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Courrier des lecteurs

Il y a 30 ans... Tchernobyl


Tchernobyl : "Je suis la seule survivante de mon équipe de liquidateurs"
Le 26 avril 1986, des réactions en chaîne conduisaient à la fusion du cœur d’un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, aujourd’hui en Ukraine. Entre 1986 et 1992, entre un demi et un million de "liquidateurs" ont été "réquisitionnés" pour sauver ce qui pouvait l’être. Reporterre a rencontré l’une d’entre eux.
Radiobiologiste russe, Natalia Manzurova a été envoyée à Tchernobyl dès 1986 pour évacuer « les biens matériels devenus radioactifs ». À la tête d’une brigade de sept personnes, elle a passé 4 ans et demi sur place.

Par Pamphlétaire - Publié le Mardi 26 Avril 2016 à 12:59 | Lu 2952 fois

http://reporterre.net/Tchernobyl-Je-suis-la-seule-survivante-de-mon-equipe-de-liquidateurs

Reporterre — Comment avez-vous été engagée comme "liquidatrice" à Tchernobyl ?
Natalia Manzurova — Mes parents avaient été recrutés de force par le régime dans les années 1950 pour construire le complexe nucléaire de Maïak. Nous habitions sur place, tenus au secret. J’ai souhaité devenir radiobiologiste pour comprendre leurs activités et les conséquences de celles-ci. En 1986, juste après l’accident de Tchernobyl, le laboratoire dans lequel je travaillais nous a réquisitionnés pour faire un inventaire de la catastrophe. Nous avons été envoyés sur place, comme 500.000 à 1 million d’autres liquidateurs. Parmi les liquidateurs, il y avait deux catégories : ceux qui étaient envoyés en mission ponctuelle d’un mois, comme des plombiers ou des chauffeurs… Et ceux qui étaient nommés pour un poste à long terme. Comme la dose d’exposition aux radiations n’était pas connue, le régime choisissait de les laisser le plus longtemps possible, perdus pour perdus… Personne n’était vraiment formé ni préparé. Mais, nous n’avions pas le choix. En tout, je suis restée 4 ans et demi à Tchernobyl, de 36 ans à 41 ans.

Dans quelles conditions travailliez-vous ?
J’avais été nommée ingénieure en chef chargée de l’évacuation des biens matériels devenus radioactifs. Je dirigeais une brigade de sept "permanents" plus des occasionnels. Nous étions chargés d’explorer les appartements abandonnés précipitamment par les habitants pour récupérer meubles, bijoux, tissus… Ces objets étaient ensuite enterrés dans des fosses recouvertes de béton.
Nous étions équipés de vêtements et de masques de protection, mais les deux premières années, la radioactivité était si forte que notre visage était comme "tanné". Je me souviens que nous ne disposions d’aucun instrument de mesure de la radioactivité pour évaluer la dangerosité du travail. Un comble pour un radiobiologiste. Nous connaissions pourtant les risques et faisions attention à bien nous laver les mains et à laver les aliments. Mais était-ce suffisant ? Bien sûr que non, puisque tous les membres de mon équipe sont morts du cancer. Je suis la seule survivante. Depuis la loi de 1993, les liquidateurs survivants sont pris en charge par l’État et affichent les statuts les plus élevés d’invalidité (2 et 3). Cela signifie que nous sommes logés et aidés financièrement. Mais les subventions diminuent aujourd’hui. Moi, j’ai 20 % d’aberration chromosomique et suis donc classée catégorie 2, avec un statut de maladie chronique. Je n’ai jamais pu reprendre une vie normale.

Et vous, comment allez-vous, moralement et physiquement, après ce drame ?
J’ai connu un état de mort clinique, souffre de maux de tête et d’estomac récurrents, et j’ai subi une ablation de la thyroïde. Quand j’ai commencé à être malade, quelques mois après mon retour de Tchernobyl, je vivais seule avec ma fille. Il fallait tenir.
Souvent, les gens s’étonnent que je sois encore vivante, alors que la plupart de mes collègues sont morts. Je leur réponds que, lorsqu’ils ne me voient pas durant plusieurs jours, je suis malade, au fond de mon lit, et le reste du temps je m’efforce de guérir.
Ma relation à la vie a changé. Après avoir vu autant de malheurs autour de soi, on mesure mieux ce qui est important : les questions morales, les droits de l’homme, les enfants… Les liquidateurs ont d’ailleurs les taux de suicide parmi les plus élevés du pays.

Quelle fut la place des femmes parmi les liquidateurs ?
Nous étions une infime minorité. Parmi les liquidateurs de Tchernobyl, il y avait 1 femme pour 1.000 hommes. En général, elles exerçaient des fonctions subalternes de cuisinières, de femmes de ménage, d’aides-soignantes. Il y a eu de nombreux cas de harcèlement, de viols et violences. C’était très dur. Les femmes liquidateurs qui étaient enceintes ont été obligées d’avorter pour éviter les malformations ou les « liquidateurs in utero », comme cela avait été le cas à Maïak.

Croyez vous que l’on ait tiré toutes les leçons de Tchernobyl ?
Non. Dans ma vie, j’ai connu trois catastrophes nucléaires : Maïak en 1957, Tchernobyl en 1986, et Fuskushima en 2011. Mais j’ai l’impression que l’on ne prend pas suffisamment en compte les causes et les conséquences de ces accidents. Il faut notamment accentuer la transparence et les échanges autour de la vérification des lieux de production nucléaire. Il est toujours impossible d’accéder à Maïak, les données sur la contamination de la zone, l’une des plus dangereuse du monde, sont confidentielles et ce secret pèse sur nos têtes.

- Propos recueillis par Pascale d’Erm




1.Posté par Pamphlétaire le 27/04/2016 17:36

Depuis 2003, Filatova Elena Vladimirovna a parcouru en moto les environs de Tchernobyl pour faire des reportages écrits et surtout des photos, de nombreuses photos. Ses photos sont le reflet de ce qui reste quand les habitants ont fui en laissant tout sur place. La végétation a repris les dessus, les animaux sont de retour sur ces lieux contaminés. Je ne peux vous encourager à vous rendre sur son site pour lire et voir les clichés photographiques. De plus, la traduction faite en français par M. VILT est compréhensible et parfaite. Elena Filatova parle aussi du goulag, de certains dirigeants soviétiques, etc. C'est passionnant et intéressant... Vous ne pourrez tout voir en une seule séance.
Lien : http://www.consumedland.com/elena/index_fr.html

2.Posté par Pamphlétaire le 27/04/2016 18:23

Rappel des faits, des conséquences et des mensonges.
Tchernobyl : catastrophe industrielle et mensonges d'État

Le 26 avril 1986, à 1h23, deux énormes explosions secouent la centrale nucléaire de Tchernobyl, à 120 kilomètres au nord de Kiev, en Ukraine, et à 16 kilomètres de la Biélorussie (URSS). Elles provoquent le plus grave accident de l’histoire du nucléaire civil. Le sacrifice de milliers de « liquidateurs » va en limiter les conséquences. Il n'empêche que toute l'Europe est affectée...

Toute sauf la France dont les dirigeants se veulent rassurants au-delà de toute décence. À la catastrophe industrielle et humaine s'ajoute un mensonge d'État propre à disqualifier la politique et ceux qui la conduisent.
Apocalypse sans visage

La catastrophe de Tchernobyl est la conséquence de plusieurs erreurs humaines lors d'une expérience d'amélioration de la sécurité.
L’explosion du cœur du réacteur numéro 4 répand dans l'atmosphère l’équivalent d’une centaine de bombes atomiques d’Hiroshima.

Les techniciens de la centrale et les équipes de pompiers qui interviennent sur le site se voient condamnés à brève échéance.

Le lendemain, les 45 000 habitants de la ville de Pripiat, située à trois kilomètres, sont évacués à la hâte. Ils ne reviendront jamais chez eux. En 1986, 116 000 personnes au total seront contraintes de quitter la zone, puis 230 000 au cours des années suivantes.

Le Kremlin, lui, tait cette catastrophe. L’URSS de Mikhaïl Gorbatchev, qui se veut à l’heure de la glasnost (transparence), se mure dans les bonnes vieilles méthodes staliniennes de rétention de l’information et la culture du secret.

Le 28 avril, ce sont des experts suédois qui donnent l’alerte car le nuage radioactif, poussé par les vents, se déplace vers l’Europe jusqu’en France, des Pays-Bas à la Turquie.

Dès lors, les pays concernés réagissent immédiatement. Ceux qui sont dotés de centrales nucléaires renforcent le degré de sécurité de leurs installations. Différentes mesures, concernant notamment l'alimentation, sont prises le 2 mai dans de nombreux pays... Bref, c’est la mobilisation dans tous les pays. Sauf un : la France.
En France, un mensonge d’État

Sur le plan politique, la France entame sa première cohabitation depuis un mois. À la suite de la défaite de la gauche aux élections législatives de mars 1986, François Mitterrand a nommé Jacques Chirac à Matignon. De fait, les deux hommes vont se retrouver sur la même ligne pour minimiser les conséquences de l’explosion de Tchernobyl.

Mitterrand ne tient pas à ce qu’une trop grande publicité donnée à cette affaire porte atteinte au programme nucléaire français et apporte de l'eau au moulin des écologistes ; enfin il n’entend pas mettre en difficulté Mikhaïl Gorbatchev dont il soutient la politique de perestroïka (la restructuration de l’Union soviétique). C’est pourquoi le Président français fait preuve de « discrétion ».

Quant à Jacques Chirac et son gouvernement, ils ne souhaitent pas affoler la population et se mettre à dos le lobby nucléaire. S’ensuit alors une politique de désinformation qui relève du mensonge d’État.

Le 28 avril 1986, alors que le nuage se déplace vers l’Europe, le professeur Pellerin, directeur du service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) dépendant du ministère de la Santé, qui est chargé de collecter l’information sur la radioactivité et d’en détecter le taux tient un discours rassurant à la télévision : « Ca ne menace personne actuellement sauf dans le voisinage immédiat de l’usine et encore c’est surtout dans l’usine que les Russes ont admis qu’il y avait des personnes lésées. »

Deux jours plus tard, le mensonge d’État s’enclenche véritablement à travers les informations fournies par la météo nationale et répercutées par la présentatrice d’Antenne 2 : « En France, l’anticyclone des Açores restera suffisamment puissant pour offrir une véritable barrière de protection ; il bloque en effet toutes les perturbations venant de l’Est. » C’est la fameuse théorie du nuage de Tchernobyl s’arrêtant à la frontière française qui prend corps.

Dans une note manuscrite du 16 mai à entête du ministère de l’Intérieur dirigé par Charles Pasqua, saisie par la Justice en 2002, on peut lire : « Nous avons des chiffres qui ne peuvent être diffusés. Lait de brebis très élevé jusqu’à 10 000 becquerels. Accord entre SCPRI et IPSN pour ne pas sortir de chiffres. »


« Nous n’avions aucune protection »

Pendant ce temps à Tchernobyl, on s'active pour tenter de maîtriser une situation incontrôlable. Ceux qu’on appellera les « liquidateurs » (militaires, pompiers, policiers, employés de la centrale) sont réquisitionnés pour la décontamination, le nettoyage et la construction d’un sarcophage autour du réacteur accidenté. Mal équipés, sans véritable protection, ils ne peuvent rester que 2 ou 3 minutes au risque d'être irradiés à mort. Nombreux sont ceux qui périront ou tomberont malades de leur exposition aux radiations : leucémie, cancers de la thyroïde, de la moelle osseuse.

Le 14 mai, Mikhaïl Gorbatchev parle enfin à la télévision. Pendant 45 minutes il évoque la catastrophe nucléaire. Il avoue que, dans les premiers jours, le pouvoir soviétique n’a pas pris l’exacte mesure de la catastrophe : « Ni les politiques ni même les scientifiques n'étaient préparés à saisir la portée de cet événement. » Pendant ce temps, les évacuations de la zone contaminée continuent.

Tchernobyl devient un sujet majeur de la diplomatie européenne. Le 21 mai, François Mitterrand reçoit à l’Élysée le ministre des Affaires étrangères allemand, Hans-Dietrich Genscher. Le verbatim de la rencontre, est édifiant d’une diplomatie qui survole avec cynisme les drames humains. Le 8 juillet 1986, à Moscou, Gorbatchev reçoit Mitterrand. Le dialogue est là aussi édifiant (...).

Aujourd’hui, cinq millions d’Ukraniens, de Biélorusses et de Russes habitent dans des territoires irradiés à divers degrés. Malgré le danger, certains « déplacés » sont revenus vivre dans des conditions misérables dans la région de Tchernobyl où ils étaient installés auparavant. De manière étonnante celle-ci s’est muée en une réserve d’animaux sauvages (bisons, loups, sangliers, faucons). Tchernobyl et ses alentours, quasiment déserts, sont devenus aussi un endroit touristique sinistre où l’on vient se faire prendre en photo. Une sorte de tourisme nucléaire macabre pour un lieu de désolation entré dans l’Histoire des catastrophes industrielles mondiales.

3.Posté par polo974 le 28/04/2016 17:19

et bientôt sur les écrans:
Flamanville, l'epr donc chaque élément crucial a sa malfaçon

le béton sans ciment,
la cuve au font et couvercle à 60% de sa résistance,
diverses "petites" pièces pas tout à fait annexes,
....

4.Posté par madibastard le 29/04/2016 16:00

On a la preuve de l'existence du big foot !

5.Posté par cimendef le 29/04/2016 18:26 (depuis mobile)

Miteux Rand ayant affirmé que le nuage s''était arrêté aux frontieres françaises, on était rassuré. Un petainiste décoré ne pouvait mentir..

6.Posté par Pamphlétaire le 30/04/2016 17:31

4.Posté par madibastard le 29/04/2016 16:00

Vous trouverez cette photo en plus grand format (1) sur le lien que je mets et que je vous invite à lire pour comprendre et appréhender les dangers de la radioactivité nucléaire quand le fonctionnement n'est pas normal suite à une fuite ou à une catastrophe...
http://tpenucleairegroupe3.e-monsite.com/pages/ii-impact-sur-l-homme.html

(1) Voici ce qu'a écrit le rédacteur de l'article du lien dans lequel se trouve cette photo.
La photo ci-dessous est choquante, le but n'est pas de réaliser un musée des horreurs, mais de montrer la réalité de ces enfants nés après la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) ayant contracté des déformations génétiques.

7.Posté par GIRONDIN le 30/04/2016 19:42

Environ 10 000 touristes visitent le site tous les ans !

8.Posté par kld le 30/04/2016 22:35

............................

9.Posté par Pamphlétaire le 01/05/2016 08:34

Je mets le lien du site de M. Philippe Hillion qui a travaillé dans la sécurité nucléaire : voici ce qu'il écrit tout au début du site en guise d'accueil pour les nouveaux visiteurs :

J'ai travaillé à Tchernobyl et à Mururoa, je suis trop âgé pour Fukushima mais toujours volontaire !

Le nucléaire : une industrie mais, une évolution du métier, cependant m'inquiète et m'interpelle : c'est la privatisation des métiers du nucléaire et la recherche à tout prix d'une rentabilité de la production, c'est tout le contraire d'une approche sécuritaire de l'atome comme je l'ai connu il y a encore une dizaine d'année... et j'ai perdu totalement confiance à la lumière de l'accident de Fukushima (mars 2011).
Les objectifs financiers d'entreprises, la politique mondiale et l'arrogance technologique, nous poussent de plus en plus vers des tragédies, à l'exemple de Fukushima qui était totalement prévisible et évitable si les experts nucléaires avaient été entendus. En accord avec Arnie Gundersen : "A eux les profits, à nous les risques"
Médiapart vient de diffuser ce matin (29 mai 2014) l'intervention du Professeur Timothy Rousseau, professeur à l'Université de Caroline du Sud qui a travaillé, avec ses équipes, pendant 10 ans à Tchernobyl et maintenant depuis un peu plus d'un ans à Fukushima, cette conférence et les commentaires à voir ici

Enfin une autre autorité, confirme mes doutes, 6 février 2016 (Antoine Debauche ex-responsable de la sécurité de l'institut national des radioéléments de Belgique) : "Il y a des décisions qui ont plus été prises par des financiers que par des ingénieurs", lire l'article.
Ce site est en modification permanente, revenez me voir. Il y a des centaines de photos à découvrir sur ce site, alors prenez votre temps. Beaucoup de pages ont été traduites en anglais.

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