Education

Grève au lycée hôtelier: "La jeunesse ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de l’austérité"

Jeudi 18 Février 2016 - 10:23

Elèves et professeurs du lycée hôtelier de Plateau-Caillou sont mobilisés ce jeudi pour protester contre la baisse du nombre d'heures de cours.


Grève au lycée hôtelier: "La jeunesse ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de l’austérité"
Les professeurs et élèves du lycée hôtelier la Renaissance de Plateau-Caillou sont mobilisés ce jeudi. Le motif : la baisse de la dotation globale horaire. 

"Il y a une réduction globale de 91 heures par rapport à l’année dernière"
, explique Guillaume Lefèvre, vice-pésident du Snalc. Indigné, il précise : "Depuis 4 ans, tous les ans, ça diminue. On a perdu 12% !  En plus de cela, les heures de groupe seront remplacées par des heures en classe entière, ce qui signifie moins de suivi". 
 
Au-delà des conditions de travail et de la qualité de la formation se dégradant, c’est aussi l’impact sur la réputation du lycée qui est pointé du doigt. "C’est le seul établissement de service public d’hôtellerie, il a une réputation jusqu’à l’international et un taux de réussite presque de 100%", tient à souligner Didier Bourse, du Snuipp-FUS. "On est en train de tout casser", déplore-t-il.

Un point de vue partagé par Guillaume Lefèvre : "Nous voulons que le lycée reste une ‘vitrine’, et non une ‘victime’, comme cela a été dit par les membres du rectorat dans un lapsus révélateur."

"C'est un enfumage"

De son côté, la direction indique que "la dotation permet un respect réglementaire des grilles horaires élevées, voir plus, dans certaines disciplines" et précise que "les impact humains de suppressions de postes sont très faibles et portent soit sur des départs à la retraite, soit sur une mutation dans les TOM". Le proviseur Philippe Battist fait également savoir qu'il regrette "la non-prise en compte des efforts significatifs effectués par le Rectorat qui […] a redonné 30 heures (27 heures postes + 3 HSA)". 

Une rallonge jugée totalement insuffisante par les grévistes, qui revendiquent un vingtaine, voire une trentaine d’heures supplémentaires. "C'est un enfumage, estime d'ailleurs M. Cassard, de la CGTR Educ'Action. "Le rectorat compare avec la situation de métropole alors que les problématiques n'ont rien à voir, le taux de chômage n'est pas le même", juge-t-il, avant de reprocher à la direction d'avoir voulu casser le mouvement en appelant les internes et demi-pensionnaires à ne pas se rendre au lycée ce jeudi. "La jeunesse ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de l’austérité", s'exclame-t-il pour finir.
 
Selon l'intersyndicale, ce combat mobilise une cinquantaine de professeurs sur les 80 que compte le lycée. Une assemblée générale doit avoir lieu dans la matinée pour décider des suites à donner au mouvement. Aux alentours de 9h30, les lycéens grévistes sont allés devant le lycée voisin Evariste de Parny, appelant les élèves à les rejoindre dans leur combat. 



marine.abat@zinfos974.com
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1.Posté par noe le 18/02/2016 11:23

"Jeunesse, n'oublie pas qu'ils avaient ton âge, ceux qui tombèrent pour que tu naisses libre. Et n'oublie pas que la liberté ne mourra jamais tant qu'il y aura des hommes et des femmes capables de mourir pour elle." (Maurice Druon)

Trop se suppression d'heures de cours ...
Où sont les vraies qualités de l'enseignement d'antan ?
Aujourd'hui on sacrifie nos enfants , futurs travailleurs de France ...
On minore l'enseignement !
On supprime des heures importantes de cours !
On bafoue les jeunes et leurs profs !

Il est vraiment temps que 2017 arrive ... La France décline sauvagement !

2.Posté par Simandèf le 18/02/2016 11:24

On n'a jamais su si ce genre de grève était à l'avantage des élèves réellement ou des professeurs.

