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Inondations au Pakistan : l’aide arrive au compte-gouttes

Avec vingt millions de sinistrés, parmi lesquels près de six millions d’enfants et de personnes très vulnérables, le Pakistan paie un lourd tribut aux pluies torrentielles qui se sont abattues. Mais malgré les nombreux appels aux dons lancés, les associations humanitaires peinent à réunir les 460 millions d’euros nécessaires pour venir en aide à la population.

Jeudi 19 Août 2010 - 10:10

Inondations au Pakistan : l’aide arrive au compte-gouttes
La catastrophe est considérée comme la pire au Pakistan depuis 80 ans. Les inondations ont ravagé un cinquième du pays. Pourtant, le drame ne suscite pour l’instant qu’un faible élan de solidarité internationale. Bien plus faible que pour le séisme en Haïti. En janvier dernier, le tremblement de terre, avait affecté trois millions de personnes, soit près de sept fois moins qu’au Pakistan. Pour Haïti, l'Union européenne avait apporté une aide qui s'élevait au total à environ 429 millions d'euros. Rien que part SMS, plus de 22 millions de dollars avaient été collectés aux États-Unis. Cette fois, pour le Pakistan, les dons sont moins important, même si le Pakistan affirme avoir déjà reçu 235 millions d’euros, soit 45% du montant total demandé par l’ONU. L’Union européenne et les Etats–Unis ont chacun promis d’apporter près de 70 millions d’euros, mais du côté des particuliers, la mobilisation est faible. Les experts expliquent ce manque de réactivité par le "déficit d'image" du Pakistan. Si les médias ont largement évoqué le drame pakistanais, ce sont peut-être les spectateurs qui ont manqué en cette période de vacances scolaires. A cela, ils évoquent le fait que le pays est souvent associé au terrorisme, ce qui expliquerait la réticence des donateurs occidentaux. Par ailleurs, ils soulignent que les donateurs s'étaient déjà largement mobilisés après le tremblement de terre à Haïti en janvier dernier. La tirelire aide humanitaire des foyers serait peut-être vide. Au delà de la solidarité, à un autre niveau plus politique, l’aide humanitaire représente un enjeu important. Car selon les occidentaux, les activistes islamistes pourraient profiter de la situation pour étendre leur influence dans la région. Ainsi, les Etats-Unis, par la voix du secrétaire à la Défense, Robert Gates, ont déjà promis de tripler le nombre d'hélicoptères qu'ils vont mettre à disposition du Pakistan pour aider les victimes.
Zaïa Ayama
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1.Posté par fiuman le 19/08/2010 10:56

Les talibans pourraient eux ne pas souffrir des inondations, des épidémies?
Trop forts les bougs!

2.Posté par Tcherno-Bill le 19/08/2010 11:13

La succession des catastrophes naturelles d'ampleur sont un réel souci , elles pourraient se succéder dans un avenir pas forcément éloigné . Le niveau de la population mondiale , la fragilité des ressources
en eau potable et en nourriture sont une bombe redoutable que l'on ne peut plus vraiment désamorcer !

3.Posté par Basile le 19/08/2010 16:01

Inondations... Compte-gouttes...

C'est de l'humour involontaire ?

4.Posté par VINCE974 le 19/08/2010 18:38

Dire que l'aide humanitaire tarde, il faut juste rappeler que de nombreuses ONG étaient présentes sur place et oeuvrent actuellement avec leurs moyens propres pour venir en aide à la population. Il faut rappeler que les ONG sont basées sur des hommes et des femmes, souvent bénévoles pour aider leurs prochains. malheureusement les catastrophes n'épargnent pas les bonnes volontés. Ces mêmes ONG et d'autres s'activent également à rechercher des dons (argent ou en nature) pour poursuivre leurs actions.

Il faut également se remettre dans le contexte : ce sont les pires inondantions depuis 80 ans, les moyens de communications routières ont été lourdement endommagés ou parfois il y a plus d'axes de communications. De plus cela touche 15 millions de personnes dans tout le Pakistan, c'est incomparable avec Haïti où les 3 millions d'haïtiens sinistrés étaient "circonscrits" à Port au Prince.

De plus, vouloir aider les gens demandent de la méthode, du temps pour évaluer où ils se trouvent, combien ils sont, quels sont leurs besoins, tout cela pour réaliser une aide et une distribution concertée et ciblée pour oublier personne. Cela c'est du travail d'humanitaire, rien à voir avec le larguage sporadique et dangeureux des forces armées. J'ai vécu ces différentes situations il y a quelques mois.

Ce qu'il faut enfin se dire, c'est que personne n'est préparée à vivre le pire, dans un premier temps, il faut compter sur soi et ensuite l'aide arrive.

Enfin, avoir des images de ce qui se passe sur place, demande la présence de journalistes locaux ou internationaux. Parfois pour certains pays, ceux-ci ne sont pas bien vus et par conséquent, le blackout d'images fait que le retentissement médiatique a moins d'impacts...au détriment de la population...

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