MENU ZINFOS
Courrier des lecteurs

Judicieux conseils à Mme Pau-Langevin


Par Armand Gunet - Publié le Vendredi 27 Février 2015 à 10:06 | Lu 1335 fois

Vous avez opté pour la création d’une commission d’historiens qui se pencheront sur le sujet des enfants dits "de la Creuse".
Vous avez bien fait car une petite poignée de ces enfants devenus adultes ressasse sempiternellement le refrain de la "déportation" dont ils auraient été l’objet.

Se rendant antipathiques au possible car leur sort n’a rien à voir avec celui des juifs français détenus ou décédés à Auschwitz ou Dachau.
Il faut savoir que ces enfants étaient pupilles de l’État.
Soit qu’ils étaient orphelins, soit que leurs parents n’avaient pas été jugés capables de s’occuper de leur éducation.
L’histoire d’une auto rouge se baladant au gré des alizés et s’arrêtant de-ci de-là pour s’emparer d’enfants au nez et à la barbe de leurs père et mère ne tient pas la route.

Moi, c’est ce que l’on me disait pour que je ne reste pas tard le soir dans notre ruelle. Et je rentrais très vite.
En métropole également à cette époque des enfants étaient placés dans des familles d’accueil ou des foyers.
Car ces structures existaient en nombre en métropole mais étaient totalement insuffisantes à La Réunion : Apeca et Foyer Poitevin.

La situation économique d’alors n’était pas brillante pour certaines familles. Des mères célibataires sans emploi se retrouvaient avec plusieurs enfants sur les bras, sans mari ou avec un mari alcoolique ou zamalé.
C’est le directeur de la DDASS de l’époque, M. Barthe, qui a découvert lors d’un séjour dans la Creuse des foyers vides tandis que ces structures faisaient défaut ici.

C’est donc lui et non pas Michel Debré qui a eu l’idée du placement en métropole d’environ
1 600 enfants pendant une vingtaine d’années dans 63 départements.

Donc, le but d’envoyer des enfants réunionnais repeupler la Creuse, surtout des garçons à peine pubères ne tient pas la route non plus.
Et, comme nous le faisait remarquer il y a quelques mois le directeur du Bumidon de cette époque, Gabriel G., que nous avons souhaité rencontrer : on n’envoie pas de jeunes garçons pour repeupler une région mais des jeunes femmes en âge de procréer.

S’il y a eu des erreurs ou même des fautes, souvent inévitables dans toute entreprise humaine, qu’elles soient réparées autant que faire se peut.
Mais, de grâce, stop à la "déportation" et à la mise en cause de Michel Debré qui, comme nous vous le montrons, n’est pour rien dans cette affaire.
Il serait important d’interroger le directeur de la DDASS s’il est toujours de ce monde ainsi que l’assistante sociale, le directeur du Bumidom et notre association pour avoir un point de vue différent.

De surcroît, quelques-uns de ces enfants revenus en vacances au pays ont affirmé à des journalistes être satisfaits de leur parcours, avoir fondé une famille en métropole et n’avoir aucune envie de revenir s’installer à La Réunion.

Armand GUNET



Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

6.Posté par la lutte finale le 28/02/2015 07:43

Les cons ça ose tout.

Gunet et Jeannot lapin se reconnaitront ils?

5.Posté par Gérard Jeanneau le 28/02/2015 02:19

RAPPEL :

Colère majuscule d'Erick Murin.

(un ti mot pou li)






Erick, ne déraisonnons pas ! Maître Chicaud a proposé seulement le déplacement de la stèle de Gillot pour réserver cet espace à l'accueil de ses raideurs, comme c'était le cas jusqu'à présent. Il semble bien que le Grand Raid a une audience internationale et qu'il contribue au rayonnement de La Réunion ! On en parle urbi et orbi, on suit les raideurs de la diagonale des fous du pôle nord au pôle sud. Et déplacer, ce n'est pas nier, que je sache ; déplacer, ce n'est pas être colonialiste, non plus. Maître Chicaud n'est ni négationniste ni colonialiste. Ne déraisonnons pas ! Ne montons pas sur nos grands chevaux ! Pas de colère majuscule à ce propos. Sinon il faut songer à absorber les quatre grains d'ellébore préconisés par notre bon docteur Jean de La Fontaine.

La stèle, entre nous soit dit, est un rappel permanent aux paysans de la Creuse : voilà ce qu'ils ont fait de nos jeunes, ces bourreaux, ces nazis creusois ! Le plus simple pourtant et le plus logique eût été de placer la stèle de la discorde à Guéret, sous le nez même de ces maudits paysans. Du courage, Nassimah Dindar ! Assassinons le misouk ! Il faut cesser d'être la marionnette du PCR ! La fierté des Réunionnais est de dire franchement en face ce qu'on pense et à qui de droit et non de le dire à 10.000 km des intéressés. La voix se perd si loin. Plus d'impact ou si peu ! L'unique stèle de Gillot signe un flagrant degré de lâcheté. Je suis très mal à l'aise ! A la rigueur, deux stèles, l'une à Gillot, mais obligatoirement une deuxième à Guéret. Faisons le bon compte ! Lavons notre lâcheté ! Et pour bien la laver, il faut donner les noms des paysans-nazis de façon à ne pas jeter l'opprobre sur toute la paysanerie de cette région. J'aurais un mien cousin paysan creusois, étranger à ces atrocités, je le verrais bien mal dans ses bottes. Je ne l'inviterais pas à venir à La Réunion, il serait inévitablement lynché. Au diable, le savoir vivre ensemble sous ce tropique ! Pour défendre des enfants arrachés à leur île, on va jusqu'à accabler, par ricochet, des paysans innocents !

Erick, à propos, parle-nous des papas des enfants de La Creuse , les oubliés du film magistralement piloté par Sudel Fuma pour le texte, selon la bonne remarque de Jean-Marc Collienne ! Ont-ils signé pour que les enfants, que chacun a vaillamment abandonnés en prenant la clé des champs, aient une autre atmosphère familiale plus sereine en Creuse ? As-tu des informations, des échos ? Les racines paternelles ont-elles pour toi la valeur de la roupie de sansonnet ? L'UFR a-t-elle donné son avis sur cette évasion ... paternelle ? Ces questions me turlupinent. Je ne suis pas franchement négationniste à l'égard de l'histoire arrangée du PCR, histoire à laquelle tu adhères yeux fermés, naïvement. J'aime poser des questions. J'aime m'instruire et instruire : j'ai cela dans le sang et j'ai dû glaner ce défaut dans les prés où j'ai gardé les vaches jusqu'à ma majorité (21 ans), gracieusement, oui, gracieusement, avec un livre à la main et un bâton à proximité pour chasser une vache récalcitrante ! J'étais heureux malgré la guerre 39-45 et l'après guerre. Et mes camarades, dans les prés voisins, aussi. Personne n'a osé pleurnicher sur son sort ! Personne n'est, par métamorphose, devenu chèvre ou mouton ! Aucun de nous, il est vrai, ne connaissait les formidables pouvoirs de Nason Ovide, qui eût pu, le vilain grand spécialiste des philtres, nous envoyer paître dans le royaume animal ou même végétal.

Erick, à propos, Sudel Fuma, éminent historien péi de la chapelle de Vergès, historien tout feu tout flamme – cela va de soi – a recruté pour le film Enfants de La Creuse – film mi fiction mi documentaire – un sociologue de l'hexagone : c'était en fait pour le Grand Débat à la télé, animé par Jean-Marc Collienne. Les enfants créoles, d'après ce film, ont été mis à la torture par des paysans creusois. Je ne nie rien. Je m'interroge. Et tu vas pouvoir me tirer de mon grand embarras. Pourquoi un sociologue qui ne connaît rien de la sociologie du monde paysan de l'époque 60-80 ? Il n'a jamais traîné ses guêtres au milieu des marguerites et des genêts. Pourquoi donc celui-là ? A-t-il donc suffi qu'il soit de la bonne chapelle politique, la tienne ? Il semble bien que le conflit en Creuse s'explique partiellement par l'impréparation des jeunes au monde rural ! C'est une idée que j'avance. Diable ! Je ne nie rien ! Ne va pas me traiter de négationniste ! Ne va pas le dire à Témoignages, le pauvre zournal, il est moribond ! Mais on n'épouse pas l'esprit paysan du jour au lendemain ! Est-ce Debré l'auteur de cette impréparation ? Collienne, entre nous, mais ne va pas lui dire – j'ai pris un abonnement au misouk - a survolé magistralement le problème, comme Sudel Fuma. Je reste sur ma faim !

Et j'ai beau être presque aux antipodes de ma terre natale, je ne perds pas mes propres racines. Et où que j'aille, elles me suivront, tout à fait intactes. Et elles se sont même enrichies de celles que j'ai récoltées à La Réunion, mais avec prudence, en faisant mon petit tri sélectif. Ici, sous ce tropique, tu as remarqué : pour un rien, on perd ses racines, et on court gémir non dans les bras de Saint-Antoine mais dans le giron du PCR pour les retrouver en criant à l'assassin : c'est la faute des autres, de Debré en particulier. On a même inventé une association Racine en l'air, je crois. Racine par ci, racine par là ! Même Collienne, qui a épousé jusqu'à l'air du temps, a prononcé à plusieurs reprises le mot sacré racine lors de l'émission précitée. C'est triste à en mourir !

Ataleur, Erick. Affine ton raisonnement. Mi attends a ou, le plus pacifiquement du monde ! Discutons franchement, sans prendre de gants ! Et surtout ne m'abandonne pas dans ma quête des lumières ! Tu vas enrichir mes Courriers de La Réunion. Ensemble, nous allons pouvoir mettre à nu sans complexe nos bonnes racines. Ensemble nous allons mettre les points sur les i.

Erick, à propos, une toute petite question un brin saugrenue ; après, je le jure, je te lâche les baskets : ton rayonnement extra muros est-il à la hauteur de celui de l'ENNEMI de La Réunion, maître Chicaud ?

Gérard Jeanneau, ex gardeur de vaches sous l'occupation allemande.

La Possession, 19 décembre 2013

4.Posté par Gérard Jeanneau le 28/02/2015 02:09

RAPPEL :

Cachez ce PCR que je ne saurais voir







Cette stèle, sise à l'aéroport Roland Garros et qui fait couler beaucoup d'encre, il faut la placer en Creuse, le département des tortionnaires des enfants créoles. Oui , Jean-Pierre Marchau a fait couler la sienne dans son article : Cachez ce crime que je ne saurais voir .

Seulement les paysans creusois vont tomber des nues. Leurs propres enfants sont dans les champs dès l'âge de six ans - et ce fut mon cas dans mes Deux-Sèvres natales. Oserions-nous considérer nos propres parents comme des bourreaux et nous considérer comme des enfants qui ont été taillables et corvéables à merci pour avoir travaillé si jeunes et si souvent dans les champs, sans jamais avoir un sou vaillant dans nos poches ? Non, bien au contraire, nous avons appris à aimer le travail et nous avons été aux antipodes de l'éducation actuelle : faire de l'enfant un enfant-roi ! Le travail alors – quand du moins on est en bonne santé – n'est pas tripalium mais occupation. Du reste, les jeunes de ma génération, fils ou filles de paysans, avaient pour ainsi dire leur école maternelle dans les champs et les prés ; aucun n'est sorti de l'école primaire illettré grâce à la bonne méthode syllabique. Ah si notre impayable Peillon savait, lui qui plane souvent au milieu des nuages, sa philosophie aidant !

Il est possible qu'une dizaine de petits Créoles ait été victime de papas nazis. Qu'elle coure donc porter plainte contre ceux-là - seulement - et qu'elle nous dispense de la légende propagée par un film, déclarant tout net que toute la Creuse ou peu s'en faut a été, pour de jeunes Réunionnais, une sorte de territoire nazi sur lequel tout le monde a su fermer les yeux et que le premier des nazis ... est Michel Debré, à l'origine de la prétendue déportation.

La stèle a quelques relents politiques ! On le sent à plein nez : le PCR, en misouk, a été le chef d'orchestre et a trouvé de bons petits apôtres pour amplifier le fait historique, devenu par ses soins crime contre l'humanité ! On sait faire monter la mayonnaise dans cette cuisine portoise où l'on adore le gros piment rouge ! Sa lé bon , dirait un goûteur de sauce ! Oui, tout est bon pour ternir l'image de Debré et rehausser par la même occasion celle du grand Komandeur du PCR, qui perd de plus en plus de son aura. Et en s'accrochant à une branche bien vermoulue, notre vert Marchau se laisse volontiers déteindre en rouge ! Qui sait dans la fluctuante sphère politique? Les lendemains peuvent chanter !


Gérard Jeanneau, ex gardeur de vaches sous l'occupation allemande.

La Possession, le 13 décembre 2013

3.Posté par Palaeksa le 27/02/2015 20:34

Et les documents d'abandon qu'on a fait signer à des illettrés? Et les enfants envoyés en métropole alors que de la famille était prête à les accueillir? Et les préfets de métropole écrivant dans des rapports que cette politique ne marchait pas car les enfants ne s'adaptaient pas, juste pour se faire rabrouer par Debré? Et le manque d'accompagnement et de surveillance par les fonctionnaires acté par les services d'inspection de l'Etat? Et les choix d'orientation professionnelle des enfants dont les préfets de l'époque dénonçaient déjà qu'ils étaient faits plus pour remplir des filières délaissées par les locaux que pour offrir un projet professionnel aux marmailles? Tout ça, c'est un complot anti-Debré aussi?

Armand Gunet, l'expert en rien que le monde ne nous envie pas. Continuez à taper du pied pour attirer l'attention.

2.Posté par KLD le 27/02/2015 18:22

gunet : "leurs parents n’avaient pas été jugés capables de s’occuper de leur éducation. " : on ne sépare pas les familles , c'est sa l'erreur ! cela aurait impossible ds l'hexagone , meme à cette époque , mais ici , ti créole lété trop couillon davoir ............de l'infériorisation ..............de l'époque "goyave de France "!!!!!! on n'en paye encore le prix aujourd'hui.........

1 2
Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
Publicité
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes