MENU ZINFOS
Courrier des lecteurs

Jésus de Nazareth, histoire ou mythe ?


Par Reynolds MICHEL - Publié le Lundi 23 Décembre 2019 à 15:59 | Lu 1161 fois

Y a-t-il à l’origine du christianisme une personnalité réelle, celle d’un certain Jésus (Yeshua en hébreu), fils d’une dénommée Marie (Miryam), prédicateur itinérant mort crucifié sous Ponce Pilate, ou sommes nous tout simplement devant un mythe et Jésus n’a d’existence que dans l’imagination et le cœur de ses adorateurs ? Lors de son passage à La Réunion au mois de novembre, le philosophe et essayiste Michel Onfray, interrogé par un journaliste d’Antenne Réunion, le jeudi 21 novembre, déclarait que  Jésus n’a pas existé, à tout le moins "il existe comme un texte, comme un prétexte, un concept fabriqué à partir de l’Ancien Testament". L’invité du jour d’Antenne Réunion ne faisait que reprendre ce qu’il disait dans un livre récent (Décadence en 2017) : Jésus n’a "eu d’autre existence qu’allégorique, métaphorique, mythologique. Il n’existe de ce personnage aucune preuve tangible en son temps…" (p.45). Et "il y eut un Jésus de papier, à défaut d’un Jésus historique" (p. 58).

Une thèse peu crédible

Sur ce sujet, notre philosophe médiatique n’innove pas ; il ne fait que remettre au goût du jour une thèse qui remonte à la fin du 18e siècle, la thèse dite mythiste soutenue par deux philosophes français (Volney et Dupuis) et propagée un siècle plus tard par le philosophe et théologien allemand Bruno Bauer (1809-1882), qui eut pour étudiant un certain Karl Marx. Et dans le monde francophone, au XXe, par l’archéologue Salomon Reinach (1858-1932), l’historien Prospère Alfaric (1876) et le philosophe et médecin Paul-Louis Couchoud (1879-1959). A savoir : La personne de Jésus n’est qu’une fiction littéraire. Jésus est le produit, non le créateur du christianisme (Bruno Bauer, Le Christ et les Césars, 1877).

Cette thèse est vivement combattue par les historiens et les exégètes les plus célèbres de l’époque ‒ Alfred Loisy (1857-1940), Charles Guignebert (1867-1939), Maurice Goguel (1880-1955), Rudolf Bultman (1884-1976)… Depuis lors, elle est restée très marginale au sein du monde académique. Pour les historiens et les exégètes contemporains, cette thèse n’est tout simplement pas soutenable. L’affirmation de l’existence du Jésus historique relève aujourd’hui de l’opinion commune des spécialistes de l’histoire du christianisme et des exégètes du Nouveau testament, croyants ou non. Pour l’historien et l’exégète protestant Daniel Marguerat, la "théorie mythiste" de la non-existence de Jésus de Nazareth est une supercherie intellectuelle.

Et il faut s’indigner que des auteurs intelligents la défendent encore aujourd’hui (In Reforme, 19 juin 2019). Mais comme la thèse d’un Jésus imaginaire est reprise de temps en temps, même si c’est en dehors du milieu académique, il convient de la questionner attentivement.

Les sources documentaires non chrétiennes

Est-il vrai que Jésus n’est cité au 1er siècle que par des chrétiens et que les historiens romains ne font pratiquement pas mention de Jésus ?
 
A l’époque, il convient d’abord de le souligner, personne n’avait de raison de parler de Jésus, humble prophète qui annonçait le Royaume qui vient, sinon celles et ceux qu’il avait gagné.e.s à sa cause. Du point de vue de l’histoire romaine, écrit Rémi Gounelle, professeur d’histoire de l’Antiquité chrétienne, sa vie et sa mort constituaient en effet un épisode sans intérêt, digne de tomber dans l’oubli ‒ Ponce Pilate avait des problèmes autrement plus sérieux à résoudre ! Et le judaïsme a connu bien d’autres agitateurs. Pourquoi celui-là aurait-il eu plus d’importance que les autres (Historia, Jésus cet inconnu, n° 110, novembre-décembre 2007). Bref, l’historiographie romaine, qui ne s’intéressait guère à ce qui se passait en Palestine, quand les intérêts de l’Empire n’y étaient pas en jeu, n’avait aucune raison particulière de s’intéresser de ce prédicateur itinérant, même si l’homme avait su éveiller la sympathie du petit peuple.

La diffusion ultérieure du christianisme ne doit pas cacher la modestie des commencements.

L’intérêt des historiens romains se manifestera à partir du moment où le mouvement issu de Jésus deviendra manifeste. Tacite (55/56 -119), l’un des grands historiens du monde romain, évoque dans une page des Annales, datant de 115, la persécution par Néron, en 64. Il déclare que les chrétiens s’appellent ainsi parce qu’ils sont les disciples du "Christ, que, sous le principat de Tibère, le procurateur  Ponce Pilate a livré au supplice" (Annales, XV. 44. 5). Pline le Jeune (61/62-114), légat de Bithynie, dans un échange de correspondance avec l’empereur Trajan, vers 112/113, évoque les troubles suscités par la diffusion du christianisme dans sa province et s’interrogent sur la conduite à tenir à l’égard de ces gens qui vouent un culte "au Christ comme à un dieu" (Lettres, X, 96). Autour de 120, dans sa Vie de Claude, l’historien Suétone (70 – 128)  note "Comment les Juifs se soulevaient continuellement à l’instigation de Chrestos, et Claude les chassa de Rome" Suétone, Vie de Claude, XXV, 4). Les témoignages de ces trois auteurs latins suffisent pour affirmer l’existence de Jésus, sous le nom de "Christos", comme le fondateur de la religion nouvelle et de son supplice sous Ponce Pilate.

Jésus n’est pas non plus absent de l’historiographie juive. L’historien juif du 1er siècle, Flavius Josèphe (vers 37/38–100) parle à deux reprises de Jésus dans ses Antiquités juives (vers 93/94). Nous retenons ici le passage dont l’authenticité n’est pas contestée.

A propos de la mort de Jacques, chef et "colonne" de la première communauté chrétienne de Jérusalem, lapidé en l’an 62 de notre ère, Flavius Joseph écrit : " Le Grand prêtre Hanne… convoqua les juges du Sanhédrin et traduit devant eux le frère de Jésus appelé Christ ‒ son nom était Jacques ‒ et quelques autres" (Ant. Jud. 20, 2000). Dans ce passage, Joseph évoque le personnage de Jésus en lui donnant son nom de juif, Jésus, que n’ont jamais utilisé les auteurs romains (voir ci-dessus), fait observer l’historienne Marie-Françoise Baslez (2003). Il convient également de noter que c’est Jésus qui sert à situer ou à identifier Jacques, comme " frère de Jésus appelé Christ", et non pas l’inverse. Pour terminer avec les sources juives, il convient de noter que Le Talmud de Babylone, réceptacle des anciennes traditions juives, fait également état de la mise à mort de Jésus : "À la veille de la fête de Pâque, on pendit Jésus…" (Sanhédrin, 43 a). La crucifixion était alors assimilée à une pendaison (Actes 5, 30).

Comme on le voit, Michel Onfray a tout faux. Flavius Joseph, écrivain juif romanisé du 1er siècle, parle de Jésus et les écrivains romains attestent indirectement de son existence historique. Mais enfin, peut nous rétorquer Michel Onfray : ces "trois ou quatre vagues références très imprécises (…) obéissent à la loi du trucage intellectuel" (Traité d’athéologie – Grasset/Livre de poche, 2005, p.158-159). Mais, à ce compte Monsieur Onfray, pourquoi si peu d’attestation de l’existence de Jésus ?

Totalement invraisemblable

Mais la meilleure preuve de l’historicité de Jésus de Nazareth vient, sans doute et a contrario, des adversaires du christianisme des premiers siècles, contesté et en situation d’illégalité. Dans toutes les polémiques anti-chrétiennes de deux premiers siècles dont on a des traces, aucun juif, aucun grec, aucun romain, n’a jamais mis en doute l’historicité de Jésus. Il paraît tout à fait invraisemblable que les Juifs orthodoxes aient pu admettre sans réagir à la construction d’une fable nommée Jésus et que le philosophe épicurien Celse, malgré la virulence de sa polémique antichrétienne, n’ait pas dénoncé avec véhémence cette supercherie. Allons donc ! 

Un autre argument, avancé par plusieurs biblistes, plaide paradoxalement de façon très forte en faveur de l’historicité de Jésus : sa crucifixion. Les chrétiens, tous juifs au début, n’auraient pas pu inventer ça. Leur écriture ne disait-elle pas : "maudit soit quiconque est suspendu au gibet" ? (Deutéronome 21, 23). Ce qui faisait de Jésus un être maudit. Annoncer un messie crucifié était un non-sens :" scandale pour les Juifs et folie pour les païens" (1 corinthiens 1, 23). On assiste alors à un "retournement" du stigmate (Erving Goffman) avec la construction d’une théologie de la croix pour dégager les divers sens de la mort de Jésus devenu Christ de la foi (1).

Concluons ave un autre argument par l’absurde. Comment imaginer, se demande avec raison l’historien Jean-Christian Petitfils, que des pauvres pêcheurs du lac de Tibériade…eussent soudainement lâché leurs filets, abandonné femmes et enfants pour un simple mythe, préparé par quelques individus dans l’arrière-salle d’une taverne de Judée ? Il est en effet difficile d’imaginer que les hommes et des femmes ‒  nous pensons à Ignace d’Antioche, à l’esclave Blandine et à leurs compagnons ‒ aient pu accepter d’être la "pâture des bêtes" pour un Jésus de papier ? Meurt-on en martyr pour une fiction littéraire, pour un Jésus imaginaire ? La véritable question n’est pas  "Jésus a-t-il existé" ‒ les sources païennes, juives et chrétiennes attestent son existence ‒,  mais que fut ce Jésus de Nazareth (2) ?

(1) Cf. MICHEL Reynolds,  Jésus est mort crucifié, abandonné de tous, In presse locale
(2) Cf. MICHEL Reynolds, Que savons de Jésus de Nazareth, les données de l’histoire, In Presse locale

-------------------------------------------
Sources :
DORE Joseph, Jésus expliqué à tous, Seuil, 2015
PETITFILS Jean-Christian, Jésus, Fayard/Livre de Poche, 2011
MORDILLAT Gérard et PRIEUR  Crucifixion, Arte-éditions, mars 1977.
 



Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

51.Posté par ? le 05/01/2020 08:27

A mon avis, cessez de marteler CROYANCE car vous n'avez pas d'alternative à la croyance. Tout ce que vous prétendez savoir n'est jamais que ce que vous CROYEZ être un savoir-qui-ne-serait-pas-de-la-croyance. Vous ne pouvez pas échapper à la croyance. La seule question est donc "que croire ?


https://www.zinfos974.com/Tout-est-encore-possible--Reponse-a-une-ex-gilet-jaune-decouragee_a137609.html



a sa? "Ils sont réalisés par des gilets jaunes courageux tant la violence du pouvoir est épouvantable mais demandons-nous : quelle efficacité peuvent avoir de telles actions concernant l’objectif de refonte complète du système ? Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le pouvoir va jouer le pourrissement de la situation, en lâchant encore et toujours la bride à des groupes de casseurs bien utiles pour déconsidérer les Gilets Jaunes au regard de l’opinion. De sorte qu’il n’y a rien, absolument aucun changement, aucune concession, aucune avancée à espérer à l’issue de telles manifestations"

50.Posté par B C avt JC le 05/01/2020 08:23

quel intérêt autre qu'historique, peut bien présenter ce texte ?
A ce propos, vous indiquez que le gnosticisme sethien est d'origine juive



bonjour monsieur je repond a cela que c est le seul evangile qui soit et j 'argumente en votrre faveur


ceci étant :


CE QUE DIT L’ÉVANGILE DE JUDAS : LES SECRETS CONFIÉS AU DISCIPLE
Dès les premières lignes, le texte de l'évangile apocryphe renvoie à Judas l'Iscariote (33,3), et donc à celui-là même que les textes canoniques qualifient de traître. Le codex se termine d'ailleurs lui aussi par l'évocation du salaire que les grands prêtres de Jérusalem remirent à Judas en échange de sa trahison : le disciple ?reçut de l'argent et leur livra [Jésus]?. Pourtant, l'image que l'Évangile de Judas donne du disciple se trouve en contradiction totale avec celle véhiculée par la tradition chrétienne, puisqu'il y est présenté comme le disciple favori de Jésus. Quelle révélation secrète est donc contenue dans le texte apocryphe ?

Auteur : Dubois Jean-Daniel

Magazine : Religions & Histoire n° 11 Page : 42-46



On le croyait perdu depuis des siècles, et voilà qu'il resurgit au terme d'une épopée rocambolesque qui l'a placé sous les feux de la rampe. L'Évangile de Judas, publié au printemps dernier, a enfin livré ses secrets. Ce texte, écrit dans un dialecte copte – le sahidique – est sans doute une copie du IIIe ou du IVe siècle d'un texte plus ancien, probablement rédigé en Égypte par un groupe gnostique – des chrétiens considérant que le salut n'est accessible qu'aux personnes ayant reçu un enseignement secret d'initié à initié. L'évangile apocryphe – c'est-à-dire non retenu dans le canon biblique, son authenticité demeurant contestée – était connu par des sources antiques, puisque l'évêque de Lyon Irénée s'était élevé contre son caractère hérétique, au IIe siècle.
Il faut dire que le message délivré dans le manuscrit de papyrus vient remettre en question bien des idées. Loin d'être présenté comme le traître qui livra le Christ aux grands prêtres de Jérusalem, Judas est présenté comme le disciple bien-aimé de Jésus, le seul capable de recevoir l'enseignement surnaturel cher aux gnostiques. Le seul capable, aussi, d'accomplir la volonté de son maître : en trahissant Jésus à sa demande, il rendait ainsi possible le rachat de l'humanité, par le biais du sacrifice suprême. Non content de réhabiliter Judas, le texte présente en outre le Dieu de l'Ancien Testament comme un mauvais Dieu, dont il faut se détourner au profit d'un Dieu transcendant que Jésus revendique comme le sien.
Religions & Histoire fait le point sur cette découverte exceptionnelle et en dévoile le contenu, tout en expliquant comment et pourquoi a été développée l'image du traître Judas.
Auteur : Dubois Jean-Daniel - Scopello Madeleine - Norelli Enrico - Emmel Stephen - Montserrat Torrents José - Pesce Mauro

Magazine : Religions & Histoire n° 11 Page : 18-67

49.Posté par ?on se connait ??? le 05/01/2020 08:19

comment sa une guerre des nerfs ?

de ne plus nous adresser l'un à l'autre, comme ça nous ne risquerons pas de nous froisser de quelque manière


______________________________________________


j 'ai froisser qui dire la verité que girard est fumiste ?



: René Girard, un allumé qui se prend pour un phare (Kimé, 2010) n’est pas un quatrain de potache, mais le titre d’une jubilante entreprise de déboulonnage du maître de la pensée mimétique.

R. Girard, rappelons-le, est un spécialiste de la littérature devenu, au fil d’une œuvre abondante, l’auteur d’une ambitieuse thèse sur l’origine de la violence, des religions, de la culture et du christianisme. Académicien célébré en France, il est depuis des années tout autant enseigné, lu et commenté en Californie et à Sydney. C’est une figure internationale. En réalité, annonce d’entrée R. Pommier, son cas est simple : c’est un mégalomane, son œuvre n’est que « divagation » et sa pensée « ne vaut pas tripette ». On fait difficilement plus concis, mais on n’écrit pas cela sans quelques munitions.



Le désir mimétique, postulat séduisant mais absurde
Malgré la brièveté de son pamphlet, R. Pommier parvient à s’attaquer dans le détail à quelques thèses centrales de la pensée de R. Girard en se livrant à un épluchage en règle de ses sources et de sa logique.

Exemple : la théorie du désir mimétique, fondamentale, est un postulat séduisant, mais absurde. Si nous ne désirons que ce qu’autrui a désiré avant nous, comment cela a-t-il bien pu commencer un jour ? Les archétypes littéraires que R. Girard avance pour preuve (Don Juan, Don Quichotte) sont contrefaits : Don Juan est un adepte du coup de foudre spontané, Sancho Pança un vrai glouton, qui ne partage nullement les désirs de son maître.

Autre exemple : R. Girard affirme que la violence naît toujours et partout de cette contagion du désir. Mais sa démonstration n’est, selon R. Pommier, qu’une épatante fiction. Dans la plupart des cas qu’il analyse, la peur ou la haine sont des facteurs autrement plus probables. R. Girard, de plus, a mal lu les anthropologues : aucune étude classique n’a montré que le rite du sacrifice eût pour fonction d’apaiser les rivalités entre les hommes ni d’enrayer la violence mimétique. Les bons auteurs ont tous compris qu’il est destiné à apaiser les dieux, non les hommes. Le modèle sacrificiel, à la moulinette duquel R. Girard passe la mythologie grecque et l’Ancien Testament, n’est donc qu’un « délire interprétatif », de même que la « vérité mimétique » dont il fait la clé de la révélation chrétienne. Au mépris de la diversité des textes nouveau testamentaires et de la tradition théologique, R. Girard prétend que, deux mille ans avant lui, le Christ ne dit pas autre chose que ce que lui-même a compris : le sacrifice n’est qu’un mensonge, car la victime est innocente. C’est ainsi que le christianisme, soutenait R. Girard il y a quelques années, a anticipé sur une vérité dont lui-même serait le génial et l’unique découvreur. On fait difficilement plus fort. Il conviendrait donc, persifle R. Pommier, « que tous les chrétiens fêtassent la naissance de René Girard en même temps que celle du Christ ».

En fin de partie, le verdict tombe, et on se doute qu’il n’est pas tendre : d’élucubrations en lectures abusives, R. Girard, selon R. Pommier, ne parvient certes pas à « battre les records d’imbécillité » d’un R. Barthes, mais n’est pas loin de s’en approcher. Il l’écrase en tout cas sur un autre terrain : celui de l’outrecuidance et de l’autocélébration.



Pulsions tauromachiques et iconoclasme radical
Que dire de plus ? L’écriture de R. Pommier peut, selon le cas, réjouir ou indigner le lecteur pétrifié par tant de sarcasmes. La question de savoir si une telle critique est utile ou nuisible au débat s’efface d’abord devant la joie communicative de l’auteur. Il ne s’en cache pas : depuis qu’à l’âge de 15 ans, une vache a succombé sous la roue de sa bicyclette, il adore bousculer ces animaux sacrés. Mais pourquoi ceux-ci plutôt que ceux-là ? Il s’avère que R. Pommier déteste en particulier deux ou trois choses : la prétention intellectuelle, les idées « extravagantes » et le snobisme mêlé de crainte qui fait qu’on les écoute. Entré en lice à la fin des années 1970, il s’est donc heurté au goût immodéré de l’époque pour les théories ambitieuses, les éclats déconstructionnistes et les idées soupçonneuses des maîtres : Jacques Lacan, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Gilles Deleuze, Jacques Derrida et d’autres, autant de figures de premier plan dont le culte et les idées trop neuves ont éveillé en lui des pulsions tauromachiques. De là vient son penchant pour l’iconoclasme radical, celui qui se soucie peu de quoi mettre à la place. À ce jeu-là, que gagne-t-on ?

Rappelons que R. Pommier n’est ni le premier, ni le dernier à pratiquer ce sport de plume que les Américains appellent « bashing », et qu’en français on traduira par « éreintement ». Souvenons-nous. D’abord, il y eut en 1980 le goguenard Effet ’yau de poêle de François Georges sur les pitreries de J. Lacan. Plus modéré, La Pratique de l’esprit humain, de Marcel Gauchet et Gladys Swain (1980), ne laissa pourtant pas intacte la réputation de M. Foucault. Puis vint le galop d’essai – sérieux mais accusateur – de La Pensée 68 (Luc Ferry et Alain Renaut, 1985) dénonçant les abus du quatuor Foucault-Lacan-Bourdieu-Derrida. Il inaugurait l’ère des « nouveaux philosophes », aujourd’hui à leur tour placés dans le collimateur. Huit ans plus tard, James Miller cible, lui, la vie sexuelle de Michel Foucault.

Puis Alan Sokal et Jean Bricmont épinglent, tout à la fois, J. Lacan, Julia Kristeva, J. Derrida et la nouvelle génération des postmodernes (Impostures intellectuelles, 1997). Ensuite, c’est au tour de P. Bourdieu, relativement épargné jusque-là : en 1998, Jeannine Verdès-Leroux le peint en charlatan et en terroriste (Le Savant et la Politique), Louis Gruel en illusionniste (2005). La même année, Le Livre noir de la psychanalyse importe en France une spécialité déjà florissante aux États-Unis : le « Freud bashing », qui fera souche à Paris et vient de gagner Michel Onfray. Bien des têtes célèbres ont été dévissées avant celle de R. Girard. Ce qui signifie que, contrairement à une idée répandue, la vindicte n’est pas morte et que le politiquement correct ne règne pas vraiment. Ensuite, qu’elle ne tue personne : le bashing est aussi un hommage rendu au rayonnement des auteurs et des œuvres qu’il vise. La plupart y survivent très bien. Enfin, que sa fonction est aussi de faire de la place pour de nouvelles idées. Mais pas toujours : R. Pommier, quant à lui, se contenterait bien d’un retour au bon sens et au respect de l’antérieur. C’est sans doute là ce qu’il y a de moins passionnant chez lui.



René Pommier, René Girard, un allumé qui se prend pour un phare, Kimé, 2010.

48.Posté par Luc-Laurent Salvador le 04/01/2020 20:25

@ 43 B Carpaye

Bonjour, merci pour ce commentaire très intéressant et intriguant aussi car je me demandais ce qui pourrait pousser le croyant lambda à lire l'Evangile de Judas ? En principe, hors des textes canoniques, point de salut n'est-ce pas ?
Dès lors, si j'en juge par le compte-rendu (éclairant) que vous en faites, quel intérêt autre qu'historique, peut bien présenter ce texte ?
A ce propos, vous indiquez que le gnosticisme sethien est d'origine juive et que l'Evangile de Judas est une oeuvre dirigée contre la Grande Eglise, je me demandais s'il pouvait s'agir là du commencement de la lutte presque deux fois millénaire entre la synagogue et l'Eglise ?

47.Posté par Luc-Laurent Salvador le 04/01/2020 20:06

@ 46

Ah, super, les masques tombent !
On vient taquiner à côté de la plaque (René Girard), on fait des reproches fumeux (fatigue le cerveau) et ensuite on ne supporte pas de se faire taquiner en retour.
On fait alors des attaques personnelles (quel besoin de citer Sainte Suzanne ?) sur un mode raciste ou xénophobe, au choix.
Bravo !
Je demande donc au modérateur de ce site de bien vouloir vous identifier et de garder trace de votre intervention.
Maintenant, ce que je vous propose, c'est au lieu de faire des posts anonymes, identifiez vous clairement et décidons d'un commun accord de ne plus nous adresser l'un à l'autre, comme ça nous ne risquerons pas de nous froisser de quelque manière.
Qu'en pensez-vous ?

46.Posté par Luc-Laurent Salvador le 04/01/2020 13:06 le 04/01/2020 16:41

Ne venez pas ici, vous vous faites du mal : on discute, donc on s'écoute et on réfléchit... ne vous en déplaise !




-----------------

si tu n aime pas la legendaire bonne humeur de ste suzanne ne venez pas las bas ! n y habiter pas non plus




Ne venez pas ici, vous vous faites du mal :

__________________

les metros ont l inefable maniere de vous rabaisser en douceur

45.Posté par ? c est qui reynold michel , un mauricien communiste le 04/01/2020 16:38

"Bienvenue à Sodoma", lâche, en fin de discussion, un prêtre qui confesse les fidèles dans la basilique Saint-Pierre, au Vatican. Voilà pour la mise en contexte. Dans son livre Sodoma, enquête au cœur du Vatican (Robert Laffont), l'écrivain, sociologue et journaliste Frédéric Martel soutient qu'une majorité de prélats et de prêtres sont homosexuels. Le livre, traduit dans huit langues, paraît jeudi 21 février dans vingt pays. Et il lève le voile sur les pratiques en cours dans le clergé catholique.

L'ouvrage de 630 pages est le fruit d'une longue enquête : Frédéric Martel s'est immergé au Saint-Siège une semaine par mois pendant quatre ans. Aidé de 80 collaborateurs dans trente pays, il a également eu un accès exceptionnel à de nombreuses sources haut placées dans la hiérarchie ecclésiastique. Et, selon l'auteur, "la culture du secret sur l'homosexualité majoritaire au Vatican est une clé de lecture de beaucoup de décisions ou de prises de position morales du Saint-Siège" depuis cinq décennies. Voici les principaux points qu'il développe dans son livre.
Il y a une majorité d'homosexuels dans l'Eglise et au Vatican

"Au Vatican, comme vous allez le voir, il y a beaucoup de gays : 50%, 60%, 70% ? Personne ne sait", glisse un ambassadeur en poste à Rome. Quand l'auteur de Sodoma commence à enquêter, il a déjà entendu des rumeurs à ce sujet mais ne sait pas à quel point l'homosexualité est développée au sein du clergé. Après quatre ans d'enquête, il l'assure : une majorité des prêtres le sont. "Soixante à soixante-dix pour cent des séminaristes" actuels seraient gays, estime un prêtre en formation. Un autre séminariste, Andrea, confie n'avoir "eu la confirmation" de son homosexualité "qu'une fois entré au séminaire". Il énonce une "règle" qu'il a pu vérifier : "Une grande majorité de prêtres ont découvert qu'ils étaient attirés par les garçons dans cet univers homo-érotique et strictement masculin que sont les séminaires."

D'après ce qu'attestent de nombreuses sources citées par Frédéric Martel, l'homosexualité est si "omniprésente" qu'elle est tolérée dans l'Eglise, à condition qu'elle ne soit pas publiquement affichée. Pour l'auteur, seule une minorité de prêtres resterait fidèle au vœu de célibat prononcé lors de l'ordination. Les prélats inventeraient de nouvelles formes de concubinage, entre un supérieur et son assistant par exemple. L'auteur raconte son entretien avec un cardinal, "parmi les plus hauts gradés du Saint-Siège", qui vit avec son compagnon dans un appartement du Vatican. Quand le compagnon surgit à la fin de l'échange, le cardinal, gêné, le présente à l'auteur comme le "beau-frère de sa sœur décédée".

"Avant les années 1970, l'Eglise était un refuge pour ceux discriminés au dehors, mais, depuis la libération homosexuelle, elle est devenue une prison", explique Frédéric Martel. Dans Sodoma, l'auteur soutient que le sacerdoce représentait une échappatoire pour des jeunes hommes qui craignaient alors d'assumer leur sexualité au grand jour et dans leur famille. L'Eglise leur apparaissait comme un lieu sûr pour vivre sans jugement. Renoncer au mariage pour le célibat à vie est perçu comme un "soulagement", d'après plusieurs témoignages, et la perspective d'une "vie entre garçons" bien plus attrayante. Le séminaire serait le moment du coming out, un "rite de passage", dans une intimité partagée entre jeunes hommes.

L'auteur établit d'ailleurs un lien avec la crise des vocations que traverse l'Eglise. L'homosexualité étant davantage acceptée et le mariage entre personnes de même sexe légal dans plusieurs pays, la vie sacerdotale n'apparaît aujourd'hui plus comme un "refuge" mais comme une "impasse" et n'attire donc plus, d'après Frédéric Martel.
Les ecclésiastiques les plus homophobes seraient en réalité homosexuels

Toujours selon l'auteur, les pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI ont donné lieu à ce qu'il nomme "une croisade contre les gays". Il s'appuie pour cela sur les nombreuses instructions publiées à ce sujet pendant ces décennies. Il décrit par exemple sous Benoît XVI "une armée d'homophiles et d'homosexuels qui va partir en guerre contre le mariage gay". En croisant ses sources, il a établi que l'entourage des deux papes était en majorité homosexuel.

"La réalité, c'est qu'il y a, au Vatican, une majorité de personnes homosexuelles avec du pouvoir", lui a ainsi répondu un ancien prêtre de la Curie. C'est l'une des grandes thèses avancées dans Sodoma : plus l'homophobie d'un prélat est forte, plus il est haut placé dans la hiérarchie, plus celui-ci serait en fait lui-même homosexuel.

Même si personne n'ose l'avouer publiquement dans l'Eglise, tout le monde sait qu'on ne pourra pas mettre fin aux abus sexuels des prêtres tant qu'on n'abolira pas le célibat, tant que l'homosexualité ne sera pas reconnue dans l'Eglise.Un évêque allemandinterrogé dans "Sodoma"

Frédéric Martel prend notamment l'exemple d'un des cardinaux les plus anti-gays du Mexique. Lors de l'interview à son domicile, le cardinal est fier de montrer à l'auteur sa bibliothèque où trônent, sur plusieurs rayonnages, des livres sur l'homosexualité – livres que le cardinal promet, publiquement, à l'autodafé.

Un journaliste explique que "pour protéger le secret, on doit attaquer les gays en s'affichant très homophobe sur la place publique". Selon de multiples témoignages, la relative ouverture du pape François à l'égard des homosexuels a déclenché au Vatican des réactions virulentes de la part de religieux pourtant homosexuels, de peur d'être démasqués. Une obsession anti-gays qui cache, parfois, écrit Frédéric Martel, une "double vie".
Des prélats du Vatican ont recours à des migrants prostitués

Le livre dénonce aussi l'existence de réseaux de prostitution dont bénéficieraient des locataires du Vatican. Sous le pontificat de Jean-Paul II, un cardinal, surnommé "La Mongolfiera" dans le livre, avait recours à des intermédiaires qui constituaient pour eux un réseau de prostitués étrangers. L'auteur utilise des comptes-rendus de la police italienne pour avancer : "On recrute dans toutes les directions, notamment des migrants qui ont besoin d'un permis de séjour."

Ce réseau de prostitution prend fin sous le pontificat de Benoît XVI, mais certains prélats sont accusés d'avoir toujours recours à des migrants prostitués à Rome. Près de 60 d'entre eux ont été interviewés dans le cadre de cette enquête. Plusieurs expliquent que les prêtres sont leurs clients les plus fidèles et les plus discrets. "Ils nous envoient juste un SMS !" assure l'un d'eux. "Je suis parti trois jours avec un religieux. Il a tout payé. Normal", témoigne un autre.
L'épidémie de sida aurait fait des "ravages" parmi les prêtres homosexuels

Frédéric Martel mentionne plusieurs cas de prélats morts des suites du sida, qui a, selon lui, fait "des ravages dans l'épiscopat italien dans les années 1980-1990". C'est une autre révélation du livre, établie après plusieurs entretiens auprès du personnel soignant dans différentes cliniques romaines. Les prêtres seraient "l'une des catégories sociales les plus à risque" face à l'épidémie de sida, affirme Massimo Giuliani, un professeur spécialiste des infections sexuellement transmissibles qui exerce dans une clinique renommée en Italie. Il poursuit : "Nous avons vu venir ici beaucoup de prêtres, beaucoup de séminaristes séropositifs. (…) Nous pensons que le problème du sida existe très fortement dans l'Eglise." Vivant dans le déni, les prêtres homosexuels sexuellement actifs sont peu enclins à se faire dépister et à se protéger.
Le secret autour de l'homosexualité explique, en partie, la couverture des abus sexuels

Sodoma décrit un système qui perpétue une solide culture du secret, qui aurait permis de couvrir des scandales d'abus sexuels et de laisser des prédateurs agir pendant plusieurs années. Selon Frédéric Martel, des "prêtres ont couvert les abus par peur que leur homosexualité puisse être révélée" en cas d'enquête.

La culture du secret aurait été alimentée par les prises de position violemment anti-homosexuels de l'entourage de Jean-Paul II et Benoît XVI. Un théologien cité dans le livre accuse directement Benoît XVI : "Il n'a jamais vraiment fait la différence sur le plan théologique entre des relations sexuelles entre adultes, librement consenties, et les abus sexuels sur mineurs de moins de 15 ans." Le livre liste plusieurs exemples de prélats plus enclins à dénoncer la progression des droits des homosexuels qu'à sanctionner les pédophiles identifiés dans leurs rangs.

Au Mexique, Frédéric Martel et ses collaborateurs sont partis, par exemple, sur les traces de Marcial Maciel, influent prêtre accusé d'avoir abusé sexuellement de "plus de deux cents victimes". Il a été pardonné à plusieurs reprises par les papes Paul VI et Jean-Paul II. L'entourage des papes avait pourtant été alerté à plusieurs reprises. Toujours selon l'auteur, les cardinaux au courant vivaient dans "le mensonge sexuel" et auraient choisi de ne pas l'excommunier.

L'ex-cardinal américain Theodore McCarrick aurait été, lui aussi, couvert par plusieurs évêques et cardinaux. L'entourage du pape François assure avoir d'abord eu connaissance de "relations homosexuelles" de McCarrick avec de "jeunes séminaristes" et l'avoir "immédiatement sanctionné" quand des abus sexuels sur mineurs ont été établis.

La dissimulation de la pédocriminalité par les hauts membres du clergé réunit, en ce moment à Rome, 190 dirigeants de l'Eglise catholique. Venus du monde entier, ils ont été convoqués par le pape François pour proposer, d'ici dimanche, des "mesures concrètes" contre les agressions sexuelles sur mineurs perpétrées par des hommes d'Eglise.
A lire aussi

Vatican : le pape François lève le secret pontifical dans le cas d'abus sexuels
VIDEO. Procès Barbarin en appel : "Ce qui m'intéresse, c'est que demain, des gamins ne vivent pas ce que nous, on a vécu", confie une victime
De passage au Japon, le pape François dénonce l'utilisation de l'arme nucléaire
Intempéries dans le Sud-Est, réforme des retraites, grève du 5 décembre, rapport sur Amazon, le pape critique le nucléaire... Les informés du 24 novembre
franceinfo junior. À quoi ça sert un pape ?


44.Posté par Luc-Laurent Salvador le 04/01/2020 13:06

@ 42 a(lors là j'en suis) baba

René Girard ? Je n'en ai pas parlé ici ! Si vous êtes encore à digérer mes précédents posts c'est que vous avez en effet le cerveau fatigable. Ne venez pas ici, vous vous faites du mal : on discute, donc on s'écoute et on réfléchit... ne vous en déplaise !

43.Posté par B carpaye... le 04/01/2020 07:36

L’Évangile de Judas a fait couler beaucoup d’encre. Voir notre présentation page précédente. Une traduction du texte vient de paraître, complétée par d’autres textes qui se trouvaient sur le même papyrus (dénommé désormais « Tchacos », du nom de son propriétaire). Voici deux lectures critiques.

L' Évangile de Judas
Traduction intégrale et commentaires des professeurs R. Kasser, M. Meyer, G. Würst avec la collaboration de F. Gaudard. Traduction française par D. Bismuth.
Paris, Flammarion, 2006, 224 p.

La parution de la traduction anglaise de l’Évangile de Judas
au printemps dernier a fait l’objet d’une bombe savamment orchestrée par « The National Geographic Society ». En voici la version française.

Cet ouvrage contient une traduction annotée de l’Évangile de Judas
accompagnée de quatre exposés synthétiques : R. Kasser raconte l’histoire du codex Tchacos, qui a circulé sous le manteau pendant plus de vingt ans, subissant, au cours de ses errances, de multiples déprédations ; B. D. Ehrman présente la vision du christianisme véhiculée par ce nouvel évangile apocryphe ; puis G. Wurst discute de l’identification de l’Évangile de Judas : celui du codex Tchacos est-il bien l’évangile mentionné par Irénée de Lyon vers 180 ? Enfin, M. Meyer discute de la théologie de ce texte.

Ces contributions, qui font parfois double emploi et n’évitent pas toujours le sensationnalisme, sont les bienvenues, car l’Évangile de Judas
n’est pas un texte facile à interpréter : certains développements sont techniques et les passages ambigus ou peu clairs ne sont pas rares, comme le montrent les notes à la traduction. Au terme de ces exposés, l’Évangile de Judas apparaît comme un écrit produit par des gnostiques avant 180 (vers 150, vraisemblablement). Il provient d’une communauté gnostique valorisant la figure de Seth, le troisième fils d’Adam. Vu sa date ancienne, il apporte des éléments importants pour l’étude de la gnose.

On peut regretter que les auteurs de ces contributions ne se soient pas exprimés plus explicitement sur les questions qui agitent les medias : cet évangile apporte-t-il de nouveaux éléments sur Jésus et son temps ? L’auteur de ce texte connaissait-il les évangiles canoniques ? Quel but poursuivait-il en rédigeant cet évangile ? Certes, des bribes de réponse apparaissent au fil du livre, mais elles ne sont pas suffisamment mises en valeur – peut-être parce qu’elles sont trop évidentes pour les savants qui ont rédigé cet ouvrage, peut-être aussi parce qu’elles sont peu exploitables médiatiquement.

Sommairement dit, l’Évangile de Judas est une œuvre polémique dirigée contre la Grande Église : s’il fait jouer à Judas le beau rôle, c’est pour mieux critiquer et condamner les apôtres dont ses adversaires se réclament. Il n’apporte aucun élément utile à la reconstitution du Jésus historique, ou à l’étude du personnage de Judas. Son auteur n’a pas connaissance de traditions particulièrement vénérables ou originales sur eux, et connaît très vraisemblablement une partie du Nouveau Testament – il fait allusion au remplacement de Judas (Ac 1, 15-26) et la fin du récit renvoie aux évangiles canoniques.

Avant ces contributions figure la traduction française de l’évangile. Elle présente d’étranges différences par rapport au texte original anglais ; ainsi, au début du texte, « sa transgression » au lieu de « leur transgression » surprend ; dans la note 1 de la page 20, la traduction de hrot par « fantôme » est présentée comme « tout aussi vraisemblable, sinon davantage », alors que l’édition anglaise la donne comme « beaucoup moins probable » (much less likely)... Il se pourrait que la traduction française du volume américain ait été faite trop rapidement ! Les lecteurs sachant l’anglais auront donc tout intérêt à se référer à l’édition originale de cet ouvrage, plus fiable, et ceux qui ne le savent pas devront utiliser avec précaution cette traduction, que les auteurs n’ont probablement pas eu le temps de relire attentivement.

© Rémi Gounelle
professeur d'histoire ancienne à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg, Université Marc Bloch
Paru dans la revue Cahiers Évangile n° 137, p. 127-128

_____________________

[…]
Outre l'Évangile de Judas, le codex contient deux documents déjà connus par les publications de Nag Hammadi, à savoir une lettre de Pierre à Philippe et une version de l'Apocalypse de Jacques. S'y ajoute un texte jusque là inconnu, le Livre d'Allogène (ou Étranger).

[…] Révélation, tel est bien le mot essentiel, une révélation pour initiés dans laquelle le récit de l'arrestation de Jésus ne tient que quelques lignes, en finale. Sur quoi portent donc ces discours secrets de Jésus ? Les nombreuses lacunes du texte, soigneusement notés par les traducteurs, ne rendent pas la lecture aisée. Jésus commence par instruire « des mystères au delà du monde et de ce qui aurait lieu à la fin. » (p. 33 de cette édition) Ce qui vient en premier, c'est la critique de « l'action de grâces au dessus du pain », telle que la pratiquent les disciples. Seul Judas, et non Pierre, est capable de dire qui est Jésus : « Tu es issu du Royaume immortel de Barbèlô »(p. 35). Il s'agit d'un des êtres divins primordiaux dans le monde du Royaume parfait du Dieu inconnaissable. Jésus vient donc de ce monde. À Judas, porteur de la révélation secrète, Jésus prédit son rejet par les autres disciples et son exaltation future. Ce thème sera développé par la suite (p. 46).

Une vision des sacrifices accomplis au Temple donne lieu à l'interprétation suivante : les prêtres indignes, ministres de l'égarement, représentent les chefs de la communauté chrétienne, coupables de provoquer la mort de leurs fidèles.

Suivent des développements très compliqués sur la cosmologie avec les 12 luminaires de chacun des 6 éons, ce qui donne un total de 72. Mieux encore, chacun comporte 5 firmaments, d'où le total de 360, soit le nombre de jours d'une année solaire. Les spéculations sur la création de l'homme ne sont pas moins compliquées. Il faut les
éclairer par des textes du gnosticisme « séthien ». Troisième enfant d'Adam et Ève, Seth représente en effet la génération incorruptible, à qui seule est promise l'immortalité (p. 43). En finale, Jésus indique à Judas sa mission : « Tu sacrifieras l'homme qui me sert d'enveloppe terrestre » (p. 56) et il lui promet son exaltation céleste : « l'étoile qui est en tête de leur cortège est ton étoile. »(p. 57)

La finale nous laisse perplexes par sa brièveté. Les grands prêtres s'approchèrent de Judas et lui demandèrent ; « Que fais-tu ici, toi, le disciple de Jésus ? Judas leur donna la réponse qu'ils souhaitaient. Et il reçut de l'argent et il leur livra. » Suit, en finale, le titre : L'Évangile de Judas. (p. 58)

La question principale concerne le milieu d'origine du texte et sa date de composition en grec, d'où dérive la traduction copte. Irénée connaissait un Évangile de Judas qu'il rattachait à la secte des Caïnites et qu'il caractérisait par l'exaltation des adversaires du dieu de l'Ancien Testament ( Adversus Haereses I,31,1). Certes Caïn n'apparaît pas dans les parties conservées de notre texte. Il n'en joue pas moins un rôle important dans des textes apparentés, aussi l'indication d'Irénée est-elle recevable, ce qui permet de situer l'Evangile de Judas aux origines du gnosticisme séthien, vers le milieu du 2e siècle (G. Wurst).

Selon les éditeurs, dans la variété des mouvements considérés comme gnostiques, le gnosticisme séthien est d'origine juive et influencé par des spéculations platoniciennes. Cette gnose aurait été légèrement christianisée. Dans l'un des traités de cette mouvance, le Livre de l'Allogène, « Jésus est Seth l'Étranger incarné en sauveur chrétien » (M. Meyer, p.183). Pas d'autre salut que par la connaissance. Jésus révèle à Judas le mystère de son être : il est l'étoile en tête des autres. Pas de rédemption au sens chrétien ; Judas en provoquant la mort de Jésus l'aide à échapper à la pesanteur de son corps pour rejoindre le monde d'en haut. Avec M.D. Ehrmann, on peut dire que, dans le gnosticisme, « le christianisme est mis sens dessus dessous ».

L'Évangile de Judas a été écrit pour une réhabilitation de celui qui est considéré comme l'initié par excellence, à l'encontre des autres disciples qui sont au service du dieu inférieur de l'Ancien Testament, présenté avec une face hideuse et dénommé Nebrô, ce qui veut dire Apostatès ou encore Ialdabaôth (p. 51). Si cet évangile ne peut en rien nous instruire sur le drame de la Passion, il contribue à notre connaissance du gnosticisme, dont les Pères de l'Église ont stigmatisé les doctrines.

© Édouard Cothenet
ancien professeur d'Écriture sainte à l'Institut catholique de Paris
texte à paraître dans la revue Esprit et Vie (extraits)

42.Posté par baba le 04/01/2020 07:32

salvador et rene girard c est mieux peut être arrête de nous fatiguer le cerveau




C’est la confusion de notre esprit qui nous pousse à choisir un guide politique ou spirituel.


C’est la confusion de notre esprit qui nous pousse à choisir un guide politique ou spirituel. Et pour cette raison, la confusion n’est pas moindre chez la personne élue que chez nous-même. Nous voulons être flattés et consolés. Nous demandons à être encouragés et récompensés. C’est pourquoi nous choisissons pour instructeur celui qui nous donne ce que nous désirons. Nous ne cherchons jamais la vérité, parce qu’au fond, nous sommes assoiffés de reconnaissance et d’impressions. En nous offrant un maître, nous rendons un immense service à notre moi et à sa tendance à l’auto-glorification, car ce moi se noierait dans la peur et la confusion s’il prenait conscience de sa vanité. Quelqu’un de l’extérieur, aussi éminent fût-il, peut-il faire quoi que ce soit pour que l’on devienne intérieurement un autre ?

41.Posté par baba le 04/01/2020 07:20

Jiddu Krishnamurti (1895-1986) naquit en Inde et fut pris en charge à l’âge de treize ans par la Société théosophique, qui voyait en lui « l’Instructeur du monde » dont elle avait proclamé la venue. Très vite Krishnamurti apparut comme un penseur de grande envergure, intransigeant et inclassable, dont les causeries et les écrits ne relevaient d’aucune religion spécifique, n’appartenaient ni à l’Orient ni à l’Occident, mais s’adressaient au monde entier. Répudiant avec fermeté cette image messianique, il prononça à grand fracas en 1929 la dissolution de la vaste organisation nantie qui s’était constituée autour de sa personne ; il déclara alors que la vérité était « un pays sans chemin », dont l’accès ne passait par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établie.

Tout le reste de sa vie, Krishnamurti rejeta obstinément le statut de gourou que certains voulaient lui faire endosser. Il ne cessa d’attirer un large public dans le monde entier, mais sans revendiquer la moindre autorité ni accepter aucun disciple, s’adressant toujours à ses auditeurs de personne à personne. A la base de son enseignement était la conviction que les mutations fondamentales de la société ne peuvent aboutir qu’au prix d’une transformation de la conscience individuelle. L’accent était mis sans relâche sur la nécessité de la connaissance de soi, et sur la compréhension des influences limitatives et séparatrices du conditionnement religieux et nationaliste. Krishnamurti insista toujours sur l’impérative nécessité de cette ouverture, de ce « vaste espace dans le cerveau où est une énergie inimaginable ». C’était là semble-t-il, la source de sa propre créativité, et aussi la clé de son impact charismatique sur un public des plus variés.

Krishnamurti poursuivit ses causeries dans le monde entier jusqu’à sa mort à l’âge de quatre-vingt-onze ans. Ses entretiens et dialogues, son journal et ses lettres ont été rassemblés en plus de soixante volumes.

Voir aussi la biographie détaillée


------------------

L’essence de l’enseignement de Krishnamurti est contenu dans sa déclaration de 1929 où il dit « la Vérité est un pays sans chemin ».

Aucune organisation, aucune foi, nul dogme, prêtre ou rituel, nulle connaissance philosophique ou technique de psychologie ne peuvent y conduire l’homme. Il lui faut la trouver dans le miroir de la relation, par la compréhension du contenu de son propre esprit, par l’observation et non par l’analyse intellectuelle ou la dissection introspective. L’homme s’est construit des images religieuses, politiques ou personnelles, lui procurant un sentiment de sécurité. Celles-ci se manifestent en symboles, idées et croyances. Le fardeau qu’elles constituent domine la pensée de l’homme, ses relations et sa vie quotidienne. Ce sont là les causes de nos difficultés, car, dans chaque relation, elles séparent l’homme de l’homme. Sa perception de la vie est façonnée par les concepts préétablis dans son esprit. Le contenu de sa conscience est cette conscience. Ce contenu est commun à toute l’humanité. L’individualité est le nom, la forme et la culture superficielle que l’homme acquiert au contact de son environnement. La nature unique de l’individu ne réside pas dans cet aspect superficiel, mais dans une liberté totale à l’égard du contenu de la conscience.

La liberté n’est pas une réaction ; la liberté n’est pas le choix. C’est la vanité de l’homme qui le pousse à se croire libre par le choix dont il dispose. La liberté est pure observation, sans orientation, sans crainte ni menace de punition, sans récompense. La liberté n’a pas de motif ; la liberté ne se trouve pas au terme de l’évolution de l’homme mais réside dans le premier pas de son existence. C’est dans l’observation que l’on commence à découvrir le manque de liberté. La liberté se trouve dans une attention vigilante et sans choix au cours de notre existence quotidienne.

La pensée est temps. La pensée est née de l’expérience, du savoir, inséparables du temps. Le temps est l’ennemi psychologique de l’homme. Notre action est basée sur le savoir et donc sur le temps, ainsi l’homme se trouve toujours esclave du passé.

Quand l’homme percevra le mouvement de sa propre conscience il verra la division entre le penseur et la pensée, l’observateur et l’observé, l’expérimentateur et l’expérience. Il découvrira que cette division est une illusion. Alors seulement apparaît la pure observation qui est vision directe, sans aucune ombre provenant du passé. Cette vision pénétrante, hors du temps, produit dans l’esprit un changement profond et radical.

La négation totale est l’essence de l’affirmation. Quand il y a négation de tout ce qui n’est pas amour - le désir, le plaisir - alors l’amour est, avec sa compassion et son intelligence.

.



40.Posté par Luc-Laurent Salvador le 03/01/2020 07:43

@ 31

A mon avis, cessez de marteler CROYANCE car vous n'avez pas d'alternative à la croyance. Tout ce que vous prétendez savoir n'est jamais que ce que vous CROYEZ être un savoir-qui-ne-serait-pas-de-la-croyance. Vous ne pouvez pas échapper à la croyance. La seule question est donc "que croire ?"

PS: j'ai lu le traité d'athéologie quand il est sorti. Quelle déception ! Sans conteste le plus mauvais livre d'Onfray.

39.Posté par JORI le 29/12/2019 20:00

38.Posté par Jean Le Monstre le 29/12/2019 08:26
"La bibliographie n'a jamais été une preuve de quoi que ce soit, même pas d'avoir lu ces livres", du coup, comment connaissez vous si bien macron?. C'est votre voisin, votre ami avec qui vous discutez constamment?.

38.Posté par Jean Le Monstre le 29/12/2019 08:26

35.Posté par A mon avis le 26/12/2019 20:31

La bibliographie n'a jamais été une preuve de quoi que ce soit, même pas d'avoir lu ces livres.
Ecrire un "Requiem athée" (que j'ai lu !) à l'occasion du décès de sa compagne montre, plutôt qu'un matérialisme pur et simple, une croyance plus ou moins claire, ou un espoir qu'elle l'entende !

37.Posté par IXE le 27/12/2019 19:26

36.Posté par LA REUNIONNAISE le 27/12/2019 15:59

Merci
La clé vibratoire (ainsi, le monde actuel est la matérialisation de nos intentions passées. Nous pouvons le changer en ne se focalisant que sur le positif. C'est bien çà ? )

Et ces entités distinctes de l'égrégore, qui viennent quelques fois réaliser la demande en la confirmant par l'esprit, qui sont-elles ?

36.Posté par LA REUNIONNAISE le 27/12/2019 15:59 (depuis mobile)

@9 IXE Parce que la puissance est dans la vibration du verbe, de la pensée, de l'intention.

35.Posté par A mon avis le 26/12/2019 20:31

@ 32.Posté par Jean Le Monstre :
Le "traité d'athéologie" de Onfray comporte plus de 30 pages de bibliographie !

Ses arguments ne manquent donc pas de références !

34.Posté par Thierrymassicot le 26/12/2019 20:10

Allez allez!! On se calme...Les grenouilles et les bouffeurs de curés...Procurez-vous l'excellent ouvrage du non moins excellent Emmanuel Carrère si ce n'est déjà fait, "Le Royaume" sorti en poche depuis 2016 date ou je l'ai acheté a feu Agora du Port..... Ci-dessous le 4 ème de couv:

" A un moment de ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans. C'est passé.
Affaire classé, alors? Il faut qu'elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j'aie
éprouvé le besoin d'y revenir. Ces chemins du Nouveau Testament que j'ai autrefois parcourus
en croyant, je les parcours aujourd'hui: -en romancier? en historien? Disons en enquêteur."

Et pendant que je recopie ce quatrième de couverture, je subie la huitième plaie pas d'Egypte mais de la Run : Les stikmous....Aux secourrrrrrs!!! Arrrrrrggggggghhhhh!!!!!!

33.Posté par Thierrymassicot le 26/12/2019 19:49

1.Posté par Choupette le 23/12/2019 16:36

Ton manque de culture, n'est pas à exposer au regard de tous...Tu ne connais pas Michel Onfray, ben le dit pas, tu passes pour une gourde....Mais je pense que tu sais très bien qui est Onfray, et pour le coup c'est pire : Une gourde pas grave, une grenouille de bénitier, (apprécie ou pas la métaphore) est l'embouchure du fleuve de la bêtise qui a grossi de tous ses affluents d'obscurantisme.

32.Posté par Jean Le Monstre le 26/12/2019 13:32

Je répète qu'Onfray a des argiuments de comptoir après avoir bien bu, dans son athéologie, qui n'arrive pas à la cheville de Reynolds Michel, bien que je ne sois pas d'accord sur tous les points.
C'est une des manières de faire sa publicité pour Onfray, de nier la découverte des autres depuis l'Antiquité. Il espère en méprisant la réputation des autres et en s'affirmant le meilleur philosophe du XXI° siècle être célèbre.

31.Posté par A mon avis le 26/12/2019 12:44

@ 30.Posté par Pamphétaire
Avant de raconter n'importe quoi, avec vos liens vers de sites douteux, lisez M Onfray, notamment son 'Traité d'athéologie" où ses arguments sont documentés et justifiés par des références sérieuses.

S'il existe tant de controverses sur l'existence de Jésus et sur les écrits du nouveau testament, c'est bien qu'il y a une absence flagrante de preuves historiques et archéologiques indiscutables !

La religion catholique est fondée sur un série de légendes et de mensonges dont le plus célèbre est le Donatio Constantini (ou acte de donation de Constantin) !

La religion c'est avant tout une CROYANCE !
On peut bien croire à toutes sortes de légendes !

Les enfants croient bien au père Noël ! ... Jusqu'à ce que leur esprit s'éclaire !

Pour les adultes, c'est plus difficile de sortir de l'obscurantisme ! ...

30.Posté par Pamphétaire le 26/12/2019 02:10

Multiples fake news de Michel Onfray sur Antenne Réunion /...

29.Posté par IXE le 25/12/2019 22:27

28.Posté par Jean Le Monstre le 25/12/2019 20:00

Vous devez bien me connaître pour oser une telle affirmation...(attristé).

J'ai dit qu'il fallait expérimenter, pour comprendre ce que je décris en proposant quelques pistes, c'est à dire tout le contraire de ce que vous affirmez avec agacement. Comme si je disais qu'il faut goûter à un plat, au lieu de le décrire.

Bon...je raccroche sur ce sujet. Je n'ai plus envie d'en parler.

28.Posté par Jean Le Monstre le 25/12/2019 20:00

27.Posté par IXE le 25/12/2019 15:28

"Je n'en dirai pas davantage, il faut le vivre pour voir la réalité et comprendre"
=
Vous n'êtes pas capables de comprendre, moi seul suis capable,
J'ai la révélation !

Tous les illuminés le disent.

27.Posté par IXE le 25/12/2019 15:28

26.Posté par JORI le 25/12/2019 12:12

Jori,

Dans "intégrisme" nous avons une intégrité. Des êtres perturbés ont ajouté du fanatisme, l'aveuglement souvent criminel. Si l'autre monde, celui dit spirituel, existait vraiment, pensez-vous que ceux qui y vivent sont soumis au "modernisme" du-nôtre ? Peu de choses changent de l'autre côté, sinon leur fréquente surprise/joie de voir l'un des-nôtres passer "des ténèbres à la Lumière". Ce n'est qu'ainsi que nous les rassurons sur notre aptitude à l'autogestion. Ce n'est pas gagné...

Comment expliquer le miracle de l'illumination et de l'ascension, de l'accès définitif à une nouvelle dimension, spirituelle, qui rapproche et unit le divin à l'humain, qui fait germer le divin dans l'humain ?

Par la théorie des ensembles ? Imaginez des sous-ensembles distincts (en apparence). Puis visualisez des intersections entre ces cercles qui sont les points communs: le lien, l'affinitaire. Pensez chaque humain comme un cercle, que chacun d'entre-nous pourrait avoir comme intersection une partie de la dimension spirituelle appelée "le divin". Bien que séparées, que chacune de ces intersections soient en fait unies par un lien invisible qui permet le partage, la transmission, entre l'entité globale et ses sous-ensembles...

Par la lumière, qui est dualité ? Le prix de Nobel français, Louis de Broglie, avait proposé dans sa thèse passée en 1923 que, comme la lumière, les atomes peuvent se conduire comme une onde ou comme un corpuscule (les grains de lumière appelés photons): soumis à la pression d'un bombardement, ils s'unissent pour franchir l'obstacle (le Cnrs l'a démontré). Selon les circonstances, la lumière peut onduler (briller) ou agir directement sur la matière et même devenir matière: n'est-ce pas ce que nous faisons, lorsque nous tendons vers le ciel et la justice ou au contraire vers la matière, vers le matérialisme égoïste ?
Lorsque les photons sont seuls, ils sont souvent désordonnés. Mais en présence de notre Adn, ils se structurent. Même notre Adn émet des biophotons, la lumière de la vie qui guérit les cellules blessées. Jésus ne dit-il pas qu'Il est la Lumière de la Vie, qu'Il unit en Lui tous les siens ? Cette lumière n'a pas de religion car, bien qu'accomplissant les Écritures, le Christ nous appelle à vivre selon L'Esprit d'Amour, de Justice, de miséricorde. Ces valeurs sont-elles spécifiques à cet enseignement ?...La Lumière EST, comme la rose existe dans toute sa beauté sans se demander si on la regarde (oui Zarin, j'ai bossé le sujet).


Avoir foi signifie "adhérer", au sens du contact fusionnel qui unit.
Ainsi, lorsque des Écrits sacrés anciens évoquent une Lumière inaccessible au profane, qui peut être en nous et hors de nous, je pense à ces sous-ensembles reliés à une source de Lumière, à notre capacité à être " lumineux" (la lumière intérieure) ou ténébreux. Il existe donc une lumière de ténèbre, qui assombrit la conscience.

J'ai simplifié au maximum ma réponse, la Véritable Lumière ne pouvant être décrite avec ces quelques mots, Elle ne peut être décrite, tout simplement. Des soufis ont aussi pu former leur corps de lumière et rejoindre la Mer universelle... Et dedans, une immense boule de lumière parcourue de colossales vagues d'énergie dorée...on y est... Ce n'est donc pas une question d'intégrisme mais d'intégrité (agir avec discernement).

Je n'en dirai pas davantage, il faut le vivre pour voir la réalité et comprendre.

26.Posté par JORI le 25/12/2019 12:12 (depuis mobile)

24. Ixe. Dès que je lis "véritable lumière", cela laisse supposer qu''il y en a des fausses. Pourquoi les autres. Seriez vous un intégriste de votre religion ?.

25.Posté par IXE le 24/12/2019 22:51

22.Posté par Jean Le Monstre le 24/12/2019 20:00

Un bon Noël à vous ! (Et je me tais...lol)

24.Posté par IXE le 24/12/2019 22:50

21.Posté par JORI le 24/12/2019 18:47

Et afin de ne pas faire durer le quiproquo, vous avez sous-entendu sans préciser le sens de votre compréhension. Je n'ai pu m'empêcher de vous taquiner

Pour vous répondre, il m'est évident que ce sont les ténèbres qui révèlent la Lumière. Certaines personnes ont besoin de laisser des plumes dans "le côté obscur de la force", pour se rendre compte que le deal était faussé d'avance. Quelques fois, elles n'en reviennent pas...
Le Christ (la Véritable Lumière) est incomparable.

23.Posté par IXE le 24/12/2019 20:35

21.Posté par JORI le 24/12/2019 18:47

C'est une réalité.

22.Posté par Jean Le Monstre le 24/12/2019 20:00

Bon Noël à tous !

21.Posté par JORI le 24/12/2019 18:47 (depuis mobile)

20. Ixe. Vous ne faites pas la même place pour satan que jésus, est-ce une fausse impression ou une réalité ?.

20.Posté par IXE le 24/12/2019 17:54

18.Posté par JORI le 24/12/2019 14:22

Jori,

Post 10 pose l'existence de l'adversaire, donc celle du divin Suprême... Je n'ai pas répondu car sa proposition contenait déjà cette réponse

A Sumer, le Satam (avec un "m") était l'administrateur, en l'occurence Enlil, le prince de la puissance de l'air (voir sens dans les Évangiles). Les faux dieux.
Les écrits ultérieurs (doux euphémisme) s'en sont souvenus, faisant perdre une jambe à la lettre "m" (sens caché).
Le satam amputé qui suivi représente l'adversaire de tout ce qui illumine la conscience, de ce qui tend à nous rapprocher de la Source du bien et de la vie. C'est la raison pour laquelle il est ténèbre, malédiction et meurtrier. (Si je vous dis que sa descendance par caïn est aussi vampire (accès refusé au sang du Graal qui donne la Vie, j'aurai l'inquisition sur le dos...enfin non, ils savent qui jesuis). Ceci pour l'interprétation (très raccourcie) de l'Histoire.

Mais nous avons souvent en nous un adversaire qui nous incite aux mensonges, vols, meutres, dissimulations: diviser pour mieux régner VS servir pour rassembler, unir.

L'adversaire fait donc, à la fois, partie de la mythologie, de l'Histoire et...de nous.

19.Posté par IXE le 24/12/2019 17:37

17.Posté par Zarin le 24/12/2019 14:06

Je vais le trouver. Merci

18.Posté par JORI le 24/12/2019 14:22

9.Posté par IXE le 23/12/2019 23:06
Tout comme l'évoque post 10, et à suivre votre raisonnement, satan fait il partie de l'Histoire ou de la mythologie?.

17.Posté par Zarin le 24/12/2019 14:06

La Vie des Maîtres ?

Baird Thomas Spalding

16.Posté par A mon avis le 24/12/2019 13:01

En 325, Concile de Nicée :

« Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles. Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père. Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non fait, consubstantiel au Père ; par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre. Qui, pour nous autres hommes et pour notre salut, est descendu des cieux, s’est incarné et s’est fait homme ; a souffert et est mort crucifié sur une croix, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et viendra juger les vivants et les morts. Et au Saint-Esprit. »


Les théologiens ont décidé de ce qu'il faut croire !

Ils ne se sont pas embarrassés de preuves historiques !

15.Posté par Apax le 24/12/2019 11:59

M. Onfray, en bon matérialiste, à l'instar de Thomas, veut toucher les plaies du Christ car il est persuadé que le christianisme meurt sans la matérialité du Christ. C'est aller un peu vite en besogne et laissé accroire que les modalités de jugement de la croyance( la foi et la mauvaise foi) sont identiques à celles de la logique (vrai-faux). A tout le moins peut-on rétorquer que la valeur et l'influence d'une oeuvre, en l'occurrence le nouveau testament, ne dépend en rien de l'identité ou de la matérialité du Christ. plus d'un milliard d'individus, "croient" précisément parce que c'est absurde [credo quia absurdum].
A son questionnement, je répondrais par un autre, celui de E. Renan qui lui coûta hélas son poste au collège de France : Jésus un homme incomparable ? Mais encore faut-il en passer par le mythe. Et là tout se déploie dans une intelligibilité passionnante pour toute personne curieuse. Jésus surnommé Ichtus (Poisson), inaugure l'ère des Poissons et Jonas, prophète de malheur, avalé comme chacun sait par une Baleine et dont l'emblème posé sur les portes des premiers adeptes représentait précisément les Poissons du zodiaque signifiait "Par ce signe tu vaincras". Jésus rompt avec l'ère du Bélier (Agnus Dei), elle-même rompant avec l'ère du Taureau (Veau d'or, Baal, Minotaure, etc...). L'ère des Poissons, caractérisée par l'idée d'individu (l'homme-Dieu et le Dieu-homme), va se déployée au cours de ces deux millénaires. Et cet individu, à l'instar de la graine végétale (si le grain ne meurt) va commencer son travail par le sous-sol, et l'histoire chrétienne commence sous terre. Les catacombes, sont à la fois refuges et hypogées, en attendant que le monde en surface, laminé par les invasions barbares, transforme l'Empire de la mare-nostrum en défaite de civilisation. Il y a comme de la fermentation sourde, patiente de près d'un millénaire pour qu'enfin apparaissent les premiers cloîtres, ces catacombes en surface, et dans les terres labourées par les passages successifs des peuples barbares, les graines individus semés à tout vent, trouveront le terrain fertile aux déploiements de nouvelles cultures, de nouvelles langues à partir du Latin et enfin d'un nouvel Esprit. Le bourgeonnement correspond au premier et second moyen-âge, monde de l'indistinction, de naïveté et de superstition et rien n'est plus naïf et superstitieux qu'un enfant qui touche à tout (Léonard de Vinci, Pic de la MIrandole, etc.). l'enfant grandit et l'on passe graduellement du Sacré qui imbibe l'univers à l'unité divine. La raison enfin libéré de son carcan superstitieux, se découvre tout un univers à interroger, à classer, à ordonner et ce, bien mieux que ne firent les anciens maîtres ; mais toujours à partir de ces derniers. C'est la Renaissance qui fait tout reverdir en attendant la déhiscence de la fleur et l'apparition des premiers fruits... La pensée individuelle trouve là le terreau de sa libération pour atteindre au XIXe siècle son climax, avec les génies d'une hauteur quasi mystérieuse en musique, en littérature comme en philosophie. Mais de ces hauteurs vertigineuses, les nouvelles générations ont préféré redescendre pour chercher ailleurs le terreau d'une nouvelle culture, et en ce début du XXe siècle, c'est du composte qu'elles trouvèrent, obnubilées qu'elle furent par le nouveau, l'innovation pour elle-même et donc en rupture radicale avec leurs propres racines, créant de fait, un vide abyssal entre la fin d'une ère et l'avènement d'une nouvelle ère, faisant émerger les monstres plutoniens du mal radical, du nazisme et du stalinisme. Un siècle d'attente du passage à la nouvelle ère : l'ère du Verseau commence et les signes avant-coureurs sont enfin perceptibles par tous et comme tout commencement n'est que la négation de ce qui précède, la nature elle-même se charge de remettre les compteurs à zéro. Il serait temps de passer à la nouvelle ère...

14.Posté par JORI le 24/12/2019 11:31 (depuis mobile)

13. Jlm. "on nie ce que l'on n'aime pas"!. C'est ce que vous faites avec ce gouvernement !.

13.Posté par Jean Le Monstre le 24/12/2019 10:39

Excellent !
Quant à Michel Onfray, il n'a rien compris au domaine de la croyance et sa réflexion sur Jésus qui n'aurait pas existé ne m'étonne pas. On nie ce qu'on n'aime pas.
Serait-ce parce que dans son enfance il a subi des sévices intellectuels de la part de religieux ?
En tout cas son "Athéologie" est du niveau des "discussions" de comptoir après qu'on a bien bu..C'est un domaine où il ne comprend rien.

12.Posté par JANUS le 24/12/2019 07:35

@4 et à @7

Dans les textes anciens, Jésus était nommé "le naziréen" qui désignait la personne consacrée à DIEU ...

Un moine copiste a transformé "naziréen" en "nazaréen" faisant ainsi naître JESUS à NAZARETH ... Ce qui est une aberration historique et géographique ...

Quand à la renommée de JESUS à son époque, et son apparition dans des textes romains ou grecs, elles sont quasi inexistantes ...
Tout le monde à cette époque parlait de SIMON dit "le magicien" qui faisait des "miracles" pendant tous ses déplacements ...

Il est dommage que l'Eglise catholique n'ait retenu que 4 évangiles (ceux qui l'arrangeaient pour créer le mythe), en ignorant les autres qui nous auraient certainement donné une vision plus claire de ce personnage qui sortait e l'ordinaire ☺☺☺

11.Posté par IXE le 24/12/2019 07:11

4.Posté par Zarin le 23/12/2019

BON JOUR !
Une belle Lumière aujourd'hui

Lorsque l'évolution oblige l'esprit à définitivement se projeter en avant, autre lieu autre temps, l'ancienne réalité subsiste-t-elle, nos proches en souffrent-ils toujours ?

Lors de cette transistion, pourquoi la brume efface-t-elle depuis C1 à C3/4 ?

10.Posté par ha ha ha ha ha le 24/12/2019 02:43 (depuis mobile)

et Satan vous vous êtes pas demandé avant ?

9.Posté par IXE le 23/12/2019 23:06

Le titre: "Jésus de Nazareth, histoire ou mythe" :
- histoire avec ou sans majuscule ?

La question est: si tout est inventé, pourquoi çà fonctionne (guérisons, miracles, vies transformées, etc.) ?
Le "potentiel humain" n'explique pas tout car d'autres groupes ont régulièrement imité, sans égaler...

8.Posté par JORI le 23/12/2019 21:57 (depuis mobile)

6. Veridik. C'est pas faux !

7.Posté par Choupette le 23/12/2019 21:43

4.Posté par Zarin

Parce que Nazareth à l'époque ce que Donald Trump nommerait "shithole".

Quand on a commencé à parler de Jésus, un des personnages a dit "Mais qu'est-ce qu'il pourrait sortir de bon de Nazareth ?". C'était un village sans importance.

6.Posté par Veridik le 23/12/2019 21:00 (depuis mobile)

Jésus a des potes qui s'appellent Jean Thomas Paul, dans un pays où les gens s'appellent Mohamed Youssouf Abdoul.
Si ça cest pas un miracle...

5.Posté par A mon avis le 23/12/2019 19:03

Vous contestez les thèses de Michel Onfray. C'est bien naturel.
Cependant, dans son "Traité d'athéologie" il avance de sérieux arguments avec de nombreuses références pour réfuter la véracité de tous les récits des "historiens" du premier siècle qui ne font que rapporter des récits oraux.
Aucune trace formelle dans des registres ou autres documents à propos de la condamnation et de la "crucifixion" -"pendaison" de Jésus.

Quant au tombeau de Jésus et sa résurrection, l'existence de la fameuse croix et d'une manière plus générale, la mise en valeur des "lieux saints" , et des légendes qui vont avec, la mère de Constantin à ,été une championne du marketing !
Aucune trace historique ou paléontologique. Et la "montée au ciel" est bien pratique pour expliquer l'absence de cadavre !

Napoléon a dit :
"L'histoire est une suite de mensonges sur lesquels on s'accorde"

le "on" des dirigeants n'est peut-être pas celui des vrais historiens !

4.Posté par Zarin le 23/12/2019 18:54

Le qualificatif « Nazareth » utilisé dans le Nouveau Testament révèle une information cruciale. En effet, des études menées par des historiens et des archéologues montrent que la ville de Nazareth ne pouvait exister, du moins telle qu’on la connaît aujourd’hui. Pourquoi alors les évangélistes insistent sur l’appartenance de Jésus à Nazareth ?

Jésus et les Esséniens – Sa véritable histoire - Esséniens - Site officiel

https://esseniens.org/non-classe/jesus-et-les-esseniens-sa-veritable-histoire/

3.Posté par Zarin le 23/12/2019 18:41

S’il y a bien une histoire méconnue de la plupart des Chrétiens, c’est l’ancrage de l’histoire de Jésus dans le courant de la tradition essénienne.

2.Posté par Lesseps le 23/12/2019 17:31

Quid du père Noël ? Du père fouettard ? Grandmer kal ?

1 2
Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
Publicité
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes