Société

Il y a 170 ans aujourd’hui, l’esclavage était aboli à la Réunion

Jeudi 20 Décembre 2018 - 14:11

Le président de l'association "Les amis Réunionnais de Sarda Garriga", Jules Lucas, a souhaité retracer la vie du Gouverneur qui proclama l'abolition de l'esclavage dans l'île. Un discours a été prononcé ce matin devant sa Stèle :


Il y a 170 ans aujourd’hui, l’esclavage était aboli à la Réunion
L’abolition de l’esclavage le 20 décembre 1848 a marqué l’histoire de la Réunion. Elle a modifié la société réunionnaise dans la mesure où elle a modifié officiellement et en principe, les rapports économiques, donc sociaux, qui liaient alors les esclaves et leurs propriétaires blancs.

Si elle n’a pas eu un sens révolutionnaire, c’est parce qu’en fait, elle n’a jamais eu pour but la suppression des liens de domination. Elle ne faisait que modifier leur pratique.
Et l’acte abolitionniste arrive en cette année 1848, dans un climat de calme relatif, ce qui ne veut pas dire définitif.

Aux Antilles, au contraire, c’est l’effervescence. L’esclavage y est aboli sous la pression des nécessités, dès le mois de mai 1848. En réalité, ce sont les esclaves antillais qui ont aboli l’esclavage aux Antilles.

Le cas est encore plus vrai pour la Martinique, où le gouvernement est contraint de « prendre le train en marche » en libérant officiellement les esclaves, qui en réalité, avaient déjà arraché leur liberté. D’ailleurs ils se préparaient à tout mettre à sac, si leur « émancipation » officielle » tardait encore. Ils avaient pris le maquis, et se battait un peu partout.

Pour mieux éclairer cette période, nous avons voulu, pour une fois, laisser la parole aux témoins.

Nous appelons à témoigner des écrivains réunionnais, poètes connus : Lacaussade, Leconte de Lisle, un observateur mêlé de près à la vie locale : le Docteur Henri Azéma;
Le docteur Henri Azéma, parle de la Réunion. En reporteur de l’époque, il dit ce que fut pour lui l’abolition de l’esclavage.

Je cite « On peut se demander, pourquoi, cette période pré-abolitionnisme a-t-elle été calme à la Réunion ? là où l’on connut les révoltes les plus violentes, plus tôt et où l’on vécut des moments sanglants du marronnage et de la chasse aux marrons.

A l’heure où les « enchainés » de Bourbon attendaient leur « liberté » apportée toute faite de l’Europe, là-bas en Martinique, les esclaves se battaient partout, et arrachaient la leur.
Pourquoi cette différence fondamentale ?

Nous croyons que, plus qu’ailleurs, ici tout peut-être expliqué par le problème du rapport de force.

A la Réunion, il y avait à l’époque 62 000 esclaves contre 54 400 blancs et libres, et en Martinique : 75 000 esclaves contre 9500 blancs et 35 000 hommes de couleur.

Enfin, certains pensent que pour la Réunion, il faut nuancer l’expression « libération des esclaves ». La déclaration de Sarda Garriga provoque l’étonnement chez certains.
Sarda Garriga, Commissaire de la République, était nommé Gouverneur de la Réunion. Quand il débarque, il porte, outre le décret de l’abolition de l’esclavage, d’autres qui suppriment le conseil colonial, la censure des journaux….

« Ces décrets provoquèrent le mécontentement général et soulevèrent des murmures. Des clubs se formèrent un peu partout. L’on ne parlait rien de moins, dans certains quartiers, que d’empêcher Sarda Garriga de débarquer » écrit    Henri Azéma.

Par contre, chez les modérés, il y eut le souci de s’adapter au nouveau système. Sous la conduite de Charles Desbassyns, ils prônèrent la collaboration avec le nouveau Gouvernement.

SARDA GARRIGA avait eu le soutien de deux hommes politiques bien connus à Saint-Benoit pro abolitionnistes en les personnes de Pierre Gustave BRUNET Directeur de L’intérieur et  son frère Sully BRUNET, avocat membre du Conseil Général, député de la Réunion à l’assemblée nationale en 1830.

L’objectif de SARDA GARRIGA commissaire de la République et gouverneur de l’Ile était de proclamer l’abolition de l‘esclavage sans heurt
 
Il était arrivé au large de l’Ile le vendredi 13 Novembre 1848 et, contrairement à certains qui avaient véhiculé l’idée qu’il était resté en mer plusieurs semaines jusqu’à la fin de la coupe des cannes, SARDA GARRIGA avait consulté les autorités montées à bord de l’embarcation « L’OISE » le jour même. Il a mis pied à terre le lendemain 14 Octobre 1848, si j’en crois le discours du 1er adjoint au maire de la commune de Saint-Denis : Candide AZEMA (voir le livre Commandants et Gouverneurs de l’Ile de la Réunion de Raoul LUCAS et Mario SERVIABLE)
 
Il avait pris conscience, de la tentative de complot pour l’empêcher de mettre pied à terre afin de remplir sa mission, à savoir promulguer le décret de l’abolition de l’esclavage.

Il avait pris la mesure des oppositions anti abolitionnistes avérées des propriétaires d’esclaves et la volonté de ces derniers d’en découdre avec leurs maitres.  Rappelons que la population se composait de 54 000 blancs et libres et 62 000 esclaves.

Il avait éprouvé le besoin de faire le tour de l’Ile afin d’expliquer ce que, lui et la France, attendaient des possédants et des esclaves une fois libérés.

En effet, appliquer le décret d’emblée, c’était traduire en errance sans toit, sans ressource financière, ni alimentaire 62 000 esclaves. C’était la guerre civile assurée et la force des armes n’était pas du côté des libérés.
 
Il avait entrepris le 13 novembre son tour de l’ile en débutant par la commune de la Possession. Partout il avait rencontré des esclaves remontés contre leurs maitres et comment penser qu’il pouvait être autrement.

A ce stade donnons la parole à Paul EUDEL dans souvenirs de voyage Ile de la Réunion Quartier de Saint-Pierre 1864, qui écrivait page 13:
 
« A Saint Pierre sur la place d’arme qui déplie devant la mairie son vaste tablier vert qui n’est autre chose qu’un grand et insignifiant espace mesurant deux hectares gazonnés, en 1848  SARDA GARRIGA commissaire du gouvernement provisoire vint y proclamer l’émancipation des noirs. Dix-huit mille travailleurs armés de bâtons et de zagayes (sagaies) l’entouraient. Cette multitude hurlait, vociférait des menaces de mort contre ses anciens maitres. Au moindre signal, elle aurait renouvelé les désastres de Saint-Domingue. L’orateur monta sur une table, la table de l’encan ! Dans un discours énergique il montra aux esclaves les dangers d’une révolte, les fit rentrer dans l’ordre et obtint de cette masse furieuse qui grondait comme les flots de la mer en courroux, qu’en retour de sa liberté elle échangeait ses chaines pour un livret protecteur »
 
Tous ces esclaves n'avaient pas besoin de saisir le sens de tous ses paroles, il leur suffisait qu'il les traite comme des hommes pour qu'ils lui fassent entièrement confiance. Il leur dira notamment qu'il est là pour les défendre, pour imposer sa volonté et celle de la France lointaine à des maîtres, hier encore arrogants et intraitables. Et c'est cela qui va permettre à des contemporains de parler de son magnétisme.

IL était de retour le 7 décembre à Saint-Denis. Il devait faire face à une manifestation de lycéens conditionnés par le proviseur Théodore Drouet, du jamais vu dans l’Ile. La population et les autorités Gustave MANES maire de Saint-Denis et tout son conseil municipal en tête, l’avaient accueilli en liesse 
 
Le message passé était très simple à savoir, il n’y a pas de liberté sans le travail, sans toit et le ventre vide.
 
1848 À la REUNION D’APRÈS Henri AZEMA

« Les esclaves dont Sarda Garriga venait de dénouer les chaînes, en proclamant la liberté par ces mots magiques : « Vous êtes libres. Tous égaux devant la loi, vous n’avez autour de vous que des frères… » s’étaient rendus à Saint-Denis dès la première heure du mercredi 20 décembre, avaient assisté à la messe de l’église paroissiale, puis s’étaient transportés au gouvernement pour recevoir leur liberté et remercier le commissaire général de la République. Ils manifestèrent leur joie par des chants et des danses. Ce fut un spectacle vraiment inoubliable que ces affranchis, vêtus de costumes pittoresques, quelques-uns portant de vieilles frusques des maîtres, chantant et dansant aux sons du bobre. Un jeune peintre, M. Potémont, fixa sur la toile, cette scène bruyante de « la danse des noirs sur la place du Gouvernement ». Le tableau mesurant plusieurs mètres d’étendue, resta quelque temps exposé dans la salle de la mairie. Cette émancipation fut une œuvre libérale et magnifique pour l’humanité. »

Les propriétaires avaient espéré que la France se présenterait à eux, l’indemnité d’une main et l’émancipation de l’autre, ainsi que l’avait si loyalement proclamé M. de Lamartine à la tribune du Parlement. Cette indemnité, « votée le 24 Avril 1849 », ne fut réglée que longtemps après et d’une façon imparfaite.

Redoutant les embarras qui allaient résulter de cette émancipation, Sarda Garriga sut, avec une hauteur de vues admirables les prévenir, en instituant, dès le 26 octobre 1848, « le travail obligatoire ». Cette mesure de sage prévoyance ne resta pas sans soulever des critiques, notamment celles des abolitionnistes de la métropole. Comment protestèrent-ils, obliger au travail des hommes que la loi venait d’affranchir de la servitude ?

Et cependant, à la faveur de cet arrêté local, les intérêts des maîtres et des affranchis étaient conciliés. Les propriétaires voyaient par le fait du travail ininterrompu, leurs récoltes assurées, leurs champs labourés et ensemencés, leurs maisons pourvues de domestiques. Les affranchis de leur côté, continuaient à recevoir des maîtres, au lendemain de leur liberté, un paiement, un abri, des subsistances, des vêtements et des secours en cas de maladie. Ces réciproques obligations se trouvaient consignées sur un « livret » dont l’engagé devait toujours être porteur. Les affranchis acceptèrent le travail dans les premiers temps qui suivirent l’émancipation, mais beaucoup ne tardèrent pas à violer les clauses de l’arrêté. Il se laissèrent convaincre par des citoyens peu scrupuleux qui tirèrent profit de leur crédulité, en leur faisant contracter des engagements fictifs.

Le 17 février 1749, SARDA GARRIGA a dû rédiger des arrêtés édictant des peines contre les gens sans travail et engagés fictivement, aussi bien que les engagistes qui se livraient à ces embauchages. »

Dire en 1848 aux blancs, hommes et femmes de couleur et esclaves : « Vous êtes libres. Tous égaux devant la loi, vous n’avez autour de vous que des frères… », relève d’une gageure. Ce sont ces mots forts emprunts d’une certaine forme, d’empathie et d’humanisme qui lui avaient permis de proclamer le 20 Décembre 1848, l’abolition de l’esclavage dans l’Ile, sans un coup de feu, sans une goutte de sang versé, contrairement à ce qui s’était passé en Martinique où l’abolition a été instaurée après une insurrection qui avait fait 57 morts et plus de 50 blessés blancs et esclaves compris.
 
Pour mémoire ceux et celles qui ont signé le contrat de travail ont vu leur niveau social évolué certains de leurs fils et filles ont reçu une éducation et se sont élevés dans l’échelle sociale. Ils occupent de nos jours des postes politiques et administratifs importants. D’autres se sont réalisés dans le secteur privé comme chef d’entreprises et autres. Les autres qui avaient, par choix, refusé, ont rencontré d’énormes difficultés et leurs descendants aussi.
 
On parle souvent du vivre ensemble réunionnais à savoir : L’acceptation de l’autre quelles que soient sa provenance, couleur, culture, confession, traditions etc ….,  Ce vivre ensemble, il me semble,  tire aussi sa source dans le règlement sans coup de feu, ni de sang versé de ce contentieux coloniale et esclavagiste, par SARDA  GARRIGA. Le contraire ferait qu’actuellement, nous serions encore en train de nous étriper par vengeance, haine, rancune, règlement de compte entre descendants des anciens possédants d’esclaves d’un côté et descendants d’esclaves de l’autre.
 
Le blanc cassé que je suis découvre dans son arbre généalogique une Grand-mère, née en 1804, dont les parents d’origine indienne étaient, à la Réunion, bien avant 1800, esclaves au service d’un dénommé DESFORGES BOUCHER, gros blanc de la côte SUD. Elle fut libérée de ses chaines par SARDA GARRIGA ce 20 décembre 1848.
Je dois à SARDA GARRIGA, une certaine forme de reconnaissance quelque part, d’où mon combat pour faire que les réunionnais s’approprient leur histoire, évoluent en mentalité, que certains codes soient cassés, que des préjugés établis soient revus et remplacés, sur le personnage SARDA GARRIGA.
 
Rappelons qu’il avait terminé sa vie dans la misère, soutenu par le conseil Général de la Réunion qui lui avait alloué à partir de 1860 une pension annuelle de 3600 Francs.

Il a essayé de se recycler dans l’eau minérale en achetant, avec cet argent, une propriété « le PRIEURE D’HEUDREUVILLE » dans l’Eure. Endetté, il a terminé sa vie par une crise cardiaque le jour de la saisie par les créanciers de sa propriétaire, le 8/09/1877, à l’âge de 69 ans.
 
En 1848 On peut voir chez les « créoles » de Paris, un vrai sentiment émancipateur, surtout chez Lacaussade et Leconte de Lisle. Aucune « pression intérieure » ne leur commandait un tel comportement.
Jules Lucas
Lu 1848 fois



1.Posté par Afer le 20/12/2018 14:41 (depuis mobile)

J''adore fěter le 20 Decembre Bonne fête a tous et toutes les reunionnais

2.Posté par tite lectrice le 20/12/2018 14:51

Rappelons que la population de La Réunion en 1848 se composait de 54 000 blancs et libres et 62 000 esclaves.

Nos médias locaux et les professeurs d'Histoire et pseudo-historiens, devraient rappeler ces chiffres plus souvent aux Réunionnais surtout aux démagogiques zélus créoles, qui 170 ans après l'abolition de l'esclavage par La France, nous serinent à longueur de journées pour mieux nous enfumer, que nous descendons tous d'un peuple mis en esclavage !

3.Posté par klod le 20/12/2018 17:52

ben .............................. bien kontan , en cette "isle de la Réunion" ................. et autres " comptoirs de la France " : des caraibes et d'amérique du sud au pacifique en passant par les "territoires déserts" des quarantièmes ou du "canal du Mozambique" avec nos amis militaires, et autres scientifiques ................. et j'en oublie!!!

bien kontan de profiter de l"'état de droit" français et de la "solidarité nationale" et "européenne" ................. en vérité . OUI !

vive la République

4.Posté par la lèpre le 20/12/2018 18:33

On ne les a pas mis en esclavage_grossière erreur que d'écrire cela !_les n'égriers n'ont fait qu'acheter des hommes déjà mis en esclavage par les chaseurs 'd'hommes africains .

5.Posté par 1848 et apres le 20/12/2018 19:12 (depuis mobile)

Mouais..et depuis?

6.Posté par Laristo le 20/12/2018 20:58

Tous ces commentaires me rappellent un vieux dicton: "poignez vilains, ils vous oindront, poignez vilains, ils vous poindront". Le mouvement gj est là pour confirmer cette réalité de la nature humaine...

7.Posté par ... le 20/12/2018 21:01 (depuis mobile)

"Il etait arrivé au large de l’Ile le vendredi 13 Novembre 1848 (...) Il a mis pied à terre le lendemain 14 Octobre 1848.." euh.. j''ai bugué..

8.Posté par Vergès..prit es tu là ? le 20/12/2018 21:12

L'abolition de l'esclavage une bonne affaire pour certains !!!

Les ancêtres des Vergès possédaient 150 esclaves ! La loi du 30 avril 1849 qui accordait 700 francs par esclave leur a permis d'empocher 105000 Francs ce qui doit bien correspondre à quelques millions d'euros d'aujourd'hui ! Tout en gardant les terres et domaines.

En vertu de quoi ils ont pu rebondir et faire carrière quitte à donner quelques coups de revolver parfois pour libérer le passage.

ESclavagistes régnant sur 150 pauvres bougres ils ont vite adhéré au PC pour régner en maitre sur des centaines de milliers de pauvres bougres à coup de subventions et autres clientélisme tout en accroissant leurs fortunes.

Finalement les esclavagistes sont resté en place et les esclaves ne sont pas sortis de leurs conditions !

9.Posté par Paysan Créole le 21/12/2018 06:18 (depuis mobile)

Post 8
Calmez vous un peu ! Nous avons tous été exclavagistes et esclaves. Passons à autre chose.
Faire rayonner la Réunion au-delà de l’ile.
Et pour réussir .... il faut se mettre au travail.

10.Posté par Konsienss le 21/12/2018 09:31

Nana toujours un sarda garriga pou apprendre à nou koça lété lesklavaze: zordi cé l'expromié minis Zanmarc Ero. Mé nou oubli pas: band' na la roule anou dan la boue!

11.Posté par patrick le 22/12/2018 21:35

Le discours des "sachants" est si impressionnant dans cette volonté de nier la réalité. Si les antillais se sont libérés d'eux-mêmes, il est étonnant que les Hayot et autres Lavil ont continué à s'enrichir ???
Quand est-il du mal-être qu'une partie de notre population ostracisée continue de porter ??? C'est sûrement dans leur tête !!! Plutôt que de lire de pathétiques et fumistes universitaires, visionnez l’excellentissime documentaire d'ARTE : "Les routes de l'esclavage". Il est à noter que la Région Guadeloupe a participé financièrement au documentaire. Pas de de Région Réunion, manque de moyens ou de volonté ?

12.Posté par patrick le 22/12/2018 21:46

Concernant les festivités du 20 décemb :
Du batucada, fruit du compromis des esclaves brésiliens avec leurs maîtres portugais,vraiment ?
Un carnaval à St-Denis, ainsi qu'à St-Pierre, le "Sodome & Gomorrhe du 97-4" où des filles très légèrement vêtues sur talons aiguilles et des plumes dans le derrière ont participé à la "Fèt Kaf", vraiment ?
Le drapeau issu de l'imaginaire d'un seul homme,brillant X, validé par une association toute vexillologique qu'elle soit comme porte-étendard de toute La Réunion, vraiment ?
Des T-shirts, ornés de slogans infamants, produit d'un cerveau malade exilé de sa Germanie natale, portés en pleine conscience par des racistes xénophobes, vraiment ?
Bonn Fèt Kaf 2018, les défis pour la dignité sont encore nombreux..Ah somin Gd-Bois sa lé long ti pa ti pa na arrivé...

13.Posté par lectrice attentive le 23/12/2018 11:06

à @11.Posté par patrick le 22/12/2018 21:35

Au cours de reportage, vous aurez sans doute appris comme moi, que la France est arrivée 200 ans après les autres pays européens sur le marché de l'esclavage dominé par les portugais qui avaient tissés des liens privilégiés avec les pays du Maghreb, lesquels, ayant arabisés plus de la moitié de l'Afrique depuis des siècles, étaient devenus les principaux fournisseurs de cette main d'oeuvre capturée par les africains eux même !

14.Posté par Jeanne Hachette le 23/12/2018 17:28

à @ 13.Posté par lectrice attentive le 23/12/2018 11:06

Ce que vous dites est très instructif et nous explique en partie pourquoi 170 ans après l'abolition de l'esclavage dans ses colonies par la France, notre chaine publique réunionnaise au personnel largement sur-rémunéré noyauté par le PCR et son bras armé CGT - la Première - continue pour faire de l'audience, à polluer les faibles d'esprit en diffusant à longueur de journées des feuilletons débiles d'origine brésilienne ou les méchants blancs exploitent toujours les gentils noirs !

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