant village de pêcheurs, Mapérine, dont les habitants, otages de la démesure et d’un soi-disant progrès, ont été relogés plus tard dans des cages à lapins.
L’usine de la Mare, le Bois-des-Dames (lesquelles ?) puis Sainte-Marie, village n’offrant alors guère d’intérêt autre que la chapelle du Frère Scubilion. Le plaisir de gourmandise reprenait vie à Sainte-Suzanne avec ses étals de fruits inconnus ailleurs dans l’île, comme le mangoustan par exemple. Ce fruit béni des dieux a été importé du continent indien par les Tamouls engagés après 1848.

Ce fruit extraordinaire ne se plaît vraiment qu’entre Sainte-Suzanne et Saint-Benoît, seule région de l’île lui offrant les conditions de chaleur et d’hygrométrie lui convenant. Lui convenant, oui, mais… il met entre 25 et 40 années à produire ses premiers fruits !
Qui sont, mais c’est mon avis, les meilleurs de la planète.

"Les bichiques se nettoient un par un, au rasoir !"

On en trouvait sur les étals, dès Sainte-Suzanne, avec des zambosses (autre fruit disparu depuis) ; ainsi que de très belles cabosses de cacao.

Plus loin, dès l’Etang de Bois-Rouge, on trouvait aussi des choses devenues aujourd’hui impensables, comme les « coquilles » de rivières (in bouillon coquille, oté, comme Marinette m’en a offert un récemment ! Miam !), des amoncellements de chevaquines issues directement de l’Etang ou de la rivière Saint-Jean. Inutile de préciser qu’entre Sainte-Suzanne et Saint-Benoît, ces gentils vendeurs avaient à faire face à la concurrence des vendeurs de bichiques.

À propos de bichiques… Je suppose que cette très mauvaise blague ne nous appartient pas en exclusivité ? Combien avons-nous été à expliquer à des potes Zoreils que la confection d’un vrai cari bichiques nécessitait une patience d’orfèvre ? « Il faut d’abord les vider un par une avec une lame de rasoir et une pince à épiler… »

Entre l’étang de Bois-Rouge et la rivière des Marsouins, on pouvait encore acquérir de jolies petites anguilles, moins volumineuses que celles de Madagascar et Mayotte mais néanmoins savoureuses.

Les zanguilles de l’Est sont encore à l’origine de la savoureuse histoire de « ton ti yeux bleus », demandez à un ami.

(suite et fin au prochain numéro)

A LIRE OU A RELIRE LE PREMIER VOLET :
"Souvenirs, souvenirs…" : Entre rires et gourmandises (1)


Jules Bénard
Le plus ancien de l’équipe ; la mémoire de Zinfos. Jules Bénard, globe-trotter et touche-à-tout... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par fox le 13/03/2020 17:45 (depuis mobile)

Quel plaisir de voir cette île à l'époque où elle était encore un paradis sur Terre peuplé de gens travailleurs à bonne mentalité avec une nature et un patrimoine historique préservés...

2.Posté par jacques le 13/03/2020 18:34

merci infiniment de ces souvenirs pas si lointains , écrits dans un francais academique , et parsemé de créole académique ( et non pas kréol akademik!!!!!!)
la vie n'était pas faite que rigolades et d'anecdotes savoureuses , la misere existait vraiment pour beaucoup de réunionnais , les pénuries étaient courantes , l'eau ne l'était pas ( j'habitais au tampon dans les années 60 )
Mais il y avait un respect de la vie , sauf pendant les périodes electorales .....
les broquettes ont disparu quand la voiture n'a plus été l'apanage de la classe aisée......
j'ai hate de lire le 3° épisode

3.Posté par Ouais... le 13/03/2020 19:01 (depuis mobile)

Mr benard heureux de vous lire a nouveau

4.Posté par Alex le 13/03/2020 20:04 (depuis mobile)

Oté m’sieur Bénard, chante un pti morceau du tango d’inflammation po nous !

5.Posté par zandèt le 13/03/2020 20:54

ah monsieur!!! ou la fé rève a moin! astèr moin na gro kèr....

6.Posté par pipo le 13/03/2020 21:37

Toujours plus sympa de lire les histoires longtemps de notre ami plutôt que les maudites infos sur le covid 19 qui tournes en boucle depuis plusieurs semaines!
Dites moi M Bénard il y avait quoi dans les années 60 plaine Chabrier avant l'antenne Omega?

7.Posté par Bénard le 14/03/2020 07:29

Réponse à l'ami Pipo :
Très cher, avant l'antenne Oméga, il n'y avait rien de rien à la plaine Chabrier, rien que de l'herbe et des galets et quelques troupeaux de boeufs mokas parfois.

8.Posté par Momo le 14/03/2020 07:45

Belle époque ! Nous n'y reviendrons plus … vive le progrès !

9.Posté par Spark Irene le 14/03/2020 09:38

Merci pour ce Beau voyage !!!

10.Posté par TICOQ le 14/03/2020 09:44

Retour sur le """mystère""" Alice Pévérelly...

Le 6 avril 2010 le journal Témoignages rendait hommage à Alice Pévérelly. Son accident sur la route de la Montagne était aussi évoqué en ces termes :
"Arrivée au point kilométrique 19,8, la voiture quitte soudainement la route et fait une chute presque verticale de 200 mètres. Il est alors 13 heures 45. Le corps d’Alice Pévérelly ne poura être amené à son domicile de la rue Félix Guyon à Saint-Denis que le lendemain à l’aube."

L'accident est donc survenu en pleine journée, pas à minuit, et ta présence d'une couverture est logique si les secours sont intervenus sans pouvoir la remonter immédiatement, mais seulement le lendemain.

Aucun mystère donc.

11.Posté par Triste le 14/03/2020 11:13 (depuis mobile)

Ça fait plaisir de voir que cela à existé, mais pourquoi vous ne l avez pas conserver pour nous votre descendance ce mode de vie extraordinaire !
Vous en avez profité vous au moins!
Y a t il de reste svp,!!??

12.Posté par Jack depuis PC le 14/03/2020 14:23

Concernant le nom de la ravine à malheur. Selon Marcel leguen en 1672 des esclaves rebelles auraient conspiré, contre le gouverneur . Jacques de la Heure dit la hure , en prévoyant de l'assassiner à cet endroit. La Hure, est le gouverneur de la colonie de 1671 à 1674. Ancien capitaine d'infanterie , il exerce sa charge avec la raideur et la rigueur militaire. Alcoolique et brutal, c'est un homme bourru qui s'attire rapidement les foudres de la population locale . Lors d'un voyage en chaise à porteurs sur le chemin Crémont , afin de relier st Denis depuis la possession , un complot né parmi ses porteurs. Malheureusement pour eux, le gouverneur découvre le projet macabre. Arrivé au niveau de la ravine , que l'on surnomme aujourd'hui « ravine à Malheur» La Hure décharge son mousqueton sur ces insurgés . Il en tue un, les autres prennent la fuite à travers la forêt . La ravine à donc apporté le malheur à ces esclaves qui ont tenté de se libéré de leur chaines . Voilà pourquoi on l'a appeler ravine à malheur. Je vous conseille de lire le livre de MARCEL LEGUEN HISTOIRE DE L'ILE DE LA REUNION;

13.Posté par PEC-PEC le 14/03/2020 14:24

En un seul mot pour Jules Benard : MERCI.

14.Posté par "VIEUX CREOLE " le 14/03/2020 16:43

- JULES VOUS AVEZ OUBLIÉ L' UTILISATION IMPORTANTE DE FRUITS VERTS DE LA " VAVANGUE" A L 'E'POQUE DES ELECTIONS DITES " FOLKLORIQUES DE LA RÉUNION " ! ! !

Le Lendemain matin de la proclamation des résultats . l'entée du portail du pauvre Candidat battu était jonchée d'uns quantité impressionnante de vavanges vertes pour lui signifier clairement' qu' il avaiit roulé sur les varangues et mordu la poussière !! Puis dans la journée en fin d'aprés-midi , LE DÉFILÉ des vainqueurs avait lieu avec en tête , l' effigie du VAINCU accroch2E sur un long piquet ,tête en bas et une bougie allumée dans le derrière , pendant que l'on chantait joyeusement à tue-tête ::" Ah " C"...(( ou "P... ou "H". ..)l é mort ,la tête en bas ,la bougie dan ' l ..Le "C;.L" ! !! A la fi du défilé ,l’effigie du vaincu était brûlée sous les acclamations nourris du" Malheureux Vaincu" !!! Le Candidat Victorieux pouvait alors commencer son Discours de" Nouveau Maire!" ! ! Mais. . . ce n'était pas fini ! ! Les jours suivants leur défaite des " foutans" ou autres vexations plus ou moins humiliantes étaient lancées à l'adresses des vaincus , avec même pour certains l' arrêt de la "concession d'eau potable "dont ils bénéficiaient jusque là : ces représailles politiques ont existé encore aprés 1946. . . . Voilà aussi pourquoi cette date est particulièrement Symbolique à plus d'un titre ! ! !



i
ent juque là ! ! ! MALHEUR AUX VAINCUS PENDANT PLUSIEURS SEMAINES ! ! !
"Certaines DE CES HABITUDES , DE CETTE MENTALITÉ" REVIENDRONT6ELES , DANS UN PROCHE AVENIR me demandait un Am(i , CE MATIN , aprés les manifestations d'Hier soir jusqu'à 23 heures environ , de quelques Excités de" DEUX camps" dans les rues du quartier ? ? Je lui est simplement répondu pour l'assurer un peu ( car il était inquiet ) : " ATTENDONS LE 2ème Tour ...à moins que " le COVID 19 " ne calme tout le Monde ! ! !

15.Posté par Réveillez vous le 18/03/2020 11:28

Merci pour ce flashback très agréable....

Faudrait même le mettre en AUDIO pour écouter tranquillement !!!
ca serait un plus...


haaaa le mangoustan .....

quel bon fruit mais qui produit que rarement .
dommage..hâte la prochaine récolte ...:-)

16.Posté par wrap le 03/04/2020 12:11

faux les 1er mangoustanier fut introduit par le célèbre joseph hubert qui fut planté à st marie sans succés de fructification ils ont été déplacé sur saint benoit . à la plantation mélissa on peut découvrir l'un des plus vieux mangoustanier .

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