MENU ZINFOS
Courrier des lecteurs

J’ai lu, j’ai vu !


Par Alain NIVET - Publié le Lundi 8 Février 2016 à 07:48 | Lu 632 fois

J’ai lu, j’ai vu !
Le temps étant à la simplification de la langue française pour des raisons de farniente républicain ou de déni de celle-ci, politique de refus pour démagogie ou refus de l’effort intellectuel. Après-tout moins on en sait, moins on en fait, moins on comprend, plus on est manipulable ! Don’t act .

Je voudrais vous rapporter quelques expériences vécues et qui concernent ce qui est une de nos raison d’exister au regard du drame existentiel pour notre descendance dans la décennie à venir : Français , cosmopolite, laxiste ? je suis sérieux, et toi, lecteur, tu te poses la question pour tes enfants.
J’en viens à mon propos. Comme certains, je suis passionné de la période 14-18 pour l’avancée des technologies, l’émancipation de la femme, la remise en question de la société, notre place dans le Monde…Et j’en passe.

J’ai en ma possession un recueil de lettres de jeunes soldats engagés dans le conflit de la première guerre mondiale. Leur niveau : classe de fin d’études primaires ! Mais quelle culture, quelle maîtrise de notre chère langue de France avec son impératif, son subjonctif, son conditionnel !  Il est vrai que nos jeunes paysans (la France était alors essentiellement rurale) prenaient vite les destinées de la ferme).

J’ai aussi pu apprécier les courriers de nos Compagnons du Devoir à Tours dans le musée qui leur est consacré. Même éloge ! Quelle maîtrise du parlé et de l’écrit en ce début de 20 ème siècle. Et puis, pour ne plus vous ennuyer, je vous conseille de visiter le musée de l’Ecole de Carcassonne intra muros. Tout le savoir de vos grands parents y figure. Quel savoir alors inculqué !

Et puis, au hasard de mes nombreuses fonctions dans l’Education Nationale, j’ai dû intervenir à ce que l’on appelait alors IUFM. Là, j’ai pu constater les dégâts de nos réformes…Je ne m’étendrai pas car l’Institution est jetée depuis des lustres en pâture à l’ambition et au  désir  de son Calife du moment de marquer son passage dit « historique ».

Tout ceci pour en venir à cela : la complexité de notre langue n’est pas un handicap, mais une plus-value puisque accessible à tous et garante de notre identité de Français.
 




1.Posté par Simandèf le 08/02/2016 08:43

Il est normal qu'on simplifie la langue française le niveau a baisser et il faut bien le dire il faut relancer l'économie alors tous les livres parus jusqu'à ce jour seront comme obsolètes. Il faudra donc en imprimer une grande partie, abattons des forêts.

2.Posté par lol le 08/02/2016 09:50

voilà un peu de lecture pour vous :
http://www.charivarialecole.fr/j-enseigne-en-nouvelle-orthographe-et-tout-va-bien-a291726

3.Posté par L'Ardéchoise le 08/02/2016 11:35

Cela s'appelle du nivellement par le bas...
Combien de nos grands auteurs qui nous ont transmis les beautés de notre langue doivent se retourner dans leur tombe !

4.Posté par mirigole le 08/02/2016 12:08

Post 2 : Merci pour le lien. Cela remet les choses à leur place. Il ne s'agit pas de réforme de l'orthographe mais de modifications apportées.

5.Posté par Eno2016 le 08/02/2016 16:27

Attention au "sûr" et "sur" ...
- Je suis sûr ta femme elle va bien !
- Je suis sur ton mec il va bien !

Difficile de faire comprendre cela aux illettrés !

6.Posté par L'Ardéchoise le 08/02/2016 17:39

noe, bien que tu aies oublié les virgules, je te donne 20/20 pour le sourire du jour !

