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Guerre déclarée entre Didier Robert et la direction du GHSR


Les coups, entre Didier Robert, président du CA, et la direction du GHSR, ne sont plus mouchetés. Les deux parties veulent imposer leur point de vue sur le licenciement décidé par la direction contre l'avis du conseil d'administration, mais avec l'accord de l'ARH (Agence régionale de l'hospitalisation). Le député-maire du Tampon demande désormais l’arbitrage du ministre de la Santé.

Par Jismy Ramoudou - Publié le Mercredi 14 Janvier 2009 à 19:02 | Lu 1079 fois

Guerre déclarée entre Didier Robert et la direction du GHSR
Dans son courrier à Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Didier Robert, président du conseil d’Administration du Groupement hospitalier Sud Réunion (GHSR), est direct : “La direction du GHSR a procédé à la suppression brutale de 53 emplois administratifs et technique au sein de l’établissement”.
Selon Didier Robert “la direction pratique une inégalité de traitement entre les agents de la fonction publique hospitalière”. Et il s’appuie sur des chiffres précis.
Sur une centaine d’agents administratifs et techniques, entrés comme stagiaires, 20 ont été titularisés en novembre 2007, 35 auront un CDD et 53 seront bientôt licenciés “alors que le conseil d’Administration avait voté la titularisation de 53 agents le 19 décembre 2008”, a rappelé Didier Robert.
Pour le député-maire du Tampon, “la décision de licenciement” est entachée d’irrégularités. L’élu sudiste parle aussi “d’incohérence d’une direction qui licencie  et qui dans le même temps recrute”.
Ce sont les principales raisons qui ont amené Didier Robert à“solliciter un entretien dans un délai le plus rapproché”, avec la ministre de la Santé.
Ce sont les éléments que le parlementaire a livrés aux 53 futurs licenciés lors d’une rencontre ce matin. Plusieurs élus du CA étaient présents : Patrick Lebreton, député-maire du Tampon, Viviane Mallet de la mairie de Saint-Pierre, Jean-René Hoarau de la municipalité de Saint-Louis, Alain Télégone pour le Département…
L’enjeu, l’avenir professionnel de 53 agents, s’est transformé en lutte de pouvoir. D’un côté, le conseil d’Administration du GHSR et de l’autre, la direction de l’établissement hospitalier soutenu par l’ARH (Agence régionale de l’hospitalisation)…
Pendant ce temps, l’hôpital souffre. Et 53 agents encore plus…




1.Posté par nicolas de launay de la perriere le 14/01/2009 20:33

la titularisation contre engagement d'aller bosser ailleurs...cela n'etait pas possible ?

2.Posté par JEAN PASSE le 14/01/2009 21:06

Didier ROBERT, si vous êtes un élu responsable et le président du conseil d'administration, il faut demander des comptes aux membres du conseil d'administration les anciens et peut être certains membres actuels sur les abus commis dans des embauches non-budgétés et pistonnés par ces mêmes membres du C.A.
Il faut arrêter d'être démagogue, si le directeur de l'Hôpital a licencié avec l'accord de l'ARH c'est forcément que les ordres viennent de BACHELOT et certainement de plus haut , alors M.Le parlementaire et maire, cessez de gesticuler inutilement maintenant et de faire croire à la population que vous faites quelque chose. Si les 53 agents se retrouvent à la rue, c'est que le C.A est responsable mais comme l'a dit un brillant politique "responsable oui mais pas coupable".
La preuve que votre C.A n'est pas capable: c'est l'action de votre Directeur. Si de plus ce directeur embauche d'un côté et licencie de l'autre, c'est que vous ne contrôlez même pas les embauches encore une fois, faites attention que ce directeur fasse des embauches non-budgétées au nombre de 53 à votre "barbe" encore.

3.Posté par nicolas de launay de la perriere le 15/01/2009 01:18

dans le privé, quand un directeur décide d'agir et d'aller à l'encontre d'une décision de son conseil d'administration...que se passe t il ? rien, dans le privé, un directeur n'agit pas contre son conseil d'administration. il a l'intelligence de savoir qu'il ne peut mettre en difficulté son conseil d'administration et son président, et remet sa démission...

Dans le cas d'espèce, le directeur agit à priori, en "s'asseyant" sur la décision légitime du conseil d'administration. Accepterait on cette situation dans un autre département français ? le président du conseil d'administration doit il prendre une mesure à son encontre ..? le directeur doit il démissionner ? doit il être démissionné ? les administrateurs doivent ils remettre leur mandat collectivement et symboliquement ?

La Réunion et les Réunionnais accepteront ils des mesures que l'Etat est incapable de prendre dans un autre département, dont le centre hospitalier accuse un déficit structurel de plus de 20%(soit un peu plus de 20 millions d'euros annuel)....?

Dans cet établissement, le sur-effectif a été évalué à plus ou moins 300 salariés par de nombreux rapports, sans aucun licenciement à ce jour de prévu (on ne licencie pas dans ce département dans l'administration publique à fortiori..) et surtout sans recherche de responsabilité sur les raisons du dit sur effectif (manquerait plus que les serviteurs zélés de l'Etat s'autoflagellent entre eux...)

Moi je verrai bien ce directeur courageux , aller faire là bas, ce qu'il a fait aux 53 stagiaires....si j'étais ministre et que j'avais à songer aux nécessités d'équilibrer budgétairement des établissements de santé et des mesures locales prises pour y parvenir...je me priverai pas..!

4.Posté par soignant le 15/01/2009 21:04

Nicolas, je vois que ton argumentaire laisse à croire que le Réunionnais est traité différemment qu'un autre département français.Ce genre d'argument est utilisé par des enfants et amis de l'ex DRH qui voient ce dossier des zoreils qui licencient des réunionnais... un terrain dangereux car ca fait oublié une chose: le DRH a recruté et sécurisé l'emploi pour les administratifs et techniques alors qu' il ne l'a pas fait pour les soignants.Ces emplois étaient financés par des budget destinés aux soignants (chirurgie ambulatoire, plan de santé mentale...) détournés donc de leur objectif.
Le critère retenu était ma famille et mes amis d'abord...(CFTC, famille du DRH etc...)
Retenons que c'est le syndicat majoritaire et celui ci couvrait les agissements du DRH et tous ses agissements...Chaque permanent Cftc a eu au moins un enfant voire 2 pour le président de ce syndicat recrutés sur des postes précaires (sans conditions de diplômes!)
Les compétences réunionnaises se concentrent donc dans 3 ou 4 familles?
Un vrai système despotique et comme les postes n'étaient pas budgétés initialement pour ca , le ministère souligne l'irrégularité des procédures de stagiairisation donc la non titularisation.
Mais malin comme il est l'ex DRH a pris soin d'y inclure quelques innocents dans la centaine d'embauche et aujourd hui ce sont les vrais victimes de cette affaire.
Quand au conflit entre le maire et le directeur, je te signale qu'il s'agit d'argent public et de postes de fonctionnaire + 53%... donc ca appartient au ministère de trancher pour le nombre de postes de fonctionnaire et ce serait grave si les maires se mettaient à recruter pour l'hôpital, tu ne trouves pas?
DIDIER ROBERT ne veut pas perdre les voix de ces familles tamponnaises et puis un politique ne peut pas dire qu'il accepte ca.. politiquement incorrect!
Quant à son argument sur les titularisation de 20 personnes en novembre 2007 qui le dérangent (pourquoi ne pas titulariserles autres par mesures d'équité dit il...à la télé.) je pose une question:
si mon voisin est voleur et ne se fait pas attraper... irais je voler? ou irais je dénoncer?
Politiquement incorrect.... parceque Didier Robert connait le cas CFTC et connait aussi que celui qui crie devant la caméra à l'injustice n'est autre que le neveu de l'ex DRH dont la femme a été recruté aussi... sous son nom de jeune fille pour ne pas etre reconnu...
A t on laissé la même chance aux nombreux réunionnais diplômés quidam qui ont postulé à ce moment là?Ca ne semble pas choqué le Député qui préfère conforter un système qui laisse croire que le politique pistonne et pourra pistonner encore et ca c'est vrai c'est très porteur en terme de voix électorale...
Qui sont les seuls contractuels qui signent régulièrement leur contrat de 1mois puis 3 mois, 6 mois? je te le donne en mille: les aides soignants et les infirmiers pour le plus grand nombre et c'est à ce niveau que la pression s'exerce...justement à cause de leur précarité...
Pourquoi le Député ne se bats pas pour ces gens là? parce que ce sont des anonymes et n'ont pas le temps de manifester... mais ces anonymes votent ... aussi.
Quant au conflit directeur/ député moi je dis tant mieux si mes impots ne servent pas la cause politique de certains député egoistes qui ne voit que leur intérèt personnel , que mes impots ne soient pas gaspillés et servent au malade...

5.Posté par nicolas de launay de la perriere le 16/01/2009 10:54

malheureusement cher soignant, il faut depuis la mise en place de la T2A, arrêter de raisonner en terme d'emplois budgétaires..pour ce qui relève des services de soins en tout cas.
concernant les détournements que vous évoquez, hélas..on ne peut supposer à la lecture d'un compte administratif, à une telle conclusion, tout au plus on peut affirmer que les fonds n'ont peut être pas été utilisés et que le principe d'unité de caisse a fait que ces fonds, s'ils ont été versés en l'absence de tout contrôle du "service fait" (contrôle à priori du mandatement d'un ordonnateur). dans tous les cas, un déficit est la conséquence soit de recettes insuffisantes, soit de dépenses non adaptées aux recettes soit les deux.
tu évoques la notion de sécurisation...mais je te rappelle que l'adaptation des soignants aux pics d'activités ou au déficit de personnels sur des motifs de congés ou arrêt maladie, est une chose normale. les administratifs et techniques sont moins astreints à la variabilité de leurs effectifs ... je te renvoie sur le tableau des effectifs rémunérés de l'eprd de ton établissement afin de t'assurer ce principe. (variable d'ajustement de l'activité = personnel précaire).

quant au traitement différencié entre la Réunion et la corse, puisqu'il s'agit de ce département que j'évoque, je te confirme, aucun licenciement à ce jour au chg d'ajaccio, dont le déficit s'élève à 20% de son budget, alors qu'au ghsr ..? combien ?

6.Posté par nicolas de launay de la perriere le 16/01/2009 11:04

et puis, rappelons que l'hôpital comme de nombreux autres établissements publics, a été un outil de recrutement politique, faut pas se masquer la réalité tout de même..! à la Réunion comme ailleurs en France d'ailleurs.
la variabilisation de son financement permet justement de mettre en évidence les surcoûts ...ou les manques de financement.. l'état osera t il faire de même dans les collectivités locales...?

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