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Courrier des lecteurs

Grève au CHU : Ce n’est pas la tête de l’hôpital qu’il faut couper, mais celle de l’ARS OI


Par . - Publié le Mercredi 1 Mars 2017 à 22:47 | Lu 2592 fois

Grève au CHU : Ce n’est pas la tête de l’hôpital qu’il faut couper, mais celle de l’ARS OI
Les difficultés financières du CHU sont bien connues, le déficit s’est creusé pour atteindre 50 millions d’euros aujourd’hui.

Ce sont là des chiffres impressionnants. Cependant ces chiffres ne disent pas ce qu’ils cachent. L’ARS OI autorité de tutelle du CHU est censée contrôler ce qui s’y passe, tant en terme de soins, que de fonctionnement ou d’investissement.

Or aujourd’hui le directeur de l’ARS, responsable de cette situation, nie toute implication et renvoie dos à dos les employés du CHU, pointant son viseur contre le directeur général du CHU en exigeant sa mise à l’écart près du cabinet de Marisol Touraine.

Dès le départ, François Maury s’était opposé à la nomination de Lionel Calenge. En effet, il avait soutenu la candidature d’un autre directeur. L’objectif était simple, si le candidat qu’il soutenait était nommé, celui-ci redevable de ce nouveau poste, enviable et prestigieux sous les cieux ensoleillés de l’océan Indien, deviendrait son obligé, prêt à avaler toutes les couleuvres pour continuer de masquer encore quelque temps les difficultés du CHU, difficultés nées de l’incompétence de l’ARS à exercer un véritable contrôle et sans véritable lien avec le travail réel des uns et des autres à l’hôpital.

Or la nomination de Lionel Calenge a marqué le désaveu du ministère de la santé à l’égard de François Maury. Celui-ci s’attache depuis à obtenir la tête de Calenge.

La gestion de M. Calenge n’est pas exemplaire, ne nous y méprenons pas. Cette gestion compose avec des équations impossibles. Il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a pour satisfaire le plus grand nombre possible d’exigences parfois contraires.

Mais cette gestion n’est autre que le fruit d’une pratique ancienne. Celle d’une autorité de contrôle qui détourne les yeux, incapable de la moindre efficience mais déterminée à masquer son incompétence par tous les moyens en se protégeant toujours. Imagine-t-on un glouton se mettre au régime pour nourrir sa progéniture famélique ? Non, le glouton s’empiffre accordant de temps à autre quelques miettes à ceux qui à ses pieds lui implorent la pitié.

Le CHU est né dans la douleur. Il a fallu désamorcer l’opposition entre le Nord et le Sud, chaque territoire exigeant son propre CHU, chacun dans SA ville.

Il est né en 2012 dans la misère. Paris n’allait tout de même pas s’amputer de postes hospitaliers dans un contexte d’élection présidentielle où c’est bien la métropole qu’il faut ménager.

Malgré cette douleur, au-delà de cette misère, à La Réunion, les agents de toutes catégories ont consenti à faire des efforts, à se serrer la ceinture. Ils ont fait au mieux pour soigner la population. Ils ont fait au mieux pour masquer les erreurs de gestion de l’ARS OI ayant abouti à la catastrophique situation de l’hôpital de St Benoit, à la cataclysmique situation sanitaire de Mayotte. Oui le CHU absorbe aussi les difficultés du GHER et celles de l’hôpital de Mayotte. Le CHU y doit barre la mer !

Le CHU a absorbé tout cela. Et il continuera de le faire.

Des agents, les plus vulnérables, seront remerciés. Oui évidemment en temps de crise ce ne sont pas les effectifs de cadres, de directeurs, de médecins, de chefs pourtant si onéreux que l’on vire. Ce sont les petites mains qui sautent.

En temps d’économie, ce ne sont pas les maisons ou les voitures de fonction que l’on supprime, ni les missions en première classe à répétition vers Paris, ce sont les primes, les formations, les maigres avantages de ceux qui triment tous les jours que l’on élimine.