7.Posté par 51889 le 08/02/2016 17:40

En préambule, je me permets humblement de penser qu'il faudrait commencer par changer l'intitulé du ministère et de le transformer en "ministère de l'Instruction publique" ou "de l'instruction nationale", car sauf erreur de ma part, l'Ecole instruit, et le devoir d'éducation revient à la famille. N'inversons pas les rôles...
Ceci posé, il suffit de lire ici même, les réactions des zinfonautes aux différents articles pour se rendre compte à quel point la langue de Molière est bafouée, torturée,malmenée à grand renforts de fautes de conjugaison, de grammaire, de syntaxe...
Qu'une langue évolue, qu'elle s'adapte à son époque, soit. Mais par pitié, qu'on ne touche pas aux fondamentaux sous prétexte d'en faciliter l'apprentissage et la connaissance !
Il y a quelques années, même si je balançais déjà entre deux âges comme le chantait Brassens, je préparais un concours d'un certain niveau. Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre un des formateurs nous tenir un jour à peu près ce langage: "ne vous formalisez pas sur l'orthographe..."
Nous fûmes (avec l'accent circonflexe) plus de 500 à concourir pour 25 places et un coup d'oeil circulaire dans la salle d'examen me fit prendre conscience que je plombais sérieusement la moyenne d'âge des autres concurrents dont je pouvais être largement le père ! En recevant mon relevé de notes, je m'aperçus qu'avec 12,5/20, je figurais à la plus mauvaise place: 26ème alors que 25 places étaient offertes! Je me suis alors tenu le raisonnement suivant: si avec 12,5/20 j'étai classé 26ème sur plus de 500 candidats, je n'osais imaginer le niveau de celles et ceux qui étaient classés après moi, alors que leur jeune âge laissait supposer qu'ils (et elles) sortaient tout juste de l'université alors que mes souvenirs de fac me ramenaient près de 30 ans en arrière...

8.Posté par polo974 le 08/02/2016 21:06

encore un combat d'arrière-garde (ou arrièregarde).

la réforme est validée depuis plis de 25 ans.

des retouches minimes validées par des académiciens (de sacrés réacs pourtant).

et merci à lol pour le lien.

nénufar qui s'est mangé un ph pendant 60 ans plus par snobisme et paraisse que par raison.

ce que j'apprécie aussi, c'est l'écriture des nombres: un tiret entre chaque mot, un point c'est tout (ex: deux-mille-seize).

9.Posté par République le 09/02/2016 08:33

On ne peut comparer que ce qui est comparable. Au début des années 1 900, ceux qui obtenaient le certificat de fin d'études primaires faisaient déjà partie d'une petite composante de l'élite. Le gros de l'échantillon de la population était dirigé vers le monde agricole ou le monde industriel naissant – la France avait besoin de bras. Un élève moyen de niveau 3e d'aujourd'hui a peu de chances de résoudre un problème d'arithmétique donné au certificat d'études de cette époque. En revanche, un bachelier S d'aujourd'hui travaille sur des sujets dans les disciplines scientifiques que la frange haute de l'élite de cette époque n'abordait que dans l'enseignement supérieur. Et encore ! L'élite est toujours là, et elle s'est même élargie aujourd'hui – beaucoup d'ingénieurs compétents dans leurs domaines sont incapables de rédiger un rapport dans un Français à peu près correct ; un effort doit être fait de ce côté-là, mais à chacun son travail ! À ne pas oublier que la mission du service public d'éducation est de s'occuper de toute la population, autant que faire se peut ! Et il y a des jeunes qui maîtrisent très mal le français, mais en grandissant ils deviennent d'excellents techniciens supérieurs (d'où l'importance de l'interdisciplinarité à l'école pour déclencher cette motivation). D'ailleurs, qui maîtrise vraiment la langue française ? De très bons auteurs ont laissé des « canards » dans leurs textes... Pour revenir aux lettres de soldats sur le front, il est presque sûr que beaucoup se sont fait aider par plus avertis qu'eux pour les rédiger. Et ils avaient raison de le faire, parce que ce sont eux qui ont donné les idées, les sentiments, les espoirs... à traduire. Et merci à ceux qui les ont aidés, et qui nous ont permis de découvrir et d'apprécier ces témoignages.

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
Publicité
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes