Politique

J-J. Vlody: Le bilinguisme créole-français "enfin reconnu dans l'école de la République"

Le député Jean-Jacques Vlody, se félicite dans un communiqué de l'adoption de deux amendements : "La réalité du bilinguisme pour l’enseignement du français en milieu créolophone enfin reconnue dans l'école de la République". Voici ce communiqué:

Vendredi 1 Mars 2013 - 09:51

J-J. Vlody: Le bilinguisme créole-français "enfin reconnu dans l'école de la République"
"Lors de l’examen de la loi sur la refondation de l’école qui a eu lieu ce mercredi 27 et ce jeudi 28 février à l’Assemblée nationale, la commission des affaires culturelles et de l’éducation a adopté deux amendements majeurs de Jean Jacques Vlody, cosignés par Jean-Claude Fruteau et Patrick Lebreton.
Un premier amendement propose d’appliquer dans les outre-mer des approches pédagogiques spécifiques dans l’enseignement du français. En effet, la réalité linguistique des outre-mer, à savoir le bilinguisme créole-français, oblige à une adaptation des méthodes d'enseignement. Pour Jean Jacques Vlody,  "un enfant n'apprend pas le français de la même manière selon qu'il vive et parle au quotidien en créole ou en français. L'école doit prendre en considération cette spécificté - qui est une richesse - si elle veut vraiment que tous ses enfants réussissent."

Jean Jacques Vlody se félicite que cette demande unanime de toute la communauté éducative soit enfin prise en compte par l’Education  nationale.

Un second amendement assure, par conséquent, qu’au sein des futures écoles supérieures du professorat (ESPE) des académies outre-mer, des modules de formation seront mis en place à cet effet.

Le texte de loi amendé par la commission des affaires culturelles et de l’éducation sera examiné en séance publique à partir du 11 mars prochain.

Le Député
Jean Jacques VLODY"
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68.Posté par rougailsaucisse le 03/03/2013 14:47

@ tous: Nos chers élèves sont tellement aidés dans le non encouragement à s'exprimer et à lire en français qu'ils n'arrivent souvent même plus à lire des consignes!! Ou alors disposent, au collège, de moyens linguistiques dignes d'un usager de FLE = français langue étrangère!
Pauvre région! Ils ne sont pas prêts d'intégrer le marché du travail (national) , car ici, hélas, il n'y a pas d'emploi. Il y a 20 ans, dans ces mêmes écoles, on réussissait mieux, car on maîtrisait cette langue française, vecteur d'ascension sociale pour le créole modeste.
Pendant ce temps, nos riches élus ont une progéniture inscrite dans les meilleures écoles françaises où la maîtrise du français et de l'anglais sont des incontournables atouts.

67.Posté par Tanbi le 03/03/2013 14:40

64 - L'origine du créole, c'est le moment magique où de l'apport des langues de différents migrants, un jour une nouvelle langue est née.

66.Posté par Tanbi le 03/03/2013 14:37

63- J’ose espérer que tous les «intellectuels» réunionnais ne sont pas que des manipulateurs de foules.

Ceux qui prônent une graphie différente du français, n’aimeraient pas la France selon vous ?

Vous faites un curieux amalgame entre le statut de la Réunion par rapport à la France et les langues. Ce n’est pas parce que la Réunion fait partie de la France, que le créole doit se vivre dans un rapport de sujétion par rapport à la langue française. Et ça, ce n’est en rien renier l’apport du français dans le créole.

Le français ne s’écrit pas en latin ou en grec ancien et philosophe ou philosophie, ce n’est pas philosophus ou philosophia que je sache.

En prononçant le mot filozofi, qui pourra prétendre que cela n’est pas apparenté au français ?

Arrêtons cette parano, d’un autre temps.

Bien au contraire, c’est son originalité parlé et écrit qui fait et fera du créole qu’il est ce qu’il est. Après on peut discuter du k w et trouver quelque chose qui convienne à une majorité. Mais écrire le créole comme le français c’est renier justement les autres apports et les gommer au seul profit de la langue française. C’est en faire une sous langue ou... juste un patois sympathique.

C'est ça le but ?

65.Posté par rougailsaucisse le 03/03/2013 14:27

@Caton: je ne dirais qu'un mot: BRAVO pour avoir vu toutes ces manigances derrière un pseudo-débat linguistique et identitaire; remarquez, en érigeant une langue régionale en langue nationale, les plus modestes d'entre nous sont sûrs de rester modestes toute leur vie...

64.Posté par la crise le 03/03/2013 13:06

"Justement à cause de la mondialisation, il y avait urgence à fixer une graphie. Car il y a un risque que le créole finisse en 2 ou 3 générations par se perdre dans un galimatias de langue qui n'aura plus rien à voir avec son origine."

Ah ! Comme c'est bien dit!
Quelle est l'origine du créole?

63.Posté par Caton2 le 03/03/2013 12:33

61. "Considérer que l'objectif de la valorisation du créole serait de réclamer l'indépendance de la Réunion est tout simplement grotesque."
Ce qui est grotesque c'est de faire d'une langue parlée une langue écrite à la mode k w, mode qui a été imaginée par nos mandarins uniquement pour faire oublier l'origine française des mots créoles.
Ça procède de quelle idéologie, à votre avis? Pourquoi essayer de masquer l'étymologie des mots créoles, si ce n'est pour lui donner l'apparence d'une langue qui ne doit rien au français? Totalement "incréée"? Si en français on écrivait philosophie filozofi, ne serait-ce pas pour tenter - maladroitement - de dissimuler l'origine grecque de ce mot?
La langue française n'a pas honte de ses origines greco-latines. Elle en est même fière car elle s'inscrit, dans la grande famille des langues indo-européennes, comme une héritière de la culture grecque. Un recensement non exhaustif, de termes français issus en totalité ou partiellement du grec, donne 3600 mots, hormis les noms propres.
Lorsqu'on renie les racines de sa langue, c'est soit qu'on en a honte, soit qu'on veut à tout prix les effacer pour des motifs qui n'ont rien a voir avec la linguistique.
L'indépendantisme n'est jamais loin de ce genre de démarche...
Cette manœuvre "identitaire" démontre combien nos intellectuels, linguistes auto-proclamés, sous estiment leurs "kamarads" illettrés.
Croire que le déguisement du créole résistera à la curiosité de ceux d'entre eux qui auront la chance d'accéder à des études, prouve certes leur stupidité mais surtout le mépris qu'ils ont pour le "petit" peuple. À moins que la manœuvre ne soit de l' empêcher de faire des études.
Là ça serait non seulement minable, mais criminel...

62.Posté par mankin le 03/03/2013 12:04

58...scrupulus...ajoutons y le français qui serait enseigné comme langue étrangère, histoire de bien bourrer le crane aux enfants en leur faisant croire que français= étranger !


Les pro kreol ont la possibilité de monter des écoles "diwan" comme les bretons l'ont fait, avec cours en patois donnés par des maoïstes indigènes le tout intégralement payé par l'état !

pourquoi n'y a t'il aucune diwan ici ? tout simplement parce que aucun parent n'a envie que ses gosses servent de cobayes dans un fumeux laboratoire pour gaucho-indépendantistes..
., à moins qu'aucun enseignant ne prenne le risque arrivé au collège d’essayer d'élever les consciences à partir d'un dialecte fort limité, sachant le combat perdu d'avance !

61.Posté par Tanbi le 03/03/2013 10:12

56-57 La langue française ne s'est pas enfermée en se fixant des règles. Elle s'enrichit tous les ans par l'apport de nouveaux mots.

Justement à cause de la mondialisation, il y avait urgence à fixer une graphie. Car il y a un risque que le créole finisse en 2 ou 3 générations par se perdre dans un galimatia de langue qui n'aura plus rien à voir avec son origine.

Considérer que l'objectif de la valorisation du créole serait de réclamer l'indépendance de la Réunion est tout simplement grotesque.

60 - Les linguistes ont forcément tort puisque ce sont tous des gauchistes. Eh bin!

GUNET, ce n'est pas parce que vous vous acharnez à répéter les mêmes choses que avez raison.

60.Posté par Au post 53 le 03/03/2013 08:43

OUI, Tanbi, le créole réunionnais est une langue comme ma bicyclette est un deux-roues.
Mais le cyclomoteur de ma voisine aussi est un deux-roues et le vélomoteur de mon filleul aussi est-un deux roues. Et la motocyclette de mon oncle également est un deux-roues.
Le créole réunionnais est une langue au sens LARGE et un patois au sens STRICT.
De plus, les linguistes qui sont tous des gauchistes largement payés et subventionnés pour mentir de façon éhontée verraient leur fonds de commerce diminuer rapidement comme une peau de chagrin s'ils se mettaient à dire la vérité.
Des Réunionnais s'engraissent sur le dos de nos enfants parce qu'un patois en métropole ça ne s'enseigne pas, ni en primaire, ni au collège, ni au lycée ni à l'université.
On n'enseigne pas le berrichon dans le Berry, le gascon en Gascogne, le vendéen en Vendée ni le chti à Lille chez Martine !!! Pour quelles raisons n'enseigne-t-on pas le chti à l'université de Lille chez Martine Aubry ???
A La Réunion, ces enseignants pètent dans leur graisse grâce à leurs fadaises communément acceptées par le rectorat pour avoir la paix sociale.
On s'était dit, à tort, qu'ils n'étaient pas nombreux et donc pas dangereux.
Ils ne sont toujours pas plus nombreux mais beaucoup plus déterminés encore.
Le pas vient d'être franchi avec Vlody qui, avec les gros sous que lui verse la France, crache dans la soupe au Palais Bourbon avec ses acolytes et, gauchistes qu'ils sont, il vont finir par demander que seuls des enseignants créoles blacks soient autorisés à enseigner à La Réunion au primaire. On parie ?
Armand GUNET
P.S. : Aucune opposition pour que notre patois fasse l'objet d'une option au bac, comme la musique ou l'athlétisme ou la natation. Mais UNIQUEMENT en écriture étymologique. Ce qui est impossible car les jeunes enseigants de LCR en sont INCAPABLES !!!

59.Posté par la crise le 03/03/2013 08:00

Zot la pas fini ec ça!
Bataille à zot, moin mi écrit le créole étymologique. Mi connaît que ça et moin la pas envie connaître aut' chose, sinon mi reconnaît pu moin.

Si zot y croit que zot va avancer comme ça, tant mieux pou zot! Bon courage!

58.Posté par Scrupulus le 03/03/2013 06:58

2eme étage de la fusée VLODY à la rentrée prochaine ou aux suivantes : mise en avant de l'obligation de parler créole pour les enseignants, donc barrage de facto aux candidatures d'enseignants métropolitains, toujours rien entendu de la part des syndicats d'habitude si attentifs à toute forme de ségrégation ...

57.Posté par Thierry le 02/03/2013 23:40

Caton, surtout que, comme le rappelle chikun en son Post 48, le réunionnais sait qu'à l'école la langue cible est le français. Au fil des ans, il sait que l'anglais est devenu un seconde langue cible et que d'autres langues cibles voient le jour (chinois, allemand, etc) au vu de l'intermondialisation.

Le réunionnais saura aussi comprendre que c'est un manque de considération à son égard que de vouloir lui faire avaler que le créole peut devenir, dès demain, une langue dépassant les galaxies ... en voyant loin puisque l'on vient tout juste (cf zinfos d'hier) de découvrir la naissance d'une nouvelle planète.

56.Posté par Caton2 le 02/03/2013 22:36

On est complètement d'accord Thierry. Au lieu de laisser le créole vivre, on veut l'enfermer dans une langue écrite, dont personne ne s'accordera jamais sur la graphie.

Pourquoi cet acharnement à faire du créole une langue écrite et figée dans des règles immuables , avec un vocabulaire, une graphie et des règles syntaxiques, alors que son charme est largement du à la créativité sans règle de ceux qui le parlent ou le chantent?
Vous croyez qu'Alain Peters, pour ne parler que de lui, serait d'accord avec cette vision débile?

Alors, pourquoi cet acharnement à faire du créole une langue écrite et une langue d'enseignement?
Je vois plusieurs raisons:
1/ pour satisfaire l'égo des intellos locaux, qui veulent à tout prix se démarquer de la culture française, où il n 'ont pas pu ou su briller, et qui sur-compensent leurs frustrations en s'érigeant en mandarins de la culture créole;
2/ pour rassembler les électeurs en valorisant une culture locale, qui vaudrait bien toutes les cultures de l'univers, et surtout la culture française, afin de les amener à voter "utile", donc pour des candidats défendant "l'identité" régionale;
3/ pour excuser tous les échecs scolaires dont la faute incomberait à une mauvaise manière d'enseigner en valorisant le français pour l'apprentissage, au lieu du créole langue maternelle;
4/ in fine, pour créer une identité régionale qui permettrait de sortir de la république française.

Pour moi toutes ces conneries sont mortifères.

55.Posté par A TOUS.... le 02/03/2013 22:19

Le créole est un plus et non pas un moins.....

54.Posté par Thierry le 02/03/2013 21:19

Il devient déplorable que le le fondement même de la "réunionnaiseté" devienne un sujet d'enfermement dans un cadre.

La Réunion a de tous les temps été une terre de métissage et d'évolution en tant que métisse donc MELANGE perpétuel. Comment, sans contrarier ce phénomène de mouvance propre au créole réunionnais, dire que l'on décide à un instant "T" d'arrêter l'évolution du "créole réunionnais" et de l'emmurer dans des règles alors qu'il n'a pas de règles.

Croyez-vous qu'un individu qui aurait du mal a assimiler des règles d'écritures, de grammaires ou autres ne rencontrerait pas ses mêmes difficultés parce que c'est sa langue ou son patois ?

Il ne faudra pas confondre, sur fond de démagogie et d'égo, un parler libre entre copains et un parler devant un tableau noir. Cela voudrait-il signifier que demain nous assisterons à l'introduction de n'importe langage de rue en tant que langue nationale et enseigné sur les bancs d'école... pour Heum !!! faciliter les scolarités ... et satisfaire des universitaires ...

L'identité du langage créole réunionnais, c'est qu'il n'en a pas et n'a pas l'intention d'en avoir parce qu'il veut continuer à s'enrichir de son métissage inné... N'est ce pas ce qu'hypocritement beaucoup se veulent de mettre en avant ... sinon trouvé moi le créole zabitants, le créole yabe, le créole du ti blanc des hauts et des bas avec des accents différents ... l'un chantant et l'autre arrêtant sec...

Band' ti marmailles i sava perd' l'air encore plisse ... pauv' de zot'. ek inn' band' boug' soit disant gabié ...


53.Posté par Tanbi le 02/03/2013 20:46

50 - Oui mais les faits sont têtus : tous les éminents linguistes affirment que le créole est bien une langue.

ça y en a rentré dans ton coco ?

52.Posté par Caton2 le 02/03/2013 20:06

47. Bien vu Chikun.

51.Posté par Tanbi le 02/03/2013 19:34

46 "...et c'est heureux tout le reste c'est de la fiente de bobo..."

Peut être, mais la fiente à bobo sent beaucoup moins que la fiente à fascho.

50.Posté par 15 000 + 15 000 + … + … +… = 2 500 ! le 02/03/2013 19:20



C’est en ADDITIONNANT les mots typiquement créoles recensés dans les dicos de Baggioni, Armand, le lexique de Chaudenson, le Glossaire d’Albany etc (bibliographie p. 213) que j’ai réalisé Le Grand Lexique créole de La Réunion.
Moi-même, j’ai gonflé le nombre en écrivant 3 000 mots et expressions.
Mais le créole réunionnais, c’est guère plus de 2 500 mots spécifiques.
Je vais encore insister lourdement puisque ça ne rentre pas facilement dans les cerveaux : notre créole est un patois. Il y a en métropole quelques langues régionales (je re-cite : breton, gallo, alsacien, provençal, corse, catalan, occitan, basque), d’autres patois et dialectes et une seule langue : le français.
Armand GUNET

49.Posté par Gérard Jeanneau le 02/03/2013 18:50

Je ne suis pas en extase devant les dictionnaires de créole de feu Baggioni et d'Alain Armand, le sceau de l'Université ne change pas mon état d'esprit : on a gonflé outre mesure les entrées en modifiant quelque peu les graphies de mots bien français. Il y a comme une petite tromperie sur la marchandise.

Lofis la lang du brillant linguiste va plus loin et s'applique de son mieux à abâtardir le créole écrit : office devient lofis, langue devient lang, pays devient péï, nation devient nasyon, saint devient sin à la grande joie des sinwa qui doivent se sentir tout près de jouir de la divine béatitude. Cachez ce sin que je ne saurais voir, renchérirait notre malicieux Molière.

Auprès de l'Université de La Réunion et des collectivités locales, notre linguiste, Axel Gauvin, est l'oracle-péi; il a jeté de son trépied la Pythie de Delphes et, tout logiquement, il recueille de partout de substantielles subventions... pour brasser du vent. J'ignore ce qu'a pu rapporter son Sin-Dni et son sint-andré. Et ce n'est pas en ravalant le créole aux règles des SMS qu'on va donner du lustre au créole qui mérite beaucoup mieux. Respecter la langue créole, c'est faire s'accorder autant que possible l'étymologie et le créole oral.

Mais quand on a une sinte horreur de l'étymologie, on ne peut opter que pour un créole écrit abâtardi !

48.Posté par chikun le 02/03/2013 18:01

De mon temps, les familles créoles disaient toutes à leurs enfants d'apprendre le français pour avoir une bonne situation.
De nos jours,ces enfants qui ont bien appris le français et ont de superbes situations disent aux cons : apprenez le créole, nous, on veut conserver nos avantages acquis..............

47.Posté par durandal le 02/03/2013 17:01

post 35 la langue de la République dit la constitution, est le Français
le Kreol n'est et ne sera jamais une langue, certes c'est un vecteur de communication qui se nomme pitgin pour les uns baraguoin pour les Bretons ( bara pain gwin vin). dans une nation il faut l'apprentissage d'une langue et d'une seule celle de la République. Par ailleurs personne n' interdit le libre accès au Kréol en dehors de la structure scolaire et c'est heureux tout le reste c'est de la fiente de bobo à moins que l'idée soit celle d'une nation indépendante quittant la métropole de toutes ses attaches alors là oui , KREOL LANGUE NATIONALE dans laquelle on ne pourra même pas inclure les mots RSA CAF ETC car y'aura plus rien

46.Posté par Boa Bill le 02/03/2013 15:54

Allez ! Mention spéciale au post :

35.Posté par Amwin sa le 02/03/2013 10:57

.... beaucoup de courage au contradicteur de Caton2 !

Et moque en tôle pour le pauvre même Caton !

Bertel de Vacoa

45.Posté par Boa Bill le 02/03/2013 15:49

Et le couvert est de nouveau mis à la table en réserve du webmaster, une bonne table où affluent beaucoup trop de "spécialiss" ! Voilà ressorti le débat pourri parce qu'alimenté par des ignares en éducation.... pour la plupart... avec son lot de "débatteurs" aux multiples pseudos, le gunéen en tête !

Ce coup-ci, le dernier en date qui lance le débat en nous faisant du réchauffé de ce qui est admis depuis longtemps dans l' Education Nationale est le vlody qui semble découvrir la réalité et l'assaisonne à sa sauce.

Le principe de réalité sur ce dossier est admis depuis longtemps et l' Education Nationale a fait ce qu'elle pouvait, dans ce domaine, tant dans les textes que dans leur application avec la création de postes d'enseignants habilités à prendre en compte notre diversité linguistique, dans l'intérêt des élèves.

Il reste à faire évoluer les mentalités de ceux qui confondent tout, ne savent pas de quoi ils parlent mais pérorent leurs vérités !

Pfttt ! Déplorable !

- Vous prendrez du créole ou du français ?
- Un nuage de français dans mon créole !
- Et pour vous ?
- Un nuage de créole dans mon français !
- Et vous madame ?
- A mwin, vi koné bien ke mwin, mon nasion, mon péi, mon kosé sé le kréol !
- Bien Madame, et pour le gunéen ?
- Je m'en voudrais de vous déplaire, manant, mais sachez que je ne consomme que du français ! Mon exemple personnel - moi qui suis si érudit dans la langue de Molière et amateur averti de musique, deux domaines dans lesquels j'ai été formé par des français de souche - doit faire jurisprudence et contribuer à faire bannir de nos espaces oraux et écrits ce misérable patois !

Lol

Bertel de Vacoa

44.Posté par Caton2 le 02/03/2013 14:41

40. @nal-fait-la-bête. Comme d'habitude vous mélangez tout et surtout vous parlez sans savoir.
Je n'ai jamais dit que le créole n'était pas une langue. Si vous aviez été un lecteur attentif de zinfos, vous auriez su que j'ai défendu cette position contre Gunet, qui n'y voyait qu'un patois.
J'ai également dit à cette occasion, que le nombre de locuteurs ne définissait pas une langue, en prenant comme exemple les langues malayo-polynésiennes de Nouvelle Guinée, qui ne comportent parfois que quelques centaines de locuteurs.

En revanche, je maintiens que le nombre de mots participe à la richesse d'une langue et de sa capacité à faciliter la connaissance, que ce soit d'autres langues ou de disciplines scientifiques.
Vous vous êtes jeté avec gourmandise sur l'affirmation de Gunet qui ferait du français une langue à 100% d'origine étrangère. J'ai bien compris que cette idée rejoignait votre volonté forcenée de vous démarquer de la France et des français, pour ne pas parler des zoreils.
Hélas pour vous, compte tenu du métissage, vous avez certainement du sang français dans vos veines.

Le territoire français n'était pas vierge, contrairement à ce qu'affirme Gunet, sauf à remonter aux époques, bien lointaines ou l'homme ne pouvait être différencié du singe, bien avant les peuplements évoqués par Gunet.
L'homme de Tautavel vivait il y a - 450 000 ans. Plus près de nous (- 3000) les dolmens et menhirs du néolithique - que se sont ensuite appropriés les celtes - témoignent de la pérènité du peuplement de la France, notamment de la Bretagne.
Que le français soit une langue qui a hérité d'autres langues, ce n'est pas une révélation. Quiconque a fait du grec et du latin le sait. Le français n'est qu'une des langues romanes de la France, celle parlée en Île de France, autrement dit la langue de la cour et des élites.
Regardez bien votre cuisse, elle est peut-être plus franque que la mienne.



43.Posté par L''''''''Ardéchoise le 02/03/2013 14:17

La Réunion était une île vierge perdue au milieu de l'Océan indien.
Seuls y vivaient des "zanimos" qui ne savaient pas encore que c'est ainsi qu'on les appelleraient.
Puis ont débarqué des descendants de hordes sauvages, des Français, avec leur langue et leurs patois.
Comme ils se sentaient bien seuls, on est allé leur chercher pas trop loin des femmes avec leur langue et leurs patois, puis des esclaves avec leurs langues et leurs patois, puis des Indiens pour remplacer les esclaves avec...et les chinois et ainsi de suite.
Les esclaves marrons n'ayant plus de contacts avec une population qui se diversifiait, puisque réfugiés dans les hauts, ont perpétué un créole. Dans les bas, d'autres gens, d'autres mots sont arrivés pour enrichir ce qui devenu un autre créole.
Il n'y a donc pas un créole à La Réunion, mais au moins deux.
Deux "langues" parlées, à transmission orale.
Des intellos se sont mis à vouloir retranscrire, bonne initiative peut-être, mais créatrice de querelles de chapelles. Avec ou sans k, avec ou sans z, avec ou sans w...
Pour vous mettre d'accord, la phonétique, vous connaissez ?
Peu m'importe, le créole est pour moi un langage imagé, drôle, truculent, et c'est très bien qu'il ne se perde pas. Mais de là à en faire une langue à part entière dans tout le cursus scolaire, c'est une aberration totale qui va nuire à toute la jeunesse réunionnaise, ainsi qu'au développement de l'île.

42.Posté par Caton2 le 02/03/2013 13:44

On mélange tout.
1/Que le créole soit enseigné, pourquoi pas? Mais ça devra être une option, lorsque le français aura été assimilé comme langue d'apprentissage.
2/ Le créole comme aide à l'apprentissage des rudiments du français dans les petites classes. Pourquoi pas, dés lors que beaucoup d'enfants ont le créole comme langue maternelle.
3/ Le créole comme langue d'apprentissage des autres langues et des matières scientifiques, non. Pour toutes les raisons que j'ai déjà exposées.

41.Posté par @34 le 02/03/2013 12:13

"Il n'existe pas de critère strictement linguistique permettant de distinguer une langue d'un dialecte.

Dans une perspective sociolinguistique (étude des langues dans leur rapport aux sociétés), le terme « langue » définit tout idiome remplissant deux fonctions sociales fondamentales : la « communication » (c'est au moyen de la langue que les acteurs sociaux échangent et mettent en commun leurs idées, sentiments, pensées, etc.) et l'« identification » (de par son double aspect individuel et collectif, la langue sert de marqueur identitaire quant aux caractéristiques de l'individu et de ses appartenances sociales). Par conséquent, les « langues » sont des objets vivants, soumis à multiples phénomènes de variations et les frontières entre les langues sont considérées non hermétiques car elles relèvent d'abord des pratiques sociales.

L'eskimo plus particulièrement "Le Naukan ou Naukanski" qui est classé comme langue Yupik, est parlé par peut-être 100 personnes"...

L'appellation langue ne relève aucunement du nombre de mots....


En ce qui concerne votre affirmation:

"Les mots français d’origine « étrangère » sont au nombre de 100 % ! ! ! En effet, la France était une terre vierge qui, peu à peu, a été envahie par des hordes « d’étrangers » : les Celtes, les Normands, les Germains, les Burgondes, les Goths et autres Wisigoths, les Huns et… les autres.""""


celle-ci ne va pas faire plaisir à certains qui s'estiment sortis d'une cuisse franque....et qui ne cessent sur ce site de défendre l'idée "identité française"....notamment celui qui fait toujours dans l'approximatif; il parle de 60.000 entrées mais lui il fait 60.000 sorties ....

40.Posté par Caton2 le 02/03/2013 12:10

@nalpha-bête. Au lieu de pomper sur internet des notions que vous ne savez pas interpréter, et de monter sur vos grands chevaux pour voler à la défense du créole, vous feriez mieux de lire attentivement ce qu'écrit Gérard Jeanneau, par exemple: "(en créole ndr) en plus de l’économie du subjonctif, un gros monstre difficile à dompter, on se passe volontiers de la conjonction "que" et on traîne partout la même forme verbale vien."
Comment voulez vous enseigner le subjonctif et bien d'autres nuances grammaticales et syntaxiques, en français et dans d'autres langues en utilisant la langue créole?
La langue créole, comme l'explique Gérard Jeanneau est une langue simplifiée qui s'est créée à partir du français. Autant il et facile d'expliquer le créole en partant du français, autant c'est mission quasi impossible d'expliquer le français en partant du créole.
D'autre part le français est une langue conceptuelle. L'extrème sophistication de sa grammaire et de sa syntaxe permet de nuancer et d'aller au plus près de sa pensée. Ce n'est pas le cas du créole, dont la vertu est plutôt d'être riche en raccourcis imagés.

En ce qui concerne l'anglais
Le nombre de mots en anglais est passé de 50.000 à 60.000 mots en vieil anglais à environ un million aujourd'hui. Plusieurs raisons:
-L'anglais emprunte les mots d'autres langues. Environ 80% des entrées dans un dictionnaire anglais sont empruntés, principalement à l'anglais Américain.
-L'anglais fabrique volontiers des mots composés comme housewife, greenhouse, and overdue... C'est une langue dite "agglutinante", ce qui multiplie les entrées dans le dictionnaire
-L'anglais ajoute des préfixes et des suffixes aux mots, ce qui multiplie les entrées également.

En ce qui concerne le nombre de mots utilisé ou utilisables, que nous dit l'Académie française?
"Fondés sur des enquêtes de fréquence, le «français fondamental» et le «français élémentaire» comptent respectivement un peu plus de 1 000 à 3 000 entrées. Les dictionnaires scolaires destinés aux élèves de 8 à 14 ans en comptent de 2 000 à 20 000, le Trésor de la langue française environ 100 000 (non compris les dérivés intégrés aux articles), les grands dictionnaires encyclopédiques environ 200 000 (y compris les noms propres).
Quant aux dictionnaires de la langue courante, qui recensent grosso modo le vocabulaire nécessaire à la conversation, à la lecture de la presse générale d’information et à celle des textes littéraires du XVIe siècle à nos jours, en y ajoutant un pourcentage variable des termes spéciaux, de formes rares, archaïques, régionales ou dialectales, ainsi que d’emprunts aux divers pays francophones ou aux langues étrangères, ils comportent environ 60 000 entrées, en français comme en anglais ou en chinois."
Autrement dit, le réservoir de mot de la langue française est infiniment plus important que celui du créole. On peut se contenter de quelques centaines de mots pour s'exprimer, mais lorsqu'on veut progresser dans tel ou tel domaine de connaissance, il faut disposer d'un vocabulaire plus étendu, qui n'existe pas en créole.

Vous m'accusez si je comprends bien, de mépriser le créole. Vous tombez mal. Il se trouve que dans mon métier, il m'arrive souvent de le valoriser...
Je prends le créole pour ce qu'il est, une langue populaire, directe, expressive, imagée, riche d'archaïsmes linguistiques. On y trouve ainsi des traces de patois vendéen, cher à Gérard Jeanneau, comme par exemple le mot "aster".
Vouloir l'utiliser comme langue d'enseignement, c'est non seulement stupide mais criminel. Il y a déjà suffisamment de raisons à l'échec scolaire. Pourquoi en rajouter une?

39.Posté par Tanbi le 02/03/2013 12:03

35 - Je partage votre avis.

Pour gagner du temps, énonçons les évidences suivantes :

- Tous les linguistes dignes de ce nom s'accordent à considérer le créole comme une langue.

- De même que la valeur d’un homme ne se juge pas en fonction de la quantité de mots qu’il utilise pour s’exprimer, une langue n’est pas supérieure ou inférieure à cause du nombre de mots qu’elle comporte.

- Valoriser le créole, ce n’est pas revendiquer de substituer le créole au français.

- L’enseignement de l’anglais ou de l’espagnol à l’école ne se fait jamais au détriment du français. C’est le même principe pour le créole. Valoriser le créole à l’école c’est justement de permettre une bonne transition à l’apprentissage du français. Car c’est bien la censure brutale de la langue maternelle qui est souvent source de blocage et parfois d ‘échec scolaire.

- L’école n’a pas pour seul objectif de former à un métier. Si on considère une langue uniquement en fonction de sa seule utilité économique autant arrêter le français au profit de l’apprentissage du chinois et de l’anglais.

38.Posté par mankin le 02/03/2013 11:57

Les dictionnaires de Baggioni ou d' Armand.....ou l'art et la manière de réinventer des mots français à grands coups de kzw pour donner l'impression d'avoir une langue riche au lieu d'un patois !


jugez par vous même...http://udir.org/termes-creoles/Termes-cr%C3%A9oles-2/all/page,3/

37.Posté par mankin le 02/03/2013 11:44

En effet, la France était une terre vierge qui, peu à peu, a été envahie par des hordes « d’étrangers » : les Celtes, les Normands, les Germains, les Burgondes, les Goths et autres Wisigoths, les Huns et… les autres.


++++++++++++++++++

exact, la France était même une île inhabitée au milieu de l'atlantique avant que les étrangers ne décident de la coller au continent pour mieux la coloniser puis inventer les gaulois grâce à des manipulations génétiques !

D'ailleurs, il a été prouvé que tous les ossements préhistoriques trouvés en France ne contiennent rien d'humain, la grotte de lascaux et l'homme de clovis étant d'origine alien petit gris....

36.Posté par Amwin sa le 02/03/2013 10:57

Bravo enfin une mesure courageuse pour l'école à la Réunion.
Quelque soit la critique, l'important c'est que l'enfant réunionnais n'ait plus les complexes que l'on souligne dans ces post ainsi que ces idées reçues.
Combien sont en classe tous les jours parmi ceux qui ont écrit???
Combien sont avec les enfants et réfléchissent tous les jours à la pédagogie pour mieux faire enter ces enfants dans tous les apprentissages scolaires???
Très peu je crois.

L'important ici, et en cela c'est une avancée, c'est que l'on arrête de se boucher les yeux sur le système éducatif à la Réunion. Faire comme dans le passé, comme si la langue réunionnaise n'existait pas, c'est faire de l'échec scolaire et de la violence à l'école et dans la société!

Langue valorisée = estime de soi= assurance et motivation= plus de chance de réussite pour tous et pour tous les apprentissages (français, art, sciences, langues...)

La langue est simplement un outil au service de la communication. Parler et utiliser toutes les langues qui nous entourent sans complexes permettra à ces générations futurs de dépasser ses aïeux et d'offrir d'autres discours et solutions à la Réunion. (zone Océan Indien, Afrique, Australie, Asie, ...)

Peu importe d'où cela vienne, gauche centre droite...
C'est une avancée qui pourrait réduire plus de problèmes sociaux que l'on ne croit.


Merci pour votre courage et persévérence.

Nb: Réunionnaises, Réunionnais, prenez le temps d'aller vous informer sur votre langue et sur ce qui ce fait dans les classes.
Les dictionnaires de Baggioni ou d' Armand (15000 mots) sont des références universitaires utilisées.
Le Petit Glossaire d'Albany vous fera voyager dans l'esprit des mots...

Arrêtons la publicité vulgaire de cette personne qui n'a trouvé que 2500 mots à notre langue.

Levé Nasion!

35.Posté par Erreurs, post 31 ! le 02/03/2013 10:13


Les mots français d’origine « étrangère » sont au nombre de 100 % ! ! !
En effet, la France était une terre vierge qui, peu à peu, a été envahie par des hordes « d’étrangers » : les Celtes, les Normands, les Germains, les Burgondes, les Goths et autres Wisigoths, les Huns et… les autres.
Tous ces gens sont devenus des Français.
C’est le parler en usage en Ïle de France, le français, qui est devenu la langue de notre pays.
Il y a énormément de dialectes et de patois en France, mais seuls le breton, le gallo, l’alsacien, le provençal, le catalan, le corse, l’occitan et le basque sont des LANGUES REGIONALES.
Le breton, c’est 35 000 mots. L’occitan, c’est 80 000 mots. Dans mon Grand Lexique créole, environ
2 500 mots de créole spécifique.
Navré pour les rares penseurs comme La Perrière qui voudraient que le nombre de mots de vocabulaire n’entre pas en ligne de compte pour définir une langue.
C’est comme si on ne voulait pas que le nombre de cm3 entre en ligne de compte pour définir un cyclomoteur, un vélomoteur ou une motocyclette.
Pour rester dans le cadre de cette comparaison, il y en a qui, par crante erronée de voir abaisser leur cyclomoteur, vont jusqu’à lui donner autant d’importance que la grosse Béhème qu’ils ont également dans leur garage.
Sachons ne pas péter plus haut que nos fesses et disons-nous bien que des patois aussi intéressants que le nôtre, il y en a plein en France.
Et NOTRE langue, le français, est la plus belle langue du monde.
Lire Ronsard, Lamartine, Hugo, Du Bellay, Apollinaire ne devrait pas être une corvée pour nos jeunes mais une délectation extrême.
Pensons également que notre plus grand poète, Leconte de Lisle a été rendu célèbre parce qu’il a écrit, non pas en créole réunionnais mais en… français ! ! !
L’anglais est plus parlé que le français car plus facile grammaticalement (seul le pronom personnel change : I’ll love, you’ll love etc ; en français : j’aimerais, tu aimeras, il aimera, nous aimerons, vous aimerez, ils aimeront).
En métropole, aucun patois ( berrichon, chti) n’est enseigné en classe. Seules les langues régionales font l’objet de cours, facultatifs, dans l’école de la République.
Et aucun enseignant, en Alsace ou en Occitanie, n’aurait l’idée (le culot) de demander que seuls des enseignants alsaciens ou du Midi soient recrutés pour l’enseignement.
Bien plus, en métropole, la première affectation d’un jeune enseignent se trouve éloignée de son domicile.
Il n’y a qu’à La Réunion qu’on trouve des énergumènes pour ce genre de réclamations !
Armand GUNET

34.Posté par ganagama le 02/03/2013 10:00

c'est sur que pour aller travailler à l'étranger ou même en métropole le créole est d'une importante utilité, ainsi que pour l'accueil du touriste sud africain, anglais, chinois, espagnol,allemand, etc...
quel perspicacité Mr. Vodly, on se demande ce que vous faites au gouvernement, vous êtes inutile à la runion

33.Posté par Gérard Jeanneau le 02/03/2013 06:07


Oui, le créole réunionnais est un patois bien sympathique, comme l’a dit Margie Sudre et comme le pense Armand Gunet, président de l'association "Réagissons". Un joli patois bien sympathique, grand cousin de mon bon patois vendéen, ma langue maternelle si riche en termes médiévaux !

Qu’est-ce qu’un patois ? Avant tout, un langage oral qui se caractérise par la simplification à l’extrême de la syntaxe. Pas de subjonctif dans mon patois vendéen, ni non plus en créole. Conjuguons par exemple ceci : "mi veux ou vien, mi veux li vien, mi veux zot i vien". En plus de l’économie du subjonctif, un gros monstre difficile à dompter, on se passe volontiers de la conjonction "que" et on traîne partout la même forme verbale vien. Ajoutons, pour pimenter ce raisonnement, l’expression "bonbon la fesse". Là, c’est la préposition qui a fondu comme un suppositoire placé "ou sa zot i coné". Même type d’évaporation dans la tournure "lofis la langue" de l’éminent linguiste Axel Gauvin, qui a appris la linguistique en sirotant une tasse de thé !

Et à propos de ce lofis, parlons écriture ! Pourquoi l’écrire ainsi alors que ce mot nous vient du latin "obficium", puis, après assimilation toute logique, "officium". Les deux ff sont justifiés depuis des siècles. Et la finale ce se prononce toujours de la même façon ? Tuer l’origine des mots, c’est tuer les mots eux-mêmes, tuer leur paternité, leur histoire ! Qui dit mieux ? Les soi-disant philologues, sémanticiens et lexicologues, Gauvin, Prudent and C°, sont des révisionnistes péi ! On irait jusqu’à tuer père et mère pour laisser croire qu’on sort de la cuisse d’un ange avec un langage tout nouveau qu'on a pour mission de répandre sur terre, sous les cocotiers ! Pour parodier Boris Vian, ils pourraient dire en choeur : "Cette langue est vraie, puisque je l’ai inventée" !

Et pis, pour pimenter son discours angélique, Axel Gauvin nous chante que le créole est cause d’un gros complexe d’infériorité, et cela dans un gros ouvrage où il s’est appliqué à délayer son idée, comme on le fait quand on veut faire monter sa mayonnaise. Pardon, dame Concision ! En une seule phrase, on peut soutenir le contraire : un langage, quel qu’il soit, ne donne aucune maladie ! Si complexe il y a chez l’enfant, c’est que ce malaise est à trouver dans le milieu familial. Inutile de recourir aux soins d’un Diafoirus linguiste ! Un psychologue fera l’affaire à condition qu’il n’ait pas l’esprit contaminé par ce même malaise !

Ne laissons pas s’échapper trop vite le docteur Diafoirus, spécialiste de la fouére et autres maladies et qui a pour célèbre papa, Molière ! J’étais dans la cour de récréation, dans mon école primaire de Saint-Amand-sur-Sèvre. J’avais six ou sept ans. Le directeur, le Frère Paul, un grand homme, me demande pourquoi mon frère n’est pas venu en classe, et ma réponse a fusé instinctivement en patois vendéen : "La fouére" ! Et il est parti, perplexe, sans rien dire d’autre ! Pourquoi cette perplexité ? L’envie de me corriger et de m’apprendre la langue de Molière ? Le mot diarrhée dont j'ignorais l'existence ? Qu'importe ! En tout cas, il a respecté mon royaume : ma cour de récréation, où l'on parle comme on veut ! Malgré le bruit des bottes allemandes, le patois vendéen et le français de Paris se côtoyaient sans se chamailler, l'un enseigné à la maison et l'autre seulement en classe et chez monsieur le curé ! Et mes vaches étaient bien gardées !


32.Posté par A TOUS... le 01/03/2013 22:52

Les anglais auraient pompé les français? CATON est encore dans l'approximation : en se basant sur les 80000 mots du Shorter Oxford Dictionary, on obtient cette répartition d'origine:

- langue d'oïl (dont le franco-normand): 28,3 %
- latin, y compris les mots scientifiques et techniques de fabrication récente : 28,24 %
- ancien et moyen anglais, vieux norrois et néerlandais : 25 %
- grec : 5,33 %
- étymologie indéterminée : 4,02 %, mots dérivés de noms propres : 3,28 %

Pour la langue française les mots d'origine étrangère frise les 70%


Pourquoi comparer l'anglais au français? Parce que vous avez dit que le créole avec ces 2500 mots n'est pas à la hauteur du français. Comparaison pour comparaison, puisque vous mesurez la valeur d'une langue au nombre de mots, l'anglais est donc supérieur, puisque vous l'avez oublié, vous avez comparé grenouille et boeuf en oubliant qu'entre les deux il y a le cochon qui se dédit. Compris la leçon? Sur la notion de langue, elle valait pour l'orguaniste....mais comme vous l'avez appuyé, il faut boire la connivence jusqu'au bout....L'analphabête qui apprend au prétendu maître.....c'est vraiment le monde à l'envers....

Vous savez ce qu'il vous dit l'orgueil local? En France, ils ont pas d'orgueil avec leur coq au stade de France? Chauee région française à ses spécificités. On enseigne le Corse, le breton et autres et çà empêche quoi? Allez à la fac de lettres et voyez les modules. Cessez de dénigrer les fonctionnaires, les zarabs, et maintenant les créoles. Si la langue créole ne vous convient pas, demi-tour.....On est créoles et fiers de l'être....On sait ce qui se cache derrière vos allusions....


31.Posté par michel ravine blanche saint pierre le 01/03/2013 20:55

Un dépité ke la vé son ki pou graté pou pond in loi initile, pendant ce temps La Réunion brule, vive la couyonisse du Député Vlody lol.

30.Posté par Caton2 le 01/03/2013 18:53

23. @nalpha-bête sévit donc ici aussi. Il a raté encore une fois une occasion de se taire. Il nous assène que l'anglais aurait plus de mots à sa disposition que le français. La belle affaire. C'est le sujet? Les dictionnaires de la langue courante comportent environ 60 000 entrées, en français comme en anglais ou en chinois. Ce n'est pas le cas du créole. Pour autant, je n'ai pas écrit que ce n'était pas une langue.
Quant à son copié collé sur les origines des mots, il ne vient pas appuyer son credo. Le vocabulaire créole est issu très majoritairement du français ou des langues régionales françaises.
Pour votre gouverne, @nalpha-bête, plus du tiers du vocabulaire anglais dérive directement ou indirectement du français.
24. On est d'accord l'Ardéchoise...

29.Posté par noe le 01/03/2013 18:45

Il faut être vraiment le dernier des idiots pour proposer qu'on enseigne le "créole" macote ou pas à l'école , à la Réunion !

Il faut être le dernier des inconscients de proposer cet apprentissage du créole !

Certains esprits-penseurs- des-4-saisons-n'ayant rien d'autre à faire qu'emmerder l'avenir de nos enfants pour proposer aux enfants des autres mais pas aux leurs , cet apprentissage d'un patois aussi débile !
C'est révoltant et machavélique issu d'un esprit malade !

28.Posté par mankin le 01/03/2013 18:42

Dans sa 9e édition, le Dictionnaire de l'Académie française donne une nouvelle définition qui diffère de celle des éditions précédentes :

4e édition2 : Langage rustique, grossier, comme est celui d'un paysan, ou du bas peuple.
8e édition3 : Variété d'un dialecte, idiome propre à une localité rurale ou à un groupe de localités rurales.
9e édition4 : Variété d’un dialecte qui n’est parlée que dans une contrée de faible étendue, le plus souvent rurale.
Le mot patois peut donc s'appliquer aux langues régionales de France, qui sont des variétés de dialecte, et qui sont parlées que par des petits groupes dans des régions parfois très vastes comme l'Occitanie ou la Bretagne.

27.Posté par Thierry le 01/03/2013 18:28

Il est au final dommage de faire de l'éducation de nos enfants un lobbying politisé surtout lorsque c'est pour faire marche arrière au nom de l'identité réunionnaise.

N'oublions pas que de tous les temps, la Réunion n'a fait que progresser. La Réunion n'a jamais oublié ses racines, son histoire, etc comme voudraient nous le faire croire trop de personnes soit disant bien intentionnées... de leur porte-monnaie surtout...

Quand on marche dans nos rues, à entendre les discussions en créoles -même les zoreils s'y mettent, pour vous dire- il serait difficile de croire que le créole disparaîtra un jour ... nous avant, c'est sûr ...

Tous les grands mathématiciens ont commencé par compter 1 + 1 = 2 donc comme le répète L'Ardéchoise, si c'est utiliser le créole comme langue de liaison dans la scolarité, nous pourrons y dire oui mais comme langue internationale, ce serait une hérésie ... électoraliste.

26.Posté par Zozossi le 01/03/2013 18:21

Quel gâchis! Gaspiller son temps et notre argent à agiter des hochets pour gamins alors que le pays coule! Après avoir inventé le "mariage" entre homos, voilà qu'ils prétendent qu'on est "bilingue" si on est "capable" de déformer le français en patoisant: il fallait oser! Mais ils osent vraiment tout! Ces pauvres gens sont pitoyables.

25.Posté par L''Ardéchoise le 01/03/2013 18:02

"Demande unanime de toute la communauté éducative", ça m'étonnerait !
Pro, anti, peu importe, il faut savoir raison garder.
Le créole à l'école maternelle avec des enseignants parfaitement "bilingues", c'est important pour ces marmailles qui ne connaissent que cela pour certains, mais pour les faire glisser progressivement vers le français dont ils auront besoin pour avancer dans les études et pour passer des examens en français (tant que La Réunion n'est pas indépendante...).
Si cours en créole il doit y avoir, ils ne peuvent être que facultatifs et devenir un plus pour les élèves qui souhaitent les fréquenter.
C'est effectivement une mesure électoraliste de bas étage et ce n'est pas ainsi que l'on va favoriser l'insertion de la jeunesse réunionnaise dans le monde du travail.
Il vaudrait mieux mettre l'accent sur une meilleure maîtrise du français et de l'anglais, ce serait certainement plus utile.

24.Posté par @10 le 01/03/2013 17:53

Prix de la carpette française à Caton2:

Le français usuel comprend environ 32 000 mots (20 000 d'origine étrangère et 12 000 d'origine populaire française mais de manière exhaustive en comptant le français ancien comptaons 500000 mots). L'anglais, dispose de plus de 200.000 mots (jusqu'à 800000 mots).

Si on applique votre principe catonien, c'est donc pour cela que les anglais qualifie les français de grenouilles....?

"D’après l’interprétation de l’échelle Dubois-Buyse, le vocabulaire fondamental du français écrit est de 3 000 mots. Vocabulaire quotidien et pratique : de 300 à 3 000 mots environ, selon l’individu.

Je conçois que la mesure de Vlody est loin d'être prioritaire (pour moi la priorité c'est la création d'entreprises donc d'emplois) , mais de là à critiquer la langue créole (tordez votre pensée dans tous les sens, c'est une langue. Lisez la définition d'une langue, il y en a même qui ont moins de 800 mots pour 200 locuteurs seulement).



23.Posté par nicolas de launay de la perriere le 01/03/2013 17:45

Gunet, ès spécialiste en recensement, devrait proposer ses talents à l'insee le cas échéant.

le créole est une langue. il en existe plusieurs de par le monde.
le créole réunionnais est aussi une langue.

le volume de mots ne saurait être retenu comme critère.

il est urgent d'utiliser le créole. n'en déplaise aux vieux schnocks soucieux d'un doux temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

22.Posté par L''apartheid voulu par nos "dépités" le 01/03/2013 17:30

Il ne faut pas faire des écoles séparées, non.
Mais à l'intérieur de chaque école, il faudrait des classes pour Zoreils, Mahorais, Malgaches et créoles blancs (qui s'expriment le mieux en français) et des classes pour Cafres, Malbars et Chinois.
C'est une proposition, elle vaut ce qu'elle vaut.
Trêve de plaisanterie, M. Vlody, mes meilleurs professeurs de français dans le secondaire ont été en sixième un Zoreil, M. Jean et en première et terminale à LLL une pied-noir, Mme Guérimand.
Avec vos raisonnements à-la-çon, vous créez un sectarisme pourri à La Réunion.
Vous ne crachez cependant pas tous les trois sur les très importantes indemnités de dépités que vous octroie la République française.
Alors, cessez de cracher sur NOTRE langue, le français.
Et sur nos jeunes enfants que vous considérez comme des idiots finis incapables de comprendre le français de leurs enseignants alors qu'à longueur de temps chez eux ils écoutent les radios et les télés en français.
Ce n'est pas le français qu'il faut remettre en cause mais les techniques de son enseignement.Allez, svp, jusqu'au bout de votre raisonnement de m... et exigez aussi que tous les Réunionnais établis en métropole soient réexpédiés ici.
Armand GUNET

21.Posté par @17 le 01/03/2013 17:19

"Alors que les élus de droite montent au créneau contre toutes les propositions du gouvernement ..."
........................................

Tiens donc ils découvrent l'escalade mais en 2013 car depuis 2007, aucun de ces messieurs n'a jugé bon de monter au créneau, c'était plutôt garde à vous, fixe....

20.Posté par Scrupulus le 01/03/2013 16:55

Ah bon ! Alors qu'il faut un minimum français/anglais certains se glorifient du retour vers un patois coz créol largement utilisé et c'est normal dans la vie de tous les jours mais après que d'heures perdues à l'école au lieu de se diriger vers l'international ! C'est vraiment du n'importe quoi à fabriquer des demandeurs d'emplois à vie !!!

19.Posté par Hugues Neau le 01/03/2013 16:10

Je suis creole et j'approuve ce message , celui d'A.GUNET...le creole à l'école, le créole en tant que langue...Fumisterie!!! ce n'est que de l'idéologie, un fond de commerce pour les pseudo-intellos locaux...il n'y a qu'à les écouter : ils sont eux-même obligés de passer au français pour exprimer une nuance, une subtilité et parfois même une idée...

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