MENU ZINFOS
Culture

[Jules Bénard] Notes de lecture. "Alors, monsieur l’ambassadeur, on couche ?"


Notes de lecture du Dictionnaire amoureux du Général (Denis Tillinac, éd. Plon).

Par Jules Bénard - Publié le Lundi 24 Août 2020 à 12:52 | Lu 2335 fois

[Jules Bénard] Notes de lecture. "Alors, monsieur l’ambassadeur, on couche ?"
La citation ci-dessus n’apparaît pas dans l’ouvrage magistral et attachant de Tillinac ; mais comme ce dernier s’attarde longuement sur l’attitude faussement pudibonde de De Gaulle et sa moralité intime, j’ai trouvé piquant de rapporter l’anecdote, absolument authentique.

L’ambassadeur de France à Moscou s’était vu coller dans les pattes (et le lit) une amazone du KGB pour lui soutirer des confidences sur l’oreiller. C’était mal connaître l’ambassadeur mais la tentative de piégeage avait atteint les rédactions des journaux parisiens qui en avaient fait leurs choux gras. Le Général avait organisé une réunion de crise à l’Elysée pour préparer la riposte. Convoqué à la réunion, l’ambassadeur se demandait à quelle sauce il allait être dévoré. Quelle ne fut pas sa surprise de se voir accueilli par un Général goguenard lui accordant une royale poignée de mains et lui lançant :

« Alors, monsieur l’ambassadeur, on couche ? »

Inutile de préciser que la réplique gaullienne à Krouchtchev fut aussi cinglante que féroce. Le Général tint à annoncer lui-même au 1er Secrétaire qu’il faisait procéder immédiatement au « nettoyage » de l’ambassade de tous ses micros et caméras. 

C’était ça, de Gaulle.

Un chevalier moyenâgeux, Roland, Jeanne d’Arc, Bayard, d’Artagnan ; catho bourgeois juste ce qu’il fallait, très au fait des choses modernes, intransigeant sur les principes, serviteur inconditionnel d’une France chérie et éternelle ; avec de raisonnables concessions à l’avancée des choses et des idées. La France d’abord !

Y compris seul contre tous, en 40 condamné à mort par Vichy ; non-averti par les Alliés des débarquements en  Afrique du Nord et en Normandie.

S’il n’approuvait pas vraiment la pilule et la mini-jupe, il ne s’élevait pas contre non plus.

Un homme de Droite, lui ?

Le titre de l’ouvrage est trompeur. Il laisserait supposer que l’on va en entendre de belles, des vertes, des pas mûres autant que croustillantes sur la sexualité d’Yvonne et de l’homme du 18-Juin. Il n’en est rien.

Cette série d’ouvrages « Dictionnaire amoureux de… » vise à jeter un éclairage quasi-exhaustif sur un personnage, un événement, un pays, une histoire.

Le « dictionnaire du Général » ne laisse rien dans l’ombre ; les circonstances qui l’ont fait « l’Homme du 18 juin », ses soutiens, ses amis, ses ennemis (Roosevelt en tête), la Résistance, les Compagnons de la Libération (dont le premier en titre est Félix Éboué), Moulin, Malraux, Debré, Messmer, Philippe Leclerc de Hautecloque, la décolonisation, « l’affaire algérienne », le Petit-Clamart…

Tout ou presque y est.

On comprend comment De Gaulle n’a jamais été un homme de droite. Tout ce que la France comporte d’avancées sociales vient de lui.

Il a imposé, en 1944, le droit de vote des femmes : toute la Droite et toute la Gauche étaient contre. La sécurité sociale pour tous, la nationalisation du Crédit encore lui : elle permettait à toutes les familles modestes d’accéder aux biens de consommation alors qu’à l’époque, seules 10% des familles avaient un frigo et le gaz.

On a stigmatisé sa volonté de doter la France de l’arme atomique (que je déteste) face aux USA et à l’URSS. J’ai toujours été et reste contre cette horreur mais… sans son obstination, la France ne serait jamais aujourd’hui qu’un conglomérat de dépendances des USA. Denis Tillinac le met en lumière.

« Le plus grand Français de tous les temps »

Pour moi, qui croyais en savoir beaucoup sur le Général, je suis un petit peu vexé ; je m’aperçois que je n’en savais rien à la lecture de cet ouvrage de monsieur Tillinac. Je suppose que pour beaucoup, il en sera de même. Comme par exemple Montcornet. La bataille de Montcornet, alors que la France était en totale déroute en 1940, est la seule gagnée par la France. Ce jour-là, les invincibles Panzers de Guderian ont reculé de 15 kilomètres. A la tête des blindés français, Charles.

On comprend pourquoi, lors d’une émission de télé étalée sur plusieurs semaines, les Français ont élu Charles « le plus grand Français de tous les temps » avant Pasteur et Victor Hugo.

On comprend mieux aussi pourquoi Charles a été le premier mais aussi « le seul » vrai président de la Vè République. Après lui, il n’y eut que des marchands de tapis. Pour Pompidou, on ne peut pas dire : il n’a pas vécu assez longtemps pour nous laisser une opinion.

Lorsque Yvonne et Charles prirent leurs quartiers à l’Elysée, ils firent installer des compteurs privés (eau, gaz, électricité) pour leur partie privée. Lorsqu’ils recevaient famille et amis, le dimanche, Charles payait les achats de sa poche et Yvonne cuisinait au lieu de faire appel au personnel des cuisines.

Lorsque Charles démissionna en 1969, il ne conserva que sa retraite de Général. Aucun de ses successeurs n’a eu le courage d’en faire autant.

P.S. : Ma vénération envers l’Homme du 18-Juin transparaît évidemment dans ces lignes. J’ai bien des amis issus de familles de Pieds-Noirs dont je sais qu’ils ne partagent pas du tout mon opinion. Je respecte leurs idées, ainsi mon ami Alain. 

Je souhaite qu’ils ne m’en veuillent pas.

Le dictionnaire amoureux du Général
Denis Tillinac, chez PLON
En librairie




1.Posté par Jambalac le 24/08/2020 13:48

Montcornet, une victoire en trompe-l’oeil

FIGAROVOX/ANALYSE -

Célébrée par Emmanuel Macron ce dimanche 17 mai, la bataille de Montcornet est restée dans la mémoire collective comme la seule victoire française de mai-juin 1940, sous le commandement du colonel De Gaulle. La réalité fut tout autre.
Par Jean-Robert Gorce
Publié le 15 mai 2020

Le 17 mai 1940, dans la petite bourgade de Montcornet, dans l’Aisne, la 4e division cuirassée du colonel De Gaulle attaque le flanc gauche des troupes blindées allemandes qui foncent vers la Manche. Dans la mémoire collective, cette «bataille» est devenue un moment clé de la guerre de 1940: la seule victoire obtenue par l’armée française durant les terribles mois de mai et juin.

La réalité est pourtant tout autre et, à aucun moment, les troupes de De Gaulle n’ont inquiété les Allemands. Quelle est la vérité sur cette action? Comment le mythe de Montcornet est-il né et comment a-t-il pu perdurer?

Un simple colonel

Le 24 avril 1940, le colonel De Gaulle, qui commande alors les chars de la 5e armée en Alsace, est convoqué par le général Gamelin qui lui annonce qu’il a décidé de créer deux nouvelles divisions cuirassées et qu’il compte lui donner le commandement de la dernière d’entre elles.

A ce moment, De Gaulle, pourtant simple colonel, n’est pas tout à fait un inconnu. Son livre, Vers l’armée de métier, paru en 1934, était un réquisitoire contre la doctrine en vigueur à l’époque dans l’armée française. Il y avait composé un vibrant plaidoyer pour la constitution d’un puissant corps de bataille cuirassé, fort de 100 000 hommes, tous des soldats professionnels. De Gaulle y reprenait, pour l’essentiel, les idées développées au début des années 1920 par le général Estienne, mais sans réellement en maîtriser les aspects tactiques et pratiques. L’auteur utilisait en effet des formules vagues, qui ne donnaient jamais le «mode d’emploi» du char. Il énonçait quelques caractéristiques comme: «l’arme blindée s’avance à la vitesse du cheval au galop» ou encore «les tanks gravissent des talus de trente pieds de haut». Jamais il ne rentrait dans les détails techniques et logistiques. Surtout, De Gaulle n’y abordait que très superficiellement le rôle de l’aviation et des transmissions.
S’il ne maîtrise pas l’emploi de l’arme blindée plus que la plupart des théoriciens militaires de son époque, De Gaulle avait un gros avantage : il avait perçu avant eux le rôle de la communication.

Vers l’armée de métier, tenait ainsi plus de l’essai littéraire, que de la définition précise du concept d’emploi du char au combat. Les principes de guerre cuirassée proposés par De Gaulle étaient, partant, assez éloignés de ceux qui étaient au même moment prônés en Allemagne par le général Guderian ou, en France, par le général Flavigny. Ces derniers privilégiaient la rapidité et la manœuvrabilité, alors que le futur homme du 18 juin ne parlait quasiment que de la puissance de feu supplémentaire apportée par la nouvelle arme.

Mais, s’il ne maîtrise pas l’emploi de l’arme blindée, ou du moins pas plus que la plupart des théoriciens militaires de son époque, De Gaulle avait sur eux un gros avantage: il avait perçu avant eux le rôle de la communication. Pour arriver à ses fins, il avait convaincu du bien-fondé de ses thèses des journalistes comme Jacques Chabannes de Radio-Paris, et utilisé un de ses amis, l’avocat Jean Auburtin, pour se faire présenter à des hommes politiques influents, notamment Paul Reynaud. De Gaulle s’était ainsi donné les moyens de diffuser sa pensée dans les cercles des hommes de pouvoir et de décision. Cette technique de la communication, De Gaulle la maîtrisera parfaitement, de juin 1940 à mai 1968. C’est la raison pour laquelle, après avoir adhéré aux concepts d’emploi de l’arme blindée d’hommes aux compétences infiniment supérieures, il en est devenu le vecteur médiatique.

Le 11 mai, au lendemain de l’attaque allemande, De Gaulle prend donc le commandement de la 4e division cuirassée (DCr), encore en cours de formation. Exigeant et autoritaire, il sait que les positions très tranchées qu’il a prises concernant l’emploi de l’arme blindée ne lui laissent pas le droit à l’erreur et il entend mener son unité au combat avec toute la rigueur nécessaire.

Le 13 mai, un préavis de mouvement parvient au PC de la division. A ce moment, les effectifs de l’unité sont loin d’être au complet.

La force principale de la division est constituée par le 46e bataillon de chars de combat (BCC) du commandant Bescond, équipé de 34 chars lourds Renault B1bis de 32 tonnes.

Pour épauler les chars lourds, De Gaulle, dispose de la 345e compagnie autonome de chars de combat (CACC), dotée de 14 chars moyens D2.

Les autres forces blindées sont composées par les 2e et 24e bataillons de chars de combat, de chars légers Renault R35, comptant chacun 45 engins. L’infanterie de la division sera fournie par le 4e bataillon de chasseurs portés (BCP). Enfin, le 322e régiment d’artillerie tractée tout terrain (RATTT) équipé de canons de 75 mm, moderne, doit fournir l’artillerie.
Au moment où les chars de De Gaulle vont se lancer à l’attaque, les gros des 1re et 2e Panzerdivisions ont déjà dépassé l’agglomération. L’attaque de la 4e DCr est donc dirigée contre une zone pratiquement dénuée de troupes combattantes.

Le 15 mai au matin, De Gaulle est informé de sa mission par le général Doumenc, major général: «Le commandement veut établir un front défensif sur l’Aisne et sur l’Ailette pour barrer la route de Paris. La 6e armée, commandée par le général Touchon et formée d’unités prélevées dans l’Est, va s’y déployer. Avec votre division, opérant seule en avant dans la région de Laon, vous avez à gagner le temps nécessaire à cette mise en place.»

Vers 23 heures, De Gaulle arrive à son PC installé dans le village de Bruyères, à 6 km au sud-est de Laon. A ce moment, bien qu’informé de la présence des Allemands à Montcornet, il n’a qu’une idée assez vague de la situation tactique de l’adversaire et de la mission de son unité.

En réalité, quelles sont les forces adverses que De Gaulle va rencontrer?

Après avoir traversé les Ardennes en deux jours, le général Guderian a percé le front français à Sedan le 13 mai, avec trois divisions blindées, les 1re, 2e et 10e. Après avoir rapidement pris le dessus sur les derniers défenseurs français, Guderian place sa 10e Panzerdivision en protection face au sud, tandis que les deux autres s’élancent vers l’ouest. Les premiers éléments de Guderian atteignent Montcornet le 15 mai au soir, mais ne s’y arrêtent pas.

En fait, au moment où les chars de De Gaulle vont se lancer à l’attaque de la bourgade, les gros des 1re et 2e Panzerdivisions ont déjà dépassé l’agglomération, puisque leurs éléments de tête abordent la coupure de l’Oise. La 10e Panzerdivision, quant à elle, a été mise en route dans la nuit du 16 au 17 depuis la région de Stonne, et aucun élément significatif de cette unité n’est encore à Montcornet. L’attaque de la 4e DCr est donc dirigée contre une zone pratiquement dénuée de troupes combattantes.

Durant la journée du 16 mai, De Gaulle essaye de rassembler ses troupes. La situation de son unité sur le terrain s’améliorant d’heure en heure, il décide d’attaquer dès le lendemain. La manœuvre projetée par De Gaulle est simple: elle consiste en une avancée de l’ensemble des moyens, sur un axe nord-est en direction de Montcornet et sur un front d’une vingtaine de kilomètres environ. Le message adressé au général Georges est ambitieux: «Suivant la situation, je tiendrai Montcornet ou je pousserai sur Rozoy ou sur Marle.»

Le 16 mai au soir, De Gaulle n’entend donc pas se limiter à une simple reconnaissance offensive: il a bien l’intention de s’emparer du nœud routier de Montcornet, puis de poursuivre son offensive au-delà. L’attaque française débute le 17 mai à 4 h 15. Les éléments blindés français avancent selon deux axes: au nord, sur une ligne Liesse-Bucy-Montcornet, progressent les chars lourds et moyens ; au sud, sur un axe Sissonne-Boncourt-Lislet, les chars légers couvrent la manœuvre. Dans la colonne de gauche, les lourds s’avancent en deux groupes, de part et d’autre de la route Montcornet-Laon.

Vers midi, les chars de pointe atteignent Clermont-les-Fermes, à quelques kilomètres de Montcornet, mais le gros de l’unité est arrêté au sud de Bucy, en attente de ravitaillement.

Pour la colonne de droite de la division, la progression est plus rapide. Les chars légers avancent selon un axe Sissonne-Sainte-Preuve-La-Ville-aux-Bois avec pour objectifs les ponts de Lislet et de Montcornet. Les Français progressent rapidement, traversent la ferme de Saint-Acquaire, La-Ville-aux-Bois et atteignent vers midi le plateau qui domine Montcornet au sud.

L’attaque proprement dite des chars légers débute vers midi. A Lislet, huit engins de la 2e compagnie du 24e BCC pénètrent dans le village. Immédiatement, ils sont pris à partie à très courte portée par des antichars allemands. Deux chars sont rapidement détruits. Les survivants, incapables de vaincre les défenses adverses et à court d’essence, se replient sur Saint-Acquaire.

A Montcornet, le capitaine Penet, de la 1re compagnie du 24e BCC, suivi par trois autres chars, s’avance. Très vite, le feu ennemi se déchaîne, les deux engins de tête sont détruits, les deux autres font demi-tour. La 1re compagnie se replie à son tour sur Boncourt, où le bataillon va se regrouper.

A 16 heures, les chars lourds, qui ont enfin terminé leur ravitaillement, repartent à l’assaut en direction de Montcornet. Leur mission est de progresser jusqu’à la lisière de la bourgade, de la bombarder durant dix minutes, puis de se replier. Déjà, en donnant cet ordre et en imposant une limite de temps aussi courte, De Gaulle révèle qu’il n’y croit plus. Il sait que la 4e DCr n’a pas, ce jour-là, les moyens de sa mission et qu’elle ne pourra pas emporter la décision.
Si l’on s’en tient aux ambitions montrées par le chef de la 4e DCr le 16 mai, le contrat est très loin d’être rempli.

Quoi qu’il en soit, le commandant Bescond et ses hommes partent vaillamment à l’attaque. Les Français dépassent Clermont-les-Fermes par l’est et s’approchent de leur objectif ou tout du moins ce qu’ils considèrent comme tel. En effet, ne disposant pas de cartes précises, les chefs de chars naviguent avec des documents issus de l’almanach des PTT, quand ce n’est pas sans carte. Apercevant le clocher de La-Ville-aux-Bois, ils le prennent pour celui de Montcornet et foncent dans sa direction. Cette erreur ne sera découverte qu’en 1941 quand le lieutenant Schmidt, de la 2e compagnie, revenant sur les lieux des combats, reconnaîtra sur le clocher de La-Ville-aux-Bois l’impact de son obus de 75 mm.

Bescond s’engage avec la 2e compagnie, pris à partie par un canon de 8,8 cm Flak. Après une quinzaine de minutes de combat, conformément aux ordres, il s’apprête à ordonner le repli lorsque son char, le Berry-au-Bac tombe en panne. Le Sampiero Corso se porte immédiatement au secours de son chef, qui embarque avec le reste de son équipage. En revenant vers Clermont-les-Fermes, il est détruit, vers 18 h 15, de deux coups directs tirés à 2 500 m par une pièce de 8,8 cm Flak. Les huit hommes qui composent le double équipage périssent carbonisés.

Vers 18 h 30, les chars lourds se replient sur Bucy: la bataille de Montcornet est terminée.

Si l’on s’en tient aux ambitions montrées par le chef de la 4e DCr le 16 mai, le contrat est très loin d’être rempli. En fin de matinée, les quelques chars légers parvenus sur leurs objectifs à Lislet et à Montcornet n’ont pu s’y maintenir ; les chars lourds se sont pour leur part trompés de village.

Naissance d’un mythe

Si, au soir du 17 mai, De Gaulle sait qu’il a échoué, le haut commandement n’en a pas conscience. Il en est pour preuve le journal du général Doumenc qui, pour la journée du 17 mai, écrit: «La 6e armée, ayant poussé les unités blindées sous les ordres du colonel De Gaulle, était à 10 h 30 au nord de Montcornet, et à midi un message allemand en clair signalait l’urgence d’une contre-attaque de leur part. Notre propre contre-attaque avait donc réussi.» Extraordinaire. Dans ce texte, rédigé au jour le jour, tout est faux. Ce n’est pas Touchon qui a envoyé la 4e DCr sur Montcornet mais De Gaulle qui a pris l’initiative de l’attaque sans qu’aucun élément de son unité ne dépasse la bourgade.

Mais le mythe est lancé. La 4e DCr a réussi, alors qu’aucune autre unité de l’armée française, depuis le 10 mai, n’a remporté le moindre succès. La célébrité médiatique de son chef et ses accointances gouvernementales ne sont pas non plus étrangères à ce phénomène.

Le 6 juin, appelé par Paul Reynaud au gouvernement, De Gaulle quitte sa division avec la réputation, qu’il n’a pas sollicitée, d’être «celui qui a essayé et qui souvent a réussi».
Le mythe va grandir et la propagande de la France libre va s’emparer de la bataille de Montcornet et la porter au Panthéon des armes françaises.

On connaît la suite, la demande d’armistice, l’appel du 18 juin et De Gaulle seul ou presque à Londres pour essayer de rassembler autour de lui de quoi redonner à la France tout ou partie de sa grandeur perdue. A ce moment, il ne représente que peu de chose. Il n’a pas pu empêcher la signature de l’armistice et il n’a réussi à rassembler autour de lui qu’une force armée dérisoire. De Gaulle sait que ses positions prises sur la défaite, l’armistice et le gouvernement de Vichy lui donnent un certain prestige politique outre-Manche mais que sur le plan militaire tout reste à faire. Or, dans ce domaine, ses références personnelles sont faibles.

C’est ici que le mythe va grandir et que la propagande de la France libre va s’emparer de la bataille de Montcornet et la porter au Panthéon des armes françaises. Chronologiquement, c’est certainement Philippe Barrès, qui dans un livre en 1941, commence à faire l’apologie des exploits guerriers gaulliens. Il fait, entre autres, attaquer, le 18 mai (!), les chars B2 (?) sur Saint-Pierremont, situé à 12 km à l’ouest de Montcornet, et rejette en bloc la responsabilité de l’échec sur les généraux environnants qui, «informés de l’avance considérable que la division [la 4e DCr] venait d’accomplir, ne jugèrent pas devoir profiter de cette occasion».

De Gaulle lui-même apporte sa contribution en déclarant le 1er mars 1941, au cours d’un discours devant les Français de Grande-Bretagne, au Kingsway Hall, à Londres: «Je connais une certaine division cuirassée, improvisée en plein combat, qui infligea aux Allemands le même traitement que leurs 11 Panzerdivisions nous infligèrent.» L’allusion est claire, il s’agit de la 4e DCr, mais De Gaulle se garde bien de citer l’un ou l’autre de ses combats.
Si l’on s’en tient aux ambitions montrées par le chef de la 4e DCr le 16 mai, le contrat est très loin d’être rempli.

Après ce discours, De Gaulle n’évoquera plus jamais sa campagne de 1940. En effet, le même jour, Leclerc s’empare de Koufra et permet aux forces françaises de renouer avec la victoire. Bir Hakeim et la campagne de Tunisie viennent ensuite: l’armée française a retrouvé sa place militaire aux côtés des Alliés et il n’est plus nécessaire de mettre en avant l’exploit de Montcornet. Pourtant le mythe va survivre.

En 1942, l’américain William Faulkner écrit, dans un scénario destiné au cinéma de guerre d’outre-Atlantique, que De Gaulle a arrêté l’avance allemande pendant plusieurs semaines. La littérature historique d’après-guerre fera le reste. La «brillante attaque» du colonel De Gaulle à Montcornet, née à Londres dans les conditions que nous venons d’évoquer, a été pérennisée depuis, et jusqu’à nos jours, par divers historiens gaullistes enragés ou simplement mal renseignés, de telle sorte que dans la mémoire collective, la seule action d’éclat de la campagne de mai-juin 1940 à mettre à l’actif de l’armée française reste l’attaque du 17 mai contre le flanc du corps Guderian.

Des auteurs comme le général Boucher (L’Arme blindée dans la guerre, 1953) ou Ortoli («Le général De Gaulle, soldat, écrivain, homme d’Etat», Revue de défense nationale, 1959) ont attribué à la seule 4e DCr le mérite du retard pris par les Panzerdivisions le 17 mai ; pourtant il n’en est rien, et seul un ordre d’arrêt de ses supérieurs a freiné Guderian.

C’est ainsi que cette action totalement ratée sur le plan militaire, deviendra, jusque dans les manuels scolaires, le symbole du courage et de l’abnégation d’une poignée d’hommes, menés par un chef hors pair, seule lueur d’espoir dans le cauchemar de la débâcle de 1940.


Fondateur et ancien rédacteur en chef de la revue Histoire de guerre, Jean-Robert Gorce est l’auteur de nombreux articles et livres sur la période de mai-juin 1940.

2.Posté par Jambalac le 24/08/2020 14:08

Voir sur le Web
"De Gaulle (Charles) jusqu'en 1940 - Mythes et réalités"


La version officielle

Le départ pour Londres

"Il entre au gouvernement en juin comme sous-secrétaire d'Etat à la Défense nationale et à la guerre dans le cabinet Reynaud. Refusant l'armistice, il lance à la radio de Londres le célèbre appel du 18 juin invitant les Français à poursuivre le combat."
(Grand Larousse universel, ed. 1991)


Faits et documents

Le 5 juin, Le président du Conseil Paul Reynaud a nommé de Gaulle sous-secrétaire d'Etat à la guerre. Reynaud projette de créer un gouvernement français en exil et charge de Gaulle de préparer le terrain à Londres.

"De Gaulle débarque pour la première fois à Londres le 9 juin. Mission officielle : obtenir de Winston Churchill que celui-ci envoie en France les escadrilles de la R.A.F. basées en Angleterre qui font cruellement défaut sur le front. Churchill refuse. A sa grande surprise, il voit de Gaulle faire demi tour au moment de quitter son bureau, se retourner, et venir lui murmurer : "Je crois que vous avez tout à fait raison".
(Winston Churchill. Mémoires de guerre. Ed Plon)

De retour d'une mission à Londres le 16 juin, de Gaulle apprend que Paul Reynaud a démissionné. Il est remplacé par le Maréchal Pétain. De Gaulle n'est pas dans le nouveau gouvernement ; il n'est plus sous-secrétaire d'Etat.
"C'est bon, ils ne veulent pas de moi ! Dans ces conditions, je fous le camp à Londres"
(Cité par Alfred Fabre Luce, Le plus illustre des Français, Ed. Julliard).

Le 17 juin, il repart à Londres avec Edward Louis Spears, envoyé spécial de Churchill, qui n'a pas réussi à convaincre Reynaud et Mandel de rejoindre Londres.
......................................................................................

Version officielle

a bataille de Montcornet

"Nommé colonel en 1937, il commande un régiment de chars. Il s'illustre en mai 1940 (à Montcornet et devant Abbeville) dans la bataille de France à la tête d'une division cuirassée ; il est alors promu général de brigade à titre temporaire.
(Grand Larousse universel, ed. 1991)

FAITS ET DOCUMENTS

"Charles de Gaulle ne semble pas avoir montré sur le terrain les qualités de coup d'oeil et d'invention qui font qu'avec 1000 hommes ou 300 000 on est Masséna ou Rommel."
(Jean Lacouture. De Gaulle, Ed Le Seuil)


"Le 15 mai, le corps blindé Guderian et le 1éème Panzer Corps atteignirent simultanément Montcornet à 70 km de Sedan. On pouvait supposer que le haut commandement allemand ne se contenterait pas d'une simple tête de pont sur la Meuse. Pourtant, le général Von Kleist donna l'ordre de s'arrêter".
(Gert Bucheit, Hitler der feldherr, traduit en français sous le titre "Hitler, chef de guerre", Ed Arthaud)


"Ces contre-attaques ne nous mirent pas du tout en danger ... Guderian en fit son affaire sans me déranger et je n'en entendis parler que le lendemain."
(Interview du maréchal Von Kleist, dans l'ouvrage de Liddell Hart, Les généraux allemands parlent, ed Stock)
....................................

etc................

3.Posté par tipierrelacavale le 24/08/2020 12:19

Le Grand Charles, ça c était quelqu un

4.Posté par Devieuxsouvenirs le 24/08/2020 14:25

Tout ce que vous écrivez m’a été dit et redit tous les jours de mon enfance et de mon adolescence.Celà a été transmis.

5.Posté par klod le 24/08/2020 18:06

certes , certes , un grand soldat , sans équivoque, qui a su maintenir l'honneur de la France face aux collabos , à n'en pas douter .

après ……….. je regrette notamment ses diatribes sur la soi-disante "chienlit" en 68…………. la notion de "chienlit" étant toute relative dans une démocratie bourgeoise qu'est la France !

mais bon "c'était de Gaulle" ............qui a su mettre fin au bourbier colonial, et oui , colonial , de l'Algérie, c'est déjà ca ! .
Sur l'Algérie, j'ai eu la chance de connaitre des "pieds noirs" ,qui malgré leurs parcours difficile, comprenait que l'indépendance de l'Algérie était inéluctable , merci à EUX , des réalistes ……….. !

6.Posté par Babeuf le 25/08/2020 03:22

Les deux visages de De Gaulle
Monsieur Bénard j’apprécie beaucoup vos écrits ,cependant,veuillez m’excuser si je viens ici modérer votre commentaire concernant le livre écrit par monsieur Tillac

Merci à Jambalac posté 1 et 2 pour ses explications concernant la bataille de Moncornet qui révèlent l’opportunisme de De Gaulle .
Je suis né à Alger et fait partie de la quatrième génération de « colons » !
En réalité à leur arrivée en Algérie la première et la deuxième génération ont vécu plutôt survécus de petits boulots, la troisième et la quatrième sont devenus ouvriers qualifiés, fonctionnaires comme je l’ai été
Ceci dit Klod Posté 5
Oui De Gaulle a bien fait de donner l’indépendance à l’Algérie mais pas dans les conditions qu’il a choisies.
Les accords d’Evian n’ont pas prévu un passage progressif du pouvoir échelonné sur deux ou trois ans
Cela aurait évité beaucoup de malheurs et le départ en quelques semaines de la force vive de ce pays. Départ qui a engendré en Algérie l’anarchie et une catastrophe économique.
Il a menti aux Français, aux Français d’Algérie et aux Algériens en cachant ses intentions

Les deux visages de De Gaulle

J'ai beaucoup de respect et d'admiration pour le De Gaulle de 1940 Président des Forces françaises libres.
Egalement après 1945 pour les lois sociales appliquées, le droit de vote des femmes la nationalisation du crédit.
Son opposition aux USA qui voulaient en 1944 imposer à la France un gouvernement à leurs bottes.
Son désir d'indépendance nationale qui se traduira par la fabrication de l'arme atomique, de fusées pour les lancer et enfin pour désengager la France de l’OTAN.
Il a été un grand Français jusqu’en 1958, bon il n’a pas contredit la soit disant victoire de Moncornet sur les panzers, à l’époque politiquement c’était recevable.
A l’Elysée il a payé son gaz et l’électricité, Tante Yvonne y fait sa cuisine !
C’est magnifique, on aimerait que cela se fit aujourd’hui.


Tout cela est le beau côté des choses mais De Gaulle n’a pas toujours été grand il a même été sournois et petit !

Il ne faut pas oublier qu'en Mai 1945 c'est sous son gouvernement que l'armée Française a massacré à Sétif et Guelma Entre 15000 et 45000 Algériens (selon des sources différentes) De même à Madagascar où en 1947 il y eut une hécatombe de Malgaches toujours de sources diverses entre 10000 et plusieurs dizaines de milliers de morts !!!
Ensuite politiquement c'est le désert jusqu'en 1958 !

Profitant du désespoir des Français d'Algérie mais aussi des Algériens favorables à notre République, il va s'appuyer sur eux pour fomenter un coup d'état sournois pour revenir au pouvoir et devenir le Président de la Cinquième République
Il arrive à Alger et brame à tous vents que les Français d'Algérie par la suite compléteront par:

7.Posté par Bénard le 25/08/2020 07:33

à 1 et 2 :
trop long !

8.Posté par Yabeleso le 25/08/2020 09:01

De Gaulle était de droite, à transmis une vision monarchique du pouvoir dans la Vème république qui est toujours la nôtre, il a semé les germes de la chienlit dans laquelle nous vivions, alors non pour moi ce n'est pas un grand homme !!

9.Posté par le ramoneur le 25/08/2020 12:07

Question: De Gaulle a t il eté fait prisonnier des allemands en 14_18 ?

10.Posté par Babeuf le 25/08/2020 14:05

Les deux visages de De Gaulle (suite)

Non monsieur Bénard les postés 1 et 2 ont bien démontrés l'une des facettes du Général.

Profitant du désespoir des Français d'Algérie mais aussi des Algériens favorables à notre République, il va s'appuyer sur eux pour fomenter un coup d'état sournois pour revenir au pouvoir et devenir le Président de la Cinquième République
Il arrive à Alger et brame à tous vents que les Français d'Algérie par la suite compléteront par:

11.Posté par Johnny le Marcheur le 25/08/2020 16:12

Le général a quand même bien fait dans son froc en 68 en désertant Paris et ses barricades, pour aller se réfugier chez Massu à Baden-Baden. Ne l'oublions jamais!

12.Posté par Jambalac le 25/08/2020 16:52

Babeuf
Je vous rejoins.

1. Pour revenir au pouvoir, il a été "organisé "l'attentat au bazooka" pour tuer le Général Salan et ensuite faire monter la révolte en France et réclamer le retour de De Gaulle. Le mis en cause dans l'attentat, René Kovacs, médecin à Alger, impliquera le sénateur gaulliste Michel Debré, un nommé Giscard, mais l'enquête n'apportera rien. Ben voyons.....

2. De Gaulle a trahi les français d'Algérie en les abandonnant après avoir promis le contraire. S'il avait été franc nombre de pieds-noirs n'auraient pas été spoliés d'un coup et auraient rapatrier des biens

3. De Gaulle n'a pas été un saint politique. Il a eu de bons côtés mais de graves travers (France Afrique avec Foccart -qui a fait des affaires commerciales avec les allemands pendant l'occupation-, et cofondateur du Sac, service d'ordre et bras clandestin du mouvement gaulliste, impliqué dans la tuerie d'Auriol qui m'avait choqué à l'époque)

4. Il a été grand mais que physiquement. C'est un mythe que celui du grand résistant. Il a voulu être ministre de PETAIN (donc il aurait été collabo de fait des allemands) mais Mme DE PORTE, maîtresse du Président du conseil Paul REYNAUD s'était opposé . De Gaulle l'a traitait d'ailleurs de salope.

13.Posté par Jambalac le 25/08/2020 17:01

9.Posté par le ramoneur le 25/08/2020 12:07

Question: De Gaulle a t il eté fait prisonnier des allemands en 14_18 ?
.........................

Oui, la version officielle est qu'il s'est bien battu.
L'autre version dit qu'il s'est minablement rendu.


Site Mythe et réalité

Version officielle:

La version officielle

Faits et documents
Le Capitaine de Gaulle pendant la guerre 14-18


"Il se distingue pendant la Première Guerre mondiale au cours de laquelle, fait prisonnier à Douaumont, il effectue cinq tentatives d'évasion."
(Grand Larousse universel, ed. 1991)



"Il fut de ces hommes acharnés, indomptables, qui marchèrent au feu avec, à la bouche, l'inoubliable ordre du jour de Pétain : "Ils ne passeront pas".
Les hommes du 33ème s'étaient battus comme des démons tandis que le flot ennemi submergeait les défenses de Douaumont. Le capitaine de Gaulle tirait à bout portant. Les Allemands s'engouffraient de tous côtés et réduisaient sa compagnie. C'était la fin. Un Allemand lui transperça la cuisse et l'abattit sur le sol commme un arbre immense frappé par la tempête. A ce moment même un obus éclata à quelques mètres seulement, arrosant le champ de bataille d'éclats acérés et brûlants. L'un d'eux pénétra dans le crâne du géant abattu, étendu inanimé dans la boue et le sang. Charles de Gaulle demeura pendant des heures sur le champ de bataille, à demi enseveli, inconscient, à moitié mort. Quand il revint à lui, on le transportait dans l'obscurité. Il sut tout de suite qu'il ne reverrait pas les Français de sitôt car les voix qu'il percevait à travers la souffrance qui battait dans sa tête parlaient allemand".
(David Shoenbrun, Les trois vies de Charles de Gaulle, Julliard 1965)


Citation à l'ordre l'armée, alors qu'on le croyait mort en combattant (Cette citation, avec l'attribution de la légion d'honneur à titre posthume, ne fut jamais modifiée ni annulée) :
" Le capitaine de Gaulle, commandant de compagnie, réputé pour sa haute valeur intellectuelle et morale, alors que son bataillon, subissant un effroyable bombardement, était décimé et que les ennemis atteignaient la compagnie de tous côtés, a enlevé ses hommes dans un assaut furieux et un corps-à-corps farouche, seule solution qu'il jugeait compatible avec son sentiment de l'honneur militaire. Est tombé dans la mêlée. Officier hors pair à tous égards"
Signé : Pétain



FAITS ET DOCUMENTS

""Au bout d'une demi-heure, j'ai vu apparaître à la sortie du trou un vague tissu blanc, probablement une chemise accrochée à une baïonnette au bout d'un fusil. J'ai donc ordonné le cessez-le-feu. Quelques hommes sont sortis et c'est alors que j'ai remarqué l'officier qui les commandait tellement il était grand. Je me suis avancé vers lui. Il paraissait un peu hagard et chancelant ."
(Témoignage du lieutenant Casimir Allbrecht, 19ème régiment de la Reichswehr, publié dans "Le Nouveau Candide", 21 avril 1966)

"Nous avons été encerclés et sous les ordres de notre capitaine de Gaulle nous avons été obligés de nous rendre"
( Témoignage de Samson Delpech, publié dans "Sud-Ouest Dimanche" le 16 avril 1961 et le 29 mars 1966)

"Un de mes amis qui fut prisonnier avec de Gaulle m'a rapporté ceci. Les Boches qui faisaient l'honneur aux officiers français qui s'étaient courageusement battus de leur rendre leur sabre pour certaines manifestations comme la messe par exemple, ne le rendirent pas au capitaine de Gaulle. Celui-ci, croyant en un oubli, le leur réclama sèchement. Les Allemands s'étonnèrent de sa demande mais, à tout hasard, refirent une enquête sur les conditions de sa reddition. Renseignements pris, les Allemands ne rendirent pas son sabre au capitaine de Gaulle"
(Témoignage du général Perré le 11 juin 1966. repris par la presse internationale. En dépit des appels des gaullistes militants, l'Elysée n'opposa aucun démenti.)

14.Posté par Babeuf le 25/08/2020 17:43

Les deux visages de De Gaulle!
Je constate que la censure gaullienne sévit aussi à Zinfos qui ne veut pas regarder la réalité en face!
Pourquoi cacher la vérité aux jeunes qui n'ont pas connus cette facette de De Gaulle?

15.Posté par Jambalac le 25/08/2020 19:50

7.Posté par Bénard le 25/08/2020 07:33

à 1 et 2 :
trop long !
.................................................
Trop long ?
A côté le livre de Tillinac fait 480 pages et vous avez eu le temps de le lire . Vu son admiration pour de Gaulle, l'écrivain a t'il été impartial ? J 'en doute.

En tout état de cause, moi j'ai lu l'article du figaro en 4 minutes chrono, c'est moins de temps que pour le livre de Tillinac, "droitiste" amoureux également de Chirac puis de Sarkozy.

4 mns pour différencier la vérité vraie de celle officielle.

16.Posté par Babeuf le 25/08/2020 21:15

Une autre facette de De Gaulle et son gouvernement!
https://youtu.be/ybiBfYFcx_8

17.Posté par mouinlapa le 01/09/2020 17:43

et oui nul n'est parfait, mis à part le "vénérable" Paul Vergès, un chic type non ??.. ouvrez le ban !!..

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes