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Courrier des lecteurs

Je vous en supplie mon lieutenant, halte au feu !


- Publié le Lundi 21 Mars 2016 à 09:45 | Lu 734 fois

Je vous en supplie mon lieutenant, halte au feu !
Suite aux accords d’Evian du 18 mars 1962, il a été décrété que le 19 mars serait le jour de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie. Oups ! Selon notre Président encore en fonction, cette première commémoration (l’an passé, il y avait renoncé pour cause de polémique évidente, élections départementales obligent) a pour objet de rassembler les pays et peuples concernés en la mémoire des victimes civiles et militaires de ce chaos politique et militaire.

Doux rêve ! C’est faire fi des conséquences immédiates des répercutions malheureuses de cette annonce . Il faut tout de même avoir en mémoire que les témoins, Harkis et Pieds-Noirs sont encore de ce monde et n’oublieront jamais les milliers de Pieds-Noirs et les 8000 harkis tués après ces accords. Et puis, le temps n’effacera rien…Le spectre de la Guerre d’Algérie dite " sans nom" ne cessera d’agiter les passions.

Les malheureux inventeurs de cette commémoration occultent et insultent leur mémoire. N’oublions que la France alors avait militairement gagné cette guerre enfin reconnue comme telle. Quel gâchis !

Je suis toujours très ému à l’évocation de ces douloureuses épreuves endurées par ces français voulant simplement…rester français. Systématiquement me reviennent en mémoire et me hantent, ces paroles :  "Je vous en supplie mon lieutenant, halte au feu". Pour rappel , 22 mars, des activistes partisans de l’Algérie française prennent le contrôle de Bab El Oued à Alger alors qu’une manifestation pacifique de civils non armés se tient dans la même quartier.

Dans ce chaos, dans une évidente impuissance militaire, car les jeunes soldats sont des appelés du contingent et leur lieutenant sans expérience de la guérilla urbaine, ça tire tout azimut. Résultat du carnage :50 morts civils innocents morts à cause du non discernement du commandement militaire.
 
Je n’oublierai jamais.

Alain NIVET
Bellepierre




1.Posté par kld le 21/03/2016 14:12

les guerres coloniales , des guerres perdues d'avance , RIP aux victimes , à toutes les victimes de l'aveuglement colonialiste .

2.Posté par " Vieux Créole " le 21/03/2016 16:11

MONSIEUR NIVET , il y a eu des souffrances ,des horreurs ,dans les deux camps qui se sont affrontés de 1954 à 1962 ...
Les Allemands et les Français se sont affrontés avec violence et haine en 1870 ,en 1914-18 ,en 1939-45...Ce sont aujourd'hui deux peuples réconciliés!!! POURQUOI PAS LA RÉCONCILIATION FRANCO-ALGÉRIENNE AUTHENTIQUE ? UNE FOIS POUR TOUTES ??
A QUOI BON RESSASSER DE VIEI LLES RANCŒURS APRÈS PLUS D'UN DEMI-SIECLE ???

3.Posté par kld le 21/03/2016 17:57

merci "Vieux créoles" , il faut avancer , ressasser les memes rancoeurs sur ce qui aurait pu etre éviter ne font pas avancer les choses.

4.Posté par Pamphlétaire le 23/03/2016 12:27

Par les accords d'Évian et le « cessez-le-feu » du 19 mars 1962, le gouvernement français et ses adversaires du FLN (Front de Libération Nationale) ont mis fin à la guerre d'Algérie, non sans susciter un grand trouble dans la population « européenne » d'Algérie.

Celle-ci s'indigne de ce que le gouvernement ait cédé alors que l'armée avait gagné la guerre sur le terrain en anéantissant les troupes de l'ALN (Armée de Libération Nationale), branche armée du FLN dont les chefs étaient restés à l'abri des combats au Maroc ou en Tunisie.
Contrairement à ce que l'on pouvait espérer, les combats redoublent d'intensité avec un nouvel acteur, l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète). Cette organisation terroriste créée le 11 février 1961 rassemble des activistes pieds-noirs et militaires qui, au nom de l'« Algérie française », veulent contraindre l'armée à rompre le cessez-le-feu. Appliquant la politique de terreur qui a si bien réussi au FLN, elle s'en prend à la troupe elle-même, considérée comme une « armée d'occupation ».
C'est ainsi que le 22 mars 1962, trois jours après le « cessez-le-feu », onze soldats sont tués dans un attentat de l'OAS. L'armée attaque aussitôt à l'arme lourde le quartier de Bab el-Oued où se sont repliés les activistes, faisant plusieurs dizaines de victimes.
Le 26 mars 1962, en guise de protestation, une foule pacifique d'Européens, y compris des femmes et des enfants, se rend en cortège vers le quartier de Bab el-Oued pour protester contre son bouclage par l'armée française.

Dans la rue d'Isly, devant la grande Poste, un détachement de tirailleurs algériens de l'armée française, sous le commandement d'un jeune lieutenant kabyle, Ouchène Daoud, fait face aux manifestants. Ce sont des hommes habitués au combat dans le bled, pas au maintien de l'ordre en ville. Conscient de leurs limites, le général Ailleret, commandant de l'armée en Algérie, a donné l'ordre par écrit qu'ils ne soient pas engagés à Alger mais l'ordre n'a pas été transmis...

Épuisés et ne sachant plus trop à quel drapeau obéir, ces hommes sont nerveux et prêts à en découdre.
La tension est à son comble quand soudain un tirailleur lâche une première rafale. Pendant 12 minutes, c'est le carnage. Un homme supplie : « Halte au feu ! Halte au feu, je vous en supplie, mon lieutenant ! ». Les cris redoublent : « Halte au feu ! ». Mais rien n'y fait.

On relèvera officiellement plus de cinquante morts, dont deux fillettes de dix ans, et deux cents blessés.

Le soir même, s'exprimant à la télévision, le général de Gaulle n'aura pas un mot pour les victimes de ce drame, bien que leur devant son retour au pouvoir. La presse s'abstiendra également d'en faire état sans qu'il soit nécessaire de le lui demander.

Pour les uns et les autres, il est clair que l'Algérie est une affaire classée... Ce déni malheureux fait que la guerre d'Algérie est encore, plus d'un demi-siècle après, une plaie ouverte au flanc de la nation française.

Bouleversés par ce qu'ils considèrent comme une trahison de la France à leur égard, les Algériens de souche européenne ou israélite, au nombre d'un million (10% de la population), prennent alors la résolution de fuir le pays sans attendre le référendum qui doit avaliser les accords.

Les départs vont s'accélérer après le massacre d'Oran, le 5 juillet 1962.
Alban Dignat

Les aïeux qui vivaient ou qui ont été envoyés en Algérie, ont vu des exactions commises sur la population non militaire. De plus, l'Algérie était à cette époque 1954/1961 un département français et on ne parlait pas de guerre à Paris chez les ministres, mais de maintien de l'ordre!!!

De nos jours, avec les attentats commis à Paris, Bruxelle, les exactions en Allemagne et ailleurs, notre ministre Valls dit qu'on est en guerre. Pour moi d'est plus la guerre subversive car l'ennemi est invisible, vivant parmi la population européenne. Comme la "guerre" (attentats, pose de bombes, égorgements, etc) menée par le FLN à cette époque 1954/1962.

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