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Il ne fait pas bon tweeter aux JO...

Mercredi 1 Août 2012 - 15:36

Il ne fait pas bon tweeter aux JO...
Twitter, le très populaire réseau social, a-t-il lancé un mauvais sort aux Jeux Olympiques? En tout cas, ça y ressemble... Les scandales liés à des tweets s'accumulent sur les JO, souvent sur fond de racisme. Ça avait commencé avec cette athlète grecque, soutien du parti néonazi local, qui n'a même pas eu l'occasion de monter dans l'avion qui devait l'emmener aux Jeux: une (très mauvaise) blague sur les Africains sur son compte Twitter et elle a dû rester au pays. Puis, le footballeur suisse Michel Morganella fut renvoyé en Suisse pour, après une défaite contre les Sud-Coréens, les avoir traité de "triso" dans un tweet en verlan. Il semblerait que les organisateurs des Jeux ne partagent pas l'humour de certains des athlètes...

Tous les athlètes n'ont pas été aussi durement touchés, la nageuse australienne Emily Seebohm expliquant qu'elle a raté la médaille d'or en 100 mètres dos (pour laquelle elle partait favorite) à cause de... Twitter (et de son complice du jour, Facebook). La jeune nageuse raconte en effet qu'à force de recevoir des messages de soutien sur ses comptes Facebook et Twitter la décrivant comme déjà gagnante, elle y est allée trop confiante.  Un peu facile mais elle a gagné une médaille d'or à l'épreuve précédente et a promis de se tenir éloignée d'Internet pour la suivante, on peut donc lui faire confiance... 

La série noire touche aussi les supporters puisqu'un jeune Britannique de 17 ans a eu à faire avec la police pour un tweet injurieux envoyé au plongeur Tom Daley, qui venait d'échouer à rapporter une médaille en haut vol synchronisé à 10 mètres. Le jeune homme, écrivant sous le pseudonyme de Rileyy69, avait écrit au plongeur "tu as laissé tomber ton père, j'espère que tu le sais" et souhaité le voir "pleurer". Le père de Tom Daley est mort l'an dernier d'un cancer au cerveau. Le plongeur avait, dans une interview peu avant le début des Jeux, dit que son père lui avait donné "toute son inspiration". L'émotion populaire provoquée par le message a poussé la police à interpeller l'adolescent. 

Alors l'armée britannique, déployée à Londres le temps des Jeux, devrait elle distribuer des amulettes et s'équiper de grenades à eau bénite comme dans certains films d'actions? Pas sûr, les Italiens semblent avoir trouvé une méthode bien plus simple: leurs athlètes aux Jeux olympiques ont interdiction de se servir des réseaux sociaux, Facebook comme Twitter, sous peine d'une amende pouvant aller jusqu'à 100.000 euros. 
Samuel Bertil
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