Pendant ce temps, le DG de l'Agence régionale de Santé continuera de se gaver dans le contexte insulaire qu’il abhorre, il continuera d’écraser La Réunion, les Réunionnais avec l’aide indéfectible de son fantasque et débile directeur d’île. Tous deux s’en iront après les élections présidentielles vers de métropolitaines contrées où leurs rémunérations seront encore bonifiées, où ils couleront des jours heureux à continuer de se gaver, se moquant de l’incurie des îles. La crise continuera de s’abattre sur les Réunionnais et les Mahorais, sans qu’ils n’en soient jamais inquiétés.

Alors il nous reste simplement à espérer que cette grève s’attaque au vrai cancer de l’hôpital : l’incompétence à la tête de l’administration sanitaire.

Un lecteur bien informé




1.Posté par informé le 02/03/2017 01:25

Eh bien partout il y a de la magouille financier!

2.Posté par Légaillard le 02/03/2017 07:42

Evidemment! le directeur de l'ARS est Zoreil, Lionel Calenge ,créole, a bénéficié du soutien du CREFOM et du lobby local... CQFD

3.Posté par Taratata le 02/03/2017 09:36

Qui était DGA du Chu ? Qui s'occupe de la gestion ? Qui est accusé d'avoir caché les véritables chiffres du déficit ? Qui a embauché 870 personnes pour rembourser le soutien des politiques et s'assurer de leur soutien à venir ? Tendre naïveté !

4.Posté par JOSEPH le 02/03/2017 10:19

Je ne pense pas qu'il s'agit d'incompétence....mais plutot de compétence pour s'engraisser au détriment de la population résignée à attendre plus de 4 heures de temps dans les couloirs des urgences.

5.Posté par Alain Fourmaintraux le 02/03/2017 11:24

Je ne suis pas le "lecteur bien informé" commentateur de zinfo974, mais j'aurais pu l'être. J'ai assez fréquenté les DRASS, ARH, ARS au cours de ma longue carrière hospitalière pour les connaître assez. Ce n'est pas tant le problème du directeur ou celui d'un de ses sous-directeurs qu'un problème de culture, c'est à dire de formation. Les hauts fonctionnaires des administrations sanitaires ont une conception quasi mystique de la "Santé Publique" qu'ils estiment au-dessus, très au-dessus, des connaissances des soignants et des besoins des malades. Ils exercent un droit quasi divin. Ils SONT l'État et tirent de cette certitude une majesté qui les place au-dessus, très au-dessus, de toute considération démocratique ou scientifique. Sous leur regard condescendant, les besoins des citoyens et les connaissances médicales ne sont que des valeurs d'ajustement à leur conception absolue de la "Santé Publique". Conception qui ne souffre aucune critique, même après génuflexion, ni même aucune question. C'est à eux seuls qu'il revient de définir les maladies, leurs fréquences, leurs diagnostics et leurs soins. Les médecins ne sont que des "techniciens de la chose", aux ordres. En 2005, après avoir injurié lors de conférences téléphoniques les dits "techniciens" qui avaient osé leur signaler la transmission materno-fœtale du Chikungunya, ils leur ont envoyé l'IGAS. Quant aux dits "techniciens" qui depuis les années 80 attirent vainement l'attention sur l'alcoolisation fœtale, ils les ont été traités d'inventeurs de maladie. Présupposé qui explique leur mauvaise volonté à créer un Centre de Compétence sous la pression de la MILDECA et leur décision de construire à sa place une usine à gaz farfelue, mais conforme à leur royal "bon plaisir".
Pour ceux qui ne l'auraient pas lu, je conseille la lecture du "Mal français" (1976), livre d'Alain Peyrefitte, ministre de De Gaulle ; la république des fonctionnaires y est parfaitement décrite ; elle demeure immuable.

Dr. A. Fourmaintraux

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