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Société

Grenelle contre les violences conjugales : Quel bilan un an après ?


Lancés le 3 septembre 2019 à l’échelle nationale par la Secrétaire d’État Marlène Schiappa, les travaux du Grenelle contre les violences conjugales ont été déclinés à La Réunion. L’occasion de réunir une centaine de professionnels des services de l’État, de la justice, des forces de l’ordre, des services de santé, des collectivités locales, la presse, des élus et des représentants du monde associatif. La préfecture fait le bilan de ces actions.

Par - Publié le Jeudi 3 Septembre 2020 à 10:05 | Lu 623 fois

1 107 plaintes ont été déposées au premier semestre 2020 contre 989 sur la même période en 2019, soit une augmentation de 11,9 %.  La déclinaison des mesures locales et nationales a "permis d’accompagner et de renforcer la libération de la parole des victimes et a impacté positivement la conscience collective et la vigilance des acteurs de la prise en charge", commente le préfet de La Réunion. Les affaires enregistrées par la justice en 2019 ont par ailleurs augmenté de 30,2 % par rapport à 2018.

Le Grenelle contre les violences conjugales a permis à La Réunion la proposition de 37 mesures locales, complétées des 46 mesures nationales. Des actions qui ont mobilisé l’ensemble du réseau d’acteurs afin de développer une prise en charge plus efficace des femmes et enfants victimes et des auteurs.

Parmi les avancées liées aux travaux, l'amélioration de l'accueil et de la prise en charge des victimes par les services de police et de gendarmerie. En gendarmerie, le nombre de référents violences intrafamiliales (VIF) a été porté à 49. Les formations des policiers et des gendarmes à l’accueil des victimes de violences conjugales et à leurs spécificités, comme l’emprise, ont été renforcées et intègrent les mesures retenues lors du Grenelle.

Depuis le 15 janvier 2020, l’accompagnement, par la gendarmerie, des victimes de violences conjugales pour récupérer leurs effets personnels au domicile conjugal exige le respect de certaines obligations et dispositions. Objectif : protéger les victimes et leur famille d’un partenaire ou ex-partenaire présumé violent.

Une convention de coopération visant à rendre possible le pré-dépôt de plainte des victimes de violences conjugales au sein des établissements de santé de l’arrondissement de Saint-Benoît est signée ce 3 septembre 2020 par l’État, la Justice, l’Agence Régionale de Santé, le Groupe Hospitalier Est de la Réunion (GHER) et les forces de l’ordre.

Des outils pédagogiques spécifiques destinés aux policiers et gendarmes ont par ailleurs été élaborés en prenant en compte les dispositifs issus du Grenelle contre les violences conjugales, en particulier la grille d’évaluation du danger qui est désormais utilisée par tous les officiers de police judiciaire.

Les conditions d’attribution du téléphone grave danger (TGD) ont été allégées. À La Réunion, le dispositif fonctionne efficacement : 28 femmes victimes en ont bénéficié du 1er janvier au 31 juillet 2020, contre 26 pour l’ensemble de l’année 2019.

Des victimes mieux accompagnées

En réponse aux besoins du territoire, le nombre de postes d’intervenants sociaux dans les commissariats et les gendarmeries (ISCG) a doublé entre 2019 et 2020, portant leur nombre total à huit. L’équipe sera prochainement constituée de 15 ISCG.

L’ARAJUFA, association d’aide aux victimes, assure des permanences de soutien juridique dans les commissariats et gendarmeries.
Les quatre cellules opérationnelles, soit une par arrondissement, composées des principaux acteurs de la lutte contre les violences conjugales, se réunissent régulièrement pour désamorcer les situations complexes.

Le recrutement prochain d’un psychologue viendra compléter le dispositif d’accompagnement des victimes en commissariat.
Les postes des acteurs de proximité (médiateurs, adultes-relais) dans les associations de prise en charge des victimes ont été pérennisés.

Le soutien financier de l’État aux associations a augmenté de plus de 53 % entre 2019 et 2020.

Des capacités de mise à l’abri d’urgence développées

Une quatrième structure d’accueil en urgence temporaire (SAUT), d’une capacité de 10 places, sera prochainement créée sur l’arrondissement de Saint-Benoît. Au total, 32 places d’urgence dédiées exclusivement aux femmes victimes de violences seront disponibles dans ces structures d’ici fin 2020. Elles complètent les 133 places existantes dans les 4 centres d’hébergement et d’accueil d’urgence (CHAU) dans lesquels ces victimes sont prioritaires.

L’éviction du conjoint violent plus effective

Un appel à projets lancé le 29 juillet dernier vise la création du premier centre de suivi et de prise en charge des auteurs de violences (CPCA).

Le protocole spécifique de l’accueil des auteurs de violences conjugales consiste à mener une enquête sociale dès la garde à vue de l’auteur afin de favoriser son éviction du domicile. Du 1er janvier au 21 août 2020, une dizaine d’auteurs ont été hébergés dans le cadre de ce protocole. L’association Réseau VIF prend en charge l’accompagnement social de l’auteur.

Un numéro national (08 019 019 11) dédié à l’écoute et à l’accompagnement des conjoints violents, opérationnel depuis le 6 avril 2020, permet d’éviter que les tensions au sein du couple ou de la famille ne s’aggravent.


Amandine Dolphin
Rédactrice en chef adjointe - Passionnée de jeux vidéo, scrolleuse compulsive sur les réseaux... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par ah,ahah, le 03/09/2020 17:19

Bilan? aucun !
Appeler un machin , quel qu'il soit "Grenelle de..;" signifie que
1) l'état se fout du problème
2)qu'il ne doit surtout rien se passer!

Petit rappel: bon nombre de femmes battues n'arrivent pas à porter plainte au commissariat car les flics refusent bien souvent et ne font qu'une main courante , et n'oublions pas non plus que parmi les tortionnaires il y a aussi des policiers eh oui, mais chut!!!

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