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Communiqué

"Il est temps de dépoussiérer et moderniser l’artisanat et le commerce", estime la FFAC


La fédération, qui regroupe 19 associations de cœur de ville, doit être reçue par le ministre des Outre-mer. En attendant, elle adresse un communiqué :

Par Aurélie Hoarau - Publié le Lundi 17 Août 2020 à 14:57 | Lu 868 fois

"Il est temps de dépoussiérer et moderniser l’artisanat et le commerce", estime la FFAC
Notre principale préoccupation est la survie de nos entreprises. Le confinement et la sortie de crise ont modifié profondément la stabilité de nos structures et entamé la confiance des consommateurs et des professionnels. Nous accompagnons au cas par cas nos adhérents dans la gestion de leurs difficultés.

La principale réside dans le règlement des loyers des mois d’avril et mai. La plupart des TPE
s’autocensure et a presque honte de demander une négociation ou une annulation totale ou partielle des loyers. Tout comme les bailleurs, nous n’avons pas eu d’autres choix que de cesser nos activités durant deux mois.
Pourquoi seules les TPE locataire de locaux commerciaux devraient porter la charge de ce
confinement ?

Notre secteur est en danger

Nous pensons que le modèle classique des TPE va beaucoup souffrir et qu’il est plus que temps de l’aménager. Plutôt que d’essayer de lutter contre le travail dissimulé, nous préférons chercher de nouvelles solutions. Le nombre de demandeurs d’emploi dans les filières de services est important et pourtant beaucoup d’entreprises souhaitent recruter sans y arriver. Les offres proposées sont trop faibles et peu motivantes ! Or la logique économique actuelle nous empêche de pouvoir faire mieux.

Chaque mois, nous comptons un nombre croissant d’entreprises qui n’emploient plus aucun salarié. Ce nouveau modèle permettrait de remettre (mettre) des personnes dans un modèle de travail en toute légalité et sérénité au regards des services de contrôle de l’état. Cette adaptation apporte un plus ; une ergonomie de travail meilleure permettant de lutter contre les TMS (Les troubles musculo-squelettiques) un fléau dans nos métiers.

Une proposition de solution, Le partage d’espace en prestation ou location

Le partage d’espace en prestation ou location peut offrir des solutions. Que ce soit dans les métiers de services ou dans le commerce traditionnel. Il y a plusieurs avantages à cette idée. Cela permet de limiter les charges et d'augmenter les marges de chaque participant. C'est aussi un fonctionnement plus souple et mieux adapté aux désirs d’organisation de vie professionnelle et personnelle de chaque individu. Cela permet enfin des échanges de compétences et évite l’isolement. Sans une adaptation rapide à ces nouvelles
conditions, dont le Covid-19 est le terrible catalyseur, les jeunes générations qui n’adhèrent plus entièrement au modèle classique et la génération actuelle des chefs de très petites entreprises en difficultés risquent de se détourner du schéma traditionnel et nous allons au-devant de sérieux problèmes.
Nous travaillons en ce sens avec les services de l’État et les élus locaux.

Les aides de l’État

Il y a eu du chômage partiel pour nos collaborateurs et le Fonds de Solidarité National pour les TPE, le fond de soutien régional et le PGE. Le FSN débloqué de manière rapide et efficace par l’état a permis aux chefs d’entreprises non-salariés d’assurer le quotidien de leur famille. Mais tous ces dispositifs n’ont pas vocation à payer les loyers, ni à remplacer le chiffre d’affaire perdu. Le risque serait de voir des entreprises licencier, dans le meilleur des cas (sic), ou faire faillite avec une augmentation automatique du travail non-déclaré dans les prochains mois, car les échéances reportées vont reprendre.

Au sujet des loyers, nous préconisons au minimum un partage à 50 – 50 entre les bailleurs et locataires. Nous avons plusieurs exemples de bailleurs en grande distribution qui sont allés jusqu’à annuler trois mois de loyer, nous ne demandons pas aux plus petits bailleurs de faire de même mais de supporter une juste part de cet effort de guerre que représente la crise COVID 19.

En ce qui concerne les aides apportées par l’État, notre département a reçu selon nos estimations près d’un milliard trois. Ces aides doivent être justement utilisées nous FFAC Réunion souhaitons faire des propositions de solution de continuité avec des modifications des modèles actuels, sans pour autant passer par de simples aides financières ponctuelles.

La force du commerce et de l’artisanat Réunionnais

La richesse de notre artisanat et commerce Réunionnais réside notamment dans son métissage. Grâce à cette particularité, il est rare pour nos métiers de service d’avoir des tâches répétitives. Ce métissage entraîne un besoin de compétences élevé. Il est vital que les formations initiales soient les plus proches de la réalité du terrain. C’est en ce sens que nous échangeons avec les organismes de formation, nos juniors d’aujourd’hui seront les chefs d’entreprise de demain. A cette fin nous travaillons et échangeons régulièrement avec les Présidents des Chambres Consulaires.

Le bureau de la FFAC Réunion




1.Posté par Jean le 17/08/2020 18:32

La seule solution. C la zone franche pour être exonérer des charges.
Il faut se battre sur ce point.
Partage d espace c bien, ça concerne peu d entreprise.
Le loyer c foutu par rapport aux bailleurs.

2.Posté par GIRONDIN le 17/08/2020 18:54

Lol

Celui-là est déjà à la CCIR avec Patel.

3.Posté par justedubonsens le 19/08/2020 11:03

C'est vrai que si bébé y pleure pas y gagnera pas tétée !
Je suis toujours surpris d'entendre ou de lire les propos de ces gens commerçants, artisans, agriculteurs réclamer des subventions quand le vent lé pas bon, que la mer la monté, que le soleil y pouc trop, que...que...Quand zot y fé plein l'arzen plutot qu'acheter gros loto, met un zaffair de côté pour pourvoir aux temps difficiles. Quand zot y gagn beaucoup l'arzent ou donne pas personne, ou donne pas organisme en prévision difficultés futures qui finissent toujours par arriver ! Alors pourquoi au lieu des grands discours ne pas organiser une caisse de compensation qui permettrait de passer des caps difficiles. Il y a un dicton qui dit :"aide toi le ciel t'aidera !" Alors faites moins de politiques, moins de dépenses somptueuses, qui vous permettront dans un premier temps de mieux rémunérer vos employé(es) et d'arrêter de nous mettre, nous contribuables, à contribution pour compenser votre mauvaise gestion !

4.Posté par IKKI le 19/08/2020 21:35

@3 J'imagine que vous n'avez jamais été patron. Vu les charges, une caisse d'amortissement en cas de période difficile ne suffira pas. Un artisan est fusillé tout simplement dès qu'il ouvre son entreprise et sa couverture sociale est minime. @1 Oui pourquoi pas, cela exonerera la CFE ? D'autres charges ? / Un premier point déjà c'est de revoir totalement le principe de création qui est extrêmement complexe, même pour un vendeur de patates : L'objectif serait 1 journée pour que l'entreprise soit crée prête à être activée + simplification de paperasse et des charges, centre de partage pour embaucher via des créations de start up qui bossent en équipes + non imposition aux commencements, coach pour les épauler, approche selon besoins bio mimétiques et non lucratifs, dynamiser nouvelles technologies, recyclage des déchets... Tout reste à faire et franchement c'est juste le parcours du combattant pour comprendre comment on fait fonctionner une micro entreprise quel paradoxe ! Même à la chambre de l'artisanat, les conseillers n'ont pas le temps de répondre un comble...

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