Société

Illettrisme, ni une fatalité, ni une exclusivité réunionnaise

Mercredi 17 Novembre 2010 - 19:07

Demain, l'ensemble des partenaires signeront un plan et une charte réactualisés de "Prévention et de lutte contre l'illettrisme à la Réunion". Objectif : réduire l'écart en matière d'illettrisme entre l'Outre-mer et la métropole, en cinq ans.



Le constat est net, les actions menées pour lutter contre l'illettrisme n'ont pas été aussi efficaces que souhaité. C'est ce qui ressort de la conférence de presse menée par le sous-préfet chargé de la cohésion sociale, Richard-Daniel Boisson, présent aux côtés des membres du comité de pilotage présidé par Alain Zaneguy, vice-président du Conseil général.

Face à ce bilan, les partenaires ont dû se retrousser les manches, et profiter des Etats Généraux de l'Illettrisme et des Assises Académiques pour avancer de nouvelles propositions. Ainsi, demain, tous les partenaires signeront un nouveau plan et une charte réactualisée de "prévention et de lutte contre l'illettrisme à la Réunion". L'objectif est ambitieux : réduire de moitié en cinq ans l'écart entre la métropole et la Réunion.

Les organismes de formation "ont du mal à faire le plein"

Les outils de lutte existent, ce qui n'est d'ailleurs pas forcément le cas dans toutes les régions Outre-mer et métropolitaines. L'idée est donc d'utiliser à bon escient et d'améliorer l'existant afin que les efforts menés quotidiennement par les associations sur le terrain soient accompagnés de meilleurs résultats que ceux actuels jugés très "mitigés".

Les signataires de la charte seront d'abord plus nombreux, société civile et monde économique se mobilisant dans cette lutte. Du côté des organismes de formation, il ressort qu'"ils ont du mal à faire le plein", rapporte le sous-préfet estimant qu'il "faut pouvoir motiver ou remotiver les personnes qui assistent aux formations mais aussi, et surtout, pouvoir effectuer un meilleur repérage du public concerné".

Le Conseil général, en charge de la petite enfance, va s'impliquer en menant des actions de prévention dès le plus jeune âge. A titre d'exemple, 60.000 jeunes ont déjà été accueillis dans des lieux culturels. Et cette année, "nous finançons l'opération 'premières pages' qui consiste à impliquer la maman à travers un livre à remplir", a souligné Alain Zaneguy.

"les élèves ne sont pas des illettrés, ils sont en construction des savoirs"

Pour l'inspecteur d'académie, Bernard Zier, "les élèves ne sont pas des illettrés, ils sont en construction des savoirs. Il est donc primordial d'agir contre le décrochage scolaire". Sentiment partagé par l'ensemble des partenaires dont l'un des travaux va être d'identifier les élèves qui ont décroché et de leur proposer des solutions adaptées. Nous sommes passés de 45% de décrochage scolaire en 1984 à 12,7% de nos jours, un taux encore 2,5 fois au-dessus de la moyenne nationale.

Autre contribution, celle de l'insertion professionnelle des jeunes car la direction du travail constate que des salariés ont des difficultés à évoluer professionnellement du fait de lacunes de lecture et d'écriture. L'objectif sera donc de collationner les dispositifs qui se font à la Réunion, de faire un atlas qui les recense et de les communiquer à l'ensemble de la jeunesse réunionnaise.

"Nous allons revisiter les ateliers, les rendre plus efficients, plus attractifs"

La Région va, pour sa part, travailler principalement sur le plan de la formation. "Nous allons revisiter les ateliers, les rendre plus efficients, plus attractifs", a souligné Valérie Bénard, conseillère régionale déléguée à la lutte contre l'illettrisme. Elle a également rappelé que sont en train de se mettre en place les dispositifs appelés "l'école de la 2ème chance" (accès à l'emploi et la formation de 500 jeunes) et "cases à lire" (label donné à des associations déjà implantées dans les quartiers pour faire entrer le livre au sein de la famille).

Du côté de la CAF, en collaboration avec des associations, "nous orientons les publics qui ont du mal à remplir les documents vers des dispositifs d'apprentissage de lecture et d'écriture", a exposé Liliane Pausé qui a ajouté que la CAF poursuit son action de soutien et d'accompagnement scolaire. En 2009, 7.000 enfants ont bénéficié de cette aide, désormais la CAF souhaite être d'avantage attentive à l'implication des parents dans cette démarche.

Pour rappel, la Réunion compte toujours 111.000 personnes en difficultés d'écriture et de lecture (100.000 analphabètes et 11.000 illettrés). Un message a été porté lors de cette conférence de presse : L'illettrisme n'est pas une fatalité, ni une exclusivité réunionnaise.
Melanie Roddier
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1.Posté par noe974 le 17/11/2010 19:28

M. l'Inspecteur d'Académie a raison de dire que les élèves ne sont pas illettrés , ils construisent leurs savoirs mais nous devons surveiller le moment du décrochage . C'est le travail des enseignants avec l'aide des parents .
Mais le recrutement et la formation des enseignants sur une base exclusivement
académique et disciplinaire en fait, non des professionnels, mais des experts, on parlait,
dans la première moitié du XXème siècle, de « savants », qui, sauf profil personnel particulier,
ignorent pour l’essentiel la psychologie des enfants et des adolescents, la construction des
processus cognitifs, la sociologie des organisations, la communication et la gestion des
conflits. Ils enseignent et refusent de se vivre comme des éducateurs, des pédagogues ce
qui nécessite un outillage à la fois technologique et axiologique (théorie des valeurs
morales) particulier face aux publics scolaires et à leurs évolutions, et pourtant peut-on
enseigner sans éduquer ? Cette attitude suscite à l’étranger des remarques teintées
d’humour du type « Ah ! vous en êtes encore là ! ».
Cet héritage du lycée napoléonien conduit à ignorer l’enfant, l’adolescent, le jeune,
derrière l’élève, ou l’élève (écolier, collégien, lycéen, de plus en plus souvent majeur) en sa
qualité d’être humain et de citoyen en devenir ; à ignorer son « mal être » (Voir PISA 2003),
y compris celui des bons élèves, et tous les phénomènes qui l’accompagnent (alcool,
dépressions, drogues, « pétards », suicides).
La formation des Profs de nos jours est très importante : savoir reconnaître quand l'enfant décroche .

Pourtant l'Etat y met le prix :
1)Loi d'orientation de juillet 1989
2)La loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école , avril 2005 , avec le "Socle commun des Connaissances et des Compétences"

Pourtant 160 000 jeunes sortent du système sans diplôme ni qualification

Comment faire pour que l'enfant ne décroche pas ? Comment le motiver à quaque instant ?
Vaste débat!

2.Posté par noe974 le 17/11/2010 20:47

Je pousuivrais en disant qu'il faudra arriver à avoir dans notre système des "administrateurs pédagogues" :

C’est une expression qui m’est chère, car je suis intimement convaincu que « la
pédagogie est notre patrimoine commun ». Plus fortement affirmé, administrateurs,
inspecteurs, TOS, médecins, infirmiers , parents … nous sommes tous des pédagogues et nous
devons « nous mêler de ce qui nous regarde ». Nous devons faire de l’administration
intelligente, respectueuse de l’esprit des lois et des règles mais ennemie de la « règle alibi »
qui paralyse les initiatives.
Il faut mettre un terme à la suradministration du système et renforcer les missions
d’évaluation, d’accompagnement, de conseil , de suivi.

L'Education Nationale , cette administration doit être au service des établissements et des élèves, et cesser de contrôler par la norme et la conformité et appliquer les dispositions de la LOLF :
-autonomie,
-responsabilité, GRH,
-évaluation par les résultats.
C’est dire que le recrutement et la formation des cadres du système : inspecteurs,
personnels de direction, administrateurs… doivent être repensés afin qu’ils soient
totalement acteurs du coeur de métier « l’éducation et la pédagogie ».

C’est dire également qu’elle doit impérativement intégrer dans son raisonnement et ses
postures les effets de la décentralisation et rechercher la coopération, le partenariat, la
complémentarité avec les collectivités territoriales plutôt que l’affrontement stérile autour de
l’exercice du pouvoir ou de la défense de « territoires ».
Tout ceci appelle un mode de pilotage, de gouvernance, qui s’inspire du management participatif, à la mode dans le années 1986 – 1988, pilotage, ou management, qui est fondé sur l'exercice de la responsabilité , le respect , le zéro mépris .

Les Professeurs , les Parents , les Enfants , nos Enfants y trouveront leur compte !

3.Posté par Jean Paul le 18/11/2010 05:47

Avec Mme BENARD du conseil régional, l'illétrisme lé sové ! Comme elle a fait en tant que représentante syndicale avec l'ARAST, un tremplein pour être conseillère régionale et non de défendre l'ARAST. Quelles sont ses propositions pour les 1200 salariés de l'ARAST aujourd'hui , alors qu'un enième jugement va être rendu ce matin ?
Son père syndicaliste qui critique le gouvernement et la droite, sa fille gère le C.R avec l'UMP.
(...)

4.Posté par avatar le 18/11/2010 08:32

cinema a l approche des cantonales et ces le candidat de z ane é guy qui pilote tous il es partouts on dit toujours si on veut une carrote il faut suivre l ane il sait ou il a: apres air autral arast la culture et bien d autre le voila instituteur j espere qu il sait que durantas ces aussi fleurs de vanille ça sent le meme parfum et tous ces effets d annonce sur l illetrisme le social l habitat ces que du vent dans la realité on parle de l illetrisme en donnant au illettré un prospectus pour l orienté sur les formations a faire qui coute la peau des fesses HORS QUE LA PERSONNE NE SAIT PAS LIRE voila la lutte contre l illetrisme l engraissement de la pub et les photos des candidats au cantonal.....

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