Santé

[Jules Bénard] ​Vécu - Une semaine à Bellepierre : Un manque honteux de personnel et de matériel… Mais quel dévouement !

Vendredi 21 Février 2020 - 14:25

C'est avec "ça" que j'ai quitté Bellepierre. Et avec un immense respect envers ceux qui veulent nous sauver à tout pris !
C'est avec "ça" que j'ai quitté Bellepierre. Et avec un immense respect envers ceux qui veulent nous sauver à tout pris !
Quand on voit des chefs de service hospitaliers démissionner, ça inquiète. Quand on voit des policiers se mettre en grève, on se dit que ça ne va pas fort. Quand on entend un Président de tribunal correctionnel intimer à Jupiter de descendre de son Olympe pour enfin écouter ceux qu’il est censé (!) écouter, là on comprend que plus rien ne va plus.

On ne fait pas le bonheur des gens contre leur gré. Ce n’est pas parce qu’on sort de l’ENA (équidés normalement abrutis), de Poly-machin-chose, Hypo-truc-zaffair ou des bureaux sur-climatisés des Rotchiass-et-autres, que l’on sait mieux que les gens ce qui est bon pour eux.

Depuis quelques décennies, aucun de nos présidents n’a daigné descendre à notre niveau pour savoir ce qui nous convenait. Ils dînent au Fouquet’s ou engloutissent langoustes sur zoumards. Leur ultra-libéralisme chéri leur suffit pour dire avec un aplomb insolent : « Je vais vous dire ce qu’il vous faut ». Ben non ! Vous ne savez rien de rien.

Bien fait ! Je l’ai bien cherché

Tous les corps de métiers entrent en révolution. J’ai eu l’opportunité de me rendre compte des désastreuses conditions de travail des personnels hospitaliers voici peu. Je peux vous dire qu’avec ce que l’on entend sur les services publics de santé et sur les ondes (monsieur C. surtout, pour qui tout va mieux que bien !), je n’étais pas vraiment rassuré pendant que l’ambulance du SAMU me conduisait à Bellepierre. Mais je l’avais bien cherché.

 Il devait être sur le coup des 21 heures ; assis sur mon canapé, je regardais la télé et ai été pris d’étourdissements. Au lieu d’avoir la seule réaction convenable, à savoir m’allonger, j’ai commis l’immense connerie de me lever. Total des courses, je suis tombé sur le c… Et quand 85 kilos chutent d’une hauteur de 1m83, ça fait du bruit. Et mal. Si douloureux qu’il m’a été impossible de me relever.

Comme j’ai reçu une certaine éducation, je n’ai appelé personne : à partir de 19 heures et avant 8 heures du mat’, je ne dérange pas les gens. Conclusion, je suis resté toute la nuit sur le carreau de mon studio.

Gag : on se déshydrate vite, la nuit. J’ai dû ramper jusqu’au frigo pour trouver de l’eau. Deux heures d’efforts ; Guillaumet dans les Andes. À 8 heures enfin, j’ai vu débarquer des potes qui m’ont rallongé, sur le canapé ce coup-ci. Pompiers, Samu, ambiance, Bellepierre… le parcours normal d’un non-combattant, quoi.

« On se fait du souci pour vous »

La grande salle d’attente des Urgences était encombrée,  civières par-ci, éclopés par-là ; un peu Boucan le dimanche en moins ensoleillé. En moins décontracté. Environ une trentaine de civières, mais un temps d’attente très raisonnable, car le personnel soignant, bien que débordé, se coupait en quatre pour ne pas faire rejaillir sur les patients leurs désastreuses conditions de travail.

J’ai attendu moins d’une heure, performance insigne, avant de passer à la radio. Ce qui m’a laissé assez de temps pour assister à des scènes qui, en d’autres temps, eussent été du plus haut comique. Comme ce gars, enfoui sous sa couverture, récitant en boucle le nom de son Créateur avec de lourds sanglots dans la voix. Puis, d’un seul coup d’un seul, entendant tintinnabuler son portable, se levait sur son séant et éclatait de rire dans son téléphone.

Je me souviens surtout d’un extraordinaire moment de tendresse…

Sur ma droite se tenait un quasi-moribond, un vieux Malbar de quelque septante années, maigre comme un Biafrais, qui n’avait moufté depuis son arrivée, juste avant moi. Une femme en uniforme, doctoresse ou infirmière, je ne sais et cela n’a pas la moindre importance tant sur dévouement est égal, s’est approchée de son grabat et l’a secoué gentiment par l’épaule.

« Monsieur ! Monsieur ! Réveillez-vous. Nous nous faisons du souci pour vous… » 

Sa voix était très douce. Cette dame a insisté, insisté, sans jamais élever le ton. Elle s’y est reprise pendant au moins une demi-heure avant que cela ne suscite une légère réaction. Le vieil homme a sorti sa tête de sa couverture, remis son chapeau-la-paille en place et a commencé à passer ses mains dans la chevelure de la femme, très doucement, sans rien de grivois. Il était tout près de moi, je voyais ses yeux : on l’aurait dit contemplant quelqu’archange venu lui promettre l’Éden…

La dame l’a laissé faire, lui posant quelques questions à voix douce, pour s’assurer que ce vieil homme allait bien. Il l’écoutait, caressant ses cheveux à elle, puis ses joues… Elle est restée un temps infini à rassurer ce grand-père. Chapeau.

Les forçats de la civière

Aux mêmes instants, l’inévitable comique de service, pété comme un coing, tentait mille fois de se lever de sa civière. Ce qui devait arriver arriva, il s’est affalé en hurlant comme cent mille diables. Personne ne s’est interdit de rigoler, car il fallait bien comprendre qu’il était juste saoul comme une barrique de Juliénas. Mais avec cette redoutable obstination des poivrots, il tenait à prouver à la Terre entière qu’il était capable de se tenir sur pattes.

Là encore, infirmiers et brancardiers se sont précipités, non pour l’engueuler, mais pour le remettre sur son lit, ajoutant bonne dose de lanières de cuir pour l’empêcher de se rompre définitivement les ossailles.

Ce qui l’a aussitôt fait hurler comme le mec de Buridan.

Arriva mon tour d’être traîné à la radio. Je vis arriver deux lutteurs de foire, un devant, un derrière. À une vitesse de TGV, ils me conduisirent vers la radio. Mais, performance malgré la vitesse, je ne sentis jamais la moindre secousse. Ils faisaient vite, mais manifestement, ne voulaient pas m’abîmer plus que je ne l’étais déjà. Tout au long de ma décade d’hospitalisation, entre radios, scanners, dopplers, etc., j’eus nombre d’occasions d’éprouver le professionnalisme de ces brancardiers. Ils parcourent des dizaines de kilomètres au cours de leurs 12/14 heures de service quotidien.

Faut être costaud et pas con pour mémoriser ces dédales de couloirs : là au 7è où j’étais, il y a un labyrinthe pire que ParcourSup avant d’arriver aux ascenseurs. En bas, même topo. Mais ils ne perdent jamais patience, ces forçats de la civière.

La cuillère casse…

Ils me posent devant la radio et repartent, non sans avoir eu la courtoisie de me rassurer : « Nu sa rôde in aut’, mais nu arviens tout-de-suite, monsieur Bénard, tracasse pas ! » Façon de dire que ces brancardiers en sous-effectif n’oublient jamais rien ni personne. Tâche qui leur vaut 1.500 euros bruts mensuels. Ils sont les moins bien payés de tout notre système français de santé.

Après ma 1re radio, on me conduisit enfin à ma chambre, au 7è étage de ce blockhaus façon Maginot, tranchées en moins, connerie en plus. Pile pour le repas. Elles étaient deux infirmières pour restaurer une cinquantaine de patients.

On m’étendit sur mon lit dont l’une prit soin de relever le dossier… pas trop « car vous souffrez d’une fracture des lombaires, monsieur Bénard ». Toujours bon à savoir.

C’est là que je compris que le service restauration était l’une des pires souffrances que l’on pût imposer à un mec hospitalisé. J’espère que vous ne souffrez ni des côtes ni des zygomatiques, car… j’vous raconte pas. Ou plutôt si.

Dans le plateau à alvéoles contenant plusieurs choses indéfinissables (seul point commun, ça puait), je distinguais vaguement un truc ressemblant à une omelette. Les oeufs, j’connais. Je décidais donc d’attaquer ce truc blanchâtre et piquais gaillardement dedans.

« Clac ! » fait la fourchette dont le manche me reste dans la main. Vous avez déjà vu une omelette plus solide qu’une fourchette ? Moi pas. Pour les autres bizarreries du plateau, impossible de dire à quelle espèce appartenaient les trucs puants y afférents : viande ? légumes ? farine ? capote ? Je me rabats alors sur un yaourt peu compromettant. Au premier abord seulement. « Car après y avoir goûté, comme disait Jacques Baudouin, je regrettais que ça n’en fût pas ».

L’infirmière venue débarrasser le plateau eut cette seule remarque :

« Tiens ! Vous ne mangez rien ? Vous non plus ? Comme les autres ? »

J’en conclus que le service restauration servait aussi à renflouer les caisses de la Sécu (sinon de l’hosto) : il y a tant de restes non consommés par des malades, pas si fous qu’on le dit, que les appels d’offres doivent être juteux : Mangé cochon i coûte cher coméla.

Astérix légionnaire

Je ne suis pas le genre malade pénible. Je comprends les difficultés d’un métier dont chaque membre est responsable de la vie des autres. J’évite de geindre à la moindre contrariété. J’apprécie les moments où médecins et infirmières prennent soin de moi et ne leur en demande jamais plus.

J’apprécie moins le Noël que j’ai passé à Bellepierre. 

Un dîner de Noël, « ça » ? 

« Chez nous, on en a empalé pour moins que ça », disait le Teuton « d’Astérix Légionnaire ».

Mais j’aime la délicatesse du personnel toquant doucement à ma porte à minuit, venant voir si j’ai bien avalé mes médocs.

Lorsqu’on m’a installé cet instrument de torture, ce carcan, ce pilori, pardon… ce corset, le personnel, chaque jour, acceptait de me gratter la colonne vertébrale sur simple demande. Ils sont si habitués à la souffrance des autres que plus rien ne les surprend.

Ce que je veux souligner, pour finir, c’est que les malades ne s’aperçoivent jamais qu’il n’y a pas assez de personnel médical. Le peu restant fait tout pour ça, car leur conscience professionnelle et leur amour du genre humain les font aller au-delà de ce qui est exigible d’eux.

La preuve ? Lorsqu’ils ont opéré leur sit-in dans la cour du CHU, cela avait la forme… d’un coeur.

Vous nous aimez, médecins, infirmiers, brancardiers ? Je vous rassure : nous aussi.
Lu 12793 fois
Jules Bénard
Le plus ancien de l’équipe ; la mémoire de Zinfos. Jules Bénard, globe-trotter et touche-à-tout... En savoir plus sur cet auteur




1.Posté par Souriredelareunion le 21/02/2020 15:10 (depuis mobile)

Merci Jules pour ce moment fantastique que tu viens de me faire passer... on s''y croirait en tout cas je te souhaite un bon rétablissement prends soin de toi et merci d''avoir relayé la valeur professionnelle et la compétence du personnel hospitalier

2.Posté par IXE le 21/02/2020 16:38

Merci pour ce récit.
Imaginez les jonglages qu'il faut faire afin que chaque service fonctionne, malgré le manque d'infirmiers, d'infirmières ou de sages-femmes. Avez-vous rencontré ceux et celles qui sont contraints de partager leur temps entre chaque poste, au-delà du temps règlementaire ? Savez-vous combien de patients à la fois sont suivis par ces effectifs réduits ? Savez-vous comment est gérée la pénurie de matériels médicaux ? Certains craquent, y compris dans les services administratifs...
Vous devriez mener une petite enquête.
Le précédent gouvernement avait vidé l'armée et la police de l'effectif dont la population a besoin.
Celui-çi vide nos hopitaux.

3.Posté par Joseph le 21/02/2020 16:59

Oté Jules arêt bwar té !

Prompt rétablissement, et encore merci pour ces récits !

4.Posté par GIRONDIN le 21/02/2020 17:04

M Benard vous risquez un contrôle des forces de l'état. La béquille i faut appui dessus, bana va récupère et va dire ou na pas besoin!

C'est honteux que M Dupuy vous fasses travailler alors que vous êtes en arrêt maladie! LOL (je plaisante!!)

Bon rétablissement!

5.Posté par Romane le 21/02/2020 17:38 (depuis mobile)

Mervi Mr, moi même patiente et mtn personnel j''ai réalisé à quel point ces gens sont merveilleux et pas bcp d''entre nous peut faire ce qu''il font.. Il serait temps que les grands diftgeants ce rendent compte que bientôt on aura plus de soignants....

6.Posté par Le Jacobin le 21/02/2020 18:27

Merci Jules je me réveille à la fin de votre récit:

C'est donc Jules Bénard: je croyais lire Honoré de Balzac

Bien écrit la grande classe, honneur aux corps médicales.

7.Posté par Vive papy !!! le 21/02/2020 19:12 (depuis mobile)

Bon rétablissement !!!

8.Posté par 😂 le 21/02/2020 19:56 (depuis mobile)

Respect à l''écrivain au style reconnaissable entre mille à qui on souhaite un prompt rétablissement.

9.Posté par 😂 le 21/02/2020 19:56 (depuis mobile)

Respect à l''écrivain au style reconnaissable entre mille à qui on souhaite un prompt rétablissement.

10.Posté par jori le pigeon voyageur le 21/02/2020 20:04

repose toi je n'oublierais jamais ta plume pour la sortie de band' dalons un groupe musical et mon pote toute mon enfance c'est la rivière st louis pour mes vacances rue pigas la pente nicole , Columbia chez Deschamps au rigolo la belle époque des années 60 .Oté le yab à moin moun st denis mais la famille de ma maman est originaire de la rivière st louis , soigne toi bien et que dieu te protège.

11.Posté par jori le pigeon voyageur le 21/02/2020 20:17

@ mon pote jules pour la restauration c'est l'UPAC qui s'en occupe il n'y a plus depuis fort bien longtemps de cuisine sur le sîte du CHD tout est fait dans une cuisine centrale et tu as mangé de la liaison froide cuisiner depuis mercredi midi passage en cellule de refroidissement stockage en chambre à + 3 degré et montage des plateaux et mise dans le chariot chauffant c'est de la merde , la liaison chaude est bien meilleure la nutrition fait partie des soins mais mon pote tout cela est théorique le patient n'est qu'une carte vitale sur pied le reste n'est que pipeau et pure hypocrisie.

12.Posté par mic le 21/02/2020 21:21

Moi aussi hospitalisé pendant une semaine en 2016 à Bellepierre, je tiens à témoigner de la grande humanité et du grand professionnalisme du personnel soignant (aides soignants, médecins et infirmiers). Je pense malheureusement que la situation matérielle est encore pire dans certains CHU de métropole.

13.Posté par Habitant le 21/02/2020 21:58

Tout n'est pas parfait certes, mais il faut reconnaitre que nous avons la chance en France d'avoir le système de santé que nous avons.
Et effectivement, le dévouement du personnel est tout simplement incroyable.
Malheureusement, ce n'est pas reconnu par les gouvernants notamment qui ont un raisonnement comptable; alors qu'il s'agit ici de santé et de vies humaines. Le personnel de la santé, ce sont des vies humaines également.
Pour avoir voyagé dans plusieurs pays étrangers dont des pays européens même, je considère notre système comme un bien précieux de la République.
Pourvu que cela dure

14.Posté par Ouais... le 22/02/2020 06:13 (depuis mobile)

Bon rétablissement et au plaisir de vous lire...

15.Posté par Lauret Raymond le 22/02/2020 06:25

Sacré Julot ! Saluons ce souci de nous rappeler que notre société compte des gens remarquables. Et ceux des milieux hospitaliers en sont. Jules Bénard nous le dit ici, avec son talent bien connu.
J'ai lu avec délectation et respect. Et au nom du personnel du CHU, remercions Julot....

16.Posté par alex 97427 le 22/02/2020 07:27

Merci pour ce récit pétri d'humanisme, Monsieur Bénard. Je vous souhaite un prompt rétablissement, et ne manquerai pas de vous saluer si je vous croise un jour dans la rue.

17.Posté par Dignité le 22/02/2020 08:44

Merci pour ce récit qui donne une idée de ce qui se passe vraiment au CHU.
Il est bon que des personnes sachant manier la plume utilisent leurs talents pour décrire la vie à l'hôpital public.
Certes notre système de santé n'est pas le plus à plaindre mais ce n'est pas une raison pour ne pas améliorer son fonctionnement en lui donnant des moyens de nature à traiter convenablement les malades.
A quoi bon vivre dans un pays "riche" aux yeux du monde si cette richesse est mal répartie au détriment des plus fragiles.
Si c'est seulement les actionnaires du CAC 40 qui doivent profiter de ces richesses, nos gouvernants ont perdu le sens de la mesure et ne méritent pas notre considération.
La politique doit oeuvrer pour le bonheur de la cité et non pour promouvoir une économie qui ne profite qu'à certains.
Bon ! je me suis sans doute éloigné du sujet mais l'insuffisance de moyens dont souffrent les hôpitaux résulte à mon sens de cette politique ultralibérale qui consiste à donner davantage aux riches pour espérer provoquer un "ruissellement" qui inondera tout le pays services publics compris.
Foutaise tout ça! cette théorie n'a jamais été vérifiée car la nature humaine veut que "plus on en a, plus on veut en avoir". Ne comptez surtout pas sur les riches pour partager leurs richesses. Si! peut-être à la sortie des églises en mettant une pièce dans les mains tendues, c'est-à-dire en faisant la charité comme au XIXème siècle.
Merci Mr BENARD pour votre prose salutaire et édifiante et bon rétablissement à vous.

18.Posté par Alain le 22/02/2020 09:35

Un patient peut il juger du manque de personnel et de moyens??

19.Posté par Briandoht le 22/02/2020 09:38 (depuis mobile)

Outre votre talent pour l écriture,ce que je trouve extraordinaire, c est votre courage maillé à votre sens de l humour à toute épreuve, alors là chapeau ! Bon rétablissement.

20.Posté par Carlota porsa le 22/02/2020 12:42

Brancardier à Bellepierre payé 1500 brut ? Alors que le SMIC brut 2020 est à 1521 euros ???

looool sacrés farceurs ces brancardiers, ils ont de toute évidence oublié toutes les primes, indemnités et autres ainsi que la sur rém dans leur calcul....

21.Posté par klod le 22/02/2020 12:54

vas y M. Jules , la pêêêêêêche !

22.Posté par domdom le 22/02/2020 11:03

Bel article, et belle philosophie positive.
Plaisant à lire de l'introduction (pas de commentaire à faire , c'est bien dit),
à la description d'un événement vécu avec l'esprit observateur, et tourné vers autrui.
J'ai aimé ♥️♥️ lire ce récit d'un moment de vie , qui ressemble à une Nouvelle d'écrivain.
Il y a comme toujours dans ce monde, du mauvais mais aussi du bon. Rester positif face à un événement difficile, tout en ayant conscience qu'il existe un côté sombre, est un bon moyen d'avancer et de surmonter les difficultés.

23.Posté par "VIEUX CREOLE " le 22/02/2020 15:47

A " L'IMPAYABLE JULES "!
TOUT D4ABORDMES VŒUX DE TRES SINCÈRES DE PROMPT ET COMPLET RÉTABLISSEMENT ! Sais- tu que tu nous as manqué durant ce début de" campagne électorale " émaillée , bien sûr , de nouveaux scandales et Affaires " concernant nos CHERS Elus ? ? ET CE N'EST PAS FINI , dit-on . . . J'avoue que j'ai failli m'esclaffer de rire en déccouvrnt la photo publiée par " Zinfos" : je croyais qu'il s'agissait d'une de ces"blagues dont tu as le secret ! Mais j'ai vite compris que c''était du sérieux et crois -moi je sais ce que c'est t cette "expérience vécue malgré soi " !
- Enfin ,je partage également avec Jacobin (post 6) et Raymond Lauret (post 4 ) ton Admiration pour le DEVOUEMENT DES PERSONNELS HOSPITALIERS QUI TRAVAILLENT DAN DES CONDITIONS DIFFICILES INIMAGINABLES . . . .

- A bientôt de te lire !

24.Posté par Alain BLED le 22/02/2020 17:08

Tu es l'une des meilleurs plumes de l'île, entre autres raisons, par la qualité des témoignages humains que tu parviens à faire passer, y compris à travers tes propres malheurs. Plume de journaliste mais aussi d'écrivain, et sans complaisance ni compromissions. Naturellement les médias racoleurs et les"politocards" attendront que tu sois mort pour te rendre un hommage hypocrite. Comme pour Alain Peters ou Gamaleya, et plus haut encore, Aimé Césaire, Coluche ou Mandela. Mais je suis con : tu nous enterreras tous, même avec des béquilles, droit dans tes bottes, pour mettre un pied au c...de tous les nuisibles. Et y a encore du boulot mon Jules...!

25.Posté par Courbettes.. le 22/02/2020 17:28 (depuis mobile)

Pff..Faire des courbettes devant le personnel hospitaliié.. histoire de se faire mieux soigner.. aller dit partout....👈👍

26.Posté par L'Ardéchoise le 22/02/2020 19:20

18 et 20, on se seraient bien passés de vos cons-mentaires...

Jules, impayable !
Tu racontes un moment de vie difficile et c'est dur de ne pas sourire voire rire.
La verve est là, intacte, celle qui nous ravit.
Teintée d'empathie et d'humanité.
Meilleur rétablissement possible, tu ne manques pas de courage face à l'adversité, et je crois que nous sommes nombreux à t'offrir des béquilles mentales pour surmonter l'épreuve à tes côtés.
Et d'accord avec VIEUX CREOLE, à bientôt de te lire, et de te lire encore !

27.Posté par Kifkif le 22/02/2020 20:00 (depuis mobile)

Bon rétablissement à vous Monsieur

28.Posté par Oriane le 22/02/2020 22:58 (depuis mobile)

Merci Monsieur. C''est pour des gens comme vous que nous nous décarcassons chaque jour.

29.Posté par Un observateur le 23/02/2020 01:25

Merci Jules, qui, malgré votre mésaventure à L'hôpital, de nous rapporter tout en blaguant votre aventure.
Ayant été moi-même hospitalisé, je confirme tout à fait votre point de vue.
Le plus flagrant, c'est le manque du personnel (dont notamment chez les infirmières et infirmiers).
Quant à la bouffe, elle était tellement bonne que j'ai perdu 20 kilos en un mois...j'ai failli y passer avant ma retraite...et je tiens ici à remercier tous ces hospitaliers qui se sont réellement occupés de ma personne avec leurs regards et leurs mots humains.
Portez vous bien, et continuez à nous faire rire.

30.Posté par Lesseps le 23/02/2020 11:19

@ 20 : 20 kgs en un mois ? Il devait y avoir de la marge 😂😂 et cette perte de poids n’aura pu être que salutaire pour votre métabolisme.... donc merci l’hôpital !!!

31.Posté par oté la Réunion le 23/02/2020 11:41

Vous devriez porter l'alarme qui se connecte aux secours en cas de problème de santé...
Sinon, c'est vrai que le personnel médical des hôpitaux publics sont bienveillants contrairement à ceux du privé (ce qui n'est pas très logique!). Une grande humanité malgré un manque de moyens! Les repas y sont horribles comme ceux que l'on sert à nos enfants en cantine! Infâmes! C'est sûrement pour que nous libérions les lits au plus vite parce que si nous sommes bien accueillis et qu'en plus les repas sont bons, nous ne voudrions plus partir! Alors que là, on part en courant, après un repas!
Prompt rétablissement à vous et ne chutez plus!

32.Posté par sim le 23/02/2020 12:06

Donc leur chef n 'est pas bon , c 'est lui qui doit voir tout en premier puis voir avec ces sous chefs et bien dirigé le bateau.

33.Posté par Carlota porsa le 23/02/2020 13:49

26 slurp ....slurp....ça y va fort la lèche la dis donc, tu es gérontophile ?

Excuses moi d'avoir rétabli la vérité sur les brancardiers de bellepierre qui seraient en dessous du smic, je suis en effet vraiment très con de ne pas aider à répandre des informations inexactes.

34.Posté par L'Ardéchoise le 23/02/2020 19:31

33, dites 33, faut voir un médecin, côté psy, je veux dire ...

Espèce de nigaud, je suis une Zinfonaute depuis plus de 10 ans, avec toujours le même pseudo contrairement à vous, et comme quelques uns ici avec lesquels j'ai eu a partager autre chose que des billevesées.
Gérontophile , je me marre, je n'ai que 3 ans de moins que Jules !
Et en 10 ans, comme VIEUX CREOLE et consorts, j'ai eu le plaisir de lire des extraits de ce qui allait devenir des livres, ainsi que des comptes rendu de tribunaux, des hommages à des personnalités disparues, des billets d'humeur et une prose diverse et variée.
Pour votre culture, vous devriez vous y intéresser.
La plume est légère, parfois sans concessions, mais allume en permanence le sourire, le rire, l'émotion.
Lisez donc d'autres commentaires que les miens, vous comprendrez (peut-être, ce qui n'est pas évident) que nous sommes nombreux à l'apprécier.

Au fait, 21 euros de différence sur le brut, cela fait quoi sur le net ? Pas grand chose, juste de quoi faire des histoires pour rien ...
Tout comme Courbettes, qui n'a pas tout compris non plus !

Oté ! Assé moukat, lé mol !
Amwin mi pens, ek out kozman, ou lé pa in bon zanfan d'moune.

35.Posté par L'Ardéchoise le 23/02/2020 19:41

Ferdinand, je me suis dit la même chose...
20 kilos, cela m'a semblé excessif, sauf effectivement si un surpoids était présent.
En fait, pour ceux qui n'arrivent pas à faire un régime, il faut peut-être proposer Bellepierre, mais auront-ils assez de chambres ?

36.Posté par A mon avis le 23/02/2020 22:15

Ainsi certains aiment exposer leur intimité !

37.Posté par IXE le 23/02/2020 22:25

32.Posté par sim le 23/02/2020 12:06

Celà ne dépend ni du patron, ni des chefs de service en réalité. Au contraire, ils s'arrachent les cheveux assez souvent...

Il existe une prestation nommée Aide Médicale d'État (cherchez) dont le coût pour l'ensemble de la France approche le milliard d'euros.
Ce dispositif fait actuellement l'objet d'une discussion au Sénat car se pose la question, non de sa pertinence, mais de son financement.
L'État est censé se charger du coût, mais il laisse les hôpitaux seuls face à la dépense. Laquelle grève lourdement le budget de fonctionnement, au point que cette contrainte financière impose de fermer un nombre croissant de services sur l'île, en tout centralisant sur la capitale.
Voilà la réalité.
Le privé, si vous en avez les moyens, peut mieux vous accueillir...

Je répète que l'AME est très utile, mais qu'il serait judicieux de la fusionner avec la CMU. Quels conseils d'administration ne sont pas de cet avis ?

38.Posté par Cédric le 24/02/2020 06:01 (depuis mobile)

Bonjour Mr Bénard, merci pour cet article qui montre les difficultés que traversent le personnel hospitalier et leur bienveillance envers les patients et leurs familles parfois à bout. Puis-je partager votre article svp? Merci de votre réponse.

39.Posté par polo974 le 25/02/2020 17:53

mais quel brise-fer... mais au fait: cuillère ou fourchette ? ? ?
et franchement... des capotes... so shoking

(bon, on sait donc qu'il faut emmener son panier garni et son couvert si un jour on doit y aller...)

bon rétablissement,

et oui, en cas de vertige, il faut rester au sol, la leçon a été trop dure pour le coup (en espérant qu'elle serve à d'autres)...

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie

Dans la même rubrique :
< >