3.Posté par véridik le 18/02/2016 11:41

ne vous en faites pas , avec Mr bricolage et l'egalite réelle , on est sauvé

4.Posté par le taz le 18/02/2016 12:35

ça y est...
"on" commence à se poser les vraies questions......

je vais la faire rapide : pourquoi les caisses sont vides ?????

allez, une autre question...
quelles sont les dépenses SOCIALES qui, depuis 1981, rabotent toutes les autres dépenses ?????
et crééent aujourd'hui des tonnes de déficits ????

le reste, c'est du vent....
vous voulez de l'argent, il faudra sacrifier des dépenses.

quand je pense que BOBO-Gaucho veut encore faire entrer des immigrés, alors qu'il n'y a pas de travail, pas de logements, et que la france va mal, très mal et est TRES en COLERE....

5.Posté par p.mass le 18/02/2016 13:07

Pour répondre à Simandef, effectivement ce n'est que pour le confort des enseignants !!!

On veut le maximum d' heures dédoublées pour être peinard en cours.

Et de plus avec dés élèves hypers gentils, 52 % de plus de rémunération, et j'oublie la clim, 8 semaines de stages où les enseigants n'ont plus cours plus 4 semaines au mois de juin où les enseignants n'ont plus cours : les pauvres ils interrogent ....;

Par contre on ne veut pas faire d'accompagnement personnalisé ni de coaching ni de suivi individualisé.

Le beurre l'argent du beurre et le sourire de la crémière.

6.Posté par ALAIN le 18/02/2016 13:24


La machine machiavélique « Rectorienne » au service de l’élite représentée par le Recteur, les inspecteurs, les chargés de mission, ces personnes touchent des salaires mirobolantes, je peux vous assurez qu’ils ne pensent plus aux prochaines vacances qu’il se paieront qu’au bien-être des élèves, qui quelque part représente les esclaves de leur train de vie cristallisé dans une sur rémunération de 60 %. Déjà, Le recteur, les inspecteurs, les chargés de mission ne se préoccupent pas du devenir humain d’une autre partie de ses esclaves, les contractuels qu’ils utilisent comme moins que des chiens.
Aucunes formation pour les intégrés ? Jusqu’ à quand va –t-on accepter nos mauvaises conditions de vie pour les élèves, les contractuels pour couvrir l’égoïsme de cet élite ?
Si on ne se préoccupe pas du personnel les plus faibles, comment peut-on dire que nous voulons la réussite de l’élèves ?et surtout ceux qui sont en difficulté.
Je serais présent pour dénoncer l’autorité des exploiteurs de naïvetés d’une population pour voiler leur vie munificente d’élite, alors on supprime des heures de cours, pour l’inspection, on utilise une pédagogie active axée sur le visionnement de film, l’élève est mis en activité, et doit trouver lui- même les connaissances qu’on acquière dans les universités, les classes sont surchargés, les remplacements de prof absents sont repousser au maximum.
Messieurs les inspecteurs, demander aux nouveaux professeurs un BAFA pour enseigner ?
Dites vous qu’ il y a des personnes qui n’exercent pas votre fonction, mais peut- être sont lus humains, altruistes que vous et transpercent votre intelligence basé sur l’ exploitation de la naïveté du personnel contractuel, des élèves et des parents….

7.Posté par Idée bete le 18/02/2016 14:44 (depuis mobile)

Il en dit quoi numéro 2???

8.Posté par JPP le 18/02/2016 17:57

Il n'est pas possible d'avoir des services publics performants sans argent. Il faut payer des impôts et non vouloir des baisses sans fin. Moins d'impôts = moins de fonctionnaires dans l'éducation, la police, la justice, les prisons, etc.

Mais le dire est un crime lès-libéralisme. Et les imbéciles qui veulent du Sarko en 2017 vont dans ce sens ou dans celui des dettes publiques comme de 2007 à 2012. Qui va payer la NRL pour 4 milliards et la RT pour 2 milliards les impôts qui vont rembourser la dette de la Région.

Les services publics sont le bien commun et les défendre c'est dire oui aux impôts et taxes donc un choix politique.

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