Culture

Il résiste encore et toujours…"Hystera" de François Folio ou les bonnes surprises du théâtre d'Azur

Samedi 1 Avril 2017 - 18:05

Un Lazare plus mort que nature, spectateur volontaire, agoni par ces deux harpies que sont Alissa et Raymonde, vedetes-fétiches de TAZ.
Un Lazare plus mort que nature, spectateur volontaire, agoni par ces deux harpies que sont Alissa et Raymonde, vedetes-fétiches de TAZ.
C’est son soixante-dixième défi aux lois et pouvoirs établis ; son soixante-dixième coup de passion ; un pari supplémentaire, comme tous ceux que lance ce fou furieux de François Folio depuis des décennies.

Quand je dis "passion", je sais de quoi je parle, n’ayant moi-même (sur)vécu qu’à grands coups de passions successives depuis… oh ! un sacré bail. Vous savez, ce que Brassens définit comme "l’amourette qui passe et vous prend aux cheveux". Tout à l’opposé du petit bonheur tranquille qui fout la trouille. Cela se manifeste de mille façons, guitare, théâtre, écriture, cuisine…

Le Théâtre d’Azur survit quasiment sans aides publiques parce que le théâtre, comme toute forme d’expression artistique, n’entre pas dans le domaine des choses qui rapportent. Et aussi, disons-le, parce que Folio est une grande gueule, qui ne s’en laisse jamais conter et dit "merde" quand il pense "zut". C’est pourquoi on s’aime et que j’assiste régulièrement à ses folies.

Cette fois, opérant un savant medley de quelques-unes de ses créations, François rend hommage à la femme, si souvent malmenée. Il le fait bien, même si les propos ne sont pas forcément tendres. Mais c’est le sort fait aux femmes qui veut ça : elles doivent souvent hurler pour qu’on les entende… à défaut de les écouter.

Et Dieu, qu’elles crient bien, Raymonde et Alissa, les deux vedettes fétiches de François Folio. J’allais dire "elles crient joliment bien" car belles à donner le tournis, toutes les deux. Et le public, convié à participer par tirage au sort, ne s’est pas fait prier : ça rigolait ferme, hier soir.

Ce soir, c’est peut-être votre tour ?

Nos théâtres réunionnais permanents ont fermé les uns derrière les autres pour cause de stupidité étatique ou municipale. Seuls TAK et quelques associations aident un peu ce Théâtre d’Azur qui n’en peut mais.

VOUS, vous pouvez ! En allant aux représentations. Culture ne s’écrit pas comme kalachnikov. Prouvez-le !

Les vendredis 7, 14, 21 et 28 avril. Les samedis 1er, 8, 15 et 29 avril, à 20 heures. Réservations : 0262-27-65-16 – 0693-00-54-88

Le maître, toujours présent, mais qui sait (et veut) s'effacer devant ses comédiennes. Un exploit.
Le maître, toujours présent, mais qui sait (et veut) s'effacer devant ses comédiennes. Un exploit.
Jules Bénard
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1.Posté par klod le 01/04/2017 22:37

les artistes ...................... les derniers vrais résistants ?

2.Posté par Jules Bénard le 02/04/2017 10:29

à klod :

.On résiste tant qu'on le peut. Pas toujours.

Talipot s'est exilé en Afrique du Sud, dégoûté par la mauvaise volonté de la municipalité saint-pierroise actuelle, notamment l'ex-hétaïre de la Culture, madame Papi. Elle ne s'entendait pas avec Pelen à qui elle reprochait d'avoir mauvais caractère. Pelen n'a pas "mauvais" caractère ; il a "du" caractère, bref, il n'a pas l'échine assez souple au gré des politicards à la petite semaine.

Genvrin et ses complices sont allés survivre au Pôle désemploi depuis que Vollard a perdu tout lieu d'entraînement. C'est déplorable quand on songe au nombre et à la qualité d'expression et de créations de ce théâtre.

Autrefois installé dans le ciné Alpha de Saint-Pierre, Folio et son Théâtre d'Azur en ont été délogés manu militari par les nervis d'Elie Hoarau. Quasiment défenestrés !
On aurait préféré qu'ils fassent du théâtre style stalinien ?

Je dis moi que lorsqu'on a la chance immense d'avoir des champions culturels du calibre de Talipot ou Théâtre d'Azur, on s'accommode avec eux. ON NE LES FOUT PAS A LA PORTE DE SA COMMUNE. Pas plus qu'on fiche à la porte un Vollard.

Politiciens rime donc avec crétin ? Oui !

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