Justice

"Heureusement que j’avais pas un vrai pistolet, parce-que moi je vise la tête"

Mardi 23 Janvier 2018 - 18:02

Les trois individus interpellés pour le braquage des deux épiceries portoises samedi dernier ont été jugés ce matin en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Saint-Denis.


Un samedi mouvementé

Les faits ont alors été rappelés. L’histoire commence le samedi 20 janvier lorsque Monsieur S. déambule dans son quartier au Port torse nu avec son sabre apparent. Il est accusé d’avoir menacé un commerçant avec un sabre et d’avoir volé une boisson dans une épicerie avant d’être interpellé par la police et placé en garde à vue.

Lors de l’audience, il justifie son port d’arme. "J’avais un sabre sur moi parce-que j’ai pas envie qu’on m’embête", a-t-il notamment déclaré. Il nie cependant avoir volé la boisson et être entré dans la boutique. Il accuse un autre compagnon mais décide de taire son nom.

Solidarité entre dalons

Après qu’il soit mis en garde à vue, les dalons de Monsieur S. décident de régler leurs comptes avec le commerçant. Cependant, ils ne vont pas dans la bonne épicerie. S’en est suivie une altercation avec le cousin de l’épicier qui était à l’extérieur et assurait la sécurité des lieux. Absent durant l’audience, il avait témoigné : "j’étais tétanisé. Mon cousin était par terre. Il a tiré alors qu’on était au sol mais il m’a raté."

Lorsque la présidente demande "combien de coup avez-vous tiré?" Monsieur P. répond "mi conné pas, mi voulé défend à moins, deux monsieur contre un jeune comme moins, lé pas juste. Heureusement que mon camarade la venu aide à moins." 

Le camarade en question, Monsieur H., parle peu pendant l’audience. Il nie seulement le fait d’avoir envoyé un parpaing sur la victime et affirme qu’il n’avait pas d’arme.

Monsieur P. continue de clamer son innocence : "ma changé depuis ma la sorte prison, ma la gagne permis, travail, un ti bébé ". Mais cela ne correspond pas à ce que les policiers ont entendu sur place: "heureusement que je n'avais pas un vrai pistolet, parce-que j’aurai tiré dans la tête."

De plus, la version de l’individu selon laquelle il aurait sorti son arme pour se défendre n’est pas valable car sur les lieux, la police technique et scientifique a retrouvé du plomb dans la boutique et le commerçant a reçu huit projectiles, rappelle la procureure.

Un camarade des trois hommes a confirmé les dires des victimes. Face à cet argument, Monsieur P. ne répond que "lu voulé sauve à li, en sorte à li."

Conclusion de l’affaire

Les trois hommes n’en étaient pas à leur première histoire, depuis 2012 alors qu’ils étaient encore mineurs, ils commettaient des délits successivement: vols avec violence, effractions, dégradations de biens d’autrui. Pour Monsieur S. on compte également une tentative d’évasion.

La procureure explique qu’ils essaient "d’imposer leur loi dans le quartier en exhibant leurs armes, qu’ils intimident des commerçant pour grappiller des cigarettes, des boissons ou des friandises" et ajoute "qu’ils font régner un climat permanent de violence, de vols et de tentatives d’extorsions." Elle demande alors 18 mois de prison pour Monsieur S. et 2 ans pour Messieurs P. et H.

Au terme de l’audience, Monsieur S. est condamné à 8 mois de prison, l’interdiction de détention d’arme durant 5 ans. Tandis que Messieurs P. et H. sont condamnés à 12 mois de prison, l’interdiction de détention d’arme durant 10 ans.
Andry Morgane
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1.Posté par cmoin le 23/01/2018 18:15

Justice laxiste comme d'hab!

2.Posté par Choupette le 23/01/2018 18:20

Donnez du Monsieur/Messieurs à ces gratelles ... .

Quel angélisme ! Pourquoi pas Monseigneur tant que vous y êtes ?

Le mot "individus" vous connaissez ? C'est dans le dictionnaire.

3.Posté par Veridik le 23/01/2018 18:25 (depuis mobile)

Rien pigé a cette histoire ...

4.Posté par Marie le 23/01/2018 19:35

ne pourrais t'on pas signer une convention avec Maurice et Mada pour "expatrier" nos prisonniers.....dans leurs prisons....!

5.Posté par pipo le 23/01/2018 22:29

Wouaou la condamnation de ouf "l’interdiction de détention d’arme durant 10 ans"

Article mal écrit, franchement il faut le lire trois fois pour le comprendre et encore pfeuuu!

6.Posté par Sérieux le 23/01/2018 22:40 (depuis mobile)

Mais c'est un justice la moukat ça on dirait bien.

7.Posté par 1portois le 24/01/2018 07:09

Il y a les faits.
Quand on connait les propriétaires des épiceries et les auteurs des fait. on sait que la vérité est ailleurs.

8.Posté par titi974 le 24/01/2018 07:19

Écœurant cette justice qui trouve toujours des circonstances atténuantes aux délinquants par contre quand c’est un citoyen qui ne fait jamais parler de lui la ils savent le sabrer ....

9.Posté par Antipode le 24/01/2018 08:11

Il n'est même pas permis de qualifier ce rendu de 'justice', c'est un encouragement à la violence et une mise en danger d'autrui ; les Juges comme les politiciens, laissent empirer les incivilités parce que ça permet de faire monter l'exaspération chez les concitoyens, donc de faire grandir les velléités de droite dont ils sont les artisans et bénéficiaires !

10.Posté par Oscar DUDULE le 24/01/2018 08:45

ces S P et H sont ils majeurs ou mineurs ? Pourquoi taire leur nom ??

11.Posté par KUNTA KINTé le 24/01/2018 13:52

C'est la chienlit à tous les niveaux de la république

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