MENU ZINFOS
Economie

HCCP: La paralysie des chantiers de logements sociaux au coeur des débats


Le Haut conseil de la commande publique s'est réuni pour la deuxième fois cette année. Au cœur des discussions de cet après-midi, la paralysie des chantiers de logements sociaux en raison d'un défaut de garantie de la part du Conseil général. Syndicats et organisations professionnelles du BTP montent au créneau et réclament des solutions d'urgence face au risque de licencier en masse les salariés de la filière.

- Publié le Jeudi 20 Septembre 2012 à 18:14 | Lu 1285 fois

HCCP: La paralysie des chantiers de logements sociaux au coeur des débats
Réunis pour cette deuxième assemblée plénière depuis le début de l'année 2012 autour de Margie Sudre, présidente du Haut Conseil de la commande publique, tous les acteurs et collectivités économiques de la Réunion. L'occasion de faire un bilan à trois mois de la fin de l'année sur le marché de la commande publique. Force est de constater que les chiffres ne sont pas bons. Le chiffre d'affaires global du BTP pour 2012 stagne à hauteur de 1,3 milliard d'euros, principalement porté par la commande publique à hauteur de 65%. Et le montant global des chantiers a baissé de 20%, passant de 595 millions d'euros à 476 millions d'euros. Après le traditionnel passage en revu des chiffres et budgets alloués pour l'année, les regards se sont focalisés sur les logements sociaux. Un sujet sensible qui a cristallisé l'attention. Le malaise était palpable.

La raison principale vient du défaut de garantie du Département sur les emprunts demandés par les bailleurs sociaux auprès de la Caisse des dépôts. Une garantie obligatoire pour démarrer les chantiers de logements toujours en attente pour l'année 2012. Sauf que pour le moment ça coince et du côté des syndicats et organisations professionnelles du BTP on ne comprend pas pourquoi. "Il y a 1.700 logements en souffrance faute de garantie de la part du Conseil général, à terme ce chiffre pourrait être porté à 4.000 logements", explique Gilles Fontaine de la CGTR BTP.

"Les garanties des collectivités ne sont jamais utilisées"

De son côté, le président de la FRBTP, Bernard Siriex, analyse également la situation. "On a un problème sur les logements sociaux, on nous annonce des blocages, on nous dit que tout va bien, mais rien n'avance. En attendant des entreprises meurent. Je croyais que le HCCP trouvait des solutions ?", s'interroge-t-il. C'est là toute la problématique, les entreprises du BTP annoncent que si aucune mesure n'est prise pour débloquer la situation, ce sont près de 8.000 salariés de la branche qui pourraient se retrouver au chômage. "En métropole, quand 8.000 salariés sont licenciés, cela émeut la classe politique nationale, mais à la Réunion, on arrive au même constat sauf que ça n'émeut personne", lâche-t-il.

"Impensable que vous ne garantissiez pas les logements en attente. En tout 4000 logements sont en attente de démarrage. On ne peut pas réfléchir comme ça", prévient Nicolas Weinsberg, secrétaire général de la FRBTP. Un constat partagé par l'AMDR (Association des maires de la Réunion) qui s'inquiète de voir le désistement de la collectivité et les bailleurs sociaux se retourner vers les communes. "Ce sont des sommes colossales en jeu et qui correspondent souvent à la moitié du budget d'une commune", souligne un représentant de l'association.

Pourtant, la Caisse des dépôts a tenu à rappeler une règle en matière de garantie des emprunts. "Le dispositif tel qui existe aujourd'hui a pour but que les garanties des collectivités ne soient jamais utilisées", a précisé Olivier Camau, directeur régional de la Caisse des dépôts de la Réunion.

Menace de descendre dans la rue ?

Tous les regards étaient donc tournés vers le Département, mais aucun élu n'était représenté. "A aucun moment le Conseil général a déclaré qu'il se retirait de la garantie d'emprunt. Actuellement l'encours est de 400 millions d'euros. C'est aujourd'hui la collectivité qui garantit le plus d'emprunt. On se pose le problème non pas du retrait mais de la complétude. Depuis la loi SRU (ndlr: loi relative à la solidarité et au renouvellement) on se demande pourquoi les EPCI (ndlr: Établissement public de coopération intercommunale) ne font pas parti du tour de table", s'interroge un représentant du Département. Depuis la loi SRU, la garantie d'emprunt a été étendue au EPCI. Mais le Département tient à rassurer les syndicats et organisations professionnelles du BTP, des réponses rapides seront apportées pour 2012, "dès la semaine prochaine", souligne-t-il.

Une réponse qui pourrait intervenir dès le 26 septembre prochain lors de la prochaine assemblée plénière du Département. Mais le temps presse. "Le 26 est la date limite", prévient Bernard Siriex. En attendant, les syndicats menacent de "descendre dans la rue" pour faire entendre leur voix…




1.Posté par Réunionite aigüe le 20/09/2012 18:37

Quand on commence à faire des réunions, des comités, des groupes de réflexion, des études, des "On s'appelle et on déjeune...", c'est que ça va vraiment mal !

2.Posté par coco de lo le 20/09/2012 18:47

La faute au CG qui refuse sa garantie...?
il se murmure que le CG d'ailleurs, a des problèmes de trésorerie ... qu'il serait contraint de reporter des investissements pour faire du fonctionnement...

si le journaliste voulait investiguer...

3.Posté par Des logement privée totalement en infraction à la loi ! qui persiste malgrés la loi ?? le 20/09/2012 19:50

LA VIDEO ! L INJUSTICE INCROYABLE PLUS DE LOI ! COMMENT FAIRE REGNE LA LOI

QUI A UNE SOLUTION DITE NOUS !

4.Posté par Tonton le 21/09/2012 09:53

MDR la référence à la loi SRU pour se justifier du Département, cette loi date de 2000 ca fait donc 12 ans qu'ils réfléchissent. Et pas un élu présent hier alors qu'il y a 2 réunions par an!!!!

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
Publicité
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes