Justice

Il la bat, par "bonté d’âme" elle prend sa défense devant le juge

Mercredi 11 Octobre 2017 - 10:28

Subissant les humiliations et la violence de son compagnon depuis des années, une femme a porté l'affaire jusque devant le tribunal... tout en acceptant de se réinstaller avec son bourreau.


"Je vais finir pas te casser la mâchoire !" … Des mots doux qu’un Saint-Gillois de 51 ans aurait prononcés à sa dulcinée en public, pas plus tard qu’en avril dernier. Cet aide-soignant, souffrant d’une scoliose et d’une maladie dégénérative avoue de lui-même devoir se "battre contre ses démons".

Il vit en concubinage avec sa compagne depuis 2012 et un enfant est né de cette union. Elle fait état de violences verbales régulières et de menaces. Mais cette femme vit également sous la paranoïa maladive de son conjoint. Elle ne peut pas mettre un pied dehors, son compagnon mettant en place des pièges avec des branches "pour voir si elle est sortie".

La plus grande peur de monsieur: que sa compagne soit en fait "une lesbienne cachée"

Coupée de sa famille, elle n’a pas de téléphone portable et "doit systématiquement passer ses appels à partir du fixe, en présence de monsieur et sur haut-parleur". Selon lui, "elle couche avec tous les voisins, veut pervertir sa fille", née d’une précédente union, "faisant d’elle une lesbienne". Car la plus grande peur de monsieur est que sa compagne soit en fait "une lesbienne cachée".

Pour faire régner l’ordre, l’homme de 51 ans n’hésite pas à humilier et frapper sa compagne, sans compter les violences sexuelles qui finissent par la pousser hors du domicile conjugal jusqu’à une structure d’hébergement d’urgence.

 "Je devais me faire accompagner pour ne pas devenir un bourreau"

Lui, fait aujourd’hui amende honorable. "J’ai dérapé à des moments, je m’en excuse. J’ai compris que je devais me faire accompagner pour ne pas devenir un bourreau", explique-t-il à la barre. "Oui, il y a eu une période de non-confiance, mais j’ai un problème avec les belles mères… ".

Des explications qui laissent quelque peu perplexe la cour. "Quel que soit le contexte, on ne menace pas de frapper sa compagne" rétorque le Président du tribunal face aux justifications de l’accusé.

Déjà condamné pour violences sur conjoint

Pourtant, l’homme n’est pas novice en la matière, ayant déjà été condamné à du sursis en 2007 pour des faits similaires avec sa précédente compagne et mère de ses deux filles.

"Je lui redonne une chance"

Au moment où la victime prend la parole, stupéfaction dans la salle d’audience. La cour apprend en fait que madame s’est remise avec monsieur, sous le même toit. "On s’est remis ensemble pour construire quelque chose de mieux. Je lui redonne une chance mais il doit travailler sur lui. L’essentiel est que notre fils puisse grandir avec des parents unis".

Elle aurait même pris les devants peu de temps après son dépôt de plainte. "C’est son choix…" conclut le Procureur.

Au final, le Saint-Gillois a pu rejoindre librement son foyer le soir même, écopant d’un an de prison avec sursis avec deux ans de mise à l’épreuve, d’une obligation de soins et d’une somme d’un euro symbolique à payer à madame en guise de dommages et intérêts.
Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
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1.Posté par Juliette CARANTA-PAVARD le 11/10/2017 10:58

*Un grand classique, qui n'interpelle PERSONNE...

*Surtout pas ces "militantes" du Cévif: les Bello, Baillif, Payet et...le reste du troupeau, en "action" depuis des décennies ...

*Leur permanent souci: le "manque de moyens"...- d'actualité !

2.Posté par Babafigue le 11/10/2017 12:58

Bof, du menu fretin que cette histoire, c'est de la maltraitance old school !

Voyez donc comment nos jeunes hommes 2.0 traitent leurs dulcinées, cela n'a plus rien à voir...

Lisez et admirez donc cette poésie à la mode : Damso - Macarena

Franchement, que de la bienveillance ;-)/__

Accessible 24/24 sur le virtuel et le réel, sur les stations de radio, les chaînes tv, chez le coiffeur et dans les hyper...

Est-ce que çà donne du grain à moudre aux "féministes" ? Pensez-vous, trop occupé(e)s avec les vrais combats qui changent la société tels que... manspreading.... XD

3.Posté par cmoin le 11/10/2017 13:06

Qu'elles choisissent mieux leurs mecs.

4.Posté par Shim le 11/10/2017 13:46

euh,,,, mais LOL ? bah c'est bien, bon courage madame, mi espèr pou ou que nou va pas voir out nom su un drapeau dans un marche blanche :)

5.Posté par babar run le 11/10/2017 14:22

tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.......

6.Posté par béchagelatere le 11/10/2017 14:32

désolé mais la prochaine fois, voila koi

7.Posté par TICOQ le 11/10/2017 14:54

si tu ne sais pas pourquoi tu bats ta femme, elle, elle le sait !

8.Posté par rr47 le 11/10/2017 15:38

Commentaires de 1 à 7, vous devriez avoir honte!

9.Posté par Mi et Vi le 11/10/2017 17:45

A poste 08 : la femme est battue(soit disant), elle porte plainte puis la retire Et perso, je ne vois pas pourquoi les postes 7, 5, 4, 6 devraient avoir honte. Que vous ne soyez pas d'accord, on peut le comprendre , mais donnez votre propre avis sur le sujet. A poste 1, est ce Bello ou Baillif qui sont battues puis retirent leur plainte ?... ces femmes effectivement interviennent depuis des décennies ...mais vous où étiez vous et que faites vous pour la défense des femmes ?

10.Posté par Pamphlétaire le 11/10/2017 17:59

Il la bat c'est moins virulent qu'il l'abat.
Et un soufflet a suffi pour coloniser l'Algérie à compter du 14 juin 1830. Rappel : La conquête française, si lourde de conséquences pour la France comme pour l'Algérie, résulte d'un imbroglio dérisoire.

En 1798, le gouvernement du Directoire achète du blé à la Régence d'Alger pour les besoins de l'expédition du général Bonaparte en Égypte. Le blé est financé par un emprunt de la France auprès de familles juives d'Alger. Celles-ci demandent une garantie du dey qui gouverne la ville.
En 1827, le dey d'Alger, Hussein, frappe «du manche de son chasse-mouches» le consul de France Deval, un affairiste qui refuse non sans insolence de s'engager sur le remboursement du prêt. Le président du ministère français, Villèle, demande réparation au dey pour l'offense faite à son consul mais n'obtient aucun semblant d'excuse.

— Viens me venger. — De quoi ? — D'un affront si cruel,
Qu'à l'honneur de tous deux il porte un coup mortel :
D'un soufflet.
Corneille, le Cid, i, 5.

Comme quoi, une baffe, une gifle, un soufflet peut avoir des effets, des conséquences gigantesques, suivant l'interprétation de celui qui juge l'affaire, n'est-ce-pas?

11.Posté par Babafigue le 11/10/2017 18:00

Commentaire 8, arrête de cracher face au vent...

12.Posté par Mdr le 11/10/2017 19:35 (depuis mobile)

Aucun suivie des victimes donc cette situation est normale
Madame un homme qui bat une fois ,vous battera toujours
Pas suivie cevif ou Bello
Ah mais pour les marches blanche oui
La politique défend ses hommes violents